The Walking Dead RPG

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- Un service pour un service -
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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Dim 30 Sep 2018 - 17:30

“The only thing that matters in the end is your own survival. ” 

Étranges sentiments contradictoires. D'un côté, la fierté de ne pas s'être laissée aller à la bassesse d'un léger état d'ébriété pour mieux justifier une possible fuite au matin. Celle de ne pas retomber dans ses anciens travers et de commettre une erreur mille fois commise. Celle de se raisonner pour ne pas entacher une relation qu'elle chérit plus qu'elle ne veut l'admettre. Profiter de cette soirée et de ce que celle-ci a à offrir sans profiter de la jeune femme assise à ses côtés. Pourtant, Monroe ne peut empêcher une autre partie d'elle-même de se remplir de regrets. Ceux de ne pas s'être laissée aller à cette étreinte. De ne pas avoir eu l'audace d'effeuiller la coutelière pour découvrir un corps qui lui fait tant envie. De ne pas s'être laissée bercer par des soupirs lascifs et entraînée par des courbes féminines diablement tentantes. La sagesse ne lui sied guère quand le désir lui brûle encore littéralement les entrailles et qu'il suffirait d'un geste de la forgeronne pour que toutes ses belles résolutions s'évanouissent.
Elle ne fait cependant aucun geste pour la retenir quand cette dernière se redresse du canapé, prononçant des excuses qui restent sourdes pour la brune. Elles n'avaient pas lieu d'être. Ça avait été son choix de boire, et encore le sien de l'embrasser. Et pour une fois, elle comptait bien assumer ce geste.

Évitant quelques instants les prunelles bleues dans lesquelles il lui est si aisé de se perdre, elle se contente d'acquiescer aux offres encore une fois généreuses de Kara. Inutile de jouer de fausse politesse en déclinant l'offre en se contentant de son sac de couchage. La proposition est délicieusement tentante, bien trop dans l'inconfort que représente son quotidien. « Merci. » Ses yeux louchent sur l'oreiller et la couverture. « Pour tout. » Elle imagine déjà la sensation du dentifrice au matin, mais n'a pas le courage de se relever pour l'heure. Elle regarde la jolie blonde s'éloigner et ouvrir la porte qui conduit à l'étage inférieur, relevant enfin ses yeux dans les siens. Invitation renouvelée dans sa bulle. « Je m'en souviendrai. » Un mince sourire et la porte se referme, comme ses paupières alors qu'elle se laisse retomber au fond du canapé, soupirant bruyamment. « Idiote » Et la mécano ne sait si c'est pour le baiser, ou pour ne pas avoir continué plus loin. Ses doigts viennent un instant frôler ses lèvres, encore marquées par celles de son hôte, avant de soupier une nouvelle fois.
Se relevant finalement, elle sort de son sac sa lampe torche qu'elle actionne avant d'aller éteindre toutes les bougies allumées plus tôt par la Kara, histoire d'économiser la cire. Retirant son pantalon, elle attrape l'oreiller qu'elle place en bout de canapé avant de s'allonger, soupirant d'aise quand l'arrière de sa tête rencontre la douceur du tissu rembourré. Sa nuque la remercierait presque alors qu'elle se recouvre de la couverture, propre et imprégnée d'une odeur agréable et qui commence à devenir familière, celle de la forgeronne. Et pour éviter de se laisser emporter par de de trop dangereuses pensées, Monroe éteint sa lampe torche et se cale sur la côté fermant les yeux en quête d'un sommeil réparateur.

[…]

Quand elle ouvre les yeux quelques heures plus tard, elle est surprise de l'absence de cauchemars. Toutes les nuits ou presque, son agression lui revient en mémoire sous la forme de mauvais rêves. Mais pas cette nuit. Elle ne s'est pas sentie tomber dans le sommeil et ne s'est pas réveillée comme à son habitude. Quand on mène la vie qu'elle s'est imposée, on ne dort jamais réellement profondément, pas si on veut rester en vie. Mais quand elle étire ses muscles sur le canapé, aucune crampe ne vient la tirailler, aucune lourdeur dans le corps ou nœud dans le dos. Pour la première fois depuis une éternité elle a dormi comme un bébé. La jeune femme s'offre même le privilège de flemmarder encore dix minutes comme ça, avant de finalement se lever, tâtonnant dans l'obscurité pour allumer à nouveau sa lampe torche. Il fait encore nuit et le soleil ne se lèvera pas avant une bonne heure mais elle n'a plus sommeil. Elle n'a, de toute façon, jamais été une grosse dormeuse.
Enfilant à nouveau son pantalon, elle s'octroie une bonne rasade d'eau – et sans arrière goût celle-ci – et se dirige vers la salle de bains, trouvant là où son hôte lui avait dit une brosse à dents et du dentifrice. Un geste tellement anodin mais qui lui procure tellement de bien quand la mousse remplit sa bouche d'une fraîcheur mentholée. Bordel ce que c'est bon ! Elle fait durer cet instant bien plus que son hygiène bucco-dentaire l'exige mais elle s'en moque. Tous ces instants, qui bientôt prendront fin, sont bons à prendre. Elle se passe un coup d'eau sur le visage pour se réveiller pleinement et son petit rituel terminé, retourne dans la pièce principale pour enfiler chaussettes et chaussures de randonnée, ainsi qu'une veste en coton à capuche pour la fraîcheur matinale.

Une fois prête, la mécanicienne ouvre la porte empruntée la veille au soir par Kara et descend prudemment et discrètement jusqu'à l'étage inférieur où doit encore travailler la jolie blonde. C'est le moment où elle devrait se sentir mal à l'aise par rapport à ce qui s'est passée hier. Le moment où elle devrait prendre son sac et s'éclipser avant que la demoiselle s'en aperçoive et l'éviter soigneusement dans les semaines à venir. C'est en tout cas la façon dont elle agirait habituellement. Mais pas aujourd'hui. Pas cette fois. Et elle ne sait pas pourquoi mais ne cherche pas à trouver de sens à ce changement de comportement.
Quand elle pénètre dans la forge, elle s'arrête un instant, étudiant l'endroit silencieusement alors que la propriétaire des lieux n'a pas encore détecté sa présence. Une place impressionnante elle doit l'admettre où chaque chose semble être à sa place pour une utilité bien précise. Du Kara tout craché en somme. Fonctionnelle, perfectionniste, avec des jambes parfaites... Monroe se racle la gorge, autant pour remettre ses idées en place que pour annoncer sa présence. Et quand deux iris bleues se posent sur elle, la brune brise enfin la silence. « Je te dérange pas ? » Après tout, elle n'avait jamais trop aimé qu'on vienne la déranger quand elle travaillait. Elle n'aime toujours pas ça d'ailleurs. Elle était donc bien placée pour concevoir toute l'intimité sacrée du lieu et le possible fait qu'elle soit de trop présentement. « C'est donc ici que tu passes le plus clair de ton temps quand tu ne m'entraînes pas dans des aventures périlleuses ? » Une petite boutade alors qu'elle comble l'espace qui les sépare, curieuse de la voir à l'oeuvre.




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Kara Moreau
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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Dim 14 Oct 2018 - 14:02

“The only thing that matters in the end is your own survival. ” 

Les escaliers en colimaçon étaient lentement dévalés, chaque pas allait de pair avec ses pensées et relevait un peu plus son menton. Monroe s'en souviendra, la blonde n'avait que peu de doute là dessus, elle l'avait marqué par ce doux prélude délicat, c'était une certitude. Quant à l'avenir, elle préférait finalement ne pas le prévoir et profiter du présent, du souvenir encore récent de cet aveu sans voix qui faisait à nouveau battre son cœur contre sa paroi. Un coup de fouet qui stimula la coutelière à se mettre au travail sans pour autant battre le fer pour ne pas entacher le repos de cette précieuse invitée.

Entre ses tâches régulières d'entretien et de nettoyage des machines, elle s'aventura à la lumière de ses lampes à huiles à ranger un minimum son grand espace de travail qui ne reflétait actuellement en rien son tempérament. Il y avait du laisser aller dans ce coin là et la brune ne devait surtout pas voir ça. Elle redressa alors ses manches imaginaires et rangea son entrepôt, rendant à chaque outil la place qui lui était destinée. Le charbon de mine s'en retrouva soigneusement empilé près du foyer de la cheminée éteinte, à côté du tisonnier et au pied du soufflet géant qui habituellement alimentait les flammes. La lourde enclume juste en face avait été aménagé d'une chaîne entourée à son pied puis à son support, de lourds aimants rouillés y trônaient dans l'unique but d'éviter qu'elle ne sonne trop à chaque usage, un petit ajout post-rôdeurs. Les nombreux marteaux qui traînaient autour retrouvèrent leurs copains contre le mur, elle n'en laissa que deux non loin de l'énorme bloc de métal : un gros de deux kilos et un second bien plus léger destiné aux détails. Même traitement pour les tenailles et pinces éparpillées un peu partout aussi bien au sol que sur ses nombreux plans de travail. Le disque à polir et la meuleuse traînaient sur son îlot centrale et furent disposés contre un meuble, juste à côté du poste à soudier et de la perceuse à colonne. L'endroit commençait à ressembler à une forge organisée. Un grand coup de balais et quelques allers et retours vers l'extérieur pour remplir son énorme sceau d'eau et c'était enfin bon.

Que faire ? Travailler sur le patron du futur couteau de combat de la mécanicienne fut finalement un sujet assez séduisant et qui l'occupa un long moment. Penchée au dessus d'une table, épais crayon en main, elle finit par se satisfaire de son esquisse en une heure. En revanche, commencer à découper le fer maintenant risquait de faire trop de bruit et de réveiller son hôte, de même pour travailler le bois du manche, elle ferait tout cela le lendemain. Pour cette heure avancée de la nuit, elle avait une envie particulière, celle de fabriquer une batte de Baseball digne de ce nom. Une entreprise silencieuse et qui sera forcément utile pour quelqu'un à l'avenir.

Après une longue rasade de vodka en guise de café, elle rangea son matériel pour le remplacer par un autre : des gants épais pour travailler le métal, une batte en bois de bonne facture de marque Barnett, du fil de fer, une pince universelle classique et une pince coupante. La première étape de son plan consistait à créer son propre fil barbelé, en récupérer un déjà fait n'avait rien fastidieux mais la blonde était ainsi, il fallait qu'elle maîtrise tout et qu'elle arrange l'ensemble avec son expérience, toujours. Après une nouvelle lichette d'alcool, elle se lança et coupa de nombreuses petites tiges de métal d'une taille avoisinant la hauteur de sa paume. Le résultat en fera des tiges un poil plus longue qu'un barbelé dit classique, juste ce qu'il fallait pour ce nouvel univers. Sans précipitation, elle coupa ensuite deux longs fils de trois mètres cinquante et les tressa entre eux avant d'y réaliser de nombreuses torsades avec ses petites tiges pré-découpées et ce tous les dix centimètres. Une heure de pleine attention plus tard : trois mètres cinquante de barbelés maison relativement solides.

"Ta naissance approche. Comment va t-on te baptiser ?" Marmonna t-elle en dévisageant la batte avant d'esquisser un petit sourire en coin de lèvres. "Dolores." Douleur en espagnol, un charmant clin d’œil à ses anciens voisins d'Europe. Quant au fait de parler à sa matière première, à un mur ou à une arme, c'était un grand classique pour la coutelière habituée à la solitude de ses lieux, rien de bien inquiétant là dedans.

Elle attrapa Dolores ainsi que son fils barbelé et fixa le bout de celui-ci à l'extrémité de la batte à l'aide d'un clou en U à double pointe. Elle le tira pour qu'il épouse le bout rond de l'arme en bois et y planta un nouveau clou à l'extrémité dans le but de le maintenir bien en place. La première attache étant faite, elle saisit le bout de son barbelé et le bloqua fermement dans l'étreinte de l'étau qui était fixé en bout de table. Retirant ses gants, elle prit l'arme à deux mains et inspira profondément pour se préparer à l'étape plus physique à venir. Dans un long soupir, elle commença à enrouler la batte avec force autour du dangereux fils tout en gardant celui-ci bien tendu afin d'éviter que le barbelé ne flotte sur le bois. Le moment que choisit Monroe pour débarquer et annoncer son approche d'un raclement de gorge. Déjà ? Le jour n'était pas encore levé, si ? Ah non. Le temps avait filé à une vitesse incroyable qu'elle n'en avait pas ressentie son écoulement et sa surprise en fut conséquente. "Non, non, pas du tout, rassure toi." C'était franc, elle n'avait aucune gêne à l'idée que l'on puisse l'observer à la tâche, même en plein délire sur une rapide création qui lui vaudra surement pas grand chose au final. "Bien dormi ?" Quant à sa remarque sur son antre secrète, elle lui arracha un timide sourire alors qu'elle s'en retourna à son activité de roulage de batte autour de son fils barbelé. "Oui. C'est mon petit havre de paix, là où ma survie prend tout ..." Elle se coupa un instant pour pousser un petit râle sous l'effort alors qu'elle effectuait sa dernière rotation. "... tout son sens." La plus dure étape enfin terminée, elle desserra son étau et reprit son marteau pour fixer durablement le barbelé dans le bois à l'aide deux derniers clous. Rapidement, elle essuya d'un revers de main la poussière brillante à son front et fit ensuite tournoyer sa batte post-apocalyptique dans le creux de sa main, elle était parfaite. "Je te présente Dolores Barnett, 800 grammes, 81 centimètres de bonheur. Je pense qu'elle trouvera vite un nouveau propriétaire. Elle devrait attirer pas mal de mâles en manque de virilité." Il n'y avait plus vraiment de grosses voitures pour combler, et les armes étaient alors souvent prisées pour se faire, là où ironiquement les gros calibres six-coups partaient bien plus vite qu'un semi automatique pourtant plus adapté à la survie. Elle aurait bien testé quelques mouvements avec Dolores mais n'ayant jamais vraiment appréciée le Baseball, la maîtrise du geste lui manquait et il n'était alors pas question de se ridiculiser devant la mécanicienne. "Le jour n'est pas encore levé, je t'offre un café ?" Et elle reposa sur ses mots la batte Neganesque sur son plan de travail. Ce n'était pas vraiment une question, ses pas l'amenaient déjà vers un vieux meuble de ferraille où reposait un petit réchaud de camping accompagné de sa casserole d'eau, ainsi qu'une cafetière à piston et un pot de café en poudre. Cette zone souvent utilisée de nuit portait un caractère sacré pour la forgeronne, tout comme l'alcool c'était sa nouvelle vitamine C et dont elle abusait régulièrement. C'était aussi un excellent moyen pour s'occuper l'esprit et pour ne pas repenser à la veille et éviter rougir bêtement sur place. De quoi lui laisser de précieuses secondes pour remettre de l'ordre dans ses idées.




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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Mer 24 Oct 2018 - 18:09

“The only thing that matters in the end is your own survival. ” 

Ses pas la rapprochent de la jeune femme tandis que ses yeux continuent de voler ci et là, s'attardant parfois sur un outil qui la fait s'interroger sur son utilité, sur quelques armes confectionnées et dont la vente prochaine se fera au No man's land ou ses environs. Monroe a toujours eu une sensibilité accrue aux odeurs qui impriment un lieu. Comme celle attachée à son garage, la tôle souvent froissée des véhicules, l'échappement des pots, un peu d'essence, et même l'odeur très identifiable de cette marque de cigarillo que fumait son oncle. Ici se mélange le métal, qui, une fois chauffé, laisse son empreinte olfactive sur les murs de l'atelier, et le bois, plus apaisant, plus chaud, plus vivant.
Rassurée sur sa présence non invasive, elle comble finalement le peu de distance restant et vient se poster aux côtés de la forgeronne, acquiesçant à sa demande. « Je me suis reconnectée aux deux mots 'sommeil réparateur' » Elle n'avait en effet plus dormi aussi bien depuis des lustres et elle lui en était doublement reconnaissante.

Ce n'est qu'à cet instant que ses yeux se posent plus en détail sur l'objet entre les mains de Kara. Si de loin elle n'avait distingué qu'une banale batte de baseball, elle assiste en direct au perfectionnement et à la toute particulière distinction de cette dernière en l'honneur d'un fil barbelé fait maison enroulé soigneusement autour du morceau de bois. Par un besoin maladif d'imager toutes ses pensées et souvent ses propos, Monroe imagine déjà ladite batte exploser les crânes des « marcheurs » ou, plus sournoisement, des congénères humains qui restent sur la planète. Trop encombrante et lourde pour son gabarit, et pour le peu de connaissance en ce sport, une telle arme lui serait bien inutile, mais la brune reconnaît que le travail est soigné et que le rendu est assez fun.
Elle reste silencieuse un moment, trop accaparée par sa contemplation, repensant à l'arme prêtée et laissée au premier étage dont la finesse d'exécution et les finitions sont la parfaite signature du talent de sa comparse. Un rire finit tout de même par lui échapper quand les présentations un peu saugrenues la tirent de ses pensées. « Je vois ce que tu veux dire. J'étais mécano j'te rappelle, t'imagine pas le nombre de mecs que j'ai croisés, si fiers de leur grosse cylindrée rutilante. Mais tu sais ce qu'on dit, grosse voiture, petite... » Elle laisse volontairement sa phrase en suspens, laissant glisser son index sur le bois de la batte un instant, évitant soigneusement le barbelé. « Mais il n'y a pas que les mecs qui ont besoin de compenser, c'est pourquoi je mise tout sur une petite gonzesse pas bien épaisse. Si je gagne, tu me devras un verre. » La mécanicienne délaisse l'objet, fourrant ses mains dans les poches arrière de son jean à défaut de savoir quoi en faire d'autre. « Très rock’n’roll en tout cas. » Un sourire avant que ses yeux s'ouvrent avec surprise et envie. « Et elle a du café... » Sa voix aussi la trahit, mélange de désir pour cette substance noire qui lui manque tant et de ce qui ressemble lointainement à une supplication juste pour quelques gouttes.

Son regard suit la jolie blonde, s'attardant encore sur ses courbes avant qu'elle ne ferme les yeux le temps de se redonner contenance. « Désolée Dolores, c'est le genre de proposition qu'on ne refuse pas... » Un adieu sans réels regrets alors qu'elle finit par rejoindre la coutelière, attendant patiemment la boisson dont l'odeur lui chatouille bientôt agréablement les narines, la faisant inspirer profondément et fermer les yeux quelques instants. Le silence, non pesant, s'installe bientôt et elle jette un nouveau coup d'oeil aux différents établis. « Tu as un vrai talent tu sais. » Ses yeux croisent les prunelles bleues de la propriétaire des lieux. « C'est bien plus que du simple travail. Forger, donner forme et vie à un objet, toutes les finissions pour rendre la pièce unique, c'est assez impressionnant et toi tu... as vraiment de l'or dans les mains. » C'était le compliment qu'elle avait fait à Monroe la veille mais clairement, il n'y avait, à son sens, pas l'ombre d'une comparaison possible. Ce n'était pas simplement fabriquer des lames, c'était vraiment un art à part entière. « Ca doit être assez fascinant de voir le procédé de fabrication par ailleurs. » Ce n'était pas là une requête ou une proposition mais une banale constatation. Comment, de la matière première on pouvait parvenir à une finesse d'exécution pareille. La jeune femme laisse finalement le silence reprendre ses droits, pensant déjà au travail qui l'attend dès que le soleil inondera l'endroit de suffisamment de lumière. En attendant, quoi de mieux qu'un petit café pour commencer la journée. Surtout avec une si agréable compagnie.




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Kara Moreau
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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Mer 31 Oct 2018 - 10:10

“The only thing that matters in the end is your own survival. ” 


Le repos de son invité arrache un petit sourire à l'hôte qui prend à nouveau conscience du luxe dans lequel elle baigne et des cadeaux qu'elle offre en retour. Difficile d'en faire plus, la mécanicienne arrive presque au bout de la liste des services bien-être de la maison, la fin des surprises approche. Un clin d’œil pour simple retour et elle s'en retourne à son oeuvre qui ne manque pas de piquant. Elle n'a pas oublié pour autant qu'elle parle à une mécanicienne de métier, bien au contraire, elle savait qu'elle serait comprise et n'éprouve pas le besoin de terminer la phrase délaissée en suspens, ça frôle l'évidence. Les nouvelles présentations faites, la forgeronne relève son museau et s'interrompt un court instant dans sa démarche. Un pari suivi d'une dégustation ? Quoiqu'il arrive, elle reste gagnante et peut ainsi profiter d'un autre moment en compagnie de la belle brune, intéressant. "Une petite gonzesse pas bien épaisse ? D'accord, partons là dessus." D'un hochement de tête, elle valide la proposition et s'affère à son café qu'elle prépare à l'ancienne et dans les règles de l'art du piston. Ce n'est pas digne d'un Starbucks et le café utilisé n'a rien d'extraordinaire, c'est seulement un tas de grain dont la date de péremption était la plus éloignée. Cela n'en reste pas moins une divine boisson au délicieux goût du passé, encore faut-il ne pas plonger dedans.

Dans l'attente d'y voir son eau bouillir, elle croise ses bras sous sa poitrine et s'adosse à la colonne de bitume juste à côté de son coin café. Les compliments fusent en toute honnêteté et si il ne s'agissait pas des lèvres de la brune, la blonde n'en rougirait pas, autant là, c'était difficile de résister. Ses pommettes colorées tranchent immédiatement avec son expression qui se veut stoïque, humble et distante à la fois. "Oh, c'est... c'est seulement la résultante de quelques formations agrémentées par un héritage riche en savoir-faire. On peut dire que j'ai été grandement aidée." Un apprentissage aussi guidé couplé à une passion aussi forte, le mérite conséquent s'en faisait bien plus mince à ses yeux, elle ne mérite pas un tel éloge. Cependant, elle n'est pas sans ignorer la valeur de son savoir faire dans ce nouveau monde, bien au contraire. "Tu n'as qu'à repasser un soir, je te montrerai et tu constateras par toi même la simplicité de la chose." Encore une nouvelle invitation, décidément, la blonde en vient à surprendre elle même tant la répétition de la chose s'en fait constante.

Ses traits se détendent aussitôt et ses rougeurs s'évaporent doucement alors qu'elle se tourne vers sa machine à café maintenant que l'eau y frémit. Elle la glisse avec soin dans sa cafetière au piston relevé et patiente tout en laissant le silence s'installer quelques brèves secondes. "On évitera l'alcool et je garderai mes distances, promis." Elle a eu toute la nuit pour se refaire en boucle le baiser échangé et analyser son attitude un peu trop gourmande, autant s'en amuser maintenant. S'en retournant à son café, elle abaissa le piston et patienta à nouveau avant de remplir l'unique tasse qui traînait dans le coin pour la tendre à son invité de marque. "Bien serré, j'espère que ça t'ira."Pas de casse dalle pour aller avec, le luxe de la forgeronne vient d'atteindre ses limites. Cette dernière évite volontiers le café pour ne pas troubler le sommeil qui devrait la faucher d'ici quelques heures et attrape la vodka juste à ses côtés. Le fond de la bouteille était toujours là, un brin plus maigre qu'en début de soirée, certes, elle n'a fait qu'en siroter un peu à l'occasion : prudence, mère de sûreté.  




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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Jeu 1 Nov 2018 - 18:43

“The only thing that matters in the end is your own survival. ” 

« Oui c'est 'juste' ça »
Une réponse teintée d'ironie et de sarcasme alors qu'elle se force à ne pas apposer des guillemets imaginaires avec ses doigts dans l'air chargé d'une délicieuse odeur de caféine. « Juste » quelques formations. « Juste » un héritage solide. Une chose que Monroe lui envierait presque si elle était faite de ce bois là. Une histoire familiale centrée sur un lieu commun, sur le partage d'une passion. Ses parents à elle avaient été des intellectuels, faits pour les longues études et un style de vie aisé. De vrais petits poissons dans l'aquarium d'une bourgeoisie dans laquelle elle ne s'était jamais réellement sentie à sa place. Sa mère avait certes mis les doigts dans le sang sans pourtant se salir les mains, elle, la brillante chirurgienne qui avait sauvé tant de vie. Ses mains à elle, c'était avec du cambouis qu'elle les encrassait, et son seul talent restait celui de réparer des morceaux de ferraille sur roues et non des vies humaines. Non Monroe n'avait jamais rien partagé avec ses parents, si bien qu'inconsciemment, elle en était presque devenue l'exact opposé. La tatouée, la boxeuse, la mécano, la bisexuelle assumée. La brune comprenait donc aisément l'attachement à ces quatre murs et ce qu'ils pouvaient représenter pour la coutelière. Bien plus qu'elle ne le laissait paraître, peu encline à glisser sur le terrain délicat d'un passé de toute façon révolu.

Observant silencieusement la jeune femme qui lui fait face pour le moment, elle retient un sourire face au léger rougissement de ses pommettes. Difficile d'imaginer l'impassible Kara rougir pour quelques compliments basiques sur son travail. Elle se sent néanmoins comme flattée de la voir sans le masque qu'elle réserve aux autres. Comme si ce moment partagé depuis la veille était hors de tout, dans une bulle cotonneuse dans laquelle le temps ne faisait plus son œuvre. C'est apaisant, rassurant, une bouffée d'oxygène dans ce nouveau monde - plus si nouveau que ça – gouverné par la peur, la méfiance et le doute. C'est reposant de ne plus se sentir, le temps de quelques heures, sur le fil du rasoir.
La jeune femme ne sort de ses pensées pour une fois agréables que pour répondre à l'invitation de sa comparse. « Si je peux assister à la création de mon couteau... ça me plairait assez. » Le cadeau promis et qui remplacera dans un futur proche l'arme prêtée par la jolie blonde. L'idée d'en voir la conception depuis le tout début, l'évolution jusqu'au produit fini lui arrache même un sourire enthousiaste. Sans compter que ça lui évite de trouver une excuse crédible qui la pousserait à repasser ici à l'improviste.

La blonde se détourne et s'affaire à la préparation de sa boisson, faisant s'arquer un sourcil légèrement amusé quant à la grande sagesse dont elle fera preuve. Garder ses distances ? À contrario de la veille ? Est-ce qu'elle regrettait déjà ? La mécanicienne en doutait, son attitude de ce matin le prouvait. Alors quoi ? Pensait-elle que c'était ce que la brune désirait ? Parce que même intelligemment tentée comme elle l'avait été par Kara, c'était bien elle qui avait initié le baiser et la seule chose qui lui avait dicté de faire machine arrière était sa volonté de ne pas tout gâcher comme à son habitude. S'approchant silencieusement derrière la forgeronne, elle glisse doucement un « Dommage » avant de planter ses prunelles dans les siennes quand cette dernière se retourne pour lui faire face. Léger sourire joueur, elle ne précise évidemment pas si elle parle de l'alcool ou de la prise de distance. Son regard parle pourtant pour elle. C'est surprenant pour elle qui prend d'habitude la tangente dès que les choses évoluent trop vite sur cette voie. Mais la lassitude de cette solitude à laquelle elle se contraint depuis presque deux ans, le bien être ressenti avec la blonde... elle ne sait pas vraiment pourquoi ce 'dommage' est sorti dans une invitation pas si subtile que ça. Mais il est là, en suspens. À quoi bon survivre après tout si sa vie se résume à réparer des véhicules pour se nourrir, si elle a constamment peur de retomber sur le même genre d'hommes que ceux rencontrés l'hiver dernier. Monroe en a assez des cauchemars sur son agression, des regrets semés ci et là dans toute la région. Est usée de devoir parfois penser tout haut juste pour entendre le son d'une voix. Le masochisme pour se punir de pertes dont elle n'est pourtant pas responsable a peut-être assez duré. Et peut-être que Kara est le premier pas vers un autre chose que son quotidien morne. Elle ne va cependant pas plus loin que ce simple mot et attrape la tasse qu'elle lui offre. « Merci » Reprenant ses distances elle hume l'odeur qui s'échappe de l'objet qui lui réchauffe les mains, soufflant pour ne pas se brûler et se mordant l'intérieur de la joue pour ne pas rebondir sur les dernières paroles de la coutelière, qui percutent sa matière grise dans un double sens évident. Elle trempe prudemment ses lèvres dans le breuvage et en avale une petite gorgée, fermant les yeux à tous les souvenirs qui jaillissent à ce simple geste. Les rouvrant, elle les plante dans ceux de Kara. « C'est parfait. » Elle s'en offre deux autres gorgées, laissant un court silence s'installer avant de reprendre. « Je peux t'emprunter quelques outils ? J'en prendrai soin promis. » C'est qu'une réparation l'attend et que le soleil ne va plus tarder à se lever. Toutes les bonnes choses ont une fin après tout.




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Kara Moreau
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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Lun 5 Nov 2018 - 16:24

“The only thing that matters in the end is your own survival. ”  


Son invitation est un franc succès et un léger sourire vient fendre ses lèvres. Quant à l'aspect décevant soufflé tout bas par son interlocutrice, il lui vole un clignement discret qui allège son regard naturellement distant. La blonde a vu juste et cette ultime parenthèse valide aussitôt les maigres doutes qui pouvaient encore la hanter. Elle n'a maintenant plus besoin de s'assurer de cette vérité et n'est pas prête de ramener le sujet sur le tapis, tout du moins, pas tout de suite. Leurs prunelles se croisent et face au sourire amusé de sa vis à vis, elle sent le coin de ses lèvres s'incurver à son tour. "Dommage, en effet." dit elle tout bas en feignant d'être grandement peiné par cette remarque pour jouer sur la surenchère.

Le ciel commençait déjà à rougeoyer sur Seattle. La forgeronne en profite pour éteindre ses lampes et se dirige mollement vers un coin de son entrepôt pour en sortir une lourde caisse à outils standard. La mécanicienne devrait pouvoir y trouver son compte. Elle s'en saisit, non sans un fin râle et l'invite à la suivre 0 l'extérieur d'un geste de la tête. La lourde porte de sortie de secours passée à coup d'épaule, elle fait le tour de son terrain et repasse devant ses grands barils d'eau de pluie à l'abris derrière son enceinte de métal et de tôles. "Je vais rester là, je peux t'être utile, sauf si ça te dérange, bien entendu." Le sommeil n'est pas encore assez puissant pour l'éloigner de la brune, pas encore. L'idée de pouvoir rejoindre son canapé-lit lui arrache tout de même un petit bâillement qu'elle couvre du dos de la main, pas question de faire arrière de toute façon, il faut faire avec et elle fera avec.

Laissant tout la mécanique à la professionnelle, elle dépose la caisse au pied du véhicule et se rend à l'arrière pour en ouvrir le coffre espérant que des merveilles puissent s'y cacher. Finalement, non, pas grand chose à l'horizon, si ce n'est d'épaisses couvertures pour passer l'hiver sans trop grelotter et quelques conserves qui se battent en duel dans un carton. Le petit jerrycan d'essence à demi vidé l'a ravie en revanche, ce n'est pas le jackpot, mais c'est toujours mieux que rien. Déchargeant le tout en silence, elle empile ses trouvailles plus loin et s'étire avant de retourner auprès de la tatouée à l'oeuvre. Les bras maintenant croisés sous sa poitrine, elle penche la tête sur le côté pour la dévisager et brise le silence qui s'était installé. "Tu t'en sors ? Tu veux un autre café ou un truc à grignoter ?" Le confort de son invité avant tout, la blonde n'allait pas relâcher ses réflexes d'hôte parfaite de sitôt ! De plus, faire du sur-place et l'observer dans un élément qu'elle maîtrisait d'une main de fer lui allait très bien aussi. La mine concentrée de Clarke à la tâche avait quelque chose d’envoûtant et de captivant. Quant à la crasse qui recouvrait ses mains, elle n'avait rien de rebutant pour la coutelière, c'était même tout le contraire.




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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Mar 13 Nov 2018 - 12:19

“The only thing that matters in the end is your own survival. ” 

Le moment est passé, refermant avec lui les différentes possibilités qu'offrait cette parenthèse inattendue. Le café englouti, Monroe suit la forgeronne, à présent pleinement réveillée pour la tâche qui l'attend. La température extérieure est encore fraîche dans cette aube teintée d'orange et de rose typique de cette partie du pays. Elle remonte la fermeture éclair de sa veste en coton et cache une partie du visage en se calfeutrant sous sa capuche dans un geste presque devenu réflexe dès que ses pas la conduisent dehors. Un simple geste de la tête à la négative pour signifier à la jolie blonde que sa présence ne la dérange pas, souriant légèrement à sa lutte contre Morphée. Tellement décalées, elle qui débute sa journée de survie quand celle de la coutelière s'achève presque.
Délaissant la propriétaire des lieux pour se mettre en action, elle se met en quête des outils nécessaires pour terminer le travail demandé et ouvre la portière conducteur pour prendre place derrière le volant, ou plus précisément en-dessous de ce dernier, là où se trouve le neiman dans lequel on insère la clé pour d'ordinaire démarrer le moteur. D'ordinaire. Ses nombreux tours de passe-passe de la veille ont certes été utiles mais seulement pour un démarrage forcé ponctuel. Réitérer l'opération de manière régulière n'aurait pour seul résultat que flinguer définitivement le moteur de l'utilitaire. Il lui faut revenir à une mise en contact moins radicale et donc, pour cela, perforer les goupilles de verrouillage. Le problème majeur réside en l'absence d'appareil électrique pour forer proprement dans une manœuvre de quelques minutes à peine.

Ressortant du véhicule elle cherche un foret de douze millimètres avant de se placer à nouveau derrière le volant. Sur le siège passager, elle récupère du scotch noir résistant posé à première montée et un outil quelconque qui n'aura pour seule fonction que de servir de support au foret sélectionné. Elle les assemble tous les deux à l'aide de l'adhésif, s'assurant que rien ne bougera même avec la force des futurs impacts. Attrapant le marteau prit plus tôt, elle s'engouffre, comme la veille, sous le tableau de bord, le visage proche du trou de la serrure.
Perfectionniste dans l'âme, ne pas pouvoir travail avec précision et proprement la contrarie quelque peu mais sans perceuse électrique, elle n'a pas vraiment le choix. Se plaçant aux deux-tiers de la hauteur du trou de la serrure, elle place le foret contre celui-ci et commence à donner de petits coups secs mais assez forts contre l'outil qui le retient afin de l'enfoncer progressivement dans le but de briser les pênes de verrouillage. Chaque axe disposant de deux sections, composées d'un ressort chacune, il lui faut percer plusieurs fois et retirer le foret à chaque fois pour permettre aux morceaux de l'intérieur de tomber au fond du barillet. Il lui faut être à la fois précise et délicate pour ne pas bousiller toute la serrure mais taper assez fort pour briser l'intérieur de celle-ci et la déverrouiller.
Concentrée pleinement sur chacun de ses gestes, il faut quelques secondes à Monroe pour se rappeler qu'elle n'est pas seule et tourner son regard en direction de Kara. « Oh hum non ça va. Je préfère en terminer avec la dernière de ces petites saloperies. » Un sourire rapide avant de pencher à nouveau le visage sur la serrure et d'amorcer la dernière pénétration, jusqu'à entendre le bruit distinctif de cassure quelques longues minutes plus tard, tendant l'oreille pour s'assurer que le morceau de métal et le ressort sont tombés au fond de celle-ci.

Elle ne sait réellement combien de temps elle a passé sur ce mécanisme au lieu des deux minutes réglementaires, sûrement beaucoup plus, mais une fois terminée, la brune s'empresse d'attraper un tournevis. « Bon, la bonne nouvelle, c'est qu'il te suffit à présent d'enfoncer un tournevis dans la serrure pour démarrer ton utilitaire. » Et pour prouver ses dires, elle effectue le geste et tourne ce dernier, faisant ronronner le véhicule une dizaine de secondes avant de couper le moteur. « La mauvaise, c'est qu'il te suffit d'enfoncer un tournevis pour démarrer le véhicule alors... évite d'en informer trop de monde. » Elle descend du camion, rangeant les outils dans la boîte et s'essuyant les mains dans un chiffon avant de tendre le tournevis à la coutelière. « Je n'ai pas abîmé l'extérieur de la serrure alors pour n'importe qui ne possédant pas l'information, il pensera qu'une clé est nécessaire. »

Quelques banalités échangées, quelques remerciements et elles retournent toutes les deux à l'intérieur jusqu'à l'appartement, à l'étage, de la forgeronne où Monroe a laissé ses affaires. Son travail ici est terminé et elle n'a plus vraiment de raison de rester. D'autres personnes l'attendent au No man's land et il lui faut y être avant midi. C'est presque avec regrets qu'elle range soigneusement son sac et l'envoie valser à nouveau sur ses épaules, récupérant au passage le couteau prêté par Kara en attendant que le sien soit prêt. « Je te promets d'en prendre soin. » L'arme a quelque chose de rassurant, autant pour ses performances que la certitude qu'il lui apporte de revoir la jolie blonde. Un nouvel échange, cordial, sans sous entendus ou jeu de séduction. La parenthèse prend faim et Monroe sent déjà le poids du monde réel alourdir ses fines épaules. Cette simple soirée a remis plusieurs choses en question et elle ne sait pas vraiment quoi faire de toutes ces interrogations. Mais l'avantage – ou non – avec une vie de solitaire est qu'elle avait tout le temps d'y réfléchir.

À nouveau à l'extérieur, la propriétaire la raccompagne jusqu'à l'entrée de son ''territoire''. « Merci encore pour ce moment. » Un léger silence, et la gêne s'installe du côté de la mécano durant quelques secondes, peu douée pour ce genre de moment. Finalement, un simple raclement de gorge lui redonne contenance et pour ne pas rendre ça plus mélodramatique que ça l'est déjà, elle se contente d'un simple « Tu sais où me trouver » accompagné d'un sourire quelque peu mystérieux avant de tourner les talons après un dernier regard.
Oui, cet interlude lui a été salutaire, et quelque part, elle espère qu'il y en aura d'autres mais pour l'heure, il lui faut retourner à sa solitude et sa survie primaire. Sa routine à elle, plus morne aujourd'hui qu'elle ne l'était hier.


FIN




    In the end we're letf alone
    It was a big big world, but we thought we were bigger Pushing each other to the limits, we were learning quicker By eleven smoking herb and drinking burning liquor Never rich so we were out to make that steady figure ⠇7 YEARS, LUKAS GRAHAM
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