The Walking Dead RPG

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- Bear, and forbear -
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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Sam 8 Sep 2018 - 21:10
On fait c'qui faut quand on tient aux gens. Il avait fait ce qu’il fallait, dans cette forêt, cette nuit-là, pour elle. Il avait tué cet abruti de Mills, sans le moindre remord, simplement parce que cet enfoiré l’avait blessée, abandonnée, pour ce qu’il aurait pu faire de plus. Pourtant là, Evy pleurait et c’était sa faute à lui, Donovan en avait conscience. Il avait conscience de la dureté de ses mots, mais pourtant y’avait que la vérité dans ses paroles, c’était peut-être plus dur. Les choses étaient claires pour lui, quoique peut-être moins dernièrement, mais elles l’étaient pas pour Evelyn. Egoïstement il avait décidé de l’ignorer et là ça lui pétait encore en pleine gueule, s’il avait pas été aussi rond, il aurait peut-être tenté une explication mais là … A part la blesser encore plus, il ferait quoi ?

La prochaine fois. Le tatoué soupira, elle était déjà prête à supporter ça une prochaine fois, pourquoi elle faisait tout ça pour lui, pourquoi elle tenait à lui. Donovan s’était attendu à ce qu’elle lui hurle dessus qu’il y aurait pas de prochaine fois, parce que c’était toujours la réponse qu’il avait obtenu, et dans la plupart des cas y’avait pas eu de prochaine fois, il avait su faire les efforts, il avait bien voulu les faire. Mais là, il avait plus envie de faire le moindre effort, ça merdait toujours, il merdait toujours. Seulement voilà, Evy elle était prête à l’accepter tel qu’il était, tant qu’il était honnête, et ça, ça lui trouait le cul. Ça faisait naître un vague espoir que peut-être il pouvait s’attacher, que peut-être il aurait pas à changer, que peut-être … ça marcherait. Et cette éventualité elle était aussi effrayante que rassurante.

Les mots étaient sortis, durs, peut-être plus vite qu’il aurait voulu. Il avait pas réfléchi, il avait beuglé sans y penser et elle était blessée. Le tatoué avait aucun droit à cet instant-là de chercher à la consoler, ça ferait rien de plus de lui qu’un gros connard, il l’était déjà mais il avait sa fierté en plus, et il espérait qu’Evy avait aussi la sienne. Colocataire. Il savait que c’était faux, ils étaient plus, mais ils étaient pas non plus un couple. Difficile d’y voir clair dans cette situation, surtout avec plus de la moitié d’une bouteille de rhum dans le sang. Ses doigts avaient agrippé le verre d’eau, il broncha pas d’un pas quand la blonde enfonça le clou. Tu l’as blessée abruti. Et encore une fois, il se disait que c’était mieux comme ça, comme le fait de se barrer, de remballer son sac et d’aller crécher chez un collègue militaire. Pourtant il pouvait pas, Donovan voulait pas la laisser. « C’est mieux comme ça … » souffla-t-il à voix basse, pour lui-même, pour s’empêcher d’aller la chercher. Il était crevé, il était dans le pire état possible, elle méritait pas de le supporter dans cet état.

Il l’avait blessée, et il s’était blessé en même temps, brillante idée. Pourquoi est-ce qu’elle l’avait croisé là ? Pourquoi est-ce qu’il était pas directement allé dormir au lieu de jouer les abrutis ? Le tatoué soupira, descendant le verre d’eau d’un trait avant de se laisser tomber sur le plumard, la tête entre les mains. Ca tournait autour de lui mais c’était le cadet de ses soucis, il était pas assez bourré pour pas penser au lendemain. Fallait y penser avant connard. Ouais … Donovan sut pas trop à quel moment il parvint à s’endormir, réveillé quelques heures plus tard par un rayon de soleil en pleine tronche. Il grogna, la gueule pâteuse, l’amicale des piverts nord-américains dans le crâne. Levé difficilement, le militaire prit juste le temps d’aller prendre une douche, il y resta un temps, les souvenirs s’y mélangeaient, la première douche et la douche froide de la veille. « T’fais chier Collins … » siffla-t-il pour lui-même avant de gagner le rez-de-chaussée une fois habillé.


