The Walking Dead RPG

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- Un service pour un service -
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MessageSujet: Un service pour un service   Mar 21 Aoû 2018 - 17:14

“The only thing that matters in the end is your own survival.” 


Août 2018.

Une goutte de sueur perle le long de son dos alors qu'elle s'active avec sa clé pour remettre en place la pièce retirée vingt minutes plus tôt. Une Harley. Ça fait longtemps qu'elle n'en a pas vu, et encore moins réparé et ça la rendrait presque nostalgique de s'affairer ainsi sur la cylindrée. Ici elle est à sa place. C'est facile. Il y a une logique qui fait écho à son caractère. Chaque chose à sa place. Une pièce pour une utilité bien précise qui, lorsqu'on en comprend les mécanismes, donnent un schéma logique dont il suffit de suivre le fil conducteur. Accroupie aux côtés de l'engin, elle n'a pas besoin de réfléchir. C'est automatique. Beaucoup plus qu'avec les humains. Et ses compétences lui sont plus qu'utiles en ces temps de survie où elle troque son savoir contre de la nourriture. Des services qu'il lui est plus facile de vendre depuis sa petite virée dans le garage de son oncle avec Roza il y a deux semaines et de laquelle elle a ramené un sac rempli des outils basiques. Un sac qu'elle enterre à des endroits sûrs quand elle est sur les routes et qu'elle part chercher en cas de besoin, toujours à une demie-heure de marche du hangar.
Elle souffle, essuyant du revers du bras son front rendu humide par la chaleur de ce mois d'août. Les orages s'en sont allés, laissant place à des températures moins facilement supportables. La mécano a pris position juste à l'extérieur du No man's land, sur l'un des côtés du grand hangar, dos au mur afin de voir venir les possibles menaces extérieures possibles. Le propriétaire de la bécane surveille le périmètre à une dizaine de mètres de sa position, flingue à la main.

Ça fait quatre jours qu'elle est ici sans en bouger. Les gens vont et viennent mais après avoir passé ces dernières semaines à arpenter les environs, cette pause lui a semblé salutaire. Ça lui également permis de troquer ses services contre de la bouffe, dont quelques conserves, denrées qui se fait de plus en plus rare à cause des dates de péremption souvent dépassées. Après presque trois ans d'épidémie, il n'y en aura bientôt plus elle en a conscience. Quoi qu'il en soit, elle a assez pour se permettre de repartir une semaine ou deux sur les routes si l'envie lui en prend. Jetant un regard direct au soleil qu'elle maudirait presque pour être si chaud à cette heure de la journée, elle grimace puis se concentre à nouveau sur sa réparation.

Il ne lui faut que vingt minutes supplémentaires pour la terminer et elle démarre la bécane, qui se met à ronronner de cette jolie musique qu'ont les Harley. Le bruit attire l'attention du propriétaire, un grand type chauve mais barbu qui s'approche rapidement, faisant le tour de la moto comme pour s'assurer qu'elle ne l'a pas abîmée. Les hommes et leur cylindré, c'est comme leur sexe. Plus c'est gros, plus ils en sont fiers. Et ils s'en vantent beaucoup. Une pensée qui lui étire un sourire amusé qu'elle dissimule en baissant la tête. Reprenant son sérieux, elle finit par relever ses yeux sur lui et il acquiesce, coupant le moteur pour ne pas attirer plus l'attention. Fouillant dans son sac, il en sort deux conserves, une de haricots secs et l'autre de petits pois, et Clarke les range avant qu'un possible regard indiscret ne louche trop sur ses récoltes.
Elle échange encore quelques banalités avec le type qui s'en va quelques minutes plus tard sans demander son reste. Soufflant, elle retire sa casquette qui lui tient chaud mais la protège du soleil et rejette un instant sa tête en arrière en fermant les yeux, les muscles quelques peu endoloris d'être restée dans la même position trop longtemps. « Je veux une douche, froide, avec des jets massant » Une volonté évidemment impossible à réaliser et elle sursaute quand un raclement de gorge la sort de sa rêverie. Tournant la tête elle laisse un soupir soulagé passer la barrière de ses lèvres quand ses yeux tombent sur Kara. « Hey ! » Un mot unique, prise au dépourvue de cette arrivée impromptue. Sans compter que, même si elles ont déjà échangé par le passé, la mécano se sent toujours un peu nerveuse quand elle est en présence de la coutelière, qui, elle ne l'avouera jamais, l'impressionne un peu.  




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Kara Moreau
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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Mar 21 Aoû 2018 - 21:58

“THE ONLY THING THAT MATTERS IN THE END IS YOUR...SELF.” 


Une journée comme une autre aux abords du No Man's Land, si ce n'était la température qui venait de monter en flèche, la journée ne risquait pas d'être appréciable. Kara quitta alors son antre avec un simple débardeur noir et un jean un peu trop grand pour elle. Sa machette répondait présente à sa ceinture dans l'étui prévu au centimètres près à cet effet tandis que son Push Dagger restait caché contre sa cheville au creux de sa botte. L'arme longue en acier Damas fendit deux têtes définitivement mortes avant d'arriver au croisement qui allait lui ouvrir la voie vers le No Man's Land. Idriss, le grand black aux allures de John Coffey veillait non loin de l'entrée et intercepta la grande blonde qui apparut à son angle.

"Alors, on a de l'intéressant aujourd'hui ?" Il lui répondit par une moue dubitative, Idriss n'était pas très bavard et cela suffisait amplement à la coutelière pour en conclure qu'il n'y avait pas de vagabonds en quête d'armes dans le secteur, . "Okay. T'sais si Monroe est dans le coin ?" Monroe, Moreau, à une lettre on y était en terme de prononciation, un fait toujours un brin perturbant pour la coutelière qui n'avait toujours pas osé franchir le pas du prénom. Elle l'ignorait même et ainsi était Monroe, secrète tout comme elle. "Derrière, elle trafique une Harley." Il lui désigna ce qui semblait être le propriétaire du deux roues du menton non loin, un type à la bouille pas bien engageante. "Ah, d'accord. J'vais attendre là." Elle s'accouda naturellement contre le mur et ce sans même demander la permission, ce n'était pas la coutume de ces deux là qui avaient pour habitude de rester ensemble sans que le silence ne puisse les perturber. "Tu lui veux quoi à ta sœur démoniaque ?" L'armoire à glace s'amusa à comparer leur tempérament commun couplés aux différences physiques qui les caractérisaient si bien. Ce n'était pas son genre, surprise, elle balaya l'air devant elle comme lorsque que l'on chasse une mouche imaginaire. "Arrête, on est pas si proche que ça tu sais." Oui, il le savait très bien mais c'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle se justifie afin de dissiper tout doute et s'assurer que les choses soient claires. "J'ai besoin qu'elle m'aide à démarrer un véhicule." Il haussa alors lentement des épaules et se contenta de cette simple réponse avant de reprendre son observation des rues alentours.

Après seulement quelques minutes de silence, un bruit de moteur résonna juste à ses côtés et la blonde tapota bien vite l'épaule de son ange gardien. "J'y vais. Tu surveilles ?" Obtenant un hochement de tête en retour, elle le lui rendit en guise de remerciement et patienta au coin du mur une fois le propriétaire hors champ de vision. Sans doute était-il en train de conclure un échange de bon procédé, et dans tous les cas, cela ne la regardait pas. Elle attendit de voir cette silhouette presque familière débarquer à son angle et marmonner un désir - au combien partagé - avant d'intervenir d'un simple raclement de gorge pour lui signifier sa présente. Aussitôt remarquée, elle se surprise à étirer un timide sourire à son attention. "Un gros arrosoir, une branche d'arbre et le tour est réglé. Pour les jets massant par contre... Je sèche, à voir avec Romy du coup." Et oui, tout était à prendre dans ce monde, il suffisait simplement d'ouvrir les bras ! "Si tel est ton désir, j'ai une installation de ce type qui tient la route chez moi." L'eau qui lui restait pour les douches manquait encore un peu de fraîcheur mais cela restait tout de même convenable. Enfin, ce n'était pas vraiment le sujet et la blonde serait étonnée qu'elle accepte cette simple récompense pour la quête qu'elle comptait lui confier. "Plus sérieusement, j'ai besoin de ton aide." Ça, ça avait clairement le don de changer de ses habitudes, aussi, elle n'était pas pleinement confiante face à Clarke mais tenta néanmoins de convoquer toute l'assurance nécessaire pour la suite : "Y a un utilitaire pas loin, je vais en avoir besoin pour continuer mon business. Le charbon et le fer, ça pèse, tu vois bien." Ça partait aussi extrêmement vite et rare étaient les gens prêt à échanger un véhicule contre une machette. "Son propriétaire est mort y a pas  très longtemps, la batterie devrait être bonne mais j'sais pas démarrer ce machin sans les clés." Dit elle en feintant d'être peinée par cette remarque. Elle n'avait bien évidement rien à voir avec la mort de ce fameux propriétaire mais était-ce réellement utile de le souligner ? Enchaîner sans lui laisser le temps de répondre et aller droit au but, en revanche, ça c'était utile : "Je doute que la douche te suffise en retour, je suis toute ouïe du coup, donne moi ton prix." Kara n'avait pas quitté un seul instant le regard de la brune, c'était aussi sa façon de mener un échange qui se voulait efficace, là où les yeux pouvaient parfois être le miroir le l'âme.
 




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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Mar 21 Aoû 2018 - 23:35

“The only thing that matters in the end is your own survival. ” 


Il lui faut quelques secondes pour jauger du sérieux de la proposition de la blonde aux yeux clairs qui lui fait face, et enfin arquer un sourcil surpris à son attention. Si elles se « côtoient » effectivement depuis quelques mois maintenant, leurs transactions ont toujours été basiques. De la matière première contre de la bouffe, de la bouffe contre autre chose etc. Une douche, c'est clairement une première dans leur relation commerciale. D'ailleurs, c'est une grande première tout court à bien y réfléchir. Sans compter qu'elle l'invite plus ou moins chez elle avec cette proposition, ce qui dénote un peu avec le ton de leurs derniers échanges. Certes, elles ont déjà conversé durant ces derniers mois mais encore une fois, les discussions sont restées plutôt basiques, pas de quoi réellement les faire passer à une quelconque étape supérieure. C'est pourquoi, pensant que le sérieux de la proposition peut être remis en question, Clarke décide de prendre ça avec ironie. « Et moi qui pensait que tu attendais le troisième rencard minimum avant de proposer une douche. Que de déception... » Un mince sourire finit par étirer ses lèvres, brièvement, avant qu'elle ne donne le change en occupant ses mains et son corps pour ne pas laisser le malaise l'emporter sur le reste, replaçant la casquette kaki sur le sommet de son crâne.

Passer le cap des sous entendus et du sarcasme, la coutelière en vient finalement aux faits, faisant acquiescer la mécanicienne lentement. Double surprise aujourd'hui. De ce qu'elle avait observé ces dernières semaines, sa comparse n'était pas le genre de femme à demander de l'aide. Indépendante, très indépendante, talentueuse dans son métier, faisant  son business dans le coin. Non, demander de l'aide n'était clairement pas dans ses habitudes mais Clarke ne fait aucun commentaire, attendant plus de précision sur la façon dont elle peut – ou non – lui être utile. Quoi que, à moins d'une mission kamikaze à l'autre bout de la ville, la trentenaire n'a aucune raison de refuser. Il serait fâcheux de rompre une relation commerciale qui fonctionne pour un simple refus. Cette dernière intègre donc les informations les unes après les autres, laissant son regard dériver quelques secondes ailleurs que sur les yeux perçants de la blonde, qui eux, ne la quittent pas du regard. Quelque chose d'assez perturbant dont Kara a pleinement conscience, elle en a la certitude. Un utilitaire qui a besoin d'être démarré sans clés et pas trop loin d'ici. Ça ne semblait pas insurmontable ni suicidaire en soi. C'était plus compliqué que dans les films d'action où le héros couple deux fils ensembles au pif et démarre mais ce n'était pas impossible. Elle aurait préféré une batterie à plat et forcer le démarrage, mais elle était capable de faire ça aussi.

Elle s'apprête donc à répondre par l'affirmative quand la coutelière remet le couvert sur cette fameuse douche, la faisant à nouveau douter sur son existence et la proposition précédente. Clarke relève ses yeux clairs dans ceux de la blonde. Pour être tout à fait honnête elle n'a aucune requête particulière à faire présentement. Elle a de la bouffe pour treize jours en se rationnant, quelques bons outils qui lui permettent de continuer son troc. Et puis ça fait tilt ! « Un couteau. » Elle sort son couteau papillon, celui offert par sa petite amie de l'époque, douze ans déjà. « Je n'ai plus que celui-ci. Ce qui me servait de couteau de chasse a rendu l'âme il y a deux jours sur un...de ces trucs. Ce n'était pas de la bonne qualité et la lame était déjà abîmée. Bref, le manche est ressorti, la lame s'est brisée sur un os. J'ai besoin d'un bon couteau. Et je sais que tu es trop perfectionniste pour me troquer une lame médiocre. Un couteau et un repas chaud ce soir et je te suis. Je n'ai pas envie d'être seule pour manger pour une fois. » Elle hausse les épaules comme pour dédramatiser ce soudain aveu, enfilant son sac à dos qu'elle portait jusque-là à la main. « C'est quand tu veux. » Pas d'argumentation supplémentaire. Elle n'a pas de raison de refuser. Kara a toujours été réglo jusqu'ici et elle ne voit pas pourquoi elle lui mettrait à l'envers maintenant. Après tout, il lui serait possible de le faire ici et maintenant, il n'y a pas grand monde à part elles dans les environs. À part le grand black baraqué qu'on a clairement pas envie de contrarier.




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Kara Moreau
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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Mer 22 Aoû 2018 - 11:50

“THE ONLY THING THAT MATTERS IN THE END IS YOUR...SELF.” 


Le troisième ? Bah voyons, quelle idée d'aller aussi loin ! Ainsi pouvait se traduire le retour qu'affichait sa mine amusée couplé d'un simple et furtif clin d’œil en guise de ponctuation. Clarke se laissait aller sur les sous-entendu et il n'était pas question de s'en détourner si facilement, bien au contraire ! La mécano était une utile commerçante et s'attardait depuis un temps au No Man's Land, elle jouait maintenant dans la catégorie des survivants intéressants et possiblement fiables. Encore fallait-il la cerner et pour se faire, tous les moyens étaient bon. “Autre temps, autres mœurs." Enchaîna t-elle cette fois dans un calme froid pour y dissimuler son amusement avant de reprendre de son sérieux pour finir son explication et enfin tendre l'oreille en retour.

Un couteau ? Elle devrait pouvoir trouver son bonheur dans sa forge. L'hésitation quant à la lame en question fut courte et fronça à peine ses sourcils de la coutelière aussi stable qu'un hologramme en pause. La mécanicienne lui permettrait directement de continuer d'en forger d'autres, elle opta alors pour le meilleur des poignards de chasse qu'il soit : le sien, un couteau Bowie Hibeen III. Un prêt de courte durée, le temps qu'elle puisse en travailler un autre de qualité similaire pour procéder à l'échange. De plus, c'était aussi une occasion de garder contact en l'invitant ainsi à revenir, c'était un coup à tenter, et l'explication viendrait plus tard.

D'un coup rapide d’œil, elle avisa le couteau pliant dans une fine grimace, c'était toujours ça et ce n'était clairement pas l'idéal pour la survie. Hochant par la suite doucement et ce à plusieurs reprises, elle s'arrêta subitement et souleva d'un rictus l'évidence même des mots entendus. Bien évidement qu'elle ne lui refilera rien qui puisse se briser contre le crâne d'un mort ! Ce n'était pas sa marque de fabrique, ni même bon pour sa comm' et tout simplement nuisible à toutes collaborations futures. Un repas chaud en rab ? Monroe qui délaissait enfin un peu sa solitude ? Décidément ! Cette entrevue ne manquait pas de surprises. Si le sarcasme et les sous-entendu avaient su s'inviter plus tôt, ils n'étaient plus vraiment présents et l'étonnement de la blonde se trahit aussitôt d'un léger tremblement à la commissure de son œil. Il n'était plus question d'un jeu et cet aveu ne la laissa pour cette fois pas de marbre. L'empathie, c'était doux un sentiment, là où elle aussi ressentait de temps à autre ce besoin, le cancer des solitaires, sans nul doute.

"Parfait princesse. Poignard de luxe et nouilles chinoises instantanées à la française alors, c'est parti." Et une fois sa cavalière prête, elle ouvrit la marche et salua son ami la montagne en chemin. "C'est pas très loin. Au nord d'ici, cinq minutes à pieds, après on a juste à filer sur Harbor Island, en caisse, ça va prendre environs quinze minutes et on y sera." Elle n'avait aucun sac sur elle, la proximité de sa forge fortifiée vis à vis du No Man's Land lui permettait quelques balades sans chargement. Ainsi, elle était également prête, sa machette et son Push Dagger suffisait amplement quand elle n'était pas là pour vendre. "Pour ton papillon, on peut aussi lui faire une petite revue au passage si tu veux. Les vis doivent être serrées régulièrement, elles ont la vilaine tendance à se dévisser au bout d'un temps." Elle ne l'avait pas vu longtemps mais n'avait pas besoin de plus que cela pour en déduire qu'il n'était certainement pas neuf. "Un petit coup d'huile ne lui fera pas de mal non plus et j'ai de quoi le protéger de la rouille." La coutelière n'osa pas encore s'aventurer sur l'état ou l'aiguisage de la lame qu'elle n'avait pour le moment pas encore pu apercevoir. "Comme les voitures, faut les entretenir régulièrement ces bébés là." Les lames ne permettaient pas de rouler, certes, mais elles permettaient de survivre, un élément à ne négliger sous aucun prétexte. Inutile de déblatérer davantage, Monroe ne manquait pas de jugeote.

L'utilitaire anciennement blanc se voyait déjà au loin dans la rue, stationné en plein milieu de celle-ci et elle lui désigna la bête du menton. "Bout de la rue, le véhicule blanc dégueulasse là bas." Les deux cadavres qu'elle avait délaissé au sol plus tôt - et dont les crânes étaient proprement fendus - reposaient sagement en plein milieu du bitume brûlant. L'odeur y installa aussitôt son siège de puanteur et fit s'écarter la blonde qui s'en détourna tout en essayant de rester la plus stoïque possible. Le saint Graal approchait et n'était maintenant plus très loin, dans sa démarche, elle retira naturellement la machette de son fourreau pour la garder en main. "Donc... tu vas faire comme dans les films? Ou y a un autre moyen ?" La mécanicienne allait sans doute bientôt avoir les menottes fortes occupées et la forgeronne next-gen serait alors responsable de leur sécurité, un rôle qu'elle prenait déjà au sérieux.
 




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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Mer 22 Aoû 2018 - 16:27

“The only thing that matters in the end is your own survival. ” 


Autres temps, autres mœurs.
Clarke n'est pas certaine que l'humain ait à ce point changé justement. Les anges ne sont pas devenus soudainement des monstres assoiffés de sang et vice versa. Tout le monde s'est endurci, c'est un évidence, un besoin primaire et vital pour survivre dans ce nouveau monde. Mais le mal lui, le vrai, est pour elle une force latente tapie sous la surface qui ne demandait qu'à pouvoir s'exprimer. Ça ne l'empêche pas de croire encore à l'humain, à sa manière. Preuve en est son embarcation plus que rapide dans le bateau nommé Moreau. La méfiance est toujours présente, la confiance loin d'être acquise, mais elle ne voit pas son acceptation comme une prise de risque irréfléchi. Pas avec la blonde qui lui a toujours semblé réglo et droite dans ses affaires. Elles restent assez différentes, mais semblables sur pas mal de points sans que l'effet miroir soit désagréable. Il est parfois difficile de supporter une personne qui vous ressemble trop, la grande de ladite difficulté dépendant en général de la propre estime que l'on a de soi. Avec la coutelière c'est différent. Elle lui apparaît dure mais pas inaccessible, dépendante mais pas complètement isolée du monde. Directe mais pas brutale. Un caractère attractif, en tout cas pour elle. Sans compter sa force évidente de caractère qui compense avec la sienne. Clarke s'est toujours vue comme quelqu'un de lâche et de faible, les événements récents de sa vie tendant à prouver cette impression. Ce n'est pas quelque chose qu'elle retrouve chez la jeune femme. Pas du peu qu'elles se connaissent.

Délaissant ses pensées, elle arque un sourcil interrogateur au mot « princesse », avant de laisser un sourire amusé étirer ses lèvres. Nouilles chinoises à la française ? « Tout un concept en soit.. » Elle réajuste son sac et prend la suite de la jeune femme, saluant le grand black d'un simple mouvement de tête avant de s'éloigner du No man's land, acquiesçant aux propos de son binôme. Harbor Island, un endroit encore vierge de tout dessin sur sa carte. À l'évocation du cadeau de Roxie, son fameux papillon, elle tourne son visage vers Kara pour éviter de laisser son esprit dériver vers un passé révolu. « Je ne l'utilise pas vraiment pour me défendre mais...oui...je suppose qu'une révision ne peut pas lui faire de mal. » Elle frôle de sa main la poche de son jean dans laquelle il est rangé, avant de se replonger dans le silence, se contentant encore une fois d'acquiescer aux informations délivrées, jusqu'à ce qu'elles arrivent en vue du fameux utilitaire. Louchant sur la machette fraîchement sortie de son étui, Clarke laisse échapper un léger rire. « Tu veux dire prendre deux fils au pif et les connecter au hasard ? Non, je ne vais définitivement pas faire ça. » Elle reprend son sérieux, grimaçant sur l'odeur nauséabonde laissée par les deux cadavres et à laquelle elle ne s'habituera décidément jamais. « Ils se contentent de la dernière étape dans les films, c'est un peu plus compliqué que ça. »

Elles arrivent finalement vers l'utilitaire, de marque américaine. Clarke en fait rapidement le tour pour en définir l'année et le modèle. Fin des années quatre-vingt-dix, début deux-mille. Avant l'avènement de l'électronique partout et avec une bonne motorisation. C'est déjà un bon début. Ne perdant pas de temps, elle ouvre la portière passager et recule le siège à son maximum, laissant tomber son sac sur le bitume. Calant ses fesses et le bas de son dos sur ce dernier, elle fait pivoter sa casquette sur le sommet de son crâne, visière vers l'arrière, et se laisse glisser à l'intérieur dans une position plus qu'inconfortable alors que ses reins l'a font déjà souffrir aujourd'hui. Elle ne se préoccupe pas vraiment de sa sécurité, prenant parti que Kara protège ses miches pendant que son champ de vision se réduit au-dessous du tableau de bord. Attrapant son couteau papillon, elle dévisse le cache en plastique qui couvre les circuits électriques et en sort trois faisceaux électriques composés chacun de plusieurs fils de différentes couleurs. *Ouais, faisons comme dans les films* « Dis-moi si les phares s'allument » demande-t-elle à Kara en bidouillant un fil qu'elle sait relié à l'allumage externe. Après une réponse positive, elle hoche la tête pour elle-même. «La batterie fonctionne. Ce qui veut dire que je dois court-circuiter la colonne de direction. Ça va me prendre un petit moment. ». Mettant de côté de faisceau de gauche qui commande les phares, elle vérifie celui de droite, avant de déterminer qu'ils commandent les essuie-glaces, le chauffage etc... ce qui laisse le faisceau du milieu dont les fils sont reliés à la batterie, à l'allumeur, et au démarreur. Retirant le cache, elle tente de repérer dans le dédale de fils où vont chacun d'eux, se faisant mentalement le reste du circuit quand ceux-ci disparaissent. Isolant deux fils des autres, elle les dénude à l'aide de son couteau, les tortillant entre eux. Cherchant dans l'habitacle quelque chose pour isoler et tenir les deux fils ensemble, elle trouver un élastique et l'entoure autour encore et encore jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus. « Bobine d'allumage, check. » Une information pour elle-même alors qu'elle réitère l'opération avec deux autres fils, entourant le bout dans un morceau de tissu. « Contacteur et batterie, check. » S'apprêtant à passer à la partie fun, Clarke tourne soudainement la tête vers le volant, tentant de le bouger, en vain. Se redressant dans l'habitacle, elle tente de forcer, en vain. « Il faut que je brise le verrou de direction et mieux vaut le faire avant d'allumer le moteur et d'attirer l'attention. Trouve-moi un morceau de bois assez épais pour faire levier. » Elle patiente quelques instants et quand la blonde réapparaît avec sa commande express, elle affiche un sourire ravi comme elle en montre peu. Ici c'est son élément, elle est à son aise. Calant le morceau de bois entre le volant, elle tire de toutes ses forces jusqu'à entendre un énorme « Crack ! » signifiant que le verrou de direction a rendu l'âme. Tendant le morceau de bois à Kara, elle tourne le volant et entend les pneus tourner sur le bitume. Satisfaite, elle se penche à nouveau sous le tableau de bord. « Là, je peux faire comme dans les films » Un regard vers la blonde et elle dénude les deux derniers fils dont elle a besoin, dont celui du démarreur. Protégeant sa main avec un chiffon et se redressant pour protéger son visage, elle met en contact les deux fils mis à nu par un simple frottement, créant quelques étincelles mais faisant démarrer le moteur qui tousse un peu. Sans perdre de temps, Clarke s'assure que le frein à mains est enclenché et se penche pour actionner avec sa main la pédale d'accélération, appuyant de petits coups brefs mais répétés sur celle-ci pour ne pas faire caler le moteur. Laissant une exclamation de victoire passer la barrière de ses lèvres, c'est tout sourire qu'elle se redresse, déconnectant les fils qui n'ont plus besoin de l'être pour ne pas fusiller le moteur. « Votre carrosse est avancé très chère, si vous voulez bien vous donner la peine... » Et elle récupère son sac, le calant sur le sol côté passager.  




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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Mer 22 Aoû 2018 - 18:58


INTERVENTION DU MJ
Clarke tu as réussi à faire démarrer ce vieil utilitaire, le moteur a rugi pour la première fois depuis quelques temps et tout se présente de la meilleure des façons. Néanmoins lorsque tu fais signe à Kara de te rejoindre, un coup de feu retentit.

Plus loin, un groupe de trois personnes armées vous ont observées, cachées. Ils n'attendaient qu'une chose, que le véhicule soit utilisable pour pouvoir mettre la main dessus. Armes de poings et armes blanches en main, les trois personnes avancent vers vous et le véhicule.

Lancez chacune un dé simple, si la somme de vos dés est comprise entre 5 et 9, la balle n'a rien touché d'utile à l'utilitaire. Sinon, elle a percé le réservoir ou endommagé une pièce importante du moteur. Vous pouvez lancer vos dés ici.

Partez vite, à pieds ou dans l'utilitaire ,ou battez vous pour ce précieux sésame.
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Kara Moreau
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MessageSujet: Re: Un service pour un service   Jeu 23 Aoû 2018 - 0:25

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"Tout un art surtout. Mais je suis aidée, j'ai quelques denrées sous le coude." Autant laisser un peu de suspens quant à l'état de sa cuisine et du luxe qu'elle pourrait y trouver. Harmoniser à sa sauce ses nombreux paquets de nouilles chinoises à la date de péremption lointaine, c'était un mode de vie et une façon de sauvegarder son quotidien en ravissant de temps à autre ses papilles. Quitte se saigner pour une poignée d'oignons, ça en valait bien le détour.

Le couteau n'était pas utilisé à défunt vital, certes, la blonde ne fit aucun rapprochement avec un possible souvenir de valeur et se contenta d'acquiescer une fois. Qu'important qu'elle coupe donc des fruits ou des légumes avec, un couteau restait un couteau et en matière d'entretien, il y en avait toujours à faire. Elle n'en rajouta alors pas plus et surprit simplement la main de Monroe qui retourna s'assurer de la présence du couteau tout juste rangé dans sa poche. Finalement, il y avait peut-être un petit quelque chose derrière, mais chaque chose en son temps, et elle rangea rapidement l'information dans un coin de sa tête.

Les démarrages dans les films ne représentaient alors qu'une étape, ce n'était pas bien étonnant quand y réfléchissait un peu, un film restait un film. "Je vois." Le marteau de Thor forgé par des nains géants dans une forge spatiale qui tournait à l’énergie solaire en était un bon exemple.

Au boulot, Monroe prit les directives et assura le rôle qui lui était confié, quant à Kara, elle pensait devoir s'occuper des rôdeurs mais rien ne vint les perturber, c'était calme, trop calme. "Ils s'allument." Simple et efficace, pas besoin de déblatérer davantage. Elle ne s'attendait pas à recevoir quelques détails mais sut très bien s'en satisfaire qu'elle en délaissa de temps à autre son observation des alentours pour se tourner vers la mécano à la tâche. "Tu me parles clairement chinois là." Le couteau servait donc en partie à cela, c'était en quelque sorte fascinant de la voir ainsi nager si aisément dans un univers aussi inconnu que compliqué pour elle. "Un levier.. ? Okay, j'reviens vite." Si attirant qu'elle se pressa de revenir à sa hauteur avec le bout de bois demandé, de quoi permettre aux trois gourmands de se rapprocher alors que Monroe lui offrait sa scène de film. La touche d'action s'invita une fois la tatouée assise côté passager, une détonation résonna et finit sa course folle à l'arrière du véhicule. "Ton flingue." Direct et précis, elle avait pu le voir dans le sac ouvert qui traînait à ses pieds. Elle enfonça fermement et dans le même temps l'accélérateur pour démarrer en trombe, espérant silencieusement que les attardés ne soient pas bon tireur et que les pneus restent sains et saufs. Un coup d’œil dans le rétroviseur latéral lui confirma la présence de trois individus armés, ce n'était pas le moment de la jouer cowboy. "Trop nombreux. Couche toi." Pour sa part, elle se pencha en avant pour éviter tout accident et donna un violent coup de volant pour détourner le véhicule de la 99 dans un crissement de pneus et s'engouffrer vers la E. Marginal Way S. Il fallait à tout prix disparaître de leur champ de vision et de la pluie de balles conséquente. L'adrénaline n'était pas prête de la quitter et elle serra fermement ses doigts tremblant contre le volant. Ce n'était pourtant pas la première agression et ce ne serait sans nul doute la dernière, mais ça faisait toujours un petit quelque chose. "Ça va ?" Le danger n'était pas encore écarté mais entre un véhicule et Monroe, la balance penchait pour la brune qui passait clairement devant, et que l'engin soit encore en état de rouler ou non, elle aurait de toute façon bien vite sa réponse.
 




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