The Walking Dead RPG

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- Bear, and forbear -
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Evelyn Collins
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MessageSujet: Bear, and forbear   Jeu 6 Sep 2018 - 17:08
Bear, and forbear


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Ce soir là, elle salua l'avocate en emportant quelques petites choses chez elle pour pouvoir les traiter. Si le retard accumulé durant un trimestre débordait sur ses heures libres ce n'était rien. Elle y arriverait, après tout jusqu'ici elle n'avait eu aucun mal à assister Phelbs dans la moindre de ses demandes, et si l'idée que cette charge de travail supplémentaire n'était qu'une manière de lui rappeler ce qu'elle lui devait, lui était passée par la tête les premiers temps, Collins savait que ça n'avait rien à voir. La rouquine lui faisait confiance, preuve étant ce qu'elle lui avait confié, et demandé, avant de rejoindre les autres à Agate. Ce n'était que temporaire, l'espérait-elle du moins. D'ici peu chaque demande serait traitée, elle pourrait de nouveau souffler un peu et ne plus ramener de quoi remplir ses soirées déjà bien chargées avec la maison, le ménage, les repas et le militaire qui, bien souvent, l'invitait à oublier l'heure du coucher ou ce qu'elle désirait terminer avant de retourner bosser le lendemain.

Avant lui, elle avait jamais vécu avec un homme, enfin pas de cette manière, pas comme comme ça. Lucas faisait sa vie, la plupart du temps ils se croisaient, là.... Floyd se démerdait aussi, et faisait vraiment sa vie oui, mais si elle en disait rien, qu'elle souriait, elle savait ce que ça cachait. Si à Renton les choses s'étaient parfaitement déroulées entre eux, qu'ils s'étaient beaucoup rapprochés, ce n'était qu'une sorte d'illusion éphémère. Evelyn riait encore avec lui, partageait bien plus avec lui, mais elle n'était rien à son regard. Il était libre, libre parce qu'elle voulait qu'il le soit et qu'elle ne voulait pas lui foutre la trouille. Mais là où Lucas foutait bien ce qu'il voulait de son existence, parce qu'il était son colocataire, ici c'était pas du tout la même chose puisqu'il y avait bien plus, sans pourtant l’entièreté de ce qui aurait dû être, entre eux.

Rentrée, Evy déposa tout le bordel sur le comptoir de la cuisine, jeta un coup d’œil à l'horloge et roula des yeux. Plus qu'une bonne heure d’électricité, de quoi préparer le dîner, finir ce qu'elle devait taper sur le pc, recharger ce dernier, dîner quand il rentrerait. En bref, la course. Si elle y parvint, elle se rendit bien vite compte que le repas refroidissait, que l'heure tournait, les aiguilles la rendant folle au point que pas une ligne ne fut écrite, et que son estomac se creusait sans pourtant désirer le remplir. Il était pas rentré. Il était pas de garde pourtant et, si vraiment quelque chose s'était passé, elle aurait été l'une des premières au courant... [...] Elle était claquée, il était quasiment minuit, Evy passait les doigts sur ses traits en s'imaginant parfaitement ce qu'il faisait. S'il était pas avec elle, il était avec dieu savait qui mais certainement pas des collègues, du moins pas des collègues masculins.

Usée par le stress, elle s'était déshabillée, pyjama peignoir et avait terminé par tenter de reprendre l'écriture sur son ordinateur. Une heure plus tard, les yeux fermés, les traits reposés sur ses bras croisés, là, sur le comptoir de cuisine, la jeune femme les rouvrit brusquement en entendant du bruit à l'extérieur. Son cœur loupa un battement. Immédiatement elle agrippa un couteau de cuisine, la torche, descendit de son tabouret et  fila dans le salon, plongé dans la pénombre, pour tenter de voir à l'extérieur. De sales idées la traversaient, mais si elle ne vit rien puis inspira plus posément, en se tournant et en capturant sa silhouette, dans le faisceau de lampe qu'elle tenait fermement en main, un cri de surprise lui échappa avant qu'elle en finisse assise, sans le vouloir mais suite au recul, sur l'accoudoir du sofa.

- Bon sang tu m'as fait peur, j'aurai pu t'planter ça dans le ventre. Elle rit à moitié, stressée, angoissée mais soulagée de le voir même si, pour l'instant, elle se rendait pas vraiment compte du reste.

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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Jeu 6 Sep 2018 - 21:31
« Attends, attends, j’en ai une autre. Où se cache Mozart ? » Le tatoué laissa filer quelques secondes, le regard de ses collègues traduisant d’intenses réflexions, avant qu’ils finissent par hausser les épaules. « Au frigo, parce que Mozzarella. » Donovan éclata d’un rire gras, ramenant sa clope à son bec pour inspirer une bouffée de nicotine salvatrice. Il avait passé la journée à prévoir les prochaines sorties, monter les équipes, prévoir l’équipement, pour finir par une petite ronde des familles sur la fin d’après-midi. Avec Dwayne et Tanaka. Finalement ce japonais-là était plus fun que l’autre, en même temps difficile d’être moins fun que Takeo.

La ronde s’était finie, sur cette blague à la con qui le faisait encore rire alors qu’ils allaient ramener l’équipement à l’armurerie, juste avant que Dwayne propose une soirée poker et clope. « Rassure-moi t’as de la picole au moins ? » Sans doute désespéré que le tatoué l’aide avec ses tentatives de drague dramatiques, le plus jeune accepta et se retrouva donc à aller chiper une bouteille de rhum à un autre trouffion. En chemin, le trio croisa Dinah. Tiens ça faisait un bail qu’il l’avait pas vue à la rousse, elle était toujours aussi canon. Ses yeux gris lorgnèrent sans se priver sur toute sa silhouette, avant qu’il se décide à l’inviter pour leur soirée poker, clope et alcool.

Une chose en amena une autre, l’heure tourna, les parties s’enchainèrent, les clopes aussi et la bouteille se vida, presque intégralement dans le verre d’un Donovan au top de sa forme. La liberté ça lui faisait un bien fou finalement, et l’alcool aussi, ça lui permettait d’oublier qu’il avait pu voir Louisie qu’une fois et que Beatriz l’avait envoyé se faire voir les autres fois. Chaque chose en son temps. Dwayne finit par mettre tout le monde dedans, sans doute agacé de perdre et d’être fatalement moins doué que le tatoué en matière de poker, comme dans tous les autres domaines.

« Dinah, tu m’invites à finir la soirée ? » La rouquine secoua la tête avec un sourire. « Nah Donnie, rentre retrouver bobonne. » Le militaire grimaça, elle était pas au courant des derniers potins ou quoi ? Ça devait être la seule. « Merde Dinah t’étais occupée à te faire sauter par qui pour rater tout cet épisode de la saga ? Je pensais que tout le fort était occupé à me tailler un super costume, et pas une pipe malheureusement, y’a plus de bobonne. » Terminant sa clope sur le pas de la porte de la rousse en racontant tout un tas de conneries, Donnie reçut un regard curieux. « Quoi ? La blonde t’a foutu à la porte ? » « Mais de quoi tu causes Dinah merde … » Il en saurait pas plus, la photographe disparaissait chez elle, dommage il aurait bien remis le couvert.

Le pas trainant, le regard vitreux, Donovan retrouva quand même le chemin de la baraque et la clé. Par contre, trouver le trou, c’était une putain d’autre histoire. Normalement trouver le trou ça te connait Floyd. « Oh ta gueule. Enfin il entendit le clic de la serrure, ou le clac, en fait il entendait rien à part son cœur qui battait dans son crâne. A pas de chat, genre gros matous patapouf qui manque de se prendre les pieds dans le tapis, enfin les pattes, Donovan traversa le couloir plongé dans la pénombre. Le canapé ferait l’affaire pour pioncer, pas besoin de risquer sa peau en montant l’escalier.

Pourtant, il manqua vraiment de risquer sa vie quand il remarqua la blonde qui le menaçait avec un couteau de cuisine. « Il aurait fallu que tu me vois pour ça Collins. » Le brun esquissa un sourire qui était sans doute moins sexy qu’il l’imaginait avant de reprendre. « Et j’suis comme un chat, j’suis insaisissable … » Faisant un pas en avant, le tatoué s’apprêta à enrouler ses bras autour de cette taille fine qu’il avait envie de voir sous un angle particulier là, de suite. Sauf qu’elle était légèrement plus loin qu’un pas en avant, et qu’il y avait un putain de meuble à la con en travers de son chemin. Son pied heurta un foutu guéridon à la con. « Putain de merde de guéridon de ta race ta grand-mère. » pesta-t-il avant de grimacer, ça frappait dans son crâne.


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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Jeu 6 Sep 2018 - 22:21
Bear, and forbear


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C'était quoi ce sourire noeu-noeud là ? Elle en fronça les sourcils, peu certaine de le reconnaître, pourtant c'était bien lui, puis baissa rapidement la torche pour la braquer vers la pendule du salon. En se réveillant en sursaut, le cœur en pleine lutte à l'entente des bruits qui devaient sans doute être de son fait à lui, Collins avait pas pensé à regarder les aiguilles. Deux heures du matin... Elle se levait dans cinq heures, lui avec non ? Aucune idée et là sur le vif, c'était pas du tout à ça qu'elle pensait. Il était rentré, il souriait, cependant même si sa première phrase lui arracha un rictus la seconde, elle, l'invita à arquer les sourcils. Elle se remit debout, lissant machinalement les pans de soie du peignoir avant d'avancer rapidement dans sa direction quand, bras en avant, il termina par s'encastrer dans le meuble en jurant à qui mieux mieux.

- Doucement enfin, ça va pas ? Elle se fichait bien du mobilier non, il avait failli se vautrer correctement là.

La torche balancée dans le sofa, Evy l'observa une seconde, glissant les doigts à son menton avant de plisser les traits. Y avait pas de doute quant à la manière dont il s'était hydraté. Un mélange de tabac froid et de tequila, ou dieu savait quel autre mélange alcoolisé, semblait émaner de chacun des pores de sa peau. Perplexe une seconde, la blondinette tenta de l'aider à se stabiliser. Mais quand on était petite comme elle, que le gars en question faisait deux têtes de plus, qu'il était pété en plus, autant dire que c'était comme foutre une cale en mousse contre une porte pour éviter qu'elle s'ouvre. Collins se retrouva donc penchée en arrière. Le poids du tatoué contre sa silhouette, forcée de s'étaler dans le sofa avec lui sur elle au point d'en étouffer l'espace d'une seconde, elle put néanmoins extirper le visage par dessus l'une de ses épaules pour reprendre d'air.

- Pousses toi tu m'écrase bon sang tu...... mais tu t'es désinfecté de l'intérieur ou quoi ? Le parfum différent du sien - celui qu'elle adorait en temps normal - lui filait le tournis. Là c'était comme se manger une cuite en respirant dans son cou. Bon dieu il avait bu combien de verre ? Fumer combien de cigarettes ? Qu'est-ce qu'il avait foutu tout ce temps entre la fin de son service et maintenant ? Déglutissant, car l'état dans lequel il s'était mis lui faisait mal autant que ça lui faisait peur, Evy parvint avec mal à se hisser dos contre l'accoudoir, pour mieux croiser son regard vitreux. Donovan t'as vu l'heure, tu ..... Elle était pas en colère, plus inquiète qu'autre chose. Elle l'avait jamais vu comme ça. Ses propres prunelles en brillaient d'angoisse. Ça n'avait rien à voir avec le moment où elle l'avait trouvé sur le perron à Renton pour l'accompagner, là c'était, pire, bien pire. t'es saoul, et tu sens l'alcool à des kilomètres, plus la clope.

Elle ne lui reprochait pas, néanmoins son propre petit cœur battait de le dépeindre comme ça. Noyé sans sa noirceur, dans son mal être duquel elle s'était donnée tant de mal pour l'en extirper. Même pas dix jours qu'ils étaient rentrés, presque deux petites semaines et le naturel revenait au galop. Mais pourquoi ? Pourquoi faisait-il ça ? Quand elle sentit ses mains glisser sur elle, Evy se contorsionna pour glisser du fauteuil – merci la soie – et termina agenouillée près de lui. Ça la tuait de le voir comme ça, loin de ce qu'il était, loin de celui qu'elle aimait. Il l'avait pourtant prévenue, mais jamais, jamais depuis qu'elle le côtoyait, elle ne l'avait dépeint dans pareil état.

- J'vais t'faire un café, bouge pas. Que pouvait-elle dire ou faire de plus ? Son timbre ne résonnait pas comme des reproches, ni même des réprimandes. Juste un constat, un constat douloureux pour elle. C'était pas rien à son regard. Remarque dans son état, il avait pas dû se passer grand chose avec les grues qu'il avait potentiellement croisées. D'instinct, en capturant la luisance pâle de sa peau, comme s'il transpirait du rhum, Evy esquissa un piètre sourire et logea la main à sa joue, prête à se relever pour lui préparer un café. Tant pis pour la fatigue, pour l'heure, elle pouvait pas aller se coucher comme si de rien était alors qu'il pouvait peut-être faire un malaise ou, minimum, se sentir mal. Je t'aiderai à t'rafraîchir après, ça te fera du bien, mais attends moi là.

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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Ven 7 Sep 2018 - 20:44
« Je pète la forme si. » assura le tatoué même si la pièce tanguait dangereusement autour de lui. Il était complètement fait, aucun doute là-dessus, absolument aucun votre honneur. Donovan était rond comme une queue de pelle, et il avait passé une bonne soirée et en plus, il avait même pas calé sa tête entre les cuisses d’une nana, pour l’instant, donc la soirée pouvait encore devenir meilleure. Ses réflexions prirent fin quand il se vautra contre Evy qui tenta de le rattraper, les deux finissant dans le canapé, ou contre le canapé, le brun avait plus trop la notion.

Désinfecter de l’intérieur. La comparaison lui arracha un éclat de rire, qui résonna dans son crâne, mauvaise idée. « J’ai juste bu quelques verres. » Et pas mangé des masses, ça faisait jamais bon ménage. « Non j’ai pas vu … Enfin j’ai pas cherché à regarder. » répondit d’un air et d’un ton parfaitement neutre le militaire. Donnie avait pas cherché à regarder l’heure, c’était la chose la plus honnête qu’il dirait ce soir, enfin non vu son état il pourrait lâcher d’autres trucs mais il était sincère. C’était pas qu’il voulait pas rentrer, il avait juste passé une bonne soirée, détendu comme rarement hors de cette maison depuis qu’ils étaient rentrés. « Excellente déduction Sherlock … » plaisanta-t-il face à l’affirmation de la blonde, toujours un sourire aux lèvres.

Il lui en voulait pas parce qu’il la voyait inquiète plutôt qu’inquisitrice. « Un café ? C’est un peu tard, t’inquiète pas pour moi Collins, ça ira. » C’était pas sa première cuite et clairement pas la dernière non plus. « Faut que t’arrêtes ça … tout ça … » Sa main balaya l’air devant lui alors qu’il soupirait. « J’ai déjà fait pire tu sais. » Non, elle savait pas parce qu’elle voyait que ce qu’elle voulait voir en lui. Evy avait décidé de voir le type cassé qu’elle pouvait réparer, ça le touchait, mais du coup elle voyait toujours que ce pauvre type qu’il fallait aider. « J’suis pas grabataire, j’vais aller récupérer une bouteille de flotte et me coucher, et demain, j’serai frais et pimpant pour recommencer une nouvelle journée. » Il y avait dans la fin de sa phrase plus d’amertume qu’il aurait voulu.

Le militaire appuya sa hanche contre le dossier du canapé, fouillant dans sa poche arrière pour trouver son paquet de clopes en grommelant. « Chier … j’ai dû le laisser chez Dwayne … » Sinon il s’en serait grillée une autre. Déjà le tatoué se détachait du canapé pour marcher, en titubant, vers l’escalier. Il avait pas besoin d’aide, il en avait jamais vu besoin dans ses précédentes cuites et ça allait pas commencer ce soir. « On a juste fait un poker ou deux Dwayne, Dinah et d’autres gars du coin. C’était cool, j’les ai tous plumés. » Mais il avait oublié ses gains, des clopes, là-bas, comme un boulet trop fait.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Ven 7 Sep 2018 - 21:31
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Il pétait le feu ? Sans doute oui. Enfin, il aurait suffi de lui demander de bailler et de lui coller un briquet devant la bouche. Ça aurait fait lance flamme pour sûr. Mais même cette fugace petite réflexion ne parvint pas à la faire rire, pas même son éclat de rire à lui ne l'invita à le suivre. Il était ivre mort. Et là agenouillée près de lui à dégager les perles qui brillaient sur sa peau blême, Evelyn désirait simplement l'aider. Encore. Il ne voulait pas de café à cause de l'heure. Il aurait peut-être dû s'inquiéter de ça avant de se siffler l’entièreté d'une bouteille. Elle était peut-être blonde mais pas conne, et ce fameux quelques verres c'était loin de la vérité. Un soupir lui souleva les épaules tandis qu'elle dégageait les quelques mèches collées contre son front humide.

- T'aurais dû y penser avant ... Elle déglutit, mal à l'aise parce qu'il était pas lui même là, à des lieues de l'homme pour lequel son cœur de guimauve battait. à l'heure. Si un faiblard petit sourire étira mollement la commissure de ses lèvres, quand il agita la paume devant lui, dégageant brusquement la sienne par la même occasion, Evy laissa retomber la main contre sa propre cuisse. Ce qu'il venait de dire là lui fit un mal fou. Arrêter tout ça.... Elle pouvait pas, si elle le faisait c'était faillir à ce qu'elle lui avait dit. Néanmoins il lui transperça le cœur sans même en avoir conscience. Comme d'accoutumé avec lui. L’alcool ça pousse à dire tout haut c'quon pense tout bas nunuche. Même sa conscience s'y remettait. Son cœur loupa un battement. C'était pas sa faute, davantage celle de ceux qui l'avaient poussé à s'imbiber de la sorte. Quant au fait qu'il ait fait pire, elle lui tira pas son chapeau mais se contenta de lâcher un « Oui ! », très froid et blessé, simple reflet de ce qu'il lui avait fait à elle sans conscience là non plus, simplement dicté par le sale connard qui, encore une fois cette nuit, avait pris le pas sur le type adorable pour lequel elle se damnerait sans réfléchir.

Il se rendait pas compte qu'il la faisait souffrir là, en lui sifflant quasiment qu'il était capable de se démerder seul après lui avoir clamé, quelques jours plus tôt, qu'il avait besoin d'elle, qu'il tenait à elle. Le regard brillant, Evelyn se pencha simplement pour le laisser se redresser. La jeune femme ne bougea pas l'espace de quelques secondes, glissant les mains à ses propres traits tirés, fatigués, moroses et heurtés, pour tenter de se faire une raison. Ce soir elle obtiendrait rien de lui, mais elle pouvait pas le laisser comme ça, seul.

- Demain t'auras la pire migraine du siècle, Rétorqua-t-elle entre ses paumes, avant de basculer la tête en arrière pour reprendre une douloureuse inspiration. Le voyant là, près des marches, Evy mordit sa lèvre. Il allait se vautrer dans les escaliers bon sang, il titubait et il pensait sans doute que c'était simplement le sol et les murs qui ondulaient devant lui. M'prends pas pour une bécasse tu veux, tu l'sais très bien que demain ça ira pas, ou ça ira plus.

Se redressant, elle agrippa la torche puis lui emboîta le pas. Il pouvait bien gueuler, Collins prendrait sur elle, ce serait pas la première ni la dernière fois. Lui éclairant les marches, en le voyant anticiper la montée, le stress monta d'un cran autant qu'une immense déception au sujet de Dwayne et des quelques autres qu'il citait. Le rouquin, quel crétin sérieusement... C'était sa faute à cet abruti, il était bon qu'à raconter des conneries ou en faire, ou inviter les autres à en faire. La preuve étant l'état lamentable de Donovan. Prête à le retenir s'il tanguait, ce ne fut qu'une fois à l'étage qu'elle lui agrippa le bras par sûreté.

- C'était cool oui, aussi cool que moi à m'demander c'que tu foutais. Lâcha-t-elle sans le regarder. Terminant par le lâcher pour pas se manger une autre réprimande, qui finirait par lui arracher des larmes, Evelyn avança malgré tout. C'était pas loin d'ailleurs, juste son regard vitreux, sans âme sinon celle de son unique défaut, lui donnait envie de pleurer. C'était pas Donovan là, c'était l'autre con qui lui rappelait le type qu'elle avait finalement jamais connu mais dont il lui avait brossé un parfait, et sombre, petit portrait. Elle aussi était froide dans ses propos, néanmoins elle chevrotait légèrement. Le laissant avancer, Evelyn attendit qu'il fut près de la porte, qu'il risquait trop rien, et fila dans la salle de bain pour remplir un verre d'eau et le lui ramener. Dwayne Spencer est vraiment un sale crétin bon sang. C'était plus pour elle qu'elle disait ça, déposant le verre sur le chevet pour se laisser retomber assise sur son lit et passer les doigts sous ses yeux trop fatigués, trop brillants. Elle était lasse, déçue, blessée, mal de le dépeindre comme jamais elle l'avait dépeint jusqu'à lors. Mais pour t'répondre j'arrêterai si j'veux, et j'ai pas envie. Ça au moins, c'était dit, et le lendemain il aurait sans doute oublié, il aurait trop mal au crâne pour y repenser. J't'aime pas comme ça .... Mais tu fais bien c'que tu veux, j'suis personne. Déglutit la jeune fille en déviant les yeux pour ne plus croiser cette lueur trop dure dans les siens. Et oui, il faisait bien ce qu'il voulait, elle l'emprisonnerait pas, même si, fatalement ça l'emmurait elle.

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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Sam 8 Sep 2018 - 14:14
Penser avant ? Elle le connaissait pourtant, elle était blonde mais quand même, Evy savait que Donnie pensait pas avant, il pensait après coup. Mais même là, il y pensait pas, il s’en foutait copieusement, parce qu’il avait passé une bonne soirée, qu’il y était allé sans avoir dans l’idée de se mettre une mine. Le tatoué commençait d’ailleurs à s’agacer, il comprenait pas ce besoin de prendre soin du lui. Il avait besoin d’elle ouais, c’était clair, il avait peut-être un souci avec l’alcool mais c’était pas grave, il était capable de passer plusieurs jours sans une goutte de spiritueux, pas comme les clopes.

« Alors j’aurai la migraine du siècle, qu’est-ce que tu veux ? Que je reste ici à quémander ton aide ? Putain Evy, j’suis pas un gosse ou un vieux dont faut s’occuper. En presque trente-neuf piges tu crois pas que j’ai déjà vécu des migraines de tarés ? » Et il s’en était sorti, fallait qu’elle arrête de se soucier autant pour lui, Donovan était un grand garçon, capable de se démerder tout seul pour gérer ses gueules de bois. Le brun parvint finalement à grimper l’escalier, s’aidant de la rambarde pour éviter de les dévaler en arrière, tête la première.

Sa remarque en haut de l’escalier lui fit lâcher un soupir lourd et froid. « J’t’ai déjà dit Evy, faut que t’arrête de t’inquiéter. Tu m’as proposé un toit sur la tête, pas une corde au cou que je sache ? » C’était dur, froid, mais c’était la réalité, non ? Elle savait ce qu’il en était dans son cas, entre eux. Et s’il avait besoin d’elle, Donovan maintenait aussi cette distance, il voulait pas s’attacher davantage, il voulait pas risquer de projeter quoique ce soit qu’il finirait par détruire. C’était déjà en train d’arriver, non ?

Donovan resta droit, autant que possible, secouant la tête. Elle lui tapait sur le système là, il avait pas besoin de ça. « C’pas la faute de Dwayne, laisse cet abruti tranquille. J’assume plus mes conneries qu’on le croit. » Il allait laisser filer, elle s’inquiétait pour lui et malgré la brume de l’alcool sur son esprit, le tatoué le voyait, le sentait bien. Mais la suite des paroles de la blonde lui fit froncer les sourcils. C’était quoi ça ? Elle jouait sur la corde sensible maintenant ? Evelyn débitait ce genre de paroles qui voulaient dire ce qu’ils savaient tous les deux déjà. Il se servait d’elle, mais elle aurait rien en retour à part un cœur brisé.

Le militaire passa sa langue sur ses lèvres, grimaçant, il avait pas envie d’exploser, il avait pas envie d’une nouvelle dispute. Tout serait plus simple si elle était juste allée se pieuter et qu’elle l’avait laissé rentrer tranquille dans son coin. « Tu sais quoi Evy ? J’ai pas menti sur la marchandise, merde j’avais même pas de raison de mentir ou d’être honnête … T’as fait ta liste, tu sais ce qu’il y avait en défaut, t’as qu’à ajouter putain d’ivrogne. Mais ouais, j’vois pas pourquoi je m’excuserais ou pourquoi je changerais quoique ce soit. J’suis ton colocataire, j’suis pas ton putain de mec Evy. » Le brun détourna le regard, jurant pour lui-même. T’as pas à être si con avec elle. Il prit une longue inspiration, faisant un tour sur lui-même qu’il regretta aussitôt mais qui lui permit de concentrer ses pensées sur autre chose que sa colère – sans doute plus dirigée contre lui que contre elle. « Ecoute j’suis désolé que t’ais attendu, que tu te sois inquiétée … La prochaine fois … » Il enverrait un pigeon voyageur pour lui donner l’info.


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MessageSujet: Re: Bear, and forbear   Sam 8 Sep 2018 - 15:15
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tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Pas une corde au cou, oui, il avait raison, elle lui avait juste proposé de poser son sac ici pour qu'il ait pas à penser autrement que sereinement, avec aisance et facilité. Il avait dit oui. Pourtant là elle voyait l'envers du décor. Ils étaient plus à Renton et en le dépeignant dans cet état, persuadée que c'était la faute des interférences qui grouillaient dans le coin à contrario de là bas, Evelyn regrettait presque l'avoir rassuré pour rentrer. Elle regrettait cette sorte de bonne action concernant Beatriz et sa fille, elle regrettait pas l'avoir pris au mot pour foutre le camp loin et juste rester seule avec lui.  Dwayne était fautif à son regard même s'il lui soutenait le contraire en soulignant savoir assumer ses conneries. Ouais, ses fameuses conneries ou erreurs, comme la fillette qui n'avait pas demandée à naître mais qu'elle espérait le combler pour qu'il puisse voir son existence, jusqu'ici sombre, sous un autre angle que celui qu'il s’évertuait à ne pas quitter alors que ça le ruinait.

Assise sur le borde de son lit, la seule lueur de lune et de la torche déposée près d'elle lui offrant vue sur ses réactions, la blondinette sentait les larmes percer ses cils. Et la première d'entre elles roula contre sa joue lorsqu'il lui imposa la triste réalité. Il était pas à elle, elle avait aucun droit sur lui, aucun droit de lui en vouloir. Pourtant elle se donnait à lui, entièrement. Rien qu'un colocataire, pourtant non ça ressemblait pas à ça. Jamais elle avait fait tout ce qu'ils faisaient ensemble, ce qu'ils avaient fait à deux, ce qui étaient à eux avec Lucas ni avec aucun autre homme où les filles qui partageaient la maison de la sororité. Mais là les mots lui restaient coincés dans la trachée. Sa gorge nouée par les sanglots qu'elle réprimait à en avoir mal. Parce que pleurer ça changerait rien, ça changerait rien à ce qu'il lui disait, ce qui lui faisait mal. Il aurait bien pu lui planter une lame en plein cœur, le résultat aurait été le même.  Elle frémissait. C'était peut-être plus facile quand il gueulait sur elle, qu'il n'y avait absolument rien entre eux. Car là, si la sensation de n'être personne la démolissait, son lien avec lui, qui n'était guère aussi précieux à son regard à lui, la menait lentement à sa perte.

- On fait c'qui faut quand on tient aux gens, j'fais ce qu'il faut pour toi c'est tout Donovan. Elle sanglotait mais dégageait les larmes de ses traits. La fatigue n'arrangeait rien, elle était pas méchante, un peu en colère, mais plus encore blessée. S'il tentait de s'excuser, il l'enfonçait davantage sans même s'en rendre compte. La prochaine fois... Au moins, même s'il ne finit guère sa phrase, il était honnête. Ce serait pas la dernière fois qu'elle sentirait ça lui déglinguer le cœur, qu'il serait si froid que l'idée même de se blottir contre lui devenait douloureuse, quasiment inutile. Que peu importait ce qu'elle lui dirait, de beau ou de moche, il s'en ficherait comme de tout ce qu'elle avait tenté porter à bout de bras les concernant. Mais Evelyn faiblissait encore, parce que c'était lui derrière ce masque de sale connard, parce que dans ses pitoyables excuses pointait l'homme qu'elle aimait profondément. La prochaine fois, prend juste le temps d'me dire que tu rentreras pas.

Ce serait dur à encaisser sur le coup, elle aurait mal, mais au moins elle se rongerait pas les ongles. Enfin si, même s'il prévenait elle se demanderait encore où il était, ce qu'il faisait, s'il était pas perdu contre le corps d'une autre qu'elle. Colocataire, ce simple mot, aussi innocent était-il dans d'autres circonstances, lui brisait le cœur. Elle reprit une lourde inspiration, puis se redressa sans croiser son regard. Il était tard, si elle lui tenait encore la grappe il dormirait pas, elle non plus. Mais même s'il l'envie de rester près de lui était puissante, qu'elle pourrait bien encore raccommoder les choses entre eux, le spectre désolé de la colère bouillait dans ses veines à cause de la réalité qu'il lui imposait et dont elle ne voulait pas. Elle agrippa le verre sur le chevet et lui plaqua sur le torse en redressant son regard trop luisant dans le sien trop peu rassurant.

- J'pensais que..... c'était différent. Je préférai encore être ton amie qu'une simple colocataire, D'un sens c'était vrai, une amie avait plus de valeur aux yeux de quelqu'un qu'un simple voisin de palier ou autre, mais faux au possible car oui, elle désirait davantage de lui. C'était sans doute ce qui l'empêchait d'ouvrir grands les yeux, ou de les ouvrir bien trop grands justement au point de voir ce que personne voyait chez lui. mais puisque que c'est ce que tu veux. Elle haussa une épaule, dégageant ses doigts quand les siens s'emparèrent du verre qu'elle lui tendait. Alors d'accord, j'suis juste ta colocataire Donovan. D'autres larmes dévalèrent ses pommettes. Elle avait pas la force de lui tenir tête là, elle était crevée, meurtrie, et même si Evelyn était persuadée pas pouvoir dormir, ce qu'il venait de lui cracher au visage venait de l'assommer. Tout ce qu'ils avaient vécu et fait n'avait donc aucune valeur pour lui ? C'était juste.... comme ça ? Je serai bien restée avec toi là, mais c'est pas ce que font les colocataires finalement.

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