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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Sam 8 Sep 2018 - 21:47
Bear, and forbear


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Il ne disait plus rien, et si elle avait eu un vague espoir qu'il la prenne dans ses bras, même si elle s'en serait sentie mal les dix premières secondes, ça ne venait pas. Cette fois la dispute se soldait par un silence lourd. Désagréable que de sentir pareil poids sur son cœur, et de devoir contenir cette envie d'effacer ce qu'il venait de lui dire. J'suis pas ton putain d'mec Evy. Sa phrase lui hantait le crâne et faisait saigner son cœur. Qu'étaient-ils au fond ? Ils n'étaient pas rien mais pas non plus ce qu'elle désirait sans lui dire, en espérant simplement qu'il s'y enlise, tout comme elle. Pourquoi elle se battait au juste, pourquoi elle se battait là où d'autres qu'elle avaient toujours et irrémédiablement jetées l'éponge ? Parce qu'il te mène par le bout du nez, et pas que... La ferme toi. Lâcha-t-elle sans le vouloir parce que la fatigue la rendait irritable envers elle même, envers cette conscience amère et pourtant terriblement sensée qu'elle ne voulait pas écouter, ou pas intégralement.

N'obtenant rien de plus qu'un soupir de sa part, elle recula, glissa les mains contre ses joues brûlantes de larmes et quitta la chambre pour rejoindre la sienne. Finalement ils avaient fait trop ensemble, trop.... Dormir ensemble, faire l'amour, s'embrasser, se confier, s'engueuler, se raccommoder l'un l'autre, comment diable pouvait-elle tirer un trait sur tout ça, sur tout ce qu'il avait été pour elle à Renton, quant tout allait bien ? Là bas il lui avait donné un gigantesque espoir que ce on, ce eux puisse fonctionner. Ce n'était que du vent. Pourtant elle refusait de penser que c'était sa faute. Ça l'était pas. A trois heures du matin, Evy s'échoua sur son lit, seule, mal, incapable de cesser de pleurer. Ce fut simplement quand son petit réveil chanta qu'elle renifla puis soupira. Nuit sans sommeil, rythmée par la douleur, les choses contradictoires qui la traversaient. Pourtant c'était pas pire que quand elle l'avait vu avec cette conne de Donna. Mais finalement peut-être que si car il ruinait tous les efforts qu'ils avaient fait jusqu'à présent. Et là, elle se bouffait déjà les doigts que de ne pas l'avoir rassuré, étreint, parce que ça pouvait clairement le pousser à faire pire encore. Pire que ce qu'il faisait déjà.

Quittant la chambre, après être passée par la douche et avoir hésité à aller s’enquérir de son état, Evy descendit pour se faire un café. Les reins contre le plan de travail, les yeux rougis et gonflés, la jeune femme croisa son reflet dans le four miroitant et roula des yeux. Le maquillage ne faisait pas de miracle mais c'était mieux. Elle espérait juste que June ne l'interrogerait pas encore. Ça ne regardait pas Phelbs, ça ne regardait personne, même si tous ceux, avec lesquels il devait être la veille, devaient certainement penser qu'elle n'était qu'une abrutie. Une sotte trop bête et trop gentille, trop conne et aveugle oui ! Peu importait, ce n'étaient pas leurs oignons puis, concernant son boulot, elle s'y plongerait et ne penserait plus à tout ça l'espace de quelques heures. Son pc était encore là sur le comptoir, la blonde le brancha pour le recharger et redressa les yeux sur lui qui débarquait. Cette fois, elle avait rien foutu, pas de petit déj, pas de sourire, pas de rire, juste son air terne, son visage pâle comme la mort, et la douleur encore présente. Silencieuse, elle agrippa un verre d'eau, fouilla dans l'armoire au dessus de la cafetière, balança une aspirine dans le récipient et le remplit de flotte avant de le faire glisser jusqu'à lui.

