The Walking Dead RPG

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- Make me strong or let me die -
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Joann Cain
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MessageSujet: Make me strong or let me die   Mar 5 Juin 2018 - 21:37
Make me strong or let me die


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


L'orage grondait depuis des heures, un temps qui ne l'avait jamais chagriné autrefois. Pas même la chaleur étouffante qui se dégageait de la fenêtre ouverte ne la dérangeait. Elle léchait simplement la peau nue de ses jambes comme une tendre caresse, un reflet de ce qu'il lui offrait et dont elle manquait depuis déjà presque un mois.... Puis un éclair déchira le ciel, laissa à la pluie l'audace de consteller le sol de la chambre et éclabousser ses paupières closes qui lentement papillonnèrent au rythme bien plus dense de son cœur. Instinctivement, sa main chercha sa présence. En vain, seul le relief des draps gelés embrassa l'extrémité de ses phalanges à lui en serrer le cœur. Les larmes ne coulaient plus désormais, sans doute son âme s'était elle asséchée, comme le palpitant furieux dans sa poitrine s'était enrobé de l'ombre qui ne s'étendait plus tant lorsqu'il était encore de ce monde. La tête lourde, Joann se redressa mollement, dégageant ses mèches brunes prises dans la moiteur de ses traits puis se glissa jusqu'au rebord d'un lit cruellement vide. Ses mains tremblaient encore, peut-être moins qu'à l'instant précis où la voix de Floyd l'avait achevé, pour autant en y logeant le faciès, la jeune femme les sentit frémir comme cette léchée de frissons désagréable lui mordilla l'épiderme... Plongée dans ses songes, dans les quelques souvenirs qu'elle se forçait à revivre chaque jour pour qu'ils ne s'estompent jamais, ce fut la brise étrangement glaciale, contrastant avec la lourdeur de l'atmosphère, qui l'obligea à redresser lentement les cils vers la fenêtre où le voilage dansait.

Une petite flaque luisante s'était formée là, au pied du vitrage grand ouvert, et aux lueurs grisâtres de la lune, le liquide lui sembla bien plus opaque qu'il devait l'être en réalité. Ses prunelles s'y attardèrent jusqu'à ce qu'à chacun des battements brusques de son coeur, l'eau rejoigne peu à peu ses pieds nus pour les marquer d'un écarlate à l'odeur ferreuse. Ses doigts y glissèrent, ramenant la viscosité au plus près de ses traits, puis la porte menant au couloir s'ouvrit grand, d'un simple coup de vent, au point de la faire se redresser sur ses jambes. Swann... La Canadienne crut capturer son ombre dans le corridor où elle s’empressa, faisant fie de la présence de Joy dans l'autre pièce, oubliant même les escaliers qu'elle parut descendre en flottant jusqu'à ouvrir la baie du rez de chaussée et sentir l'emprunte du vent lui marteler les joues. Devant elle, dans l'herbe trempée, du sang.... Une traînée pourpre s'étendait là, se mouvant jusqu'à la tombe où la terre ondulait. Il lui sembla l'entendre sous sa prison de matière brune, jusqu'à capturer, malgré les assauts furieux de son cœur, ses doigts émergeant de la fosse où on l'avait enseveli. Swann.... Si elle ne prononçait guère son nom, sa propre voix hurlait dans son crâne et poussait déjà ses jambes à traverser la rigole sanglante tracée dans l'herbe humide. Ses genoux rejoignirent la même surface que foulaient ses pieds nus et bientôt ses mains ramenèrent la terre sous laquelle, elle le sentait, il l'attendait, il la réclamait.

Les gestes étaient vifs, brusques, saccadés. Accompagnée par la pluie, l'orage, Joann sentit ses doigts brûler, pourtant elle creusa à s'en faire saigner les ongles jusqu'à le voir émerger de sa tombe. Aucun mouvement de recul, aucune plainte, pas d'écorchure ni de morsure. Il était fidèle à l'image parfaite qu'elle en avait gardé malgré la dépouille fixée de longues minutes avant ses funérailles. Son regard gris scintillait aux lueurs argentés, brillait plus encore à chaque zébrure du ciel. Il lui sourit, et sa main glissa naturellement à sa joue, puis à sa nuque avant de le ramener à elle en fermant les yeux... Une minute, quelques secondes, puis Cain recula pour subitement capturer le véritable état de l'étudiant. Décharné, dévoré, les prunelles opacifiées par la mort... Sa voix n'était plus que râles et bientôt, en un mouvement brusque, ses dents se plantèrent violemment à sa gorge en un dernier écho plaintif du ciel inondant d'un blanc aveuglant les dernières images capturées par ses prunelles ambres.

Ce furent la pluie et le tonnerre qui la poussèrent à se redresser d'une traite dans cette couche vide. En nage, la respiration sifflante, la poitrine haletante. Immédiatement sa main glissa à sa gorge, y dégageant les mèches prises par l'huile salin de sa peau, la rassurant d'une part avant de tourner brusquement le visage vers la fenêtre ouverte et le rideau de voile qui dansait au grès de la brise plus franche. Ce cauchemar aurait sa peau, pire encore à chaque réveil incombé par ce songe horrible, la réalité revenait la heurter de plein fouet. Il lui suffit de fixer la place vide auprès d'elle et de sentir le museau froid, qui la poussa à dégager rapidement les doigts du vide, revenant s'enquérir de son état lamentable. Judas recula en la voyant sursauter, préférant quitter la pièce, la queue basse, afin de rejoindre le gosse endormi dans la chambre que lui avait attitré Joy après l'avoir recueilli. Son cœur battait trop vite, sa gorge était encore nouée, et quand bien même se leva-t-elle pour refermer brusquement la fenêtre béante, son reflet déplorable dans le miroir l'invita à imaginer l'ombre de Swann dans son dos. Ce n'était là que les silhouettes sombres des arbres alentours, qu'importait, l'impression de se sentir impuissante, vide, atrocement mal et victime d'une souffrance suffocante, Joann s'empressa vers le corridor, dévala les marches et passa la porte d'entrée sans se soucier du temps, ni même des frusques qu'elle portait. Rapidement ses cheveux ruisselèrent autour de ses traits blêmes, tout aussi vivement, la fraîcheur de l'eau l'invita à croiser les bras contre son débardeur et à s'étreindre elle même en un dernier regard vers l'endroit où elle le savait être.

- C'est qu'un cauchemar... Rien, c'est rien. Respirant avec mal, elle se hâta dans les rues jusqu'à s'arrêter devant le battant des Davis. Ses dents mordillèrent son pétale inférieur puis, frémissante, rincée jusqu'aux os, Joann cogna le poing contre le bois avant de redresser ses billes vides dans celles plus claires du scientifique. J'peux pas rester là bas.... s'il te plaît, Lawrence.

L'unique regard de cet homme la poussait à une comparaison morbide faisant chevroter son timbre déjà éraillé par les sanglots qu'elle réprimait. Elle n'avait que lui pour la comprendre, il n'y avait plus que lui d'apte à savoir et assimiler tout ce qu'elle était, ce qu'elle avait pu être et ce qu'elle serait encore quelques temps... Il ne la jugerait pas ni n'aurait de pitié.

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Lawrence G. Davis
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MessageSujet: Re: Make me strong or let me die   Dim 10 Juin 2018 - 18:42

Un certain temps déjà était passé depuis que les leurs étaient revenus de l'avant-poste de Renton. Si Davis avait écouté avec attention le retour d'Amrani, il ne s'était pas senti plus concerné que d'habitude. Il ne pouvait nier cependant que cette nouvelle méthode d'exploitation des autres survivants leur serait peut-être plus bénéfique que celle de simplement les décimer. Mais, après tout, ce n'était pas à lui de donner son avis sur le sujet ; son domaine était spécifiquement la science, et non pas la question de masses. Les choses semblaient d'ailleurs bien se dérouler avec ceux du groupe du dénommé Atkins et c'était tant mieux. Dans le cas contraire de toute façon, ces ''alliés'' ne seraient plus là pour protester. Il y avait pourtant bien eu quelques débordements venant précisément de leur côté, concernés qui n'étonnaient pas le moins du monde le quarantenaire : cet idiot de Rogers et Raikes. Entre l'un qui était aussi bête que ses pieds et l'autre qui se prenait pour une petite chef absolument pas légitime, il aurait pu parier qu'il y aurait des accrocs. Les deux avaient cependant été rapatriés sur l'île, privés de ce monde extérieur ; et c'était tant mieux, même si cela sous-entendait qu'ils évoluaient sur la même parcelle de terre que Davis.

Le brun était cependant à des années lumière de penser à Rogers ou Raikes pour l'instant, voire même depuis leur retour. Il n'y avait qu'une chose qui lui triturait la tête : l'état de Joann. Depuis qu'elle avait appris la mort de Blackmore au retour des troupes, les choses n'avaient fait qu'empirer et l'escort s'isolait de plus en plus. Probablement Davis aurait-il dû lui coller aux basques pour lui sortir la tête de l'eau, ou au moins la maintenir un minimum à la surface mais d'un il ne voulait pas s'imposer de la sorte dans un deuil qui ne le concernait pas et sur lequel il n'avait aucune légitimité. Et de deux, point principal : il était totalement incapable de savoir comment gérer ce type de cas. Lui qui n'avait jamais eu de réel lien avec quiconque, qui était incapable d'éprouver une quelconque empathie, voire même de comprendre la réelle signification d'un sentiment et pourquoi les gens se devaient constamment d'en ressentir, il se retrouvait vraiment en terre inconnue. Alors il n'avait que peu croisé la Canadienne, ne s'aventurant pas lorsqu'il la voyait à lui demander si elle allait bien alors qu'il était écrit en plein sur son front qu'elle était au fond du gouffre. Il avait pourtant demander conseil à sa jumelle qui lui avait assuré qu'il n'avait même pas besoin de parler, qu'une simple épaule solide suffirait à ce que la brune ne perde pas pied mais, une nouvelle fois, le quarantenaire ne se sentait pas à s'immiscer ainsi dans son deuil. Quelle ironie qu'à quarante ans passés, il soit toujours incapable de comprendre les fondements des relations humaines.

Ce jour là n'avait pas été tant différent des précédents, voire même quasiment identique. L'avantage du sous-sol du laboratoire était l'air conditionné. Un confort dont le virologue percevait l'importance que quand il quittait le bâtiment et se retrouvait à marcher une demi-heure sous le soleil de plomb qui dominait l’État de Washington. Sans doute que, s'il avait pu passer sa vie dans le lieu, il l'aurait fait, et il y était déjà resté à quelques reprises, finissant endormi sur son bureau à force de faire bosser ses méninges. Mais aujourd'hui il était rentré, comme la veille. Il était certes déjà tard mais l'air était toujours aussi lourd, ayant relativement tendance à l'agacer mais que pouvait-il bien y faire ? La veille ils avaient traîné un peu sur la plage avec la jumelle Davis, profitant simplement d'un moment de détente où il ne pensait pas constamment à son boulot. En poussant la porte de son domicile ce soir-là, la brunette était installée dans la véranda, un livre en mains. « Il y a à manger dans le frigo, ça doit encore être frais, l'électricité n'a pas été coupé il y a si longtemps » avait-elle lancé alors que son frère venait de la saluer. La remerciant rapidement, le scientifique avait pris ce fameux repas, se rendant compte une fois de plus qu'il n'avait pas pensé à manger de la journée. Probablement qu'un jour il en payerait le prix, de tous ces oublis, mais qu'importait, il s'en était bien sorti jusqu'alors ; principalement grâce à Amanda et sa prévoyance, il ne pouvait le nier.

Ils avaient encore discuté un peu tous les deux avant que la brune ne monte se coucher. Lui était allé se changer, enfilant une tenue un peu plus confortable que celle qu'il mettait pour se rendre au labo et c'est vêtu d'un short et d'un tee-shirt basique qu'il était redescendu pour se poser dans le canapé. Lawrence avait lu les notes d'une de ses fourmis -encore- avant de s'endormir à son tour, tête de travers sur le dossier. Ce furent des coups à la porte qui le tirèrent de son sommeil profond, le forçant à se relever en ronchonnant, l'air las et le regard prêt à fusiller quiconque osait venir lui casser les noix en pleine nuit. À peine eut-il ouvert la porte cependant que son expression se fit moins agressive et, aux premiers mots de son amie, il compris. Son regard clair planté dans le sien, il restait relativement impassible malgré la nervosité qui le tiraillait déjà ; et s'il ne gérait pas ? Il n'avait pas été formé à cela, aider quelqu'un dans son deuil. Mais l'expression de détresse de la Canadienne coupa court à ces pensées alors qu'il se décalait en répondant un simple « viens ». La porte refermée derrière elle, il avait machinalement déposé une main dans son dos pour l'accompagner jusqu'au salon où il la fit s'asseoir dans le canapé. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » avait-il demandé en prenant un verre du meuble sous la télé, y versant un peu du thé froid préparé par Amanda avant de faire glisser le contenant vers la brune. En un sens il s'attendait à tout, surtout au pire à dire vrai, mais il ne pouvait le savoir si elle ne le disait pas, alors il écouterait et ferait au mieux pour apprendre sur le tas la manière de gérer une telle situation.


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Make me strong or let me die   Lun 11 Juin 2018 - 21:40
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L'impression que sa voix n'était plus qu'un simple filet éraillé n'en était pas une, retenir les sanglots une journée complète pour les laisser filer à la nuit tombée n'aidait pas beaucoup, pour autant Davis ne s'en formalisa pas et s'écarta rapidement de la porte pour l'inviter à entrer. La chaleur de l'habitation la fit frissonner. Ses cheveux dégoulinaient de flotte mais le scientifique se fichait bien qu'elle puisse dégueulasser son sofa, preuve étant qu'il l'invita à s'y installer après avoir logé la main dans son dos. Elle ne ressentait rien, rien sinon le vide glaciale aux creux de ses tripes, à peu de chose près, ce rêve la ramenait aux années précédents l'apocalypse, à l'état dans lequel Mark la foutait après avoir trop bu, ou simplement par désir de lui prouver qu'elle l'avait épousé pour le pire.... Uniquement pour le pire. Inspirant par saccades, Cain redressa lentement les yeux dans ceux de Lawrence qui l'interrogeait, mais peina à y répondre. Là, où était installé son ami, Swann l'était quelques mois plus tôt, durant cette fameuse soirée où ils avaient refait le monde en compagnie de Floyd, à grands coups d'alcool et d'herbes. Elle le revoyait parfaitement passer le seuil, dévisager les deux hommes, se taire de longues secondes... Subitement, un glissