The Walking Dead RPG

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- Look at me. Im the Saint now. -
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Amelia Bergmann
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MessageSujet: Re: Look at me. Im the Saint now.   Dim 26 Aoû 2018 - 17:04
Amelia leva les yeux au ciel, ce Walker était vraiment trop décontracté à son goût. Enfin, l’assurance et l’humour étaient très certainement parmi les traits les plus séduisants chez un homme, mais dans certaines circonstances, cela pouvait également être hautement irritant. Comme là par exemple, la brune n’était venue ici que pour trouver du calme et elle se trouvait finalement face à un comique itinérant qui en était presque à bander ses muscles dans une tentative de dédramatiser le tout. « Uniquement parce que j’ai autant envie que toi d’entrer dans cette église. Allez, vérifions si les voies du Seigneur sont vraiment impénétrables. » Plissant les yeux en approchant, la brune s’arrêta en l’entendant encore déblatérer.

C’était un véritable moulin à paroles, et elle avait plus envie de dire qu’elle ne le montrait, question d’éducation. On ne riait pas à gorge déployée chez les Bergmann. « Prête. » A nouveau sérieuse, le mince sourire qui se dessinait sur ses traits s’était évanoui aussi rapidement. Son pied logé à ses mains, Amelia posa ses mains à ses épaules, une moue approbatrice étirant un instant ses lèvres avant de se sentir soulevée du sol. Se hissant grâce à la détente qu’il lui offrait et à la force de ses bras, l’ancienne PDG arriva sur le petit toit. « T’en fais pas, t’auras ton vin de messe et ton sirop d’érable mon chou. » Un sourire fila ses traits alors qu’elle avançait vers la petite fenêtre.

D’un revers de la main, Amy dégagea les trois années de poussière accumulée sur la vitre. Elle dut froncer les sourcils pour parvenir à discerner quoique ce soit à l’intérieur, sans grand succès. Otant son gilet qu’elle enroula autour de son poing, Amelia donna un coup dans le verre. Elle n’avait pas vraiment le choix pour entrer, il lui fallait simplement passer sa main à travers le verre brisé pour tourner la poignée de l’intérieur. La brune s’écorcha légèrement le bras sans s’en soucier si ce n’était pour une petite grimace au sang qui perla sur son avant-bras. La fenêtre ouverte, Amelia passa sa tête à l’intérieur, c’était son jour de chance, il n’y avait pas l’ombre d’un cadavre à l’intérieur et un meuble sous la fenêtre. Son gilet à nouveau sur ses épaules, la brune se glissa à travers la fenêtre et se laissa tomber sur le meuble qui vacilla légèrement. Son équilibre retrouvé, Amelia sauta au sol, parcourant l’église à priori vide. Inspirant, elle s’assit sur un des bancs et attrapa le livre saint à sa droite, le feuilletant d’un œil absent quand un bruit attira son attention vers le confessionnal.

Se redressant en saisissant sa machette, Amelia avança vers la cabine boisée avant de tirer le rideau pour voir des rats fuir à travers ses pieds. Un petit sursaut et un juron fila ses lèvres. « Saletés … » Il lui sembla entendre d’autres bruits, mais elle aura le loisir de parcourir l’endroit avec le clown qui devait l’attendre sagement à l’extérieur. Trouvant son chemin jusqu’à la porte vitrée de l’entrée, elle y cogna trois fois pour indiquer qu’elle était bien là et vivante. Mais elle n’avait trouvé aucune clé. Son regard sombre parcourut l’entrée jusqu’à remarquer un panneau qui indiquait un genre d’intendance. Finalement il y avait peut-être un dieu décidé à l’aider puisqu’elle y trouva un trousseau de clés, sans doute des doubles car toutes étaient parfaitement étiquetées et présentes en deux exemplaires. Entrée principale. » Parfait, Amelia alla donc déverrouiller la porte pour faire face au brun. « Il y a même une clé qui indique réserve. » Elle lui lança le trousseau de clés, s’en moquant de son côté, avant de reprendre la direction de l’intérieur.


   
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MessageSujet: Re: Look at me. Im the Saint now.   Lun 27 Aoû 2018 - 23:34
Lance regarda sa montre pour la énième fois mais à peine quelques secondes s’étaient déroulées depuis sa dernière observation. L’ancien pilote n’était pas habitué à attendre après quelqu’un d’autre, surtout depuis la mort de Higgins, il y a quoi, un an et demi ? Le temps ne semblait plus passer comme avant. Lance se souvenait d’un moment où il avait obsédé par le moindre dixième de seconde en surplus à son temps de piste, et maintenant sa vie et ses moments se comptaient en jours et en semaine. Et il ne savait jamais combien de l’un ou de l’autre il pouvait bien rester.

Il préférait encore en rire du coup. C’était la meilleure et la seule manière d’y faire face sans devenir dingue, peut-être. Ainsi les gens trop sérieux et coincés comme cette Amélia l’agaçait mais il n’en faisait pas une grosse histoire. Ce n’était qu’une alliance temporaire après tout. Il entendit des cognements à la baie vitrée et il se rapprocha de celle-ci en essayant de voir à travers, sans vrai succès. Ça ne pouvait qu’être elle… Es-ce que c’était un signal pour dire danger ou bien que tout va bien ? Ils auraient peut-être dû convenir d’un vrai code… Il haussa les épaules. Si elle était en train de se faire bouffer, trois cognements semblait un peu détendu comme avertissement, même pour quelqu’un d’aussi mesuré qu’elle.

« Yo… ? »

Encore quelques instants qui stimulèrent son impatience, puis il y eut un déclic et les portes s’ouvrirent enfin. Pas de suspense climatique – c’est bien comme ça que ça se dit ? Lance n’était pas un intellectuel – alors que la femme semblait intacte, du moins en l’essentiel. Il désigna son bras écorché.

«  Fais gaffe, Miss. Je doute que tes vaccins contre le tétanus soient à jour. J’ai un bandage dans mon sac si tu as besoin. »

C’était une question rhétorique, ce genre de femme n’accepterait jamais quoique ce soit d’un paysan comme lui. Mais au moins il avait fait son devoir de gentleman. Ses yeux s’habituèrent à la relative pénombre. Tout était poussiéreux et l’air était lourd de cette habituelle odeur de renfermé. Lance y était bien habitué depuis le temps, mais elle ne faisait que s’empirer avec les ans, logiquement. C’était tout de même une bonne nouvelle, la possibilité d’un endroit qui n’ait pas été encore pillé et vidé. Les clés que lui lança l’aristocrate semblaient également prometteuses surtout vu les étiquettes. Il eut un grand sourire en lisant celles-ci.

« C’est pas Jésus qui a dit qu’il avait les clés du royaume éternel ? Tout s’explique. Et toi, tu serais comme l’Ange venu du ciel qui m’emmène au paradis religionique. Oui c’est un mot. Dieu l’aurait voulu. »

Il la suivit par simple instinct qu’il valait mieux rester groupé et prendre le temps d’explorer les lieux sans prendre de dangers inutiles. Lance était peut-être un peu loufoque mais il n’avait pas survécu tout ce temps pour rien non plus. Le chemin principal les mena dans la salle toute aussi principale, avec l’autel et les bons vieux bancs en bois. La lumière blafarde qui entrait par les vitraux projetait une drôle d’atmosphère dans le lieu de culte. Sur les murs, des fresques répétaient pour la milliardième fois la mort du sauveur Luthor Gregor McBurger Potter IV ou quelque chose du genre.  Le pilote désigna les confessionnaux sur le côté avec un sourire mais ne dit rien. Du moins jusqu’à ce qu’un craquement le fasse s’arrêter. Une fois, c’était le fruit du hasard. Mais le deuxième bruit devenait une coïncidence. Et le troisième…

« Si tu veux te confesser, je pense qu’il y a quelqu’un, là-dedans, qui est prêt à t’écouter. Et plus si affinités. »

Il n’y avait pas de signes de violence dans la salle, mais Lance avait appris à ne pas s’y fier, même si c’était toujours bizarre de trouver des infectés dans des endroits qui auraient dû être ou semblaient être sécuritaires. Et ils étaient rarement seuls. Le regard du pilote s’égara dans la salle avant de se poser sur sa collègue de fortune.

« Pas grand-chose ici. Le bureau du prêtre est probablement quelque part derrière l’autel… »

Il appuya son poids contre l’un des bancs, le poussant contre la porte du confessionnal bruyant. Avec un peu de chance, ça éviterait les mauvaises surprises. Lance ne s’approchait pas des contaminés à moins d’y être absolument forcé. Il s’approcha de l’autel. La coupe posée dessus était vide évidemment, mais le tabernacle semblait intact. Quel mot bizarre à bien y penser. Lance ouvrit le coffre ornementé. Victoire ! Il posa un sac de tissu grisâtre sur l’autel avec de l’ouvrir, révélant des sachets de pain religieux. Un festin, quoi. Walker ouvrit un des sachets et en sortit une poignée. Le pain était si vieux qu’il tomba pratiquement en poussière entre ses doigts. Une moue dépité au visage, il se nettoya les mains avec le tissu de la nappe de l’autel.

« Si c’est ça le corps de Jésus, Il est un peu moins ferme que je ne l’aurais préféré… »

Il haussa des épaules avant de se diriger vers l’arrière de l’autel, s’intéressant à une porte ornementée.

« Dis, Miss Amelia, on dit que cacher la vérité dans une église est un aller simple vers l’enfer non ? D’où tu viens au juste, pour pouvoir te permettre de me laisser tout ce qu’on va trouver ? La charité est peut-être la carte maitresse de Dieu mais je ne l’ai pas vu nulle part depuis la fin du monde, celui-là. Et tu as pas exactement le look d’une nonne »

Il soupira en jouant avec la poignée. Déverrouillée. Chouette.

« Ne m’en veux pas de m’interroger. Cela fait un moment que je voyage seul. Après un certain temps, on finit par se demander ce qui est réellement mieux, la meute et le loup. Et s’interroger à la source est mieux que d’écouter les rumeurs qui sont… Pas exactement encourageantes. »

Tout comme cette conversation, d’ailleurs.


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MessageSujet: Re: Look at me. Im the Saint now.   Mer 29 Aoû 2018 - 21:44
Son regard noir glissa à sa plaie et aux quelques gouttes de sang qui avaient glissé à son poignet. Assez ironique de se dire que l’héritière de Bergmann LLC n’avait effectivement plus aucun vaccin à jour. L’espace d’un instant, Amelia se posa la question, de quand datait ses derniers rappels, combien de temps avait-elle avant d’être parfaitement démunie face à ces maladies sous contrôle auparavant, elle décida finalement de remiser la pensée dans un coin de son esprit. Elle n’avait pas besoin de cela pour sombrer dans le pessimisme. « Vérifions cet endroit, j’abuserai peut-être de ta gentillesse après. » Un sourire sans joie étira ses lèvres avant qu’elle ne reprenne son arme en main, qui sait ce qu’ils allaient trouver ici.

« Je ne sais pas vraiment ce que Jesus a pu dire, s’il a seulement dit quelque chose. On ne peut pas vraiment faire confiance à tous les journalistes de l’époque. » Les prophètes ou quel que soit leur nom, Amelia n’était pas versée religion pour un sous, son seul dieu c’était le travail et l’argent, du moins pendant un temps, puis c’était devenu son fils, le centre de son existence, son futur pour lequel elle avait voulu continuer de bâtir de solides fondations. Pour quoi … « Et je ne sais pas si la comparaison est flatteuse dans le fond … Anges ou démons … » Tout le monde était logé et nourri à la même enseigne dans son esprit, et l’ange n’avait rien de vertueux ou de glorieux. Ce n’était qu’un VRP divin. Et en attendant, Bergmann n’avait toujours pas le sacro-saint calme qu’elle était venue chercher puisque Walker la suivait encore.

Elle leva un instant les yeux au ciel, le lieu s’y prêtait, avant de suivre du regard le confessionnal qu’il lui indiqua. « J’ai vérifié en entrant, il n’y avait rien de plus que des rats. A moins que j’ai raté une grenouille de bénitier de l’autre côté. » Qui que ce soit, si la créature n’était pas sortie, c’était qu’elle ne le pouvait pas, donc ils ne craignaient rien. Amelia craignait encore trop les morts pour se lancer à l’aventure dans ce confessionnal, dès qu’elle en voyait un, elle revoyait ceux qui avaient attaqué le dispensaire à Fort Ward, elle revoyait la mort qui avait emporté Egon.

Laissant le brun fouinait l’espace qui les entourait, Amy observa les décorations, sommaires, de l’endroit. Cela ne correspondait pas à l’image qu’elle se faisait des édifices religieux et finalement difficile de dire ce qui était le mieux entre la richesse ostentatoire de certaines églises et l’austérité d’autres bâtiments. La seule question qu’elle se posait, c’était de savoir comment avaient réagi ces gens pour qui tout était une conséquence des actions d’une entité supérieure. Ou plutôt tout était du fait d’une entité supérieure en conséquence à leurs actions. Le prêtre qui rôdait à Fort Ward avait tenté de lui expliquer que la mort de son fils était une épreuve de Dieu, qu’elle devait y faire face, qu’elle en sortirait plus forte, ce n’était que son éducation de bonne famille qui l’avait empêchée de lui remonter son genou dans les parties.

La voix du rigolo de service résonna encore à ses oreilles, la sortant de ses pensées. « L’apocalypse n’épargne personne, pas même le fils de Dieu. » Un sourire amusé étira ses traits cette fois, elle devait reconnaître qu’il était drôle ce type, agaçant car il mettait un cran d’arrêt à ses plans pour le reste de la sortie, mais drôle. En revanche, la suite de son discours lui fit froncer les sourcils. Il y avait beaucoup de questions là-dedans, beaucoup d’éléments de réflexion, et tout comique qu’il était, il n’en restait pas moins un survivant, le prendre pour un idiot serait une erreur. C’était au moins une chose en laquelle elle croyait, ne restaient que les plus doués et les plus chanceux. Avant de répondre, la brune lui prit la place devant la porte, glissant sa main à la poignée avec un sourire. Main gauche sur la poignée, sa machette dans la main droite, Amelia frappa deux coups sur la porte, elle s’ouvrait vers l’intérieur, donc s’il y avait des créatures là-dedans, ils auraient ainsi une bonne vision du nombre. Des râles se firent entendre, sourds, puis des raclements contre la porte, des coups. Amelia ne les connaissait pas assez pour pouvoir déterminer combien ils étaient, mais au moins deux.

« Allons vider cette pièce et ensuite je te répondrai. » La mort était littéralement de l’autre côté, ce n’était pas le moment de faire la discussion. « Et ne t’inquiète pas, je n’ai pas l’intention de te jeter là-dedans et de fermer la porte, parfois, il ne faut pas se fier aux rumeurs … » Dans le cas de son groupe, il le fallait, mais elle ne soutenait pas tout ce qui avait été fait, tout ce dont ils avaient découvert l’existence au fil des mois. La seule chose qui retenait encore Amelia dans ce groupe c’était … Eh bien elle ne le savait pas vraiment, la facilité sans doute. Un regard vers Walker et Bergmann tourna la poignée avant de donner un coup d’épaule dans la porte pour se donner la force nécessaire à l’ouvrir. Un premier cadavre passa la tête par la porte entrouverte, elle l’acheva d’un coup de machette bien placé.


   
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MessageSujet: Re: Look at me. Im the Saint now.   Ven 31 Aoû 2018 - 20:07

« Si ce truc est un rat, il a regardé Supersize me au moins vingt fois de trop »

Il roula des yeux en s’approchant de la porte. Tu fais une comparaison flatteuse, elle trouve le moyen de te sortir un discours philosophique sur ange vs démon ? Les femmes d’aujourd’hui n’ont clairement pas changé, pas moyen de rester au premier degré. Chéri, est-ce que j’ai pris du poids ? Tu peux répondre ce que tu veux, t’es clairement foutu. Même si tu ne réponds pas, t’es foutu. Tu peux dire adieu au lit conjugal et bonjour canapé ! Du moins, quand tu as le luxe d’avoir le choix entre les deux, autrefois en tout cas. La femme frappa à la porte du bureau et il n’ajouta rien, comprenant malgré son aspect bavard l’utilité du silence.À voyager seul comme il le faisait depuis un bout de temps, c’était même la cage invisible qui le représentait le mieux. Les mots s’enlignaient dans sa tête mais y restait, en général du moins. Marché conclu, une pièce vide de plus ou de moins ne changeait pas grand-chose, même s'il songeait que si lui se fiait aux rumeurs ce serait peut-être lui qui l'aurait jetée là-dedans avant de fermer la porte... Mais lorsque Amelia sortit sa machette, il réalisa qu’il n’avait peut-être pas le matériel approprié.

Avant que vous ne posiez la question, non Walker n’était clairement pas indisposé par le fait que son couteau de chasse était bien plus petit que l’épée de brousse de la femme. Et ce n’est pas ce qui le motiva à regarder autour pour trouver quelque chose de plus… Hum… Substantiel ? Voilà un mot bien scientifique. Les yeux de Lance s’arrêtèrent sur le large crucifix posé sur le mur à côté. Non ?... Oui ? Oui. Oui oui. Il décrocha le truc. Bonne qualité, base en métal, poids intéressant.

« Je te baptise… hum… St-Martyr ! »

Fier de sa trouvaille et sourire au visage, il retourna auprès de la femme qui ouvrait la porte en réponse aux bruits qui semblaient résonna dans la pièce d’à côté. Ils n’étaient pas seuls, et Lance ne voulait pas parler de la présence du divin sauveur dans l’Église. Amelia s’occupa du premier infecté qui passa la porte, l’expédiant illico dans l’autre monde. Il portait encore un vieux col romain déchiqueté, on avait trouvé Père Ruper Luther IV  au dirait. Mais les râles du représentant biblique avait peut-être cessé mais ce n’était pas fini. Lance entra dans la pièce alors qu’un deuxième type, jeune vingtaine, allongeait des bras décharnés et grisâtre vers lui. Walker l’attrapa par le bas et l’envoya valser de l’autre côté, au sol. Puis il leva le crucifix et frappa à la tête comme un marteau jusqu’à ce que le pauvre mec s’immobilise. Puis le pilote soupira et fit un signe de tête à Miss Amelia avant d’explorer la pièce. C’était sans aucun doute le bureau du prêtre résidant. Il fouilla dans les tiroirs du bureau et des commodes.

« Pourquoi le gars a genre 14 copies de la bible ? Je veux dire, ça doit finir par se ressembler d’un à l’autre non ? »

Pas grand-chose à signaler là. Il fouilla prudemment la garde-robe sur le côté, ne trouvant que divers toge noire et autres tenues cérémonial. Il posa l’une d’elle contre lui et prit la pose.

« Chérie, es-ce que cette robe accentue mon fessier naturel ? »

Il reposa le truc à moitié dévoré par les mites. Pas grand-chose d’intéressant ici. Il trouva des piles dans un tiroir, peut-être encore fonctionnelles. Ça avait une certaine valeur d’échange mais ça n’allait pas mettre la bouffe sur la table – figurative, Lance n’avait pas utilisé une table pour manger depuis des années – et ça l’agaça un peu. Il avait besoin d’un peu de chance. Une petite porte dans le coin de la pièce attira son attention. Lance tourna la poignée. Verrouillée. Il examina les clés données par la femme avant d’insérer celle indiquant la réserve. Il y eut un clic. Victoire. Après un regard entendu – un regard de braise évidemment – avec l’aristocrate, Lance ouvrit la porte qui grinça sur ses gonds.

Totale obscurité et des escaliers qui descendent. La réserve semblait être le sous-sol de l’église. Hormis une forte odeur d’humidité renfermée, tout semblait silencieux, mais l’espace renfermé était plongée dans une obscurité totale. Il sembla réfléchir un moment puis retourna dans l’espace principal pour récupérer des cierges , le genre avec des photos de jésus qui guérit un lépreux dessus, vous voyez ? Lance revint dans le bureau et commença à fouiller dans son sac.

« Bon, alors, tu disais ? Je veux dire, rien t’oblige à répondre, vois-ça comme une séance de team-building, tu vois ? Mieux on se connait, meilleure est notre compatibilité physique et hum… Par physique je parle évidemment de… hum… survie et ce genre de truc tu vois ? Ouais ? Ouais. »

Il sortit un briquet et entrepris d’allumer les trucs. Il aurait pu utiliser sa lampe de poche mais comme dit précédemment, les batteries étaient de plus en plus rares et Walker préférait ne l’utiliser qu’en cas de totale urgence. Et puis il avait toujours eu envie de gaspiller une chandelle à 50 $.

« T’as l’air du type ‘bureaucrate superstar’, je me trompe ? Les manières, le langage, pilates et yoga trois fois semaines pour garder la ligne et avoir un air de 30 ans à 40 ans. Tu conduisais un Porsche Cayenne de l’année avec l’option GTS juste parce que tu pouvais. Tu me fais juste pensé à mon ancien manager, mais elle faisait 150 kilos malgré tout cela, je ne veux pas imaginer à quoi le yoga pouvait ressembler. Brrr, j’en ai des frissons. »

Il haussa des épaules alors qu’une flamme commença à prendre.

« J’ai rien contre ça. Ça fait différent d’être coincé avec le vieux moi en permanence, tu vois ? Vivre pour survivre, ça le fait pas éternellement. M’enfin, sa doit pas faire beaucoup de sens mais bon. T’es prête à explorer les tréfonds du divin ? »

Il lui tendit l’un des cierges.


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MessageSujet: Re: Look at me. Im the Saint now.   Sam 1 Sep 2018 - 22:51
Elle savait encore reconnaître des rats, Amelia haussa un sourcil, mais il y avait plus urgent que toute leur discussion. Il y avait sans doute des rôdeurs à liquider dans la pièce et la brune était parée, machette en main, n’attendant que son partenaire du jour pour démarrer les hostilités. Mais voilà que le brun se lançait à la recherche d’elle ne savait quoi dans la pièce avant d’arrêter son choix sur une croix, sur la croix. « Vraiment ? » Secouant la tête, un mince sourire étirant ses traits face aux pitreries de ce type, la brune avait ouvert la porte, se défaisant d’un premier mort.

Elle laissa Walker entrer dans la pièce, y entrant à son tour sur ses talons. Un seul rôdeur dont il se chargea, l’image et le son étaient ignobles, et pas parce qu’elle le voyait profaner un symbole des religions. Cette croix lui était bien égale, en revanche le crâne fracassé du rôdeur au sol avait quelque chose de dérangeant. « Pour ses élèves ? » Ou pour faire un feu quand l’hiver arrivait, le doute était permis et Amelia ne s’aventurerait pas à plus d’hypothèses. La brune fouillait un petit meuble lorsque la voix de Lance lui fit détourner son attention du mobilier. Haussant un sourcil, Bergmann finit par secouer la tête. Ce type n’était pas net du tout, trop décontracté, là où elle était sans doute trop coincée c’était un fait. « Tu dois t’ennuyer si tu es souvent seul, non ? » Sans personne à qui faire son petit show.

Rien dans le petit meuble à l’exception de plusieurs flyers identiques à ceux qu’elle avait pu trouver plus tôt. Son regard remarqua un morceau d’étoffe, semblable à celle qui recouvrait l’autel, ce serait parfait pour panser sa plaie. Ni une ni deux, Amelia enroula l’étoffe autour de son avant-bras, se débrouillant tant bien que mal pour nouer le tout pendant que Lance ouvrait une porte dans la pièce. Un regard échangé plus tard, et la porte s’ouvrit sur une forte odeur d’humidité et de renfermé, rien d’engageant, surtout compte-tenu de l’obscurité des lieux.

Elle s’apprêtait à répondre, mais se ravisa finalement, préférant le laisser extrapoler sur cette description de sa personne. Dans le fond, cette description n’était pas si éloignée de la réalité, c’en était aussi effrayant qu’agaçant. La brune se vexa peut-être un peu, était-elle si facile à décrypter. « Je préférais faire un footing que des heures de yoga. » répondit-elle simplement avant de prendre le cierge tendu. « Le divin sent drôlement le renfermé … » ajouta-t-elle en grimaçant. « Vivre pour survivre … Non ça n’a pas le moindre intérêt, autant se laisser mourir … » Ce qu’elle n’avait pas la force de faire, finalement elle était peut-être plus solide qu’elle ne le pensait face à la mort de son fils.

« Allez, allons vérifier ce qu’il y a là-dessous. » D’un signe de la tête, la brune désigna la porte avant de le laisser prendre la tête de la marche, hors de question de descendre là en première, seulement équipée d’un cierge et de sa machette. « Tu pensais à quoi quand tu parlais de rumeurs ? » chuchota-t-elle en prenant soin de ne pas glisser dans l’escalier, il ne manquerait plus que cela.


   
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MessageSujet: Re: Look at me. Im the Saint now.   Mer 5 Sep 2018 - 6:33
« M’ennuyer ? Tu as vu le monde dans lequel on vit ! Mon horaire a jamais été aussi chargé en fait »

Ce n’était pas exactement l’image que Lance s’était fait de la retraite après sa carrière de pilote. Il n’en était pas loin en plus, avant l’épidémie du moins. Quelques années de plus et il aurait pu décrocher un petit boulot à temps partiel comme prof dans une école de conduite, sa aurait sûrement été plutôt relax. Au lieu de ça, il fouillait des églises en quête de vin de messe. Pas exactement le cheminement de carrière régulier. Walker tendit le cierge vers l’escalier menant au sous-sol, essayant d’en éclairer le maximum. Rien à signaler pour le moment, mais ça faisait un peu trop film d’horreur à son goût. Mais pas question d’avoir l’air terrifié avec la femme à côté. Son égo refusait. Les mots de la femme l’intriguèrent quand même un peu et il lui jeta un regard.

« Au contraire, Miss Amelia. »

Son attention se reporta vers les escaliers et il posa son pied sur la première marche en vérifiant la solidité. L’humidité et l’âge rendait le tout bien précaire en fait.

« Tu pousses un peu, non ?… Survivre est une raison de vivre en soit.  Tu ne seras peut-être pas heureuse juste avec ça, mais qui a décidé qu’il fallait être heureux pour vivre ? Survivre te permet de voir le lendemain et ce qu’il peut apporter, je dirais. Parce que mourir, c’est ruiner avec certitude les projets du week-end… »

Sur ces mots bien philosophiques- Walker n’avait rien d’un coach de développement personnel – il prit une grande inspiration et commença à descendre prudemment dans l’escalier, St-Martyr dans une main et le cierge dans l’autre. Il avait l’impression d’être Constantine dans le film du même nom. Pas un mauvais feeling.

« Mais je pensais à toi Amelia, évidemment... Enfin pas toi personnellement – À moins que..- , peut-être, mais vous-autres je suppose. Il y a des tonnes de rumeurs des plus farfelues qui circulent, cela va de l’esclavagisme au cannibalisme. »

Il fit une petite pause, éclairant un peu plus bas tout en écoutant le moindre bruit suspect, puis reprit le pas. Il parla à voix basse à partir de là.

« Je pense que le point commun entendu est la présence de groupe de survivants de taille majeures à Renton, et autour. Que les rumeurs plus salées soient vraies ou pas, je ne suis vraiment qu’intéressé à savoir si je peux espérer trainer dans le coin sans me faire tirer dessus à vue… Ou bien devenir gigolo forcé… »

Pas une mauvaise manière de finir sa vie, peut-être. Dépend des clients, probablement.

Une planche décida alors de flancher sous son poids et il ne passa loin de perdre pied, ramenant son poids en arrière au dernier moment. Il avait eu de la chance. Walker montra à Amelia la planche pour qu’elle ne fasse pas la même erreur, puis descendit les derniers pas jusqu’au sol de terre compacté. Cette église était plus vieille qu’il ne l’avait pensé. Le sous-sol était rempli d’objets en tout genre et semblait servir d’entrepôt pour tout ce qui avait rapport à l’église. Sur ses gardes, brandissant son St-Martyr comme Van Helsing, il s’approcha d’une pile de caisses.

« Footing ? Je vois. J’ai toujours préféré conduire que courir, personnellement. Oh, regarde ! J’ai de l’eau bénite ! Cool. Besoin d’un exorcisme ?»

Il exhiba un pot franc-maçon rempli d’eau. La caisse en était pleine. Pas inutile, mais pas exactement ce qu’il avait espéré non plus. Le sous-sol était large, faudrait encore quelques moments pour en faire le tour. Les multiples coins sombres n’étaient pas rassurants non plus.

« L’avantage d’être seul, c’est aussi qu’on a rien à perdre, et surtout, personne… »


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MessageSujet: Re: Look at me. Im the Saint now.   Sam 8 Sep 2018 - 17:27
Difficile de s’ennuyer dans ce nouveau monde, c’était à la fois tellement vrai et tellement paradoxal. Parfois, Amelia s’ennuyait ferme, parce qu’elle ne savait que faire du peu de temps libre qu’elle pouvait avoir, il n’y avait plus tous les divertissements de l’ancien monde. Mais d’un autre côté, avoir un peu de temps libre était un luxe auquel tout le monde ne pouvait prétendre. La pensée fila son esprit aussi vite qu’elle y était née, la brune se reconcentrant sur la discussion et cet escalier aussi rassurant qu’un pont qui tombait en morceaux. Miss Amelia. Elle secoua la tête, personne ne l’avait appelé Miss Amelia depuis qu’elle n’avait plus dix ans et que la dernière des gouvernantes de la maison Bergmann avait pris sa retraite.

« C’est une façon de voir les choses, mais au rythme où vont les choses … On peut très bien survivre en attendant de meilleurs lendemains jusqu’à passer l’arme à gauche … A quoi ça aura servi à ce moment-là ? » Laissant le brun s’aventuraient sur les marches, Amelia porta sa main libre à ses lèvres et son nez, cette odeur était particulièrement prenante, à lui retourner l’estomac. Attentive à chaque pas qu’elle faisait, Amy écouta pourtant les mots de Lance. Esclavagisme et cannibalisme ? Elle roula des yeux en secouant la tête, sans doute que ces rumeurs étaient méritées vu ce que son groupe avait fait par le passé, qu’ils continuaient tout de même à faire.

Plus il parlait, plus Bergmann haussait les sourcils. Ils faisaient à ce point-là peur ? Ce n’était pas étonnant que les habitants du ranch les aient accueillis ainsi, qui pouvait prétendre les blâmer compte-tenu des actions du groupe de Bainbridge ? Ils avaient détruit tant de camps, tués tant de survivants, ils méritaient cette réputation, toutes les rumeurs qui parcouraient peut-être les rues. Ils n’avaient pas laissé de survivant donc les rumeurs n’étaient sans doute que des on-dit, mais quelles qu’elles soient, elles étaient amplement méritées. Mais ses réflexions furent coupées par la planche qui vacilla sous les pieds du brun qui s’agita sans toutefois finir la descente sur les fesses.

Bien reçu, elle ferait attention à son tour. Et finalement ils atteignirent le vrai plancher des vaches, à quelques mètres sous la surface de la terre. Il faisait plutôt frais ici, peut-être un peu trop humide pour que cela soit agréable, et cette odeur de poussière mêlée à l’humidité rendait également le séjour sous terre désagréable. « J’ai toujours préféré me faire conduire, la circulation m’a toujours rendue … désagréable. » Et puis il y avait toujours un chauffeur disponible, les seules fois où elle prenait sa voiture c’était pour faire la surprise à Egon d’aller le récupérer elle-même à l’école. Quant à l’eau bénite qu’il avait trouvée, si l’on oubliait le qualificatif bien inutile, c’était toujours une bonne chose de trouver de l’eau. « Je sais pas depuis quand elle croupit ici mais … à part la santé je sais pas trop ce qu’on pourrait exorciser. » Elle ne boirait pas de cette eau, quoiqu’en dise le dicton.

Le faisceau de sa lampe quitta le seau et se posa sur une étagère remplie de livres aux tranches rongées par la moisissure. Ce n’était pas le meilleur entrepôt du monde, ce n’était même pas le deuxième meilleur entrepôt du monde. Son regard brun glissa de l’étagère à Walker dont les paroles venaient de creuser un gouffre dans son cœur. « On peut ne pas être seul et n’avoir plus rien à perdre non plus. » C’était bel et bien son cas, depuis la mort de son fils elle se fichait bien du sort des autres, si elle se mettait plus en avant ce n’était que pour tuer le temps. Peut-être se rapprocher de cette mort qui la délivrerait, comme le sous-entendait son père à chaque fois qu’elle quittait le camp à Fort Ward. « Mais je suppose que … un groupe peut avoir des avantages aussi, tout dépend ce que l’on recherche, dans ce monde. Comme auparavant au final. »

Reprenant la fouille de l’endroit, Amelia ouvrit une caisse avant de grimacer à l’odeur. « Oh merde … Je crois que le corps du Christ n’est plus comestible du tout. » Des victuailles dont elle ignorait la teneur, la consistance, avaient moisi dans cette caisse. Refermant le couvercle, la brune soupira avant de s’asseoir dessus, ses coudes posés sur ses genoux elle prit sa tête entre ses mains, soupirant. Elle était venue ici pour trouver du calme, fouiller une cave humide et poussiéreuse ne faisait pas partie de ses plans. « Je n’ai entendu aucune rumeur sur tes … croque-mitaines, tu es sûr qu’ils existent ? » lâcha-t-elle finalement en relevant son regard vers le brun.


   
Hurts like Hell
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