The Walking Dead RPG

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- When reality catches up with us -
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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: When reality catches up with us   Mar 28 Aoû 2018 - 21:59
When reality catches up with us


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Il avait pas dit ça à la légère au réveil, il avait vraiment envie de rester avec elle, ici.... Loin de tout. C'était ça qui lui revenait à l'esprit alors qu'elle l'enlaçait, avant de passer à la vitesse supérieure pour le départ. Il angoissait, néanmoins elle l'attirait encore vers elle, dans le rire et les conneries pour qu'il pense pas. Là bas il tiendrait sa promesse en premier lieu, ça lui réchauffait le cœur d'imaginer qu'il puisse enfin s'attarder à sa petite fille. Peut-être que ça réveillerait la douceur en lui, celle qu'il avait à l'instant avec elle, sans qu'elle soit là pour l'extirper de lui. Y avait pas de raison, personne ne pouvait être insensible face à son enfant..... Personne sauf son père à lui, et sans doute sa mère aussi. La harpie l'invita à le resserrer plus fort alors qu'elle riait à ses allusions concernant ce qu'elle ferait en l'attendant.

- Déballer, mais pas déballer c'que tu penses non. Enfin sans toi ça sera difficile. Rit-elle au creux de son cou après qu'il ait accepté le marché au sujet de la douche. Tout irait bien pour lui non ? Son ex petite amie allait pas lui claquer la porte au nez tout de même si ? Louisie était sa fille à lui aussi, qu'il ait eu la trouille, ou Dieu savait quoi l'ayant poussé à partir, ça ne devait pas empêcher la mère de cette fillette de se souvenir qu'elle avait  besoin de son père. A sa réplique, Evelyn haussa les sourcils en avalant la dernière bouchée de sa pomme. J'aurai fait un super agent immobilier, sans doute.

Non, elle aurait pas été foutue de mentir comme la plupart des commerciaux ou vendeurs le faisaient pour faire acheter tout un tas de débilités à des gens trop crédules. D'ailleurs, elle faisait partie de ces gens. Naïve, trop fantasque sans doute, son monde à elle était édulcoré, bien moins sombre que ce qu'il était en réalité enfin... Depuis que le groupe l'avait rapatrié au Fort, depuis qu'elle avait retrouvé ce semblant d'existence semblable à celle qu'elle avait quasiment reniée, boudée, auprès de ses parents. Les yeux perdus dans le vide face à eux, elle lui offrit un sourire avant qu'il l'aide à descendre de son perchoir. Il était temps. Au revoir maison, au revoir les trois mois qui avaient chamboulé son existence pour la rendre plus.... Le fixant, avant d'être attirée vers lui pour mieux enrouler les bras autour de sa taille, Evelyn opta pour un dangereusement douce. Elle souffrirait encore, elle en était persuadée, rien qu'en rentrant alors qu'il irait voir sa fille, elle aurait la crainte au bide qu'il ne revienne pas. Plus tard, elle poserait les yeux sur les filles du fort, qu'elle connaissait ou non, et se poserait la même question : Est-ce qu'il s'amusait avec elles. Mais pour l'heure, l'assistante ferma les yeux et inspira son parfum avant de le laisser se détacher d'elle. La blondinette prit donc la direction de l'étage après avoir sorti des fringues propres de son sac. Rafraîchie, les cheveux brossés et noués en une queue de cheval haute, elle se poudra légèrement et enfila les vêtements dans lesquels elle était arrivée. Chemise blanche boutonnée mais pas jusqu'à l'étrangler, jeans, elle enfila ses boots et fit un dernier tour des chambres pour virer les draps de son lit, amusée par ce qu'il lui lançait du bas des marches.

- J'crie Roméo si tu veux mais y a pas d'balcon ! Rit-elle en terminant de ranger. T'en fais pas ça ira, mais merci. Le tout replié, Collins redescendit avec ses dernières affaires un poids sur le cœur malgré son sourire. Elle ouvrit une dernière fois son sac, y logea ce qu'elle venait de descendre et s'approcha du salon. Si les mauvais souvenirs s'y étant joués lui revinrent automatiquement, tout comme dans le hall où elle avait pleuré une grosse partie de la nuit, les mots qu'il lui avait dit ensuite l'avaient rassurés. Tournant les talons, elle s'approcha de la cuisine pour la voir baignée dans les premières lueurs plus claires du jour et souffla les deux bougies. Au revoir la cuisine moche, j't'aimais bien quand même, sans rancune. Sourit-elle.

Les cierges rangés à leur place, Collins agrippa la hanse de son sac et quitta la maison pour descendre les marches en voyant s'agiter quelques uns des leurs. Lucas était là, elle se hasarda à lui faire un petit signe. Si les choses s'étaient arrangées, il était sûrement toujours pas fan du fait qu'elle ait décidé de quitter la maison qu'ils avaient partagé près d'un an, encore moins qu'elle ait décidé d'inviter le tatoué qu'il détestait à vivre avec elle. Enfin, il s'y ferait, après tout elle n'avait jamais jugé Jenna malgré ses mots incisifs durant leur prise de bec, et quoi qu'il puisse lui dire ou conseiller, elle ne changerait guère son fusil d'épaule. Après quelques pas à traîner son bagage, la blondinette parvint enfin à la bagnole dont elle ouvrit le coffre. Au moins elle s'était pas gourée, y avait le sien de sac. Organisant le coffre au mieux, en entendant sa voix elle referma la portière arrière avant de sentir son cœur louper un battement.

Y avait l'autre fouine pervers et ses yeux de... Bha ses yeux de fouines justement. Il venait saluer le militaire, sympathique de sa part mais sur le vif, en le voyant là, Collins ne put s'empêcher de regarder si sa copine, la brune vulgaire, s'était mêlé aux joyeusetés. Non. Un long soupir fila ses lèvres malgré le rose qui poudrait ses pommettes. Elle l'aimait pas celui là, peu importait que May en soit folle, elle l'aimait pas. A son regard sa jolie blondinette méritait mieux que ce type. C'est sûrement c'qu'elle doit penser pour toi aussi Collins. Une pichenette mentale et l'autre garce dégringola son épaule alors qu'elle s'appuyait sur la carrosserie, d'un air faussement assurée, l'autre paume sur la hanche. Attitude faussement décontractée en avant, malheureusement pas suffisamment maintenue. Dès lors qu'elle croisa le regard sombre de l'autre idiot, elle fit le tour du véhicule et se faufila sur le siège passager. Elle entendait pas ce qu'ils se disaient, mais elle était pas bête. Quand il recula, Collins baissa les cils un moment pour le dépeindre comme une petite vieille, commère en plus de ça, et à peine le militaire fut-il dans la bagnole qu'elle ouvrit la bouche.

- J'sais pas c'qu'elle lui trouve May, il a...... Elle plissa les yeux, détournant le regard quand le trentenaire dehors la dépeignit en se marrant. des yeux d'fouine perverse.

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MessageSujet: Re: When reality catches up with us   Mer 29 Aoû 2018 - 21:09
Dès lorsqu’il franchit la porte, Donovan le sentit à nouveau ce poids sur ses épaules. Comme s’il avait une chape de béton armé qui lui tombait sur le coin de la gueule, le tatoué marcha jusqu’à la bagnole pour y coller son sac avant de prendre la direction de l’intendance. Sur le chemin, il croisa celles et ceux qui restaient encore ici, les chanceux, il leur enviait le manque de confort du district et leur laissait volontiers Fort Ward et son côté Wisteria Lane. Le seul point positif, c’était que là-bas, le brun pourrait faire la rencontre de toutes les nouvelles venues au camp. Incorrigible connard.

L’intendance était quasiment vide quand il en sortit son arme, saluant le type qui surveillait aujourd’hui tout ce joyeux bordel. « Garde tout en ordre jusqu’à ce que je revienne hein. » Il reviendrait peut être dans quelques mois, qui sait, Ela aurait peut-être besoin de son aide, Evy voudrait peut-être plus le voir, comme la majorité des personnes de Bainbridge, descendre le sénateur lui-même avait pas empêché certains de garder leur rancœur. Quoique, à faire son mea culpa auprès de sa famille, il pourrait toujours essayer d’en faire autant auprès de ses collègues ? L’arme sur le dos, Donovan grimaça, il avait rien à se reprocher et on pouvait pas le blâmer éternellement pour une décision, certains avaient fait plus et récolté moins de haine. Tous des connards arrivistes et des salopes mal baisées.

Ce fut une connerie de Nate qui le sortit de ses pensées. « Fais bon usage de la réserve que je t’ai laissé espèce de queutard de première. » Il allait lui manquer son pote de conneries, lui au moins il le jugeait pas, il était pareil, peut-être même pire. Faudrait qu’il le ramène à Fort Ward, il saurait plus où donner de la tête et des coups de bite. Mais pas d’effusion de sentiments, c’était pas leur genre, c’était des bonhommes. Le militaire salua d’un signe de la main son pote avant de prendre la direction de la voiture. La remarque d’Evy lorsqu’il fut installé au volant lui arracha un rire en même temps qu’il secouait la tête. « Ouais … j’vois vraiment pas c’qu’elle lui trouve. » Elle devait bien se dire la même chose Maybelline à propos de la plus jeune et de lui.