- La cuisine est à ta disposition. Elle ne le ferait pas non. Les colocataires s'emmerdaient pas les uns avec les autres. Pourtant elle se rongeait déjà les ongles de faire ça. Ne plus rien lui donner, pas même une douce attention, comme il en avait besoin là, le pousserait sans doute ailleurs, dans d'autres bras. L'idée la fit frissonner. Evelyn ne lui servit pas même un café, il lui avait dit savoir se démerder, assumer. Et bien qu'il le fasse même si là, elle serrait le poing près de sa hanche pour ne pas faiblir encore. Quand il approcha, même si c'était pas pour elle, la blonde recula puis termina rapidement son café avant de laver la tasse pour la ranger. Une chose, j'veux voir aucune pétasse ici Donovan, jamais, pas ici. Colocataire, ça voulait tout dire, néanmoins elle ne supporterait pas ça. Elle ne criait pas, ne souriait pas, elle était ailleurs, dans cette spirale infernale imposée par le tatoué. Inspirant par saccades parce qu'elle sentait les larmes poindre, elle fixa l'heure puis reprit. On partage la maison, les pièces, mais moi je t'imposerai jamais mes potentiels flirts. Elle chevrota en lui balançant ça. Elle lui ferait jamais ça, ce n'était qu'une menace de colère, de douleur, peut-être lancée dans le but de voir transparaître quelque chose dans son regard, sur ses traits. Je file, j'ai du boulot. A ce soir, peut-être, ou pas, tu fais c'que tu veux, moi j'serai là. Jamais elle n'avait été si froide, pourtant en quittant la cuisine, une première larme se mit à dévaler sa joue. Tu fais chier à tout briser...

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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Sam 8 Sep 2018 - 23:05
Finalement, la gueule de bois c’était sans doute pas le pire. Le pire c’était de voir Evy ce matin-là. Il lui avait craché une belle vérité qui faisait mal, il avait pas oublié. Une moitié de vérité sans doute, parce qu’ils étaient pas un couple mais ils étaient plus que de simples colocataires. Et la voir, là, le teint livide, les yeux rougis et gonflés, par sa faute … T’es qu’un gros abruti. Cette fois c’était sa propre voix qui résonnait dans son crâne, lui rappelant combien il avait de pouvoir sur elle, qu’il s’agisse de la soutenir, de la faire rire ou de la blesser.

Le verre d’aspirine glissa jusqu’à lui, le tatoué le saisit et le but d’un trait sans un mot. Il pouvait dire quoi là exactement ? Désolé Evy, j’ai été un gros connard comme souvent, m’en veux pas, c’est génétique mais je vais faire mieux parce que je tiens à toi et que t’es sans doute la personne la plus tolérante avec moi de toute cette merde de vie ? Ça aurait été un bon début, mais il avait pas l’accroche, il était pas sûr que ça soit la bonne chose à faire de l’ouvrir maintenant. La cuisine à sa disposition ? Bien, Donovan avança vers le plan de travail, récupérant un fruit qu’il croqua avant se préparer un café.

Evy voulait pas parler, il insisterait pas. Sauf que finalement la blonde avait des choses à dire. Dos collé au plan de travail, sa tasse de café entre les mains, Donovan l’écouta, soupirant. « Ouais, ouais … ça, j’avais bien compris. » Il l’avait compris à Renton, et c’était pas vraiment chez elle, alors ici, non, il ramènerait pas de pétasse. « T’as droit à des flirts et moi j’me tape des pétasses … Wow. » Le brun étouffa un rictus dans sa tasse de café, elle était en colère, c’était sans doute ça qui lui faisait considérer toutes les nanas qu’il pouvait se taper, ou non, comme des filles de joie. Lui les considérait pas comme ça, c’était juste des nanas qui comme lui avaient pas envie de se prendre la tronche. Mais Evy était blessée, par sa faute, alors il pouvait bien lui pardonner ça.

Le militaire la laissa filer, il avait pas grand-chose de plus à dire qui serait pas une grosse connerie qui envenimerait encore plus une situation bien merdique. Pourtant il avait rien fait la veille à part rentrer éméché, mais il était même pas question d’une autre nana ni quoique ce soit. Contrarié, parce qu’il avait du mal à se détacher de cette dispute qu’était partie d’une connerie, Donovan partit rejoindre ses collègues pour organiser les sorties du jour. Il y était pas, la tête ailleurs, à cette discussion la veille, à cet échange glacial du matin. Et puis Woody Woodpecker s’en donnait encore à cœur joie dans son crâne, bordel de merde à la con.

« Donnie ? On prend du rab en munitions ? » La voix d’un gars dont il avait oublié le prénom et qui partait en expédition dans vingt minutes le sortit de ses pensées. « Ouais … non, on gaspille pas. Donc vous prenez le minimum, vous savez utiliser vos putains de dix doigts ? Alors le couteau fera l’affaire si vous avez plus de balles, merde quoi … on vous a expliqué, les armes à feu en dernier recours. » Le type grommela en partant vers les voitures. Le militaire resta là, soufflant, journée de merde et il était à peine quoi ? Onze heures ? Midi ? Un coup d’œil à son poignet, il avait oublié la montre sur sa table de chevet, mais la croix que lui avait donné la blonde pendait toujours à son autre poignet. « Fait chier … » Il allait devoir s’excuser, parce qu’elle comptait plus que sa fierté.


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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Dim 9 Sep 2018 - 0:23
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Ça lui avait pas plu ? Grand bien lui fasse, encore une fois lui balancer ça n'avait servi à rien, elle n'avait rien décelé chez lui sinon une sorte de mépris. Enfin ça y ressemblait, elle savait plus là. Et mieux valait qu'elle n'y songe plus, virant cette larme inutile, elle traversa la ville sans se retourner. Si elle se retournait là, elle faiblirait. Elle serait foutue de revenir sur ses pas, rouvrir la porte et coller les lèvres sur les siennes en lui lâchant des excuses. Finalement elle aurait dû le laisser tranquille, le laisser faire, ainsi rien de tout ça ne serait arrivé, néanmoins elle avait eu peur. Peur qu'il dévale les marches, qu'il s'éclate de crâne sur le parquet. Comme Joann ? Foutue conscience. Collins en soupira et rejoignit le bureau de la rousse pour s'atteler à autre chose.

La matinée passa à la cadence nerveuse de son genou qui battait le rythme. Evelyn était claquée mais tenait bon, néanmoins forcée de passer les doigts contre ses yeux. L'ordinateur n'aidait pas. Quelques vaisseaux avaient rougi le blanc de ses deux billes, mais pour ce qu'elle s'en fichait. Tout ce qui la taraudait était encore là, là malgré le fait qu'elle soit attelée à taper quelques petits rapports remis par les derniers revenus de mission. A chaque fois qu'elle croisait son nom dessus, comme quoi il avait bien approuvé la sortie, son cœur loupait un battement. Même là il ne lui foutait pas la paix, même là son cœur saignait encore et pourtant elle s'était jurée pouvoir faire la part des choses. Tu sais que t'aurais pas dû lui dire ça, que t'es pas foutue de tenir. Elle le savait oui, elle savait qu'elle aurait dû passer l'éponge comme d'accoutumé car là, en plein boulot, à peine redressait-elle les billes sur la fenêtre qui donnait sur la rue, qu'elle l'imaginait passer avec une grue, ou avec d'autres pour aller se fiche une mine. Pire, elle pouvait bien le voir avec son sac à quémander à quelqu'un de bien vouloir l'héberger parce que sa colocataire n'était qu'une fouine merde trop sensible. Une fois encore, Evy renifla et baissa les yeux.

A midi, Collins n'avala rien, laissant June quitter la maison. Elle la verrait plus pour la journée. Des choses à faire, des gens à rencontrer, pas étonnant étant donné les derniers événements. L'assistante termina donc son travail, boucla tout, éteignit tout et referma la porte à clé avant de dévaler les marches du perron et d'être forcée de se maintenir une seconde contre le mur. Ça tanguait, légèrement... En redressant les yeux vers le ciel, elle reprit une inspiration sifflante et se remit à marcher jusqu'à s'encastrer dans le premier qui passait. Si elle s'excusa mollement, ce fut la main qui cercla son poignet, invitant son cœur à rouler sur lui même, qui l'obligea à considérer son nouvel interlocuteur. Dwayne Spencer, comme par hasard. Déjà il déblatérait mais la concentration qui lui restait ne lui permettait pas de suivre et, de toute évidence y avait pas grand chose à suivre, davantage encore qu'elle mettait toute son énergie à le fusiller du regard. C'était sa faute finalement.

- L'chef a oublié ça hier. Le rouquin lui tendit un paquet de cigarettes. Comme j'sais que vous êtes coloc, t'pourras lui rendre comme ça. Dans sa tête résonnaient les mots durs, froids, et acerbes du tatoué. Elle secoua la tête et essuya un autre vertige alors qu'il reprenait sur la fameuse soirée magnifique. C'était fun, mais bordel y a pas moyen d'gagner avec lui, tu devrais venir la prochaine fois.

- Taies toi !! Rétorqua-t-elle sèchement. Il en sourit, l'observant de cet air niais qu'elle parvenait pas à qualifier ou même à définir. Si j'ai cette sale tête c'est d'ta faute, j'me suis inquiétée hier parce que mon coloc, comme tu dis, était entrain de se foutre la mine du siècle avec toi, en battant les cartes. Elle avança d'un pas vers lui, papillonnant des cils tant se mettre en colère lui bouffait le peu d'énergie restante. La jeune femme agrippa le paquet de cigarettes et reprit. J'ai pas dormi, et ......... Elle tourna de l’œil, s'échouant quasiment dans ses bras avant d'entendre vaguement un timbre qu'elle connaissait bien. Princesse ? Si c'était pas Donovan, et c'était pas lui, c'était Takeo. Lâche moi ! J'vais .... bien.

Elle recula d'un pas, manquant de se vautrer, ses yeux ne faisant plus le point sur les deux faciès devant elle. Déjà le Nippon indiquait quelque chose à Spencer qu'elle ne comprit pas. Ce dernier semblait s'inquiéter et pourtant Takeo le poussa à déguerpir. Trop tard pour elle, Collins s'écroula. Plus de son plus d'image, syncope. [….] Quand elle rouvrit les yeux, le néon aveuglant au dessus d'elle la fit grimacer. A l'ouest, l'assistante mit quelques minutes à reconnaître le dispensaire. Qu'est-ce qu'elle foutait là au juste et c'était quoi cette douleur désagréable dans le creux de son bras ? Ses cils filèrent à la gêne pour capturer l'aiguille, reliée à une perf, qui lui traversait la peau. Merde alors...

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Dim 9 Sep 2018 - 10:37
La journée avait continué, Donovan avait la tête ailleurs et était franchement désagréable avec le monde entier, mais c’était pas leur faute, c’était sa faute à lui. La faute à cette dispute à la con, aux mots échangés sans vraiment les penser. Fin d’après-midi, le tatoué devait prendre une ronde la nuit venue, mais il était clairement pas en état, Dwayne lui proposa de prendre le relai avant d’ajouter un commentaire sur Evy qui lui fit hausser les sourcils. De quoi il se mêlait lui ? D’où il sortait qu’Evelyn avait pas l’air dans son assiette non plus ? Le militaire rangea ça dans un coin de son esprit avant de prendre la direction de la baraque, il s’attendait à y trouver la blonde, prêt à s’excuser d’être un abruti même s’il avait toujours la conviction que le tort était partagé.

Pourtant, la maison était vide. « Evy ? » appela-t-il au pied de l’escalier sans obtenir de réponse. Donovan grimpa à l’étage, fouilla chaque pièce, elle était pas là. Mais elle était où du coup ? Encore à bosser pour Robocop ? Non, il avait croisé June occupée sur le camp en revenant. Tant pis, elle devait faire la gueule, il attendrait qu’elle rentre et en attendant il pouvait peut-être essayer de préparer un truc, une surprise, n’importe quoi pour lui dire qu’il était désolé. Ou alors il ferait une petite sieste sur le canapé où il s’était vautré. Trois grands coups sur la porte d’entrée le sortirent de ses pensées, d’un pas trainant il alla ouvrir pour voir la gueule de bridé de Takeo. « Qu’est-ce que tu fous là toi ? Evy est pas là si tu la cherche. » « Normal abruti, elle est au dispensaire. » Au dispensaire ? Rapidement le nippon lui expliqua, un malaise, dispensaire, repos. Et merde.

Ni une ni deux, Donovan récupéra même pas sa veste pour gagner l’hôpital de fortune du camp en quatrième vitesse. Il soupira en voyant la blonde endormie, il faisait encore jour, et la belle au bois dormant était branchée à une perfusion pour lui redonner des forces. « Quelle nouille … » Il posa son cul près du lit, ses doigts tatoués glissant à son front, dégageant une mèche blonde dans un sourire désolé. Donnie décida de la laisser dormir, récupérer, après tout c’était sans doute pour ça qu’elle était là. Le dos enfoncé dans le dossier de la chaise, pas confortable pour un sous, le tatoué ferma les yeux quelques minutes, trouvant un peu de repos dans cette micro sieste pour tenir jusqu’à ce qu’elle se réveille. Et cela ne tarda pas, le jour avait un peu décliné à l’extérieur et les néons avaient remplacé le soleil dans la pièce épurée.

« Qu’est-ce que t’as foutu Collins … » souffla-t-il en prenant sa main entre ses doigts alors qu’elle émergeait. Son regard gris glissa sur elle, l’air à la fois désolé et rassuré qu’elle rouvre les yeux. Sa main libre alla saisir un verre d’eau tout proche pour lui tendre. « Il faudra aussi que tu manges un morceau, c’est rien de grave mais … » Le tatoué soupira, baissant le nez vers le blanc éclatant des draps. « Désolé ma belle … j’aurais dû prévenir pour pas que tu t’inquiètes et toi tu devrais arrêter de t’inquiéter pour moi. Bois un verre d’eau, mange cette barre de céréales qu’ils ont laissé pour toi et j’te ramène à la maison. » Ses doigts pressèrent un peu plus sa main, il espérait qu’elle l’enverrait pas bouler.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Dim 9 Sep 2018 - 11:23
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Elle devait virer ce truc de son bras, elle avait même pas senti cette main dans la sienne, encore vaseuse, à semi dans le sommeil ou Dieu savait quoi bordel. Aucune idée de qui l'avait ramené ici, enfin si, sans doute le Japonnais et déjà elle imaginait parfaitement que ça lui vaudrait du foutage de gueule en règle. Mais là, la pression chaude dans sa main libre l'invita à sursauter légèrement et à tourner les cils vers lui. Malgré tout, malgré la veille et le matin, un faiblard petit sourire étira ses lèvres. Roh merde, elle pouvait bien fondre, il était là. Il s'était pas barré pour une nouvelle soirée, et bien que ravie de le trouver près d'elle, Evy n'en oublia pas de zieuter rapidement dans la pièce. Histoire d'être sûre qu'il avait pas remballé ses affaires, qu'il était pas là pour lui balancer qu'il se tirait chez quelqu'un qui lui foutrait une paix royale. Rassurée en partie, sans répondre encore, L'assistante se hissa assise et agrippa le verre qu'il lui tendait.

- J'sais pas, j'ai fait un malaise. Répondit la jeune femme avant de glisser le bord du récipient à sa bouche. Elle avala une lampée d'eau avant de baisser le verre tout en serrant plus fort sa main quand elle sentit la pression de la sienne l'étreindre plus fort. C'était tout ce qu'elle voulait, qu'il prévienne, qu'il se mette pas en danger. Néanmoins elle ne put s'empêcher d'émettre un rictus et de rire maladroitement, légèrement rose. J'm'excuse d'avoir été chiante mais, Elle replaça une mèche derrière son oreille, se battant un peu avec le tuyau qui la reliait à la perfusion vers laquelle elle redressa les yeux. Elle n'avait rien mangé, pas dormi, pas étonnant que son organisme lui ait dit merde, surtout pas après avoir mis toute sa concentration au service de la rouquine. Bon dieu heureusement qu'elle avait pas tourné de l’œil devant June. L'idée la poussa à grimacer, le nez plissé, alors qu'elle revenait sonder la lueur plus vivace dans ses billes grises. j'ai vraiment cru que t'allais t'éclater la tête sur le parquet et.... Le comble de l'ironie c'est qu'j'ai rien bu et qu'c'est moi qui me suis vautrée en pleine rue.

Un faible petit rire fit tressauter sa poitrine alors qu'elle tentait de s’asseoir sur le bord du lit, ses jambes ballèrent dans le vide, et malgré l’appréhension, Evelyn tira doucement sa main vers elle pour déposer les lèvres contre les siennes avant de piquer un phare immonde, de reculer rapidement, quand un des médecins brisa leur bulle. Pour bien faire, Collins agrippa la barre de céréale et la grignota. Pas que l'autre lui sorte qu'elle ferait mieux de se nourrir correctement, que ça leur éviterait de bouffer de précieuse ressources pour qu'elle puisse subsister à défaut de pouvoir le faire en mangeant. Elle avait pas faim pour autant, l'estomac encore creusé. Ça se remettrait, c'était déjà entrain non ? Juste le fait qu'il soit là, qu'il soit désolé alors qu'il avait pas à l'être, qu'ils étaient l'un et l'autre trop butés pour se foutre la paix mutuellement, ça la rassurait.

- J'vais te retirer ça. Okay, la perfusion en moins, c'était une bonne chose, au moins Donovan pourrait vraiment la ramener à la maison. Laissant l'infirmier faire, Collins garda l'accroche de son regard. Depuis Mills, les contacts avec d'autres la mettaient mal à l'aise. Y avait pas besoin de dire pourquoi. Si y avait un homme dans ce monde auquel elle pouvait aveuglément faire confiance, c'était celui assis près d'elle, pas un autre. Y avait bien Lucas qu'elle ne craignait pas, mes ces derniers temps, et avec ce que Jenna lui avait dit, il était sur un petit nuage. Enfin l'espérait-elle. L'aiguille retirée, l'odeur de l'alcool la poussa à regarder ce que faisait le type. Un petit coton et un pansement rejoignait le creux de son bras. Voilà, plus d'peur que d'mal, les régimes c'est mauvais, à part perdre un os ça te sera pas d'une grande utilité ma jolie.

Ma jolie ?, Evelyn fronça les sourcils, enfin déjà et malgré son clin d’œil, cet abruti quittait la pièce en lui offrant un sourire qui ne l'invita pourtant pas à le lui rendre. Il se prend pour qui lui ? Pensa-t-elle avant de se redresser, assez maladroitement, pour se retenir contre les épaules du militaire.

- J'essaierai d'être moins.... Envahissante. C'est promis, merci d'être venu et, désolée d'pas t'avoir préparé le petit déjeuner ou encore d'avoir été désagréable ce matin. Je vais me rattraper ce soir, enfin si t'as rien d'autre de prévu. Elle espérait que non, néanmoins s'il avait fait d'autre projet, cette fois elle prendrait sur elle et tâcherait de le laisser respirer. De sa poche, la blondinette retira ce que Spencer voulait qu'elle lui rende et lui tendit en un sourire. Dwayne m'a rendu tes cigarettes, il a dû m'voir tourner de l’œil.... enfin, y avait Takeo aussi, j'vais encore passer pour une nouille.

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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Dim 9 Sep 2018 - 16:06
Elle avait fait un malaise ? No shit Sherlock. Ca, il le savait déjà, Takeo lui avait dit et les docs en charge du dispensaire aussi. Mais Donnie pouvait juste porter un regard inquiet et rassuré à la fois sur elle. Il s’excusait, il pensait ses excuses parce que quand il pensait pas un truc, il savait pas le dire. L’inverse était pas forcément vrai, il disait pas tout ce qu’il pensait, parce que parfois c’était plus simple. En revanche, il s’était pas attendu à ce qu’elle s’excuse et en même temps, c’était Evy. Que pouvait-il attendre d’autre de la blonde ? C’était pas le genre à dire merde, du moins rarement avec lui, et pourtant il l’aurait mérité. Un faible éclat de rire fit écho à celui de la jeune femme avant que ses lèvres la retrouvent, un instant, trop bref, coupés dans leur élan par un infirmier qui débarquait.

Donovan leva son regard gris vers l’infirmier, un peu déçu d’avoir été coupé dans son élan mais au moins Evy mangeait un morceau, il lui virait cette perfusion qui lui donnait des airs de grande malade. Le brun lui adressa un sourire, rassurant, il était là, toujours là pour elle malgré ses conneries. Le ma jolie le poussa à se pincer les lèvres pour pas éclater de rire, surtout la tronche que tirait Evy. Elle avait même pas conscience du nombre de gars qui ramperaient à ses pieds, si seulement elle acceptait d’avoir confiance en elle et si seulement elle se détachait de lui. C’était sa faute cela dit, c’était Donnie lui-même, comme un grand, qui la ramenait toujours à lui, qui l’avait ensorcelée pour en faire sa petite blonde à lui. Eh ouais.

« Bah on s’en fout Evy, du petit déj, et du reste. » souffla le tatoué en logeant son bras à sa taille pour l’aider à se tenir sur ses pieds. Etonné, il récupéra les clopes laissées la veille chez Dwayne. « Oh … merci alors. Et t’en fais pas, Dwayne t’estime trop pour ça, et Takeo … on s’en fout de son avis, il est japonais. » Donovan éclata de rire avant de loger ses billes grises dans celles noisette de la blonde. « Ça va aller pour marcher jusqu’à la maison ? » A la maison, à sa maison quoi, il était qu’invité là-bas. Et puis tant pis pour les regards des autres, pour les rumeurs qui devaient déjà courir sur lui, sur eux. Donovan garda son bras enroulé autour du sien pour quitter le dispensaire et la raccompagner jusque dans le calme réconfortant de cette immense baraque.

Il l’accompagna jusqu’au salon, la poussant délicatement à s’asseoir sur le canapé avant de la fixer. « Bon j’suis pas le roi de la cuisine, mais j’vais te faire un thé ou un truc du genre et tu vas manger un morceau, t’es encore blanche comme un linge … » Il s’en voulait un peu ouais, c’était sa faute, peut-être elle de June qui la tuait à la tâche aussi ? « Tu bouges pas de là. » Son regard était sévère alors qu’il disparaissait dans la cuisine qu’il connaissait pas encore parfaitement. A tâtons, Donovan trouva finalement ce qu’il voulait. Un peu d’eau à bouillir, un sachet de thé dont le parfum lui fit hausser les épaules, et finalement un mug de thé accompagné de biscuits secs aux amandes, une pomme coupée en quartiers et le repas était prêt. Tu parles d’un cordon bleu.

De retour dans le salon, le militaire posa le tout sur la petite table basse avant de se laisser glisser dans le canapé à côté d’elle. « T’es sûre que ça va aller ? » demanda-t-il à nouveau, sourcils froncés, avant de loger un sourire à ses lèvres. Merde. Il y tenait à cette fille, plus qu’il voulait le reconnaître. Ses doigts glissèrent à sa nuque, la ramenant vers lui pour l’embrasser, reprendre ce baiser qu’ils avaient pas pu continuer dans le dispensaire à cause de l’infirmier lourdaud.


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