The Walking Dead RPG

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Cora R. Haver
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MessageSujet: Friend or Foe ? [TERMINÉ]   Friend or Foe ? [TERMINÉ] EmptyJeu 6 Sep 2018 - 12:41

Friend or Foe ?

Cora R. Haver & Lance Walker

La Ford que je conduisais commençait à émettre un bruit que je ne remarquai pas de prime à bord mais à peine je me rendis compte d'un léger sifflement que celui ci s'estompa une fois que je m'en sois rendue compte. J'arquai rapidement un sourcil derrière mes Ray-Ban avant de me concentrer à nouveau sur ma conduite. En cette chaude période d'été, je décidai de pousser un peu plus au nord-ouest de Tacoma mon exploration des alentours, décidant d'après la carte de l'État dans ma boîte à gants d'aller à Gig Harbor. Je passai le Tacoma Narrows Bridge et m'engouffrai vers la petite cité portuaire en passant par la Route 16. D'après les panneaux sur la route et la carte, il y avait une zone commerciale non loin, des restaurants, des épiceries, un cinéma, un centre de soins et un grand magasin. Ça aurait pu être une journée de shopping comme tant d'autres mais un passage inopiné de morts-vivants et d'absence d'entretien avait transformé la zone commerciale en un havre de bâtiments fantômes massifs. Garée entre le parcours de golf public et une zone résidentielle, je me munis de mes armes pour sortir de ma Ford. L'endroit me parut être une cachette afin de planquer ma Ford aux yeux des autres, on ne savait jamais sur qui tomber.

En effet, je prenais toujours mille précautions en exploration, la voiture de préférence dans un endroit caché ou du moins couvert, les armes toujours à portée et de quoi emporter mes trouvailles. Ma préoccupation première du jour était de trouver de nouveaux bandages, pansements ou si possible des médicaments encore valables mais si je tombai sur de nouvelles munitions ou sur de la nourriture encore bonne, je n'allai pas demander mon reste et tout embarquer. Je refermai la carte que j'avais en partie déplié sur mon capot et je le remis dans une poche de mon gilet pare-balles. J'étais aujourd'hui simplement vêtue d'un t-shirt noir uni sous mon gilet et d'un de mes jeans, la journée était chaude et ce n'était pas de trop pour être un minimum couverte. Je refis les lacets de mes Converse blanches avant de faire mon inventaire. Glock 22, chargé à plein, deux chargeurs en réserve. M4 armé et chargé à plein, deux autres chargeurs en réserve. Sac de sport permettant de récupérer ce qui pouvait l'être, OK. J'étais prête. Sac de sport en bandoulière dans mon dos, Glock à mon côté et M4 en avant, je me mis en route pour ce qui s'appelait auparavant le MultiCare Gig Harbor Urgent Care. Comme toujours, je longeai les murs ou les arbres en déplacement avec une prudence toujours redoublée. La mort pouvait toujours nous attendre à chaque coin.

Je parvins non loin du centre hospitalier lorsque je croisai une goule rampante sur le sol dans un vieil habit de policier de la ville. Je n'ouvris pas le feu pour ne pas rameuter d'éventuels copains et j'observai un instant mon ennemi. Il était vraiment dans un sale état, il lui manquait les deux jambes, tout décharné et ressemblait plus à un squelette qu'à un infecté comme il y avait trois ans en arrière. Il avait peut-être passé trois ans comme ça, merde... Mon arme levée vers lui, je me mis à observer aux alentours et je compris pourquoi les deux jambes lui manquaient. Un hélicoptère d'une chaîne de télévision s'était écrasée sur la voiture de police dont émergeait sûrement le mort-vivant, je supposai donc à en juger par son état et le délabrement des carcasses encastrées ensemble qu'il avait dû se retrouver coincé là pendant longtemps, ne pouvant attraper la moindre proie et qu'il avait pu sortir de là il y a peu en abandonnant ses jambes. Il gémit envers moi en tendant les bras, les yeux encore fonctionnels mais fous ne me lâchant pas du regard. Au moins il se traînait, je pouvais le distancer mais je me disais qu'il fallait que j'élimine la menace au plus vite. Je le contournai à bonne distance et je me mis à fouiller la voiture. Il y avait un collègue avec lui mais il n'avait pas eu le malheur de se transformer, la tête était coupée en deux, sûrement à cause des pales de l'hélico qui avait traversés le pare-brise comme un rien. Dans le cockpit de l'engin volant, il n'y avait qu'un cadavre, celui du pilote, tué par les éclats de pare-brise dont deux lui sont rentrés directement dans le crâne. Personne d'autre à l'intérieur. Les gémissements du mort rampant commencèrent à m'énerver déjà et pour mettre rapidement fin à sa non-vie, je revins à la voiture avant de me saisir de la matraque à ses jambes abandonnées. Peu après, il suffit de quelques coups de matraque pour lui démolir le crâne amolli par le passage du temps et le mort-vivant mourut pour de bon, réduit au silence.

La fouille de la voiture de police s'avéra légèrement fructueuse. Je trouvais quelques balles de mon calibre qui furent vite fourrées dans mon sac, je vidai notamment le chargeur de son collègue avant d'en trouver un autre sur lui. L'opération pour dégager le corps ne fut pas sans difficulté et je m'y repris à deux fois pour ouvrir la portière et sortir le cadavre. Je m'étonnai que personne d'autre ne s'était pris la peine de le faire mais tant mieux pour moi. En revanche, pas d'autres armes ou munitions, ça avait visiblement déjà été pillé par le passé. Pas mieux dans le cockpit de l'hélico, la trousse de premiers soins obligatoire à l'intérieur avait été emportée. Qu'importai, je repris ma marche en avant vers le centre hospitalier. Le paysage que je vis autour de moi m'était maintenant terriblement familier, celui d'une dévastation rare et d'un abandon effrayant. Les mauvaises herbes pullulaient de partout et fendaient le bitume. Les quelques arbres autour du parking déployaient des racines vengeresses d'avoir été si longtemps sous le goudron de la route. Les voitures, ici et là avaient les vitres fracassées, des affaires répandues au sol, il y avait encore quelques cadavres à terre ou qui dépassaient des portières. À mon passage, aucun d'entre eux ne se releva mais je n'en était pas rassurée pour autant. Il y avait des voitures de police et un 4x4 noir renversé dans un coin qui étaient devant l'entrée. Je me rappelai à Seattle ce genre de dispositif devant les établissements hospitaliers, aussi bien pour protéger les bâtiments de l'extérieur que pour empêcher les morts de se répandre si certains s'en échappaient. Pas de véhicules militaires dans les environs mais rien de surprenant. Les militaires avaient d'autres missions et comptaient sur la police ou les fédéraux pour défendre des points stratégiques mais visiblement, cette stratégie n'avait pas marché ici. Il y avait bien nombre de cadavres mais pas assez à mon goût au vu des impacts de balles sur les murs du centre hospitalier.

Comment on a pu perdre contre une horde de cadavres ambulants... Le manque d'informations, l'ignorance et la peur sûrement...


Que je marmonnai pour moi même après avoir zieuté un tas de cadavres morts autour d'un amas de chair séchée que je soupçonnai être les restes d'une personne se faisant dévorer. J'entrai dans l'hôpital par la porte d'entrée fracassée et j'aboutis dans le hall. Des impacts de balle encore, des traces de sang séché mais pas de cadavre. Des panneaux fixés aux murs me renseignèrent sur les différentes ailes du bâtiment, directement à ma droite il y avait un ATM de Columbia Bank, si j'allais tout droit, j'arrivai au département pédiatrie du centre, en allant à ma gauche, je partais pour des chambres et une pharmacie. Mon choix se porta pour la gauche et aussitôt ma fouille des chambres commença. Après un bon moment passé à fouiller les chambres, force était de constater qu'il n'y avait quasiment rien d'intéressant. À part une boite entamée d'ibuprofène et du désinfectant, rien, je supposai que tout ce qui avait été utile avait été emporté. Faisant cette constatation dans la dernière chambre, je pris quelques minutes de pause, mon arme pendant devant moi. Par réflexe, j'ouvris le robinet de la salle de bains et bien sûr, seuls de minces filets d'eau arrivèrent. Retirant mes mitaines de combat, je fis attention à ne pas faire trop de bruit mais je me passai un peu d'eau sur le visage. Le miroir intact, je pus observer un instant mon reflet.

Les traces de trois années de survie se virent sur mon visage, si je ne faisais pas mon âge par le passé, je devais bien admettre que quelques années m'avaient rattrapé. Au moins, je ne parus pas trop vieille, pas de cheveux blancs et quelques rides mais j'avais connu de meilleurs jours c'était vrai. Je m'essuyai des mains avant de les secouer pour les égoutter et je repris mon arme, non sans avoir remarqué avec une certaine satisfaction que ma carrure de combattante était toujours là. Normal, il fallait bien ces biceps pour tenir ainsi une telle arme aussi longtemps et cette silhouette pour survivre... Un brin narcissique, je fis un clin d'œil à mon propre reflet et je quittai la chambre. La pharmacie était à quelques pas de là et j'entendis du bruit. Soudainement à l'affût, j'étais prête à faire feu de mon fusil au moindre ennemi qui se pointerait lorsque je me rendis compte que le bruit provenait de la pharmacie. On dirait la voix d'un homme qui grommelait et il semblait seul. La porte de la pharmacie était entrouverte et la voix masculine me parvint encore. Tapie derrière la porte, j'écoutai attentivement, certaine qu'il était seul et je raffermis ma prise sur mon M4. J'ouvris brusquement la porte pour mettre alors en joue l'homme en train de fouiller la pharmacie.

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MessageSujet: Re: Friend or Foe ? [TERMINÉ]   Friend or Foe ? [TERMINÉ] EmptyLun 10 Sep 2018 - 5:40
« Périmé… Périmé… Très périmé…Périmé… »

Lance marmonna en jetant les bouteilles de pilules sur le sol, sans se faire d’illusions : il n’allait pas en avoir pour son argent, jusqu’ici du moins. Cette expédition solitaire vers l’ouest de la région de Seattle n’avait pas été exactement profitable jusqu’à présent, même si ça pouvait changer n’importe quand. Après les incidents de Renton, il avait fait une croix sur le coin au moins pour le moment. C’était pas seulement pillé à fond, ça grouillait d’individus de la pire espèce : ceux qui sont encore vivants. Lance avait été chanceux jusqu’ici, comme il l’était toujours en général, mais l’ancien pilote avait aussi appris à ne pas pousser cette  chance. On ne savait jamais quand elle allait se retourner…

Lance en lui-même était en bonne santé, surtout si on considérait trois ans de vagabondage dans des conditions qui ne cessaient de se dégrader, et trois horribles hivers. Beaucoup n’avaient pas été aussi fortunés, et c’est là que ce petit raid sur l’hôpital local prenait tout son sens. Il lui suffisait de trouver le bon produit, le bon acheteur, et son avenir côté vivres serait assuré pendant quelques mois. Et ensuite ? Ensuite, il faudrait un nouveau stratagème, mais c’était un jeu auquel il était plus ou moins désormais. La survie…

« Périmé… Extrêmement périmé… »

L’entrée de l’hosto était carrément déprimante alors il s’était faufilé par une entrée d’urgence. Progresser jusqu’à la pharmacie avait pris deux bonnes heures. Le pilote était très prudent, surtout dans des endroits où de grandes quantités de personnes auraient dû se trouver jadis. Il avait dû achever quelques infectés pour progresser, mais c’était le genre « larve morte » comme il les appelait, ceux qui semble végétatifs et lents en réaction. Malgré cela, il ne suffisait que de mettre le pied au moindre endroit, et c’était game over. Maintenant, il écumait les étagères de la petite franchise, mais quelqu’un, voire plusieurs quelqu’un, étaient déjà passés devant lui. Les médicaments contre le rhume et la toux, et les anti-douleurs avaient disparus, évidemment. II restait encore des médicaments sous ordonnance problablement, mais comme beaucoup, Lance n’avaient aucune connaissances médicales. Il n’allait pas s’encombrer de tablettes d’Ipo-jesaispasquoi sans l’assurance que ça valait quelque chose. Pas la peine par exemple de découvrir que c’était genre des médicaments pour le diabète. Si il reste encore des insuline-junkies dans le coin, ils ont une sacrée réserve depuis le temps…

« Tellement périmé que c’est probablement devenu un autre médicament… Périmé… Périmé… Hmm ? »

Le contenant rose attira son attention, pratiquement dissimulé en dessous de l’étagère. Il réajusta le fusil de chasse Remington 870 en bandoulière  sur son épaule avant de se pencher pour ramasser la bouteille.

« Ne me dis pas, ne me dis pas… Oh que ouais ! P to the O, B to the L… »

Peptobismol. Juste le plus iconique débouche-estomac de tous les temps. Un classique indéniable. Juste ce truc, il en avait largement pour son compte. Plus qu’à quitter ce trou… Il y eut alors un bruit grave et Lance releva alors les yeux, voyant deux choses, d’abord une femme, mais surtout le foutu fusil pointé directement sur lui. Le choc l’amena naturellement à faire un pas en arrière, directement sur un des flacons qu’il avait négligemment jeté là quelques instants plus tôt. Il glissa, et son champ de vision pointa vers le ciel. Il eut bien envie de penser que sa vie défilait sous ses yeux, mais c’était surtout le plafond qui défilait. Le sol l’accueillit comme une belle-mère accueille son beau-fils : brutalement. Sa tête rebondit aussi contre le sol, le sonnant momentanément. Son pied cogna contre l’étagère  qui se renversa sur lui à la suite.

« Bordel de… Foutu… de ! »

Retenant la précieuse bouteille contre lui, il se frotta la tête avec l’autre.

« ÇA VA PAS LA TÊTE ? »

Juste gagner du temps… Le temps que ses jambes répondent, au moins… Après, il lui ferait sa fête à cette conne, pointer son fusil vers d’honnêtes – en général – survivants ! Mais qu’est-ce qu’ont toutes les femmes sur son chemin, à essayer de lui faire la peau d’une manière ou d’une autre ? Et cette étagère était pas exactement confortable non plus…

« Journée de merde… Un petit coup de main peut-être ?»


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Cora R. Haver
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MessageSujet: Re: Friend or Foe ? [TERMINÉ]   Friend or Foe ? [TERMINÉ] EmptyMar 11 Sep 2018 - 11:40

Friend or Foe ?

Cora R. Haver & Lance Walker

Le canon menaçant de mon M4 ne quitta pas une seconde l'homme qui se tenait devant moi. En revanche, l'effet de surprise était réussi voire même l'homme se fit battre par ses propres éléments. Il y eut un bruit de verre cassé puis le choc sourd d'un corps sur le sol de la pharmacie avant un fracas plus bruyant d'une des étagères sur l'homme, cette dernière renversant tout son contenu sur l'infortuné à terre avant de lui tomber dessus. Visiblement, le type avait l'air de bien le vivre car il ne fut que légèrement sonné. Au milieu de ce fatras, le tenant toujours en joue, je remarquai la lanière d'une bandoulière sur une de ses épaules. Sûrement un sac... ou la lanière d'une arme. Malgré l'air débonnaire qu'il arborait, je ne fus que plus méfiante envers cet individu. Il sous-entendit une demande d'aide à laquelle je ne répondis pas immédiatement. Après tout le barouf qu'il avait causé, j'étais plus à l'écoute qu'autre chose, si jamais il avait réveillé un infecté. Pour le moment il était en mauvaise posture et je lui ordonnai par gestes de se taire en mettant un index sur ma bouche avant de le mettre sur mon oreille et de l'éloigner doucement, tâchant de lui faire comprendre qu'il fallait écouter. Si cela n'était pas clair pour lui, je le désignai du doigt avant de mimer une bouche qui parlait puis je tournai le pouce vers moi avant de le passer sur ma gorge et de le désigner lui à la suite. S'il l'ouvrait trop, je n'aurai quasiment aucun scrupule à le descendre sur place et tant pis si le coup de feu attirait des monstres, j'aurai eue le temps de me tailler d'ici là en laissant un cadavre comestible tout frais à eux.

Mon arme militaire entre les mains ne trembla pas un seul instant en le pointant, s'il se posait la question à ce propos, la réponse qu'il cherchait se trouvait inscrite sur mon gilet pare-balles sous la forme de trois lettres repassées au feutre noir. Je laissai passer plusieurs secondes voire une minute d'un silence de mort, aux aguets. Pas un bruit ne s'éleva pour le moment à part la respiration de l'homme sous les médicaments et l'étagère. Je jugeai donc que le moment était opportun pour initier un contact un peu plus pacifique avec l'homme devant moi. Je restai néanmoins prudente en m'assurant une dernière fois que mes armes étaient bien là et harnachées à mon gilet pare-balles. C'est qu'il paraissait costaud le gus devant moi. En plus j'avais l'impression de l'avoir déjà vu dans une série à la télévision ou alors c'était juste un sosie devant moi ? J'allais de toute façon vite le savoir.

Je suppose que vous êtes seul si personne n'est venu à votre secours ou vous a contacté ? Vous ne faites pas partie d'un groupe ?


Je le laissai me répondre avant de froncer un peu plus mes sourcils et d'arrêter de le mettre en joue pour mettre mon M4 dans mon dos. Puis, je lui jetai un dernier regard avant de me saisir du haut de l'étagère et la redresser. Je grimaçai légèrement sous l'effort de mouvoir le relativement lourd et encombrant meuble de bois et je pus redresser le meuble. Je veillai à ne pas tourner le dos au survivant qui se releva et de reprendre mon arme, sans le viser cette fois. Apparemment, j'avais bien fais de retenir mon feu pour le moment mais je sentais bien qu'il m'en voulait pour mon entrée en scène. Peu m'importait, si jamais il avait pointé une arme vers moi lorsque je fis irruption, il était clair que j'aurai ouvert le feu et à la distance à laquelle nous étions l'un de l'autre, je n'aurai pas raté ma cible. Je jetai ensuite un œil au bazar mis dans la pharmacie avec toutes ces boites de médicaments par terre ou ces bouteilles de comprimés dont certaines étaient brisées. Je dardai à nouveau mon regard sur lui, me permettant de le détailler de plus près. Je ne lui donnai pas plus de la mi trentaine au vu de la quasi absence de rides sur le visage, il avait une mine qui mettait en confiance, une sorte de mélange entre un homme adulte mûr avec cette barbe de quelques jours et une bouille de jeune homme qui sortait de son adolescence. Pour un survivant, je devais bien admettre qu'il présentait bien, qu'il était même pas mal avec ses yeux sombres et des lèvres un peu étirées comme s'il avait une propension au rire facile. En revanche, sa carrure était plus massive que celle à laquelle je m'attendais, il était plus grand que moi de quelques centimètres mais son blouson de cuir lui donnait une grande largeur d'épaules. Peut-être était-il garde du corps ou sportif professionnel par le passé. Dans son dos, la crosse d'un fusil dépassait, au même niveau que sa bandoulière. J'avais bien estimé d'être méfiante.

Vous devriez être plus discret dans vos fouilles, je vous entendais grommeler depuis une des chambres du couloir. Vous avez croisé des goules ? À part une qui n'avait plus ses jambes et qui se trainait, je n'ai rien croisé de vivant.


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MessageSujet: Re: Friend or Foe ? [TERMINÉ]   Friend or Foe ? [TERMINÉ] EmptyMer 12 Sep 2018 - 6:01
Lance soupira. La chute avait été accidentelle, et l’étagère aussi, mais l’aide nécessaire ne l’était pas en revanche. L’ancien pilote avait plaqué des joueurs de football bien plus lourd jadis. Mais c’était une bonne façon d’amener la nouvelle venue à se rapprocher. Il avait bien vu le fusil automatique dans ses mains. À distance, il n’aurait eu aucune chance. Mais le jeu serait bien plus égal désormais, si on en venait à ça du moins. Il fit mine de se tortiller sous l’échafaudage qui n’était peut-être pas très lourd, mais loin d’être léger non plus.

« Je viens littéralement de tomber il y a trois secondes ! TROIS SECONDES . Si quelqu’un doit venir me sauver, laisse-lui le temps d’arriver bordel… »

Il prit une grande inspiration pour se calmer.

« Ya juste moi, ok ? »

Elle s’était rapproché alors il jeta un regard plus attentif, autant que le pouvait sa fâcheuse position du moins. La quarantaine, cheveux courts et blonds – plutôt rare avec la pénurie de coiffeur dans la région. Bien équipée, ça faisait peur, même si tout l’équipement du monde ne la sauverait pas d’une balle au bon endroit. Mais sa prudence semblait indiquer une expérience. Pas à toute épreuve, après tout elle était tombée dans le panneau- mais Lance songea qu’il ferait mieux de ne pas la sous-estimer. Elle redressa l’étagère avec peu d’efforts – elle était plus forte qu’elle n’en avait l’air, aussi. L’ancien pilote se releva péniblement avant de dépoussiérer son manteau, le faisant éternuer un peu.

« Je te dirais bien merci, mais c’est quand même ta faute à la base. »

Il inspecta la bouteille rose dans sa main, vérifiant qu’elle était intacte et toujours pleine. Ça semblait être le cas. Les remarques de la femme lui coulèrent dessus comme de la pluie sur les plumes d’un canard.

« Chacun sa stratégie, Blondie. Je préfère que les infectés viennent à moi, plutôt que de tomber dessus par hasard. Tu fais tes pas de souris, puis un jour tu mets le pied au mauvais endroit. Ça marche aussi pour les survivants, au dirait. »

Il haussa les épaules. Fais comme tout le monde, Lance, qu’ils disent. Et bien regarde où ils sont maintenant, ma poule.

« Ça empêche aussi les gens de réagir par surprise, et de penser que j’ai de mauvaises intentions. Mais ça, ça semble pas avoir marché avec toi, en tout cas. T’as parlé à ton thérapiste dernièrement ? Tu devrais peut-être lui mentionner que tu pointes ton arme sur des gens genre totalement pacifiques ? »

Son regard s’arrêta sur les vêtements de la femme. Des trucs tactiques et un gilet pare-balle. Quelque chose semblait griffonné dessus, mais ça avait été noirci. F…B…I. Female Body Investigator était clairement l’acronyme utilisé. Ça ne voulait rien dire, elle l’avait probablement pillé sur le cadavre d’un vrai agent, mais ça semblait rentrer dans son style.

« Des quoi ? Des goules ? »

Il ne put s’empêcher d’avoir un petit rire.

« C’est la première fois que j’entends ce terme-là. Je ne juge pas, on a tous notre façon d’oublier que ce sont des humains qui mettent fin à l’espèce humaine… T’as un peu passé l’âge des contes fantastiques, cela dit. »

Il rangea la bouteille dans son sac. Le reste ne valait rien de toute façon.

« Quelques-uns, mais pas autant que je l’aurais cru. Quand l’épidémie était à son fort, cet endroit devait pourtant déborder. On n’est pas les premiers dans le coin non plus, mais j’ai pas vu beaucoup de cadavres non plus. »

Il croisa les bras, semblant réfléchir.

« Un gars m’a dit l’autre jour que les infectés pouvaient se rassembler et se déplacer en groupe, comme une meute. Ça me semblait plutôt débile, vu qu’ils ont pas l’âge mental d’un gamin d’un ans, mais ça pourrait expliquer… »

Il haussa les épaules.

« Mais voilà que je me souviens : je m’en fiche complètement. À ton tour d’ailleurs, t’as amené tes potes ou ? Tu cherches quelque chose en particulier ? »

Tant qu’à être là, Lance sonda du regard les alentours. C’était un peu trop calme pour un hôpital. Fallait peut-être en profiter pour fouiller un peu plus. Dans tous les cas, avec le Pepto dans son sac, il était gagnant.

En autant qu’il reste en vie, du moins.


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MessageSujet: Re: Friend or Foe ? [TERMINÉ]   Friend or Foe ? [TERMINÉ] EmptyJeu 13 Sep 2018 - 13:20

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Immédiatement, l'observation de cet homme m'apprit plusieurs choses, arrivant à me détacher du fait qu'il avait une belle gueule et la première chose que j'appris était son indifférence à mes propos, à en juger par sa manière de me regarder et le ton, les mots employés, me retrouvant affublée du surnom de Blondie. En d'autres circonstances ou par le passé, je lui aurai asséné une réprimande ou alors je l'aurai brutalement fait assoir sur la chaise d'interrogatoire en lui ayant menotté les mains pour qu'il ne remue pas. Non, point d'allusion à être une dominatrice, tel que je le percevais, ça lui plairait trop. Ses premières phrases lancées, je décidai de ne pas en tenir compte et de le laisser parler en me mettant à regarder les boites et les bouteilles de médicaments. Je sortis d'une de mes petites poches de mon gilet pare-balles une liste de noms de médicaments à ramener avant de fouiller parmi le fatras à terre, veillant néanmoins à toujours garder le gugusse dans mon champ de vision. Au pire je pouvais dégainer mon Glock 22 s'il me sautait dessus et si j'étais plus rapide... Mais mieux valait ne pas y penser. Il était plus massif que moi et m'écraserai s'il me sautait dessus. La plupart des boites me tombant sous la main n'étaient pas celles que je cherchais ou alors certaines avaient la date de péremption passée. Plan secondaire donc.

Pour avoir glané des renseignements à ce propos par le passé, je savais que des médicaments périmés pouvaient encore servir même des années après leur date de péremption, il fallait cependant faire attention à quel médicament était concerné et si possible, quelle molécule à l'intérieure. Ce que j'avais donc sous la main pouvait servir. Je laissai cependant de côté les boites périmées qui datait de la crise il y a trois ans mais les anti inflammatoires, une volée d'anti biotiques ou encore des comprimés traitant le rhume ou des maladies revenues depuis la crise, servaient encore. La date de péremption de la plupart des boites que je trouvais avaient une date dépassée d'une année, le principe actif était encore valable pour un temps et je n'hésitai pas à en embarquer. Je pus même trouver une boite d'anti biotiques conçus pour guérir de la gastro encore dans les temps et je fis un sourire pour moi-même. Décidément cette pharmacie était la bienvenue et je remplis peu à peu mon sac de sport à demi ouvert sur le côté. Oh bien sûr il n'était pas bourré à la gueule loin de là mais il y avait déjà une petite quantité de boites. Peut-être que l'autre croyait que je me fichai de ce qu'il disait et c'était en partie vrai mais je laissai toujours une oreille traîner et je captai ses questions tandis que je continuai de trier et de m'affairer sans le regarder les boites à terre, un genou à terre, mon pistolet Glock jamais loin et mon fusil M4 dans le dos.

Votre gars qui vous a renseigné dit en partie vrai. Les infectés se déplacent désormais en hordes allant de plusieurs dizaines à plusieurs milliers d'entre eux, peut-être plus. Mais il n'y a aucune logique de rassemblement ou d'entraide entre eux, cela leur est inconnu. Je pense que l'infecté ne se rend même pas compte qu'il y en a d'autres comme lui, ça doit être une sorte d'instinct primaire qui le pousse à se déplacer et comme ils fonctionnent tous de la même manière, ça donne les grosses migrations que votre homme a pu voir. Peut-être vous en fichez vous mais je préfère en savoir plus sur notre ennemi que me contenter de peu. C'est ça qui nous a manqué pendant la crise, l'information.


Sur ma dernière phrase, je levai le regard pour fixer l'homme debout un peu plus loin, mon air sévère légèrement accentué par une frustration que j'expulsai légèrement en disant cette phrase. Je me mis ensuite à vérifier ce que j'avais dans mon sac en comparant avec ma liste. J'avais l'impression d'avoir ce qu'il me fallait mais je devais m'en assurer. Je me relevai avant de poser mon sac sur un bureau à côté et de comparer la liste et les boites médicales.

Et pour vous répondre, je suis seule aussi. Mon dernier groupe a été attaqué à la fois par les morts-vivants et des bandits avant d'imploser. Autant vous dire que je réfléchirai à deux fois avant de rejoindre un autre groupe. Il semble que chaque groupe de survivants s'il n'est pas voué à être seulement constitué de pourris est voué à disparaître et personnellement, ça me fait royalement chier.


J'avais la quantité de médicaments que je voulais, mes réserves étaient en grande partie reconstituées. Ça ne serait jamais parfait mais au moins, j'étais parée en cas de coup dur ou si je voulais encore sauver quelqu'un comme Kara. Je regardai à ma gauche pour grappiller des sachets de compresse, les rares pansements qui restaient et en écartant quelques cartons vides, je m'emparai d'une petite série de bandages avec des patchs. Une vraie aubaine dans cette fin du monde... C'était même peut-être la première fois que j'avais autant de chance en quête de ravitaillement. Satisfaite, je fis glisser ma liste dans le sac de sport avant de le refermer. Puis je regardai l'homme pendant que je remis mon sac de sport, plus lourd et que je remis mon M4 devant moi. Avec ce fusil à pompe, il en imposait, fallait le dire. La question maintenant était que quelles étaient ses intentions envers moi ? Qu'allait-il faire ? Il ne me semblait pas encore trop hostile et je ne souhaitai pas m'en débarrasser, du moins pour le moment. Il fallait dire aussi que je venais de faire mes petites courses tranquillement sous ses yeux. Le fusil n'avait pas bougé mais pour le coup, je ressentis une crispation de mes mains au niveau du M4. J'espérai aussi qu'il allait me montrer s'il était ami ou ennemi.

Qu'est ce que vous comptez faire ? Fouiller le reste du centre ? C'est ce que je compte faire de toute manière. En prenant à droite, il y a d'autres chambres et une sortie si je me rappelle bien. À gauche, des chambres avant d'arriver au service pédiatrique. En face, c'est pour revenir aux urgences puis ensuite l'entrée principale. Peu de chances de trouver d'autres médicaments mais maintenant tout est bon à prendre.



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MessageSujet: Re: Friend or Foe ? [TERMINÉ]   Friend or Foe ? [TERMINÉ] EmptyJeu 13 Sep 2018 - 20:28
Un peu agacé, Lance s’appuya sur un comptoir pendant qu’elle faisait son propre shopping. Belle perte de temps ceci dit en passant, même si elle semblait savoir ce qu’elle cherchait. Personne voudrait acheter ça à moins qu’elle ait des contacts avec des vrais professionnels qui pouvaient en tirer quelque chose. Ou bien c’était une junkie et elle prenait ça pour sa propre consommation, mais la femme ne semblait pas entrer dans le modèle type.

« Tu fais pas ton âge mais je suis plutôt sûr que je suis plus jeune que toi, alors tu comptes me vouvoyer longtemps? On est pas à Oxford pour thé et débat politique, tu sais. »

Non, on est dans un hosto en ruines, à se demander pourquoi il n’y a pas un cadavre à tous les coins de mur, plutôt.

« Déjà, c’est pas MON homme, ça fait un peu… Brrr… Je veux dire, on est en 2018, mais bon… Blergh… »

Le message en lui-même était intriguant cela dit.

« Comment t’en sais autant sur eux au juste ?  Parce que la dernière fois que j’ai posé une question à un infecté… Bah j’attends encore la réponse quoi. En espérant que cette… Horde comme tu dis, soit loin désormais. Il devrait plus rester que les solitaires du coup, ceux qui bougent à peine. Suffit de vérifier où on met le pied quoi. »

Il s’assied sur le comptoir, replaçant le fusil à son épaule. Elle marquait un point par rapport aux groupes, l’histoire de Lance n’était pas très différente de la sienne en fait. Après tout son poli baratin, un peu surprenant de la voir jurer aussi. Personne n’est parfait au dirait. Lance fut amusé par le comportement de la femme, tout de même, organisée et méticuleuse. Tout le contraire de lui.

« Bah historiquement, les troupeaux sont toujours les victimes des meutes. Et tant qu’il y a un, il y a l’autre qui prospère. C’est le règne animal de base je dirais.  »

Lance n’était pas certain de sa propre place dans la chaine alimentaire, et ne voulait pas trop savoir non plus. Le mieux restait de rester du bon côté de l’un et de l’autre. Il avait bonne réputation dans son coin, à Cascade-Fairwood, et ça lui évitait les ennuis la plupart du temps. Blondie semblait bien heureuse de ses trouvailles, et Walker songea que les poubelles de quelqu’un était toujours la fortune de quelqu’un d’autre. Pour sa part, Lance avait déjà ce dont il avait besoin en termes de premiers soins, du moins ce qu’il savait utiliser sans risquer d’empirer son propre sort. Il était là pour trouver de quoi faire du bon troc, rien de plus. Elle lui demanda ce qu’il comptait faire, une façon déguisée de connaitre ses intentions. L’ancien pilote se laissa descendre sur le sol. De plus près, elle n’était pas très très maigre, mais comparée à lui, on aurait pu lui offrir un ou deux sandwichs sans se sentir mal.

« T’es une vraie encyclo`  sur pattes toi, au dirait. Ouais, je compte fouiller un peu. Un tas d’appareil fonctionne avec des piles dans les hôpitals, il y aura peut-être une ou deux de potables dans les chambres ou au deuxième. J’ai un contact qui cherche une bonne paire de béquille aussi.  En supposant que le gars qui en a besoin ne soit pas mort avant mon retour à Renton… »

Son regard se posa sur le sac de la femme.

« Tout n’est pas bon à prendre dans mon livre à moi, mais si tu veux continuer à ramasser les trucs inutiles et me laisser ce qui a de la valeur, on peut faire le tour ensemble. Deux paires valent mieux qu’une et tout le tralala. Oh et, Blondie, si tu pointes encore une arme sur moi je te la fais avaler. Ils ne t’ont pas appris ça dans ton école de flic, ou bien tu as juste pillé un cadavre pour son gilet ? Je suis gentil et rigolo mais il ne faut pas pousser.»

Il rajuste son propre sac avant de faire quelques pas. Elle avait dit à gauche, je pense. Lance lui jeta un œil.

« Alors, tu viens ? Moi c’est Lance. »


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MessageSujet: Re: Friend or Foe ? [TERMINÉ]   Friend or Foe ? [TERMINÉ] EmptyVen 14 Sep 2018 - 18:41

Friend or Foe ?

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Il avait une belle gueule mais en revanche, pas beaucoup dans le ciboulot le pauvre. Au moins il avait plus ou moins deviné mon âge mais je ne répondis pas à sa remarque de le vouvoyer, je continuerai de le faire, tant pis pour lui s'il se croyait dans un autre contexte que la survie avec le vouvoiement, ce n'était pas mon problème et puis j'étais encore occupée avec mes boites de médicaments pendant qu'il me posait la question. Il continua pourtant de me parler mais je ne répondis pas, pas plus que je ne lui prêtai d'attention lorsqu'il évoqua les connaissances que j'avais sur les infectés. J'avais eu mes périodes seule ou en groupe où l'on était en train d'observer les comportements des infectés plus les informations de base glanées lorsque j'étais encore Special Agent. Je ne réagis pas lorsqu'il me qualifia d'encyclopédie ambulante, j'imaginai que pour un homme... rustique comme lui, balancer quelques informations sur les goules passaient pour être une érudite. Il avait raison en disant que des piles pouvaient être récupérables sur les appareils médicaux qui de toute façon ne serviraient plus. Je n'étais pas en rade de piles mais elles pouvaient être utiles pour les lanternes chez moi. Dommage que je n'avais pas de quoi réapprovisionner mon réchaud mais en allant dans les magasins à côté, c'était sûrement quelque chose qui pouvait se régler. Je notai cependant que l'homme était attendu et était basé à Renton. Peut-être ne faisait-il pas partie d'un groupe mais il travaillait peut-être avec certains d'entre eux. Mais mes expériences récentes en matière de groupes de survivants me poussa de me garder d'en demander davantage sur Renton malgré une petite curiosité.

En revanche, ses mots suivants captèrent mon attention et je le fixai d'un air vindicatif sans pour autant l'abattre sur place quoique j'étais en parfaite position pour le faire. Il n'avait pas l'air entraîné à manier son fusil et vu comme il le tenait, je n'avais qu'à lever mon arme et presser la détente pour mettre fin à son existence. S'il voulait m'intimider, il avait tort de le faire, je détestai que l'on me fasse ce genre de menaces. Il avait raison sur un point cela dit, il était rigolo. Peut-être était-il un ancien comique qui voulait jouer aux durs et gentil... pourquoi pas, j'avais pointé une arme sur lui et il trouvait le moyen de me faire partager son genre d'humour, si on pouvait appeler ça de l'humour. On avait des choses à mettre au clair.

Lance, ne me faites pas regretter de vous avoir épargné sous cette étagère. Je ne vous ai pas flingué parce que j'ai estimé que l'on pouvait peut-être s'entraider sur la fouille de ce bâtiment, pas pour jouer à vos mesquineries. On voit ce qui peut nous être profitable sans s'égorger. Si je trouve des béquilles avant vous, je vous fais signe, je ne fais pas semblant de les ignorer. En attendant, si je vous pointe encore avec mon arme, vous en faites pas, ce ne sera pas pour vous menacer. Bonne chance pour me la faire avaler. Et bonne chance pour votre homme qui n'aura pas ses béquilles.


Je ne le lâchai pas des yeux, ma dernière phrase fut conclue avec un relent de sarcasme lorsque j'étais agacée. J'ignorai le reste de ses remarques car j'avais l'impression d'avoir affaire à un sale gosse qui avait besoin d'une réprimande ou d'une pichenette derrière la tête pour se calmer et je commençai vraiment à regretter d'avoir épargné sa putain de vie. C'était horrible de me dire ça mais l'avoir flingué m'aurait peut-être facilité la vie... Non ce n'était pas mon style de me dire ce genre de choses. Nous n'étions peut-être pas les meilleurs amis du monde mais s'il y avait un vivant qui de surcroît n'avait pas l'air d'un mauvais bougre, seulement un peu dérangé et qui ne me menaçait pas, je devais au moins faire un effort pour collaborer et après, nous pourrions repartir chacun de notre côté sans échanger des coordonnées ou quoi que ce soit. Toutefois, je faisais attention à être à sa hauteur, sans lui tourner le dos. Au moins, je connaissais son nom, libre à lui s'il voulait m'appeler Blondie, moins il en savait sur moi, mieux ça valait pour moi. J'avais néanmoins noté dans un coin de mon esprit le nom de Renton où il y avait potentiellement des survivants ou un groupe. De mémoire, je savais que Renton était un peu plus qu'à mi-chemin entre Seattle et Tacoma. Cela allait peut-être donc faire l'objet d'une expédition découverte plus tard dans le futur...

D'un accord tacite, on se mit à fouiller chacun les chambres allant jusqu'au service pédiatrique et le moins que l'on puisse dire, c'était que la fouille avait été peu fructueuse. Mis à part d'autres petits pots de comprimés que même moi je ne voulais pas, on ne trouvait pas grand chose d'autre, du moins à ma connaissance. On trouvait surtout des vêtements d'hôpitaux, des gants en latex blanc ou encore des objets comme des plateaux servant à contenir de la nourriture. On trouvait ici et là des appareils médicaux mais la plupart du temps, ils étaient alimentés par l'électricité et comme aujourd'hui celle ci n'existait presque plus... Il y avait néanmoins parfois des piles avec de la chance. Je me retrouvai avec quelques unes d'entre elles et je laissai Lance s'en prendre également. Pas d'ennemi à l'horizon mais je ressentis un certain malaise croissant à mesure que l'on s'approchait de l'aile pédiatrique. En entrant dans une salle réservée au personnel, j'entendis un bruit qui m'interpella immédiatement. Je m'arrêtai brusquement dans ma marche en espérant que Lance fasse de même. Par anticipation à ses grognements de redneck, je lui fis signe de se taire avant de lui montrer en silence qu'il fallait écouter. Le bruit que je crus entendre s'amplifia légèrement et confirma mes craintes. Il y avait bien une goule qui gémissait dans la pièce mais je ne savais pas encore où elle était, comme si ses bruits étaient étouffés par quelque chose. J'échangeai un regard avec Lance avant de lever mon M4 et de me mettre à regarder la salle. Les recherches ne mirent pas longtemps pour déterminer la provenance des bruits, les grognements venaient d'un placard au fond de la salle. Vigilante, le M4 prêt à faire feu, je fis un regard à Lance pour m'assurer qu'il était prêt à agir avant de me saisir délicatement de la poignée du placard. Un dernier regard à mon collègue d'infortune, le voyant prêt, j'ouvris brusquement la porte mais au lieu de l'action à laquelle je m'attendais, je m'aperçus que la goule dans le placard n'était pas en mesure de se déplacer ou du moins très lentement car au lieu de la vigueur d'un mort-vivant fraichement infecté, on avait devant nous une goule toute desséchée sur laquelle il manquait de la peau, à mi-chemin entre le squelette et la peau sur les os. Une odeur épouvantable s'échappa du placard et je me plaquai un bras devant le nez avant de reculer. En revanche, il y avait une chose plus intéressante que la goule et la dite chose se trouvait à côté de notre ennemi, bien en vue.

Visiblement notre ami a la paire de béquilles que vous cherchez. Par contre si je m'attendais à voir un jour un de ces monstres comme ça être du genre amorphe... D'habitude lorsqu'ils voient des proies, ils pressent le pas et font tout pour l'attraper peu importe s'il manque une jambe ou un bras. Là à part grogner et lever péniblement un bras... Trois ans de pourrissement là dedans ?


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