Le moteur ronronna dès qu’il tourna la clé dans le contact, la voiture avait été vérifiée la veille, le plein fait, tout était prêt. Donnie commença à accélérer quand quelqu’un ouvrit la portière arrière. « J’peux monter avec vous ? Les autres sont déjà entassés dans les autres voitures là … » Le tatoué fronça les sourcils avec un coup d’œil dans le rétroviseur. « Dwayne … je t’en prie, installe-toi maintenant que t’es déjà là. » Complètement incapable de lire l’ambiance dans la bagnole, le plus jeune collègue de Donovan commença à parler alors que la voiture commençait à rouler. « Hey Evy ça va ? » Le tatoué secoua la tête, le trajet allait être long avec cet abruti à l’arrière, cet abruti qui ratait pas une occasion de tenter de draguer lourdement la gamine, bordel qu’il était lourd et pas doué.

Le trajet allait être long, et il l’avait été, entre les vannes à la con de Dwayne, ses anecdotes à la con, ses questions à la con. Donovan avait cramé un paquet de clopes rien que pour le trajet, ses Ray-Ban rivées au nez alors qu’ils approchaient l’imposante grille de Fort Ward. Un coup d’œil à sa droite vers la blonde. « La fosse aux lions … » Inspirant longuement, leur voiture en tête de convoi, Donnie attendit qu’on vienne leur ouvrir, qu’ils viennent pas, ils repartiraient à Renton c’était pas grave. Les grilles s’ouvrirent. Plus de retour en arrière cette fois …


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: When reality catches up with us   Mer 29 Aoû 2018 - 21:54
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Bha tien, lui non plus ne savait pas ce que sa copine pouvait trouver à ce type là. Yeux d'fouine perverse, c'était le surnom qu'elle lui collerait spirituellement. Personne n'en saurait jamais rien hormis le militaire, et d'ici à ce qu'ils reviennent dans le coin, peut-être l'aurait-il oublié. Peut-être pas. Merde, finalement elle aurait peut-être pas dû lui dire. Son regard fila vers son profil alors qu'il démarrait enfin et qu'elle se hasardait à jeter un coup d’œil à la maison en un sourire triste. Y avait pas le confort qu'ils avaient à Fort-Ward mais finalement Evelyn aurait pu se contenter de tout ça, avec lui, parce que justement ici, Donovan était loin de ses problèmes. Soucieuse, la blondinette détacha les épaules du dossier et se pencha pour l'embrasser, juste comme ça, qu'il pense à rien durant le trajet, qu'il pense pas à ce qu'il retrouverait là bas, à toutes les conneries qu'on baverait sur lui, sur eux. Mais le bruit de la portière arrière la figea sur place, pire encore la voix familière de Dwayne la poussa au phare magistrale. Du genre de ce qui fait pchiter les oreilles, typiquement la roseur infâme qui semble vider votre cerveau du sang contenu au point que ce dernier ne soit plus capable de faire la correspondance entre les muscles et l'information : bouger, vite, vite vite.

S'il pouvait voyager avec eux ? Encore inerte, Collins arrondit gros les yeux en dépeignant les traits du tatoué au volant. S'il avait croisé son regard, elle était presque à la limite de se découvrir un don d'hypnose, néanmoins foireux puisque là, bien qu'elle se répétait intérieurement « non », il le pria de poser son auguste postérieur sur la banquette arrière. Rose, elle se racla la gorge et mit un sacré temps à répondre au soldat derrière. Et même si l'envie de lui dire que ça aurait été bien mieux s'il n'avait pas joué les incrustes la posséda, elle se contenta de se rembrunir dans son siège, déçue, les bras croisés sur la poitrine, pour soupirer.

- Ouais, Y avait pas plus froid, davantage encore qu'elle lui retourna même pas la question.

Elle se liquéfiait quasiment dans le fauteuil même, histoire de pas croiser son regard de crétin dans le rétro central, ainsi il verrait sûrement pas son air bougon et ses roulements d'yeux exaspérés quant aux conneries qu'il déblatérait à peine Donovan fit avancer le convoie. Tout y passa de l'histoire d'un de ses potes qui s'était vautré dans la boue d'un des coins du District, à d'autres débilités pour lesquelles elle n'avait aucune sorte d’intérêt. Et quand il ramenait sa trogne d'abruti au centre des deux sièges, non seulement son petit cœur pulsait trop vite parce que la proximité lui plaisait pas, que ça la ramenait à celle violente qu'avait pu avoir son pote comme il disait du temps ou Mills respirait encore le même oxygène qu'eux, mais tout autant parce qu'elle devait sourire comme une niaise pour pas qu'il se rende compte qu'elle en avait rien à cirer de ses histoires à la con.

Quant à son militaire, il enfumait la bagnole, et elle avait pas besoin de lui demander pourquoi, visiblement il trouvait son sous-fifre aussi passionnant qu'elle. Pauvre andouille sérieusement, s'il avait choisi une autre bagnole elle aurait pu poser la tempe contre le conducteur et l'aurait tiré de ses pensées néfastes mais là...... A part entretenir un cancer qu'elle espérait jamais le faucher, et ne pas desserrer les dents ou juste pour ponctuer sans entrain, il passait pas un très bon moment. Faisant mine de suivre néanmoins, ce ne fut qu'aux abords des grilles qu'elle tourna les cils vers lui. Son cœur pulsait lourdement, sans doute autant que le sien, il lui transmettait son angoisse et c'était pas forcément agréable. La fosse aux lions, effectivement, l'impression d'aller dans l’arène pour se faire bouffer toute crue la fit même déglutir. Là, rien à foutre de Dwayne, puis visiblement ce crétin regardait ailleurs. Evelyn logea la main au pommeau de vitesse, sur la sienne, pour entremêler ses doigts aux siens alors qu'ils ouvraient et qu'il pouvait avancer. Son regard croisa le sien, elle aurait aimé lui dire que ça irait, mais l'autre nouille trop cuite sur la banquette arrière revient coller sa sale pomme entre eux deux. Immédiatement Collins vira ses doigts et reposa nerveusement la main sur ses genoux.

- Ha ouais les fosses, t'souviens Vivy ? Encore ce surnom débile, il l'avait appelé Evy le long du trajet mais visiblement le retour aux sources le rendait encore plus bête qu'il l'était déjà. Collins fronça les sourcils, roula des yeux devant Floyd et soupira en lui chuchotant du bout des lèvres un Il a pas inventé la poudre lui, qui l'obligea à réprimer un rire nerveux pour pas faire se percuter les deux neurones de leur passager. La pêche aux canards, t'en as r'fait depuis ? Pas le temps de répondre alors que le voiture avançait pour se parquer là où elles étaient garées habituellement. Faudra qu'tu reviennes, on s'était marré t'avais vom.....

- Ouais j'sais tout l'monde sait, c'est fun on s'est marré, blablablabla. Le coupa-t-elle en riant faussement avant de rosir. Il l'agaçait celui là.

A peine la voiture fut stoppée qu'elle quitta l'habitacle pour l'air frais.... ça sentait l'iode, elle s'en souvenait plus de ça. Néanmoins si la bouffée d'oxygène lui fit du bien dix petites secondes, les regards eux, même s'ils savaient rien, la poussèrent à s'activer vers le coffre pour y fondre avant de sentir le militaire derrière elle. Et l'autre jacassait encore, se marrant de l'avoir vexée.

- J'aurai aimé qu'il s'incruste pas, j'suis navrée. Sa main glissa sur le bras de Donovan pour le frictionner en un sourire qui se voulait rassurant. Ça va aller, tout ira bien. Profitant de la cache du coffre ouvert, Evy logea l'autre main à sa nuque pour l'embrasser à la commissure des lèvres avant de reprendre. J'm'occupe de ton sac, t'en fais pas, et là maison elle est là bas. Son index pointa la direction, elle lui indiqua rapidement le chemin à suivre ainsi que le vieux numéro de laiton qu'il trouverait sur la baraque. T'as qu'un mot à dire si tu veux que je viennes, même si j'pense pas que ce soit une bonne idée, mais j'suis là quand même. D'un regard elle fixa le poignet où elle avait attaché la chaîne la veille. Quant à Dwayne, puisqu'il l'avait fait chier, autant qu'il serve ce crétin.

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: When reality catches up with us   Jeu 30 Aoû 2018 - 22:19
Voiture garée, moteur arrêté. Ils étaient vraiment rentrés cette fois, Donovan aurait aimé que le trajet dure plus longtemps, enfin pas avec cet abruti de Dwayne dans la bagnole qui passait son temps à raconter des conneries dont le monde entier se foutait complètement, à ressasser les souvenirs de ce bon vieux Homer. Plus d’une fois le tatoué avait eu envie de le jeter de la bagnole, mais finalement ils étaient arrivés et le seul avantage, c’était de pouvoir s’extirper de la carcasse à roulettes. L’air de Fort Ward lui donna l’impression d’être lourd, écrasant, épuisant, pourtant, c’était le même qu’à Renton, tout ce qui changeait, c’était ceux qui le respiraient en même temps que lui. Ajustant ses Ray-Ban sur son nez, comme pour se cacher, Donnie alla s’affairer à décharger le coffre.

« Bah on peut pas rester coupés du monde de toute manière. » Un maigre sourire étira ses lèvres, il voulait pas trop montrer à Evy comme il se sentait, en colère, effrayé, pourtant à l’instant, le militaire se disait que finalement son père avait eu des couilles en acier pour oser revenir après avoir abandonné sa femme et son gosse. Un rapide baiser pour y trouver du courage et le tatoué inspirait longuement. Il écouta les explications de la blonde avant de glisser son pouce à sa joue, un sourire pour seule réponse. « Je te rejoins pour tout déballer. » L’humour, ça aidait. Au moins un peu, assez pour qu’il s’éloigne de la voiture, sans un dernier regard pour Evelyn, sinon il était pas certain d’avoir le courage de continuer. Mais il avait promis d’essayer. Pourtant, il en prit des détours, par l’intendance, par l’armurerie, saluer ceux parmi ses collègues qui le considéraient pas comme un raté, ses potes de poker. Et finalement, quand la journée du retour fut bien avancée, Donovan prit la direction de la maison.

Elle était encore là, cette maison où il avait essayé de mener la vie qu’était pas faite pour lui. L’après-midi touchait à sa fin, par la fenêtre il la vit à l’intérieur. Il les vit. Beatriz tenait Louisie dans les bras, il était assez près de la maison pour pouvoir les observer. Un sourire fendit ses lèvres en même temps qu’une pointe fendait son cœur. Il en aurait pas la force, lâche comme il était, Donovan s’apprêta même à tourner les talons mais au dernier moment, son regard croisa celui de la mexicaine. Merde. Frottant l’arrière de son crâne, en rangeant les lunettes de soleil dans la poche de sa veste, le brun avança jusqu’à la porte d’entrée. Trois coups sur la porte, lents, sourds.

Il eut l’impression que trois heures passèrent avant que la porte s’ouvre sur le visage fermé, en colère, de la brune. Il lui en voulait pas de l’accueillir comme ça, il lui en aurait pas voulu de le cogner, mais au lieu d’une arme, c’était leur enfant qu’elle tenait dans les bras. « Bea … » Tu vas dire quoi ducon ? « T’es pas obligée de m’écouter, t’as le droit de me claquer cette porte à la gueule, je le mérite, je … je suis rentrée … à Fort Ward. » Pas ici, pas avec elle, il en avait pas la force, il avait, et elle aussi sans doute, trop de fierté. « Je suis désolé, je t’ai … je vous ai abandonnées mais j’ai pu réfléchir en trois mois … j’ai envie de faire partie de sa vie, d’essayer. » Un rictus amer fila les lèvres de la mexicaine, lui brisant à nouveau le cœur autant que lui avait brisé le sien.

Ses yeux gris passèrent de Beatriz à la minuscule forme gesticulant dans ses bras. « Elle … a tes yeux. » hésita-t-il avant de baisser les yeux au sol. « Je partirai plus loin d’elle Bea … je te demande pas de me pardonner ou de me laisser revenir dans ta vie, parce que je continuerai juste à y foutre le bordel, mais Louisie … laisse-moi essayer. » C’était tout ce qu’il avait, il pourrait pas la forcer, il en avait aucun droit et il y avait plus rien pour l’y aider. Tout ce qu’il pouvait espérer, c’était que la mexicaine le comprendrait, pas pour elle mais bien pour leur fille. « Il est tard, j’ai pas envie de parler ou de te voir. » Le brun accusa le coup, passant sa langue sur ses lèvres et sa main à sa nuque. « J’repasserai demain … pour qu’on en discute. » Qu’il fasse ce qu’il voulait, c’était tout ce qu’il savait faire de toute manière. Voilà la réponse que lui servit la mexicaine avant de fermer la porte.

Seul, comme un con, c’était mérité, pourtant ça faisait mal quand même. Mais il avait pu reposer son regard gris sur sa fille, son visage fit naître un sourire sur son visage, triste, quelques larmes perlant aux coins de ses yeux. Inspirant longuement, le tatoué prit la direction de la maison qu’Evy lui avait indiquée. Le pas trainant, lent, lourd, il évita les regards de ceux qu’il croisa jusqu’à frapper à la porte. Il était épuisé, vidé, passablement au fond du trou et pas de ceux qu’il aimait. Mais le tatoué se força à sourire pour pas que la blonde s’inquiète lorsque la porte s’ouvrit.


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MessageSujet: Re: When reality catches up with us   Jeu 30 Aoû 2018 - 23:38
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Oui, rester coupé du monde aurait été plus simple, le temps qu'elle l'avait lui, le reste lui importait peu finalement. Enfin il y avait bien Lucas, plus loin ici et qu'elle vit sortir de sa bagnole en trombe certainement pour rejoindre Jenna, mais lui n'avait plus besoin d'elle, il avait la serveuse. Quant à l'homme qui lui faisait face, la main logée contre sa joue en un maigre sourire - esquisse qu'elle lui rendit d'ailleurs -, même s'il lui disait pas elle savait qu'il avait besoin d'elle. Ils avaient pas besoin de parler pour se comprendre, les mots c'était juste de la poudre pour colorer le tout. Sa boutade, en revanche, l'invita au rictus alors qu'elle opinait. Il avait pas besoin d'elle pour ça, pas besoin d'elle pour l'accompagner là bas. C'était pas sa place, qu'en penserait Beatriz ? Néanmoins s'il avait émis le souhait qu'elle l'accompagne, Evelyn l'aurait fait pour l'aider.... Égoïstement peut-être aussi pour ne rien imaginer de ce qui, à peine s'éloigna-il, déjà lui assaillait l'esprit.

- L'chef t'aide pas à débarquer tes valises Vivy ? Cette voix à semi moqueuse l'invita à sursauter pour mieux revenir à l'instant et aux billes caramel de Dwayne. Encore près du coffre, elle éluda sa question qui n'avait pas besoin de réponse, c'était plus qu'évident non puisque Donovan venait de partir ? Penchée, prête à agripper la hanse de son sac et celle du sien, elle recula rapidement les doigts quand le rouquin s'empara du paquetage du militaire. J'vais t'aider, avec ta force de moustique tu vas jamais y arriver. Rit-il en embarquant le bagage pour suivre Floyd. Immédiatement son cœur loupa un battement et elle lui agrippa le bras avant de relâcher la pression. Quoi ?

- Il vit plus là bas il...... Enfin t'as loupé un chapitre ou quoi ? Son sourire lui donnait envie de lui foutre une claque tant il était bête et inapproprié. Pfff laisse tomber, enfin t'as qu'à m'suivre il...... Allez mens, ça t'preservera des ragots tout autant que lui encore quelques jours avec un peu de chance. L'assassina sa conscience à l'en faire rosir tandis qu'elle refermait le coffre en emportant sa valise à roulettes. T'as qu'à l'déposer chez moi, il viendra la récupérer plus tard, Donovan a des trucs plus importants à faire pour le moment. Au moins Dwayne ne lui posa pas de questions, récupérant le simple sac à dos qu'il avait embarqué, en s’incrustant dans la bagnole, pour la suivre jusqu'à chez Lucas.

Deux heures avait passé peut-être plus, et toujours pas de signe de Donovan alors qu'elle entreposait les cartons dans le hall de cette nouvelle maison en compagnie du rouquin. Le stress monta d'un cran subitement. Il s'est peut-être réconcilié avec elle Evy, après tout oublies pas : il l'aime encore. Le timbre nasillard dans le creux de sa tête la poussa à déglutir. Une nuée de frissons dégringola son échine et son regard se mit à briller, à trop scintiller même alors qu'elle entendait vaguement la voix du jeune homme près d'elle. Si elle allait bien ? Ouais, non...... néanmoins même s'il insista pour l'aider, Evy le remercia avant de quasiment le coller à la porte. Dos à celle-ci, elle s'y laissa fondre pour reprendre son souffle. Ses yeux filèrent à l'horloge accrochée dans le hall. La trotteuse résonnait même dans sa poitrine, comme le métronome de son cœur. Est-ce qu'il avait pris sa fille dans ses bras ? Est-ce qu'il l'avait.... embrassée elle ? Elle ne fit rien d'ailleurs, incapable de faire mieux que de fixer l'horloge jusqu'à bondir quand un poing résonna sur le battant quelques minutes plus tard encore, ou heures, déjà elle songeait plus à tout ça. Se redressant mollement, la jeune femme jeta un œil par le judas et se pinça les lèvres en reculant. Merde. elle avait rien foutu bon dieu de bonsoir....... Agitée subitement, Evy éventra un carton ou deux, le plus silencieusement du monde, feintant être à l'autre bout de la baraque, et en extirpa tout un tas de conneries qu'elle éparpilla sur le parquet. Ça ferait l'affaire.

- J'arrive !!! Lança-t-elle, à l'autre bout du corridor avant de débrailler son chemisier, ébouriffer sa queue de cheval, puis d'avancer pour lui ouvrir. Manquant de se prendre les pieds sur le tapis au passage, elle s'accrocha donc à deux paumes sur la clinche et termina par se balancer au bout de celle-ci, en rosissant avant de se redresser rapidement en un large sourire. Tu pouvais rentrer sans toquer tu sais. Déjà son regard voguait sur lui qui entrait, tâchant de lire ses émotions. Perplexe, elle hésita à lui demander, angoissée quant au fait qu'il passait peut-être juste pour récupérer son sac et retourner chez la Mexicaine. Et rongée par l'angoisse elle avait rien foutu. Même s'il y avait un peu de boxon dans le couloir là, Donovan était pas con au point d'imaginer qu'elle ait pu devenir bordélique en à peine trois heures ou plus. Combien de temps lui faudrait-il avant de lui dire que, finalement, il retournait auprès de Beatriz ? Son cœur battait comme les tambours d'une tribu Africaine. Le sang avait quitté ses traits, vibrant néanmoins dans ses doigts qui tremblèrent en refermant le battant. Fallait qu'elle demande sans demander, pour plus ressentir ce malaise. Dos à la porte, en croisant son regard, elle lui offrit un maigre sourire. Tu....... ça a........ Elle pouvait pas non. Il lui en parlerait s'il voulait, au lieu de ça, Evelyn scruta autour d'eux et passa à autre chose, qu'il se détende, qu'elle se détende elle aussi. Son sourire s'élargit, espérant qu'il reste bien comme il lui avait dit dans cette bibliothèque. Tu veux visiter avant qu'on déballe tout ?

Même si elle n'avait aucune idée en tête pour le moment, le stress étant l'invita à songer à son allusion auprès de la bagnole et le feu lui bouffa les pommettes alors qu'elle tremblait presque à l'idée qu'il soit simplement venu récupérer ses affaires. Pourtant, s'il avait vu sa fille, tenu sa promesse, c'était tout ce qu'elle souhaitait. Néanmoins ça aussi elle était incapable de lui demander, encore bouffée par le stress de l'attente, par celui qu'il lui avait refilé, et les doutes qui la traversaient encore. Sans doute attristée aussi par le possible fait qu'il soit triste malgré son sourire, ou qu'il ait pas pu y aller, ou encore qu'elle lui ait laissé aucune chance de voir Louisie.
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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: When reality catches up with us   Ven 31 Aoû 2018 - 21:38
Il avait failli entrer là, comme s’il avait été à Renton, comme si c’était encore sa baraque là-bas. Alors que c’était même pas sa baraque, sa maison elle tenait dans un gros sac militaire qui était entre ces murs-là, normalement. Mais Donovan avait préféré frapper, c’était toujours chez Evelyn et pas chez lui, c’était pas une coloc’, c’était un service rendu. Et puis là, ce soir, en revenant de les voir, le tatoué avait pas le cœur à jouer les gars à l’aise partout, il parvint juste à afficher un sourire quand la porte s’ouvrit sur le visage de la blonde. Son sourire se fit d’ailleurs plus vrai en la voyant, elle avait l’air en pleine galère, même si d’un coup d’œil, le brun remarqua qu’il restait un paquet de trucs à ranger.

Passant le pas de la porte, Donovan observa un peu plus l’intérieur. C’était une sacrée baraque, plus cossue que celle de Renton, moins rococo. Les gens qui vivaient là avant tout ce merdier avait pas lésiné sur la décoration, c’était pas son style mais ça avait du style. « Ouais … » souffla-t-il finalement d’un air absent. Visiter ou déballer les cartons, dans le fond il s’en fichait. Ce retour lui retournait le cerveau, le cœur, le rendait malade. Inspirant longuement, le tatoué porta ses doigts à la poche arrière de son jean. « Chier … » Il avait plus une seule clope et pas l’envie de courir le camp pour en trouver.

Ses billes grises se posèrent sur la blonde, fronçant un instant les sourcils, avant que finalement, il s’approche assez pour l’attirer à lui, ses doigts saisissant sa main. Sa main glissa à sa nuque pour la tenir contre lui, ses lèvres à son oreille. « Tu crois qu’on peut remettre la visite et le rangement à demain ? J’ai plus de clope en plus … Je crois que j’ai besoin de ma version sexy de Serge … » Se reculant à peine assez pour croiser son regard, Donovan tenta de lui dire. Il avait rien, personne d’autre qu’elle ce soir pour oublier la merde que c’était. A quoi il s’était attendu franchement ? Que Beatriz lui dise que tout roulait et qu’il pouvait garder Louisie pendant des mois si ça le chantait ? T’es vraiment un abruti. Cette fois encore, il pouvait pas donner tort à la petite voix dans son crâne.

A nouveau silencieux, parce qu’il voulait pas parler, le brun vint l’embrasser. Il avait voulu le faire depuis un moment, pour se donner de la force, pour noyer tout l’empilement de merdes. T’as autre chose pour noyer tout ça. Son front posé contre celui d’Evy, le tatoué reprit finalement. « On s’occupera de tout ça demain, mais on peut fêter ton emménagement ici, ta liberté … Où est-ce que t’as foutu mes affaires ? J’ai ramené un petit souvenir de Renton. » Il avait ramené plusieurs souvenirs, mais celui qu’il avait à l’esprit, c’était une petite flasque de whisky trouvée quelques jours plus tôt, rangées dans son sac qui était il savait pas où. « Allez en route. » Soulevant la blonde de terre, une main à son dos l’autre derrière ses genoux, le tatoué monta l’escalier, faudrait qu’elle le guide jusqu’à ses affaires, cette chambre qu’elle lui prêtait.


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MessageSujet: Re: When reality catches up with us   Ven 31 Aoû 2018 - 22:20
When reality catches up with us


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Ouais, rien que ça l'invita à reprendre une respiration normale. Il venait pas récupérer ses affaires pour rentrer chez lui. Parce que finalement oui, même s'il avait fui cet endroit, cette maison là, où vivaient sa fille et son ex petite amie, c'était chez lui parce qu'ils avaient emménagé ensemble là bas. Rassurée, malgré la roseur à ses joues, Evy ferma les paupières une minute, toujours dos à la porte, les deux mains sur la poignée derrière elle, juste au cas où il aurait fallu qu'elle lui ouvre, qu'elle le laisse partir, pour mieux les rouvrir en l'entendant jurer. Son cœur loupa un battement en capturant son froncement de sourcil. C'était peut-être pas apaisant en fin de compte, c'était peut-être pas ce à quoi elle s'attendait ou.... Quand il s'approcha d'elle, que sa main s'empara de la sienne et bientôt le contact de ses doigts contre sa nuque fit s'envoler l'angoisse et les doutes encore présents dix petites secondes plus tôt. D'instinct elle agrippa les fibres qui le couvrait, les serra à s'en blanchirent les articulations. Qu'il parte plus, qu'il parte pas, même si elle pouvait pas le retenir autrement que de cette manière là.  

Je crois que j’ai besoin de ma version sexy de Serge … Un large sourire rougeoyant étira ses lèvres, un rire s'en échappant, la poudre aux joues déjà présente depuis l'instant où ses lèvres s'étaient approchées de son oreille. Tout ce qu'il voulait franchement là, elle ferait tout ce qu'il voulait. Elle avait eu peur, s'était rongée les ongles tout le temps où il n'était pas là, où il était chez celle qu'il aimait toujours, et pourtant il était revenu vers elle. A l'instant c'était peut-être pas une preuve de quoi que ce soit, simplement que c'était plus simple pour lui d'être avec elle que de rester dans une baraque où la femme qui le détestait vivait, mais Evelyn le vit comme une chance de pouvoir faire perdurer le peu de choses qu'ils étaient ensemble. Dans ses mots, malgré tout, l'ex étudiante côtoyait son addiction, à défaut d'une cigarette c'était d'elle qu'il voulait. D'elle dont il avait besoin. Finalement il avait pas besoin de mots, elle avait pas besoin de lui demander s'il y avait vraiment été, juste ses paroles le lui certifiaient, autant que ses gestes contre elle. Alors elle abdiqua, encore, et sa propre conscience souffla comme un veau agonisant dans le creux de son crâne. Mais bon dieu, elle pouvait pas lui refuser quoi que ce soit là, parce que derrière cette tendresse particulière, derrière son sourire, il y avait tout ce qu'il lui disait pas et qui le rongeait. Ses lèvres scellées aux siennes, Evy glissa la main libre à sa nuque pour lui répondre silencieusement avant qu'il l'oblige à reprendre son souffle. Le vertige que d'être avec lui s'en irait jamais, tout ce qu'elle ressentait, tout ce qu'il lui subtilisait chaque fois un peu plus, ne tarirait jamais.

- Oui oui, on rangera d'main on s'en fout j'vais pas mourir si y a du boxon dans le couloir. Rit-elle avant de hoqueter quand il la souleva sans prévenir. Monsieur est pressé, t'as de la chance, mademoiselle est d'humeur aussi. Un nouveau rire fila dans la montée d'escalier avant qu'elle lui indique où trouver sa fameuse superbe chambre en imitant la voix du vieux GPS qu'utilisait son père à l'époque. Dans deux mètres, à l'intersection, tournez à gauche.

La porte était entrouverte, elle la repoussa avant qu'il y colle sa semelle. Pas qu'elle trouvait pas ça sexy d'envoyer valdinguer un battant, simplement qu'ici, elle en avait pas rien à foutre des traces de gomme. Enfin, elle en avait déjà pas rien à faire à Renton, alors que la baraque lui appartenait pas, mais ici, son côté propret était somme toute exacerbé par l'idée qu'il s'agissait bien de sa demeure.... de la leur finalement, même s'il voyait pas les choses de cette manière. Parce que tu lui as pas vendu l'idée comme ça, sans quoi il se serait tiré en courant, imbécile. Cracha l'infecte petite garce renfrognée dans le coin cosy de sa tête.

- T'peux le dire, je suis maniaque oui. Elle sourit, terminant par tendre le bras, comme une hôtesse présentait les articles dans la vitrine d'un télé-achat, pour lui présenter sa pièce à lui. Le lit était pas encore fait, elle avait pas eu le temps, enfin, elle avait surtout pas pris le temps avec le stress et les idées qui lui grignotaient le crâne. Y avait juste le couvre lit de satin. Son sac sur le fauteuil un peu plus loin, prés de la fenêtre. Elle te plaît ? Interrogea Collins avant de glisser les lèvres à son oreille en un sourire. C'est all inclusive t'as du bol, après si le loyer est dans tes cordes, alors j'vais sûrement parfaitement m'entendre avec le nouveau locataire. Reculant, elle croisa son regard avant de pincer les pétales. J'suis contente qu'tu sois là, j'me sens libérée mais pas encore tout à fait en revanche. Une allusion, comme ça en passant, parce que même si elle était blonde, et parfois niaise, Evelyn savait parfaitement ce qu'il désirait, ce qu'il avait besoin pour se sentir plus serein. Il était ainsi fait, elle lui en voulait pas, et même si ça pouvait paraître dégradant à certaines paires d'yeux, ça l'était pas pour elle. Encore plus qu'j'ai dû m'colitiner Dwayne quasiment deux heures, il voulait m'aider, il m'a tellement saoulé, rouhhhhhh.

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