The Walking Dead RPG

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- While we're here -
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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: While we're here   Sam 23 Juin 2018 - 20:54
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Plus de jeu ni de connerie, là dans le creux de sa tête et malgré la proximité avec lui, Evelyn imaginait déjà un tas de trucs horribles. Des hommes, des sadiques du genre de celui s'étant attaqué à June, des violeurs des....... Son cœur battait si vite qu'elle le sentait quasiment résonner dans la cage thoracique du militaire. Et cette envie d'éternuer, merci les plumes couvertes de particules lui chatouillant le nez, les cils, la forçant à souffler pour les dégager afin d'éviter de tousser tandis que, dans son dos, résonnait le crissement des pieds du meuble qui barrait le passage aux charognes. Est-ce qu'elle devrait tirer ? Si c'était le cas se serait la première fois qu'elle le ferait sur un homme, la seconde fois qu'elle tuerait. Non, non ! Plissant les traits, la jeune fille se hasarda à les remonter vers ceux de Donovan pour mieux froncer les sourcils quand lui les arqua avant de s'exclamer plus ouvertement.

- Homer ? Murmura-t-elle, se détachant du tatoué, écartant les boas devant elle, pour enfin inspirer plus clairement.

C'était bien lui, il leur expliquait déjà vaguement ce qu'il fichait là, mais quand il leur demanda ce qu'ils foutaient dans le coin, enfin surtout dans un magasin pareil sans doute, la réponse de son partenaire fit monter le rouge à ses joues. Pour seule réplique, n'ayant guère l'aplomb de répondre et encore moins en voyant le jeune homme sourciller en portant les yeux sur elle, Evelyn esquissa un sourire et logea un coud de coude – faiblard – discret dans les cotes de Floyd qui termina par éclater de rire. C'était le pompon vraiment, manquait plus que ça pour sentir la honte vous bouffer toute cru, néanmoins Donovan ne pourrait guère l'engueuler pour ne pas avoir été assez réactive, car s'il avait s'agit d'un ennemi, les choses n'auraient guère été aussi drôles qu'elles l'étaient présentement pour lui. Rose de honte, l'assistante en oublia quasiment tout le petit jeu et le deal précédent pour suivre les deux hommes, les observant tour à tour un long moment avant qu'ils retournent dans le magasin qu'ils étaient sensés investir plus tôt. Là bas, pas de vilaines choses, néanmoins l'atmosphère lui semblait dix fois trop lourd, étouffant, pire encore quand, dans un rayonnage, elle crut sentir la présence de Donovan derrière elle, se mit à sourire de coin, puis manqua de s'étrangler en constatent qu'il ne s'agissait que du brun aux yeux bleus.

- J'sais m'débrouiller t'as pas besoin d'me coller comme ça Homer. Lâcha-t-elle, le sourire disparaissant aussitôt.

Légèrement boudeuse que de s'être fait voler son petit moment fun avec le militaire à cause de ce garçon, Evelyn Passa donc son chemin, puis roula des yeux quand il revint à la charge. Au loin, elle redressa le menton pour s'assurer que Donovan n'était pas loin d'elle. Pas qu'elle avait peur de son collègue, ça non, mais juste pour savoir où il se trouvait et envisager le rejoindre.

- Sérieusement vous faisiez quoi dans c'truc Evy ? Rit-il. Immédiatement le rose lui couvrit les joues mais la curiosité dont il faisait preuve l'obligea à braquer ses billes brunes dans les siennes.

- Mais qu'est-ce que ça peut t'faire bon sang ?!! Pesta Collins sans malgré tout élever la voix. Rien, et même si y avait quoi qu'ce soit.... ça t'regarde pas, je t'en pose moi des questions ? Non, mais quand il sourit encore, opinant en un « Je vois », elle rugit comme un petit fauve et activa pas pour rejoindre le tatoué. De quoi se mêlait-il bon sang ? Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? En sortant de là, ayant enfin trouvé ce qu'ils avaient envisagé ramener avant de s'enfermer dans la boutique de jouets, Evelyn avait plisser le nez, campée près de Floyd, quand Mills lui avait proposé de la ramener. Là aussi non, triplement non, elle était venue avec quelqu'un elle repartait avec lui, point barre et même si sur le coup elle se trouvait légèrement chiée avec le jeune homme, elle préférait dix fois la compagnie du militaire que la sienne. T'es gentil mais non, je vais rester avec Donovan, à plus tard. Avait-elle balancé à la va vite avant de rejoindre la voiture pour mieux s'installer à la place passager avant qu'on lui impose de conduire.

De retour à Renton, après un passage obligé par la réserve, elle avait rejoint la maison en s'activant pour ne pas retomber sur le jeune homme croisé par hasard plus tôt. Il les avaient suivi ou quoi ? Et c'était quoi ces garçons, tous connaissaient Floyd et tous s'amusaient à la taquiner ou lui poser des questions indiscrètes. La mauvaise influence de l'ex chef sans doute, allez savoir. Ayant viré ses pompes, elle déambulait à pieds nus dans la maison jusqu'à le croiser, affalé dans le canapé, cigarette aux lèvres, pour mieux le détailler et sentir son cœur bondir subitement au souvenir qu'il ré-ancrait, en un sourire équivoque, dans son jeune crâne. Merde.... Le sac, la demande...... Merde, merde...... Mais, au lieu de buger, elle inspira une fois puis s'approcha pour s’asseoir sur le bras du sofa.

- J'suis prête oui, mais j'ai pas dit que je demanderai c'que je veux avant d'avoir vu ce que toi tu as choisi.

Evelyn gagnait du temps, le rose poudrait légèrement ses joues. L'excitation, l’appréhension, un tas de choses vibrant autant dans son crâne que dans son ventre.Visant des yeux la bière sur le carrelage, elle se pencha, la récupéra et en apporta le goulot à ses lèvres. Alors ça, c'était encore pire que le bourbon ou le rhum. Tiède, fade et à moitié gazeux, mais même si elle avala sa gorgée avec mal, la gardant entre ses joues gonflées une seconde en fronçant les sourcils, elle prit sur elle et lui rendit son bien.

- C'est vraiment pas bon c'truc, Néanmoins, ayant avalé sa lampée de courage, Collins ferma les yeux et tendit la main vers lui, redoutant déjà le pire à propos de ce que contenait le sac en question. Allez, passe moi ce que tu as choisi, Costume d'étudiante, soutif en bonbons, truc en cuir avec un fouet ou.... Elle coupa le flux de ses pensées et inspira fortement avant de rouvrir les yeux pour croiser ses billes. T'en fais pas, j'vais pas me défiler Donovan, j'ai juré on s'est serré la main, donc, j'assumerai. Lui sourit-elle, un peu forcée, en laissant ses mots faire écho à ce qu'elle lui avait hurlé dans la cuisine avant qu'il se barre suite à leur étrange échange.

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: While we're here   Sam 23 Juin 2018 - 21:59
Homer l’avait regardé de travers quand ils étaient rentrés, Donovan ne s’y était pas des masses attardé, occupé à terminer cette mission de ravitaillement pour se poser chez lui. Enfin « chez lui » parce qu’il ne se leurrait pas, c’était pas sa maison, c’était un hôtel en quelque sorte. Une caserne pour ce déploiement à Renton, ça avait juste plus de gueule qu’une tente ou un baraquement. Affalé sur le canapé avec une bière malheureusement pas assez fraiche, Donnie remarqua l’arrivée de la blonde et se fit un plaisir de lui rappeler leur petit deal.

Réponse immédiate d’Evelyn qui s’était assise sur l’accoudoir du canapé avant de lui piquer une gorgée de bière sous le regard amusé du tatoué. « Normalement c’est la meilleure chose qui soit quand c’est frais, après une journée d’effort … » Mais là, c’était un peu dégueulasse, il devait bien le reconnaître, mais ça lui paraissait toujours mieux que de l’eau. Alcoolisme ? Sans doute un peu. « T’as plutôt intérêt à pas te défiler, sinon tu me le paieras Collins. » souffla-t-il avant de récupérer le sac qu’il avait posé à ses pieds, à l’opposé de la bière, pour fouiner à l’intérieur.

Il sortit d’abord la robe et déposa le tissu qui serait sans doute froissé dans la paume d’Evelyn. « J’ai pensé que ça t’irait bien. J’suppose que c’est ta taille, mais je pense pas que le patron refuse de changer si c’est pas bon. » C’était forcément sa taille, son super pouvoir c’était de savoir lire à travers chaque fringue les mensurations d’une nana. Tu parles d’un super pouvoir utile. Il laissa à la gamine le temps de découvrir la robe, sexy mais pas outrancière, assez classe contrairement à toutes les conneries qu’il aurait pu ramener.

Le tatoué récupéra finalement l’ensemble de lingerie, légèrement plus scandaleux et dévoilant, qui ne manquerait pas de la faire virer au rouge. De la même manière, Donnie l’agita sous son nez avant de le déposer dans la paume de sa main. « Ça aussi j’ai pensé que ça t’irait bien … » Son regard gris resta posé sur la blonde, un mince sourire étirant ses lèvres, comme un défi, un test. Evelyn voulait lui montrer qu’elle n’était pas qu’une gamine, c’était l’occasion. Allait-elle prendre la mouche ou assumer ?

Donovan prit une nouvelle bouffée de nicotine avant de saisir la canette de bière et de s’envoyer une gorgée de houblon trop réchauffé. « Alors tu veux quoi en échange de tout ça ? » demanda-t-il avec ce même air de défi, curieux de savoir si elle irait au bout de ce qu’elle avait pensé. C’était elle qui avait mentionné cet échange après tout. Dans son cas, une chose était sûre, il avait plus hâte qu’il ne le reconnaîtrait de la voir dans cette robe, persuadé qu’elle la mettrait en valeur et ferait ressortir la ravissante jeune femme cachée derrière la petite fille sage.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: While we're here   Sam 23 Juin 2018 - 22:26
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Son cœur jouait déjà du tambourin, elle n'avait encore rien dit, rien demandé et il n'avait encore rien fait. Okay.... Ce n'était que de l'assurance, elle en avait bien eu lorsqu'il avait fallu se secouer pour éliminer ses premiers rôdeurs, elle y était arrivée, il pouvait même se targuer de l'avoir rendue plus forte alors pourquoi des choses si simples, des choses ordinaires – enfin si se fringuer en étudiante pervers était ordinaire d'ailleurs – la pétrifiait complètement ? Pire encore à la pensée de ce qui la taraudait et faisait vibrer ses entrailles, ce qu'elle voulait lui demander. Néanmoins, quand sa voix résonna et qu'elle l'entendit fouiller dans le sac la blondinette ferma les yeux, puis contempla un point fixe pour ne pas flipper plus qu'elle ne l'était déjà. Une étoffe rejoignit sa paume ouverte, et lentement elle déposa les yeux dessus avant de sentir un immense soulagement la saisir. Enfin, pas trop non plus, mais là où elle l'avait imaginé lui sortir un truc vraiment salace, se tenait une robe noire qu'elle déplia devant elle pour l'observer. C'était court mais pas trop, décolleté aussi, elle avait jamais mis ça de sa vie et déjà elle plissait le nez. Surprise, oui, elle était surprise de son choix car finalement ce n'était pas ce qu'elle l'aurait imaginé choisir. Néanmoins, prête à parler, elle sentit autre chose rejoindre sa main et là, à la vue de l'ensemble de dentelle, le rose lui bouffa les joues.

Déjà ses billes rondes détaillaient les fibres, ça non plus elle n'en avait jamais porté, certes elle se baladait pas non plus avec des sous vêtements de grand mère fort heureusement, mais ce genre là.... Déglutissant, peinant à redresser les yeux sur lui, elle termina par les fermer, expirant et inspirant par saccades pour se sentir littéralement crever lorsqu'il revint sur sa demande à elle. Le pire c'était que ces deux choses, aussi différentes étaient-elles même si, fatalement, elles allaient de paire, étaient à sa taille. J'ai pensé que ça t'irai bien.... Les mots lui militaire tournaient en boucle dans sa tête, tout comme ce qu'elle désirait de lui, ce qu'ils avaient mis en jeu et qu'il ignorait encore à contrario d'elle qui savait désormais ce qu'elle avait à faire. Un instant, elle eut envie de préciser qu'elle n'avait jamais promis qu'elle porterait le fameux souvenir, mais ce serait revenir sur ce qu'elle avait lâché plus tôt et ce qu'il avait ponctué en lui certifiant qu'elle lui paierait. Un long silence s'étira dans le salon avant qu'elle dépose la robe, et les sous vêtements sur ses genoux. Elle avait le choix, elle aurait toujours le choix et sa tête lui criait non, son cœur lui se montrait plus clément, quant au désir lui, il hurlait de foncer complètement.

- D'accord, Soupira-t-elle sans oser soutenir ses billes grises. la robe est... c'est joli et..... le reste... Voilà qu'elle hésitait encore, si bien qu'elle secoua les épaules, éprise d'un frisson avant de l'observer enfin, déjà ses dents mordaient sa lèvre inférieure. Tu, t'as envie d'me voir avec ça ?

Cette fois, le débit de mots fut normal, pour autant elle envisageait déjà crever de trouille rien qu'à l'imaginer la détailler dans une tenue dans laquelle elle était persuadée ne pas être très à l'aise. Mais avant qu'il réponde, et malgré la poudre à ses pommettes, malgré le sang qui filait à vive allure dans ses veines, la gamine se redressa et s'éclipsa à l'étage pour s'enfermer dans la salle de bains. Voilà, c'était le moment, et peut-être qu'en la voyant comme ça, plutôt qu'avec ses fringues actuelles il....... Tout se mélangeait en elle, et pourtant la première chose qu'elle fit fut de virer ses nattes, passer une main dans ses cheveux et se fixer un instant dans le miroir après avoir considéré les étoffes. La robe passait encore, puis, avec celle-ci au dessus du reste ça passerait. Allez Collins, vas y ce sont rien que des vêtements, soupirant une dernière fois, elle vira son tee.shirt. En quelques minutes elle avait enfilé l'attirail et se fixait étrangement dans le miroir, tirant sur les pans courts de la robe qui, malgré tout lui allait bien. Il avait un radar à la place des yeux c'était pas possible autrement, quant aux sous vêtements, en remarquant – surprise – l'état de sa poitrine, elle colla quasiment le nez au miroir avant de rosir.

- Bon dieu.... Souffla-t-elle, ahurie, en logeant les paumes à ce qu'elle n'avait pas habituellement sans le miraculeux soutien gorge dissimulé sous les fibres sombres. Hallucinant........ Le tout était maintenant de descendre, alors, en un dernier soupir, les poings serrés et crispée de la tête aux pieds, elle quitta la pièce et descendit, rosée aux joues, pour se planter devant lui dans le salon. Mal à l'aise, Evy esquissa un piteux sourire avant de donner le change en balançant une connerie. T'as un radar pour les tailles ou bien ?

Un rire étranglé fila ses lèvres et elle n'avait encore rien demandé. Plantée là comme une souche, comme si elle attendait le couperet, qu'il se foute d'elle, qu'il.... Ivre de mots qu'elle ne parvenait pas à lâcher, Evelyn avança vers lui, se hissa sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille et y approcher les lèvres.

- Toi. C'était sa réponse, sa demande, et alors qu'elle reculait, sans le toucher, les yeux plantés dans les siens, son cœur hurlait à un tel point qu'elle serait sans doute incapable d'entendre ce qu'il lui dirait.

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Donovan C. Floyd
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MessageSujet: Re: While we're here   Dim 24 Juin 2018 - 11:10
La clope dans une main, la bière dans l’autre, Donovan jonglait entre les deux poisons, un regard en coin pour la blonde qui découvrait les souvenirs qu’il avait ramené pour elle. Et il aurait pu faire bien pire, Evelyn devait s’en douter. La robe avait fait son petit effet, un soulagement sans doute pour la plus jeune qui s’était sûrement attendu à un truc bien salace, mais les sous-vêtements, là, elle avait un peu plus cette réaction qu’il attendait. Elle était écarlate, et surtout elle était muette. Donnie tourna la tête vers elle, scrutant chacune de ses réactions jusqu’à ce que finalement, elle ne reprenne la parole.

C’était joli, ouais c’était joli et sexy, elle croyait quoi ? Qu’il allait choisir de la merde ? Donovan était un homme de goût. Sa dernière question en revanche le prit un peu au dépourvu. S’il répondait franchement et sans réfléchir, alors oui, il avait sacrément envie de la voir là-dedans. S’il prenait le temps de réfléchir, Donnie savait que ce serait un terrain dangereux sur lequel il risquait de déraper bien trop rapidement. Le tatoué prit une inspiration, pesant ses mots mais Evelyn ne lui laissa pas le temps de répondre, s’éclipsant rapidement, disparaissant à l’étage. « Euh … okay … » glissa-t-il pour lui-même avant de souffler un grand coup.

Prenant sa tête entre ses mains, Donovan posa ses coudes sur ses genoux. Elle faisait quoi là au juste ? Elle était partie bouder ? Elle était vexée parce qu’il lui avait ramené des trucs sexy mais mettables ? En quatre gorgées, il termina sa bière et s’essuya les lèvres d’un revers du poignet, terminant dans le même empressement sa cigarette. Le tatoué devait s’assurer qu’elle ne faisait pas – trop – la tronche. Et encore que, si elle faisait la tronche, alors peut-être que ça règlerait la chiée de problèmes que tout ceci pouvait entrainer.

Donovan se levait et s’apprêtait à la rejoindre à l’étage lorsqu’il entendit l’escalier craquer légèrement. Ah finalement elle ne faisait pas la tronche, et la vision qu’il eut en la voyant se planter face à lui le sonna un instant. « On va dire ça comme ça » souffla-t-il en détaillant la perfection avec laquelle la robe tombait sur ses formes discrètes. Quoique un peu moins discrètes de ce qu’il pouvait voir. Lèvres étirées dans un sourire presque imperceptible, Donnie passa la pointe de sa langue sur ses dents, contenant la flopée de commentaires qui lui venaient à l’esprit.

Il la vit alors se rapprocher, sa voix résonnant comme un souffle suave malgré le manque d’assurance à son oreille. Un souffle électrisant, c’était le genre de demande auquel il était incapable de résister. Le militaire fit un pas dans sa direction, glissant ses doigts dans ses mèches blondes. Son regard la détaillait, intense, comme s’il voyait à travers cette peau, à travers son âme. Il accrochait chaque détail, il voyait cette étincelle au fond de son regard noisette, il voyait le souffle s’échappant de ses lèvres, il voyait son cœur qui battait dans chacune de ses veines. « Moi ? » reprit-il en laissant glisser la pointe de ses doigts de ses mèches à son cou, à son épaule.

Puis finalement, le brun la rapprocha de lui, sa main droite glissée dans le creux de ses reins alors que la gauche allait dégager quelques mèches sur son épaule. Son visage brûla la mince distance qui le séparait de celui d’Evelyn. Il frôla ses lèvres avant d’aller murmurer à son oreille. « Il va falloir être plus spécifique Collins. » Que voulait-elle ? Parce que ses paroles plus tôt lui laissait penser que ce qu’elle voulait, ce n’était pas ce qu’il était prêt à lui donner. Donovan était prêt à lui donner un moment dont elle se rappellerait cette fois, mais il n’était pas prêt à lui donner plus. Jouant toujours de son attitude, de son emprise sur elle, le tatoué laissa ses lèvres glisser dans son cou. Il connaissait la limite, il savait quand faire marche-arrière.


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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: While we're here   Dim 24 Juin 2018 - 12:09
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C'était mal ? La question ne cessait de la hanter. Est-ce que c'était mal, ou même malsain de désirer lui tendre quelque chose, de son plein grès, sans se soucier de leurs grandes différences ? Celles qu'elle pouvait capturer dans son regard, dans son attitude, celles qu'il voyait forcément transpirer de chaque pore de sa peau malgré des vêtements plus équivoques ? Elle venait de lui dire, et même si les mots n'étaient pas les plus explicites du monde, ils étaient siens, à elle. Une pensée imperceptible dans le creux de son crâne, néanmoins terriblement palpable et vivace, depuis qu'elle avait sentit ses lèvres se heurter férocement aux siennes. L'espace d'un instant Evelyn peina à avaler sa salive, la tension battait dans ses tempes et tout autour d'elle l'atmosphère semblait chargé d'un truc lourd auquel elle n'était pas le moins du monde habituée. Ses jambes tremblaient déjà, encore un peu et elle aurait pu entendre ses genoux s'entrechoquer. Même si elle tentait de respirer avec mesure, Donovan lui coupa le souffle en se rapprochant d'elle. Ses yeux s'enlisèrent dans les siens, persuadée de n'être plus qu'une proie alors qu'elle savourait le simple contacte de ses phalanges entre ses mèches blondes. Il ne la fixait plus comme une gamine, elle avait gagné mais quand son timbre atteignit ses tympans, que la chaleur particulière de ce simple « moi ? » fit écho dans les moindres fibres qui la constituaient, Collins savait parfaitement que cette victoire aurait un arrière goût plus amer.

- Oui. Sa voix n'était plus qu'un soupir éraillé témoignant de l'état de son organisme sur le vif.

Mais que pouvait-elle dire d'autre ? L'assistante ne pouvait déjà plus bouger, plantée férocement dans le carrelage, les chevilles à un cheveu de céder, le cœur à un doigt d'éclater pour s'étaler entre eux. Ses cils vibrèrent, néanmoins elle tâchait de garder les paupières grandes ouvertes, de se raccrocher au filet de lumière du jour – passant par le vitrage du salon – où dansaient quelques infimes particules. Le reste fut sans doute pire encore, plus sensationnel que tout ce qu'elle avait pu s'imaginer durant des jours, parce que lorsqu'il la rapprocha de lui, la blondinette eut l'impression que la main, contre ses reins, brûlait la robe pour marquer sa peau fragile. Parce qu'à l'instant, alors que ses lèvres frôlaient les siennes pour ensuite mourir à son oreille, que ses doigts glissaient de ses mèches à son cou, cessant le vertige à son cou à l'en faire quasiment mourir, elle voyait davantage ce qu'il devait être avec les autres filles. Elle ne l'avait même pas encore touché, simplement sa poitrine était collée à lui, haletante comme un poisson qu'on aurait privé d'eau. Le murmure au creux de son oreille lui donna l'impression qu'une lame rentrait doucement, trop lentement, dans l'organe qui pulsait en elle, forçant le sang à courir dans ses veines et à réchauffer la moindre parcelle de chair, de peau, lui susurrant même qu'elle n'avait sans doute jamais été aussi vivante de toute sa jeune existence. Elle n'avait pas encore répondu, prise dans les filets du militaire sans même penser à se débattre.

Sa question était lourde de sous entendu mais lui rappelait une chose, il n'avait pas envie de ce qu'elle pouvait imaginer, parce qu'elle voudrait plus. C'était si intense qu'elle était persuadée ne pas pouvoir se contenter de ressentir une seule fois, quelques minutes avec lui. La pression des lèvres à sa jugulaire la rappela à l'ordre, du moins, le contact suave l'enlisa plus dans ce désir que dans la réalité qui s'imposerait à elle ensuite, quand le feu serait éteint, quand il n'y aurait plus rien d'autre qu'un souvenir auquel elle serait forcée de se raccrocher. Elle pouvait être intelligente, comme il le lui avait dit, elle pouvait reculer et tout faire cesser pour s'éviter de souffrir, mais ses entrailles parlaient davantage pour elle que sa tête ou son cœur au bord d'un gouffre emplie de dilemmes. Lentement, et pas sans trembler au maximum, ses mains redressèrent la barre jusqu'à ses bras, sa taille, sous la chemise qui le couvrait, s’imprégnant de la chaleur qui était sienne et qu'elle désirait capturer à défaut de ne rien avoir du tout. A contrario de son corps, le stress, ce panel d'émotions trop fortes, rendait ses mains froide si bien que le contact avec sa peau, sous les fibres portée dessous la chemise, la fit frémir et se tendre sans plus oser bouger plus que ça. Ses doigts avaient achevé leur course à son bas ventre entre le jeans et l'ourlet de son débardeur, juste sur sa peau brûlante.

- Pourquoi.... tu m'force à l'dire.... ? Murmura-t-elle, la voix étranglée aux sensations qui lui retournaient le crâne. Qu'est ce..... qu'est-ce que toi tu veux..... ? Elle se contenterait de ce que lui désirait, ça avait toujours était ainsi, influençable elle passait outre ses propres désirs et envie pour se satisfaire de ceux des autres et qu'ils en soient comblés à leur tour. S'il ne désirait que ça d'elle, elle s'en contenterait malgré ce qui s'imposerait à elle ensuite. Mais me dis pas rien......... ne mens pas, je suis pas stupide Donovan, tout ça ne reflète pas rien, j'veux juste..... Elle réprima un rictus étranglé, resserra l'emprunte de ses mains contre lui, se donnant le courage de parler, parce qu'il le lui avait demandé. Tu ferais pas ça si j'te plaisais pas, si tu........ j'veux pas grand chose, juste savoir ce que ça ferait, ce que tu me ferais, ce que c'est.

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MessageSujet: Re: While we're here   Dim 24 Juin 2018 - 17:49
Il jouait, il profitait du jeu, il savourait ses réactions. Donovan savait que le jeu était dangereux et même s’il connaissait la limite, elle avait tendance à s’effacer quand il sentait la blonde si proche de lui. Lui, elle le voulait lui. Le tatoué aurait pu se satisfaire de ça, simplement savourer cette facilité avec laquelle il pouvait la faire plier, d’un claquement de doigt elle pouvait être à lui. Mais Donnie craignait surtout l’après. Si les choses étaient claires pour lui, sans doute le seraient-elles moins pour Evelyn, et ce qui lui paraissait tentant sur le moment aurait peut-être des vapeurs d’erreur après.

Elle était fébrile, Donnie n’aurait plus qu’à la cueillir, il le savait, il le sentait. Il en avait envie, chaque parcelle de son corps la réclamait, c’était bien ça le problème. Il la désirait mais il ne voulait pas plus, elle l’aimait bien. Pourtant lorsqu’il sentit ses doigts glisser sous sa chemise et parcourir sa peau, Donovan la serra un peu plus contre lui. Puis la voix d’Evelyn le força à replonger son regard gris dans le sien, fronçant légèrement les sourcils sans le moindre air sévère ou inquiet. Il tentait juste de lire à travers ses gestes et ses mots ce qu’elle ne dirait pas. « Ce que je veux moi ? » reprit-il en glissant sa main libre à sa taille.

Ce qu’il voulait était clair, limpide, et Evy l’avait sans doute compris. Et elle s’efforçait de répondre à sa question à lui, de dire plus clairement ce qu’elle voulait. Le tatoué se recula, ses doigts glissant sur ses bras pour récupérer ses mains et l’entrainer avec lui alors qu’il se laissait tomber sur le canapé. Enfoncé dans l’assise, le dos contre le dossier, Donovan l’attira vers lui avant de caler ses mains à la naissance de ses reins. « Je vais être honnête Evy … » murmura-t-il avant d’aller chercher ses lèvres. « Ce que je veux doit être à des lieues de ce que tu veux toi … » souffla-t-il contre les lèvres de la blonde.

Evelyn avait eu une éducation, elle avait malgré son jeune âge tout un tas de trucs  en tête, tout un tas de désirs et de souhaits. Donovan n’était clairement pas son prince charmant, il n’était ni l’un ni l’autre d’ailleurs. Et il comptait bien lui montrer, lui faire comprendre. Ses mains continuèrent leur course pour se glisser sous les fesses de la jeune femme alors qu’il la renversait sur le canapé, la surplombant de son regard gris. Ses lèvres revinrent à l’assaut de son cou, son épaule alors que sa main glissait sur l’extérieur de sa cuisse par-dessus le tissu de la robe, trouvant la douceur et la chaleur de sa peau.

Il pouvait la posséder dès l’instant s’il le voulait vraiment, mais le tatoué revint souffler à son oreille. « Ce que je veux Evy c’est ne plus me prendre la tête, j’veux plus d’engagements, j’veux pas de responsabilités. Je veux, je prends, je jette, tu sais comment je suis. » Evelyn voulait savoir ce que ça ferait ? Ce qu’il lui ferait ? Il la ferait autant souffrir qu’il lui apporterait de joie et de plaisir, Donnie en était persuadé. Et c’était un poids trop lourd à porter. Il avait envie d’elle, la course de ses doigts qui s’aventuraient plus loin contre sa peau, sous le tissu de jais de la robe pour preuve. Il lui donnait un fragment de ce qu’elle voulait, ses lèvres glissèrent de son oreille à sa mâchoire, son cou. « C’est ce que, toi, tu veux Evy ? » demanda-t-il à nouveau d’une voix basse avant de reprendre. « Y’a un monde entre nous Collins, et il faudra plus que cette tenue sexy et que tu me supplies pour qu’on accorde nos violons. »  En d’autres termes, pour autant qu’il la désirait à cet instant précis, Donovan n’avait pas l’intention de la sauter parce qu’il savait les complications que ça amènerait.

Si Evy voulait vraiment finir dans son lit, alors elle devait être sûre qu’elle ne voulait rien de plus. Sans lui laisser le temps de répondre, le tatoué se redressa, luttant contre sa propre envie de reprendre là où il s’était arrêté tout en espérant que son comportement de vieux connard suffirait à la faire fuir ou revoir ses désirs.


We Are Monsters
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MessageSujet: Re: While we're here   Dim 24 Juin 2018 - 18:44
While we're here


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Elle ignorait complètement si l'accroche de son regard était plus agréable que le reste, finalement non, pas lorsqu'il reprit sa question et la répéta à quelques centimètres à peine de ses lèvres. Si chacun de ses gestes était calculé, les siens n'étaient qu'un brouillon frémissant généré par les tas de choses qu'il déverrouillait en elle. Alors, quand ses mains glissèrent de leurs prises premières jusqu'à ses mains, elle serra à peine ses doigts et se sentit basculer contre lui. Idem, les gestes étaient calculés mais les siens épousaient l'emprunte de ceux qu'il désirait d'elle. Sans doute n'avait-t-elle jamais fait un truc si osé que ça, et pourtant elle était encore vêtue, il était encore vêtu, mais la simple proximité plus évidente nourrissait le feu crépitant dans son bas ventre. Ses jambes tremblaient contre les siennes, son cœur hurlait à tout rompre, et le sang lui chauffait les joues autant qu'il brûlait lentement sa conscience. Même si c'était pire que tout ce qu'elle avait pu s'imaginer, à des lieux des choses stupides et trop simplistes lui étant passées par la tête lorsqu'elle avait été en âge d'y songer, sa voix, juste son timbre, continuait d'attiser son entière fascination. C'était exactement ça qu'il faisait, il la rendait ivre sans devoir la faire boire, l’envoûtait, elle n'était plus qu'une poupée entre ses doigts et malgré la peur qu'il ait raison, au sujet de ce qu'ils voulaient l'un et l'autre, malgré la différence de leur désir propre à tous les deux, elle était prête à plonger quitte à en souffrir plus tard.

Ses propres mains n'avaient pas quitté leur loge précédente contrairement aux siennes qui l'invitaient à se cambrer de plus en plus. Et la sensation trop fraîche dans son dos, lorsqu'il l'obligea à rejoindre l'assise, prisonnière sous sa sature, lui fit écarquiller grands les yeux. L'emprunte de ses lèvres dans son cou la fit se tendre et, malgré elle, enfoncer délicatement les ongles dans sa peau. Il la rendait véritablement dingue, poussant le vice à son paroxysme et ses propres envies à leur summum. Néanmoins Evelyn ne bougeait plus et respirait à peine, comme si une simple respiration allait tuer dans l’œuf ce qu'elle imaginait saisir d'une seconde à l'autre. Ses paupières voilèrent son regard fiévreux, ses mains se laissant happer par ce qu'il lui dictait sans devoir user de mots, instinctif, comme si tout ce temps à croire qu'elle serait sage et innocente n'était plus, qu'elle sentait la petite part d'ombre en elle embrasser la sienne, bien plus sombre et ténébreuse, à pleine bouche. Réprimant les assauts des soupirs dans sa gorge, l'un d'eux s'échappa, juste au creux de son oreille tandis qu'il susurrait à la sienne.

Ça elle l'avait bien compris, s'il avait tout quitté ce n'était pas pour s'enticher de quiconque, c'était pour profiter sans contrainte, sans responsabilité et même si l'entendre de vive voix lui fit mal, qu'elle sentit sa trachée se nouer, ses gestes contre elle la ramenaient à l'emprise malsaine et tellement enivrante qu'il avait sur elle. En un sens il la prévenait parce qu'il désirait ce qu'une part d'elle voulait, il la mettait en garde parce qu'il savait parfaitement – à défaut d'elle même qui n'en avait que peu conscience, persuadée d'être assez mûre et forte pour encaisser – qu'elle en voudrait davantage. Quand il parlait, son cou s'étendait encore, manquant déjà de la marque de ses lèvres contre sa peau, sans même en avoir le contrôle, la blondinette se cambrait même pour sentir ses formes épouser les siennes. Grisant, étouffant, enivrant.... Totalement prenant. Des tas de mots mourraient dans son crâne, elle n'était plus qu'une sphère d'émotions, de sensations, incapable d'ouvrir la bouche que pour soupirer. Si c'était ça qu'elle voulait ? En un sens oui et d'un autre non..... Est-ce que ça valait la peine de souffrir ? Est-ce que ça valait la peine tout court ? La trachée nouée, Collins se hasarda à loger la pointe de son nez contre ses traits, cherchant encore le moindre contact, ou quelque chose, n'importe quoi, capable de lui faire faire le choix cornélien qu'il lui imposait. A bout, prête à répondre, elle glissa les pétales à sa mâchoire avant d'entendre ses derniers mots. Comme une lame en plein cœur, une évidence qui lui fit mal alors qu'il lui susurrait, qu'il lui soufflait autant physiquement, qu'oralement, avoir envie d'elle autant qu'elle l'enviait lui. A bout de souffle, sa poitrine haletante fut libérée et la fraîcheur subite de la pièce la ramena sur terre. Sa tête tournait, saoul des mots et de ce qu'il venait de lui faire, l'amenant sur l'un des échelons de ce qu'il était capable de faire, autre qu'un simple baiser. Partout sur elle elle sentait le feu de ses mains, de ses lèvres, c'était pire que le baiser qui, lui, était concret à contrario de tout ce qu'il venait de faire. Les yeux fermés une seconde, elle reprit sa respiration.

Cette fois pas de larmes, néanmoins la frustration l'enveloppait dans ses bras décharnés, l'étreignant pour ne plus la lâcher à contrario de ses mains qu'elle aurait voulu sentir continuer leur ascension délirante. Elle s'aida de ses coudes pour redresser le buste et mordit sa lèvre inférieure en fronçant les sourcils. Son regard devait être bien différent des secondes précédentes, encore brillant, mais plus sombre; néanmoins la colère n'entrait pas en jeu. Elle ne pouvait décemment pas lui en vouloir de la mettre en garde, de la préserver. Il venait de la blesser certes mais elle ne pleurerait pas, simplement car ça ne servirait à rien et qu'il lui semblait que son corps en était bien incapable sur le vif.

- C'est.... sympa d'ta part de pas m'prendre en traître. Sa voix chevrotait encore mais ce qu'elle disait, les mots choisis, n'était que le résultat de cette atroce sensation de manque, de désir non assouvi. Pourtant elle n'était pas en colère, blessée en un sens mais plus calme que suite à l'échange de la cuisine. Tu veux me préserver, enfin je suppose.... Haussant une épaule, Evelyn se redressa dans l'assise avant de se remettre sur ses jambes, manquant un pas tant il lui semblait que ses membres inférieurs étaient cotonneux. Se rattrapant de justesse à la table basse, un rictus lui échappa avant qu'elle revienne planter les yeux dans les siens. Tu me saoules même sans alcool, ça c'est super fort Donovan. Nerveuse, elle ramena les doigts à ses joues et dégagea ses cheveux avant de reprendre une lourde inspiration. J'ai chaud, j'vais m'changer et préparer l'dîner, Lâcha-t-elle avant de s'éloigner pour subitement revenir sur ses pas. Faudra qu'on parle d'un truc, pas de ça je te rassure.... mais j'ai besoin des lumières de mon instructeur pour certaines choses plus......... professionnelles.

Oh non elle ne choisirait pas ce soir, ce qu'il lui avait dit, ce qu'il avait supposé comme quoi elle aurait beau le supplier rien n'y ferait, ne lui plaisait pas du tout, autant revenir sur la terre ferme et étouffer le feu en revenant sur un sujet plus soft. Le quittant, elle agrippa la rambarde de l'escalier et fila se changer, short, débardeur, elle noua ses cheveux à la va vite et revint dans la cuisine après s'être aspergée le visage de flotte.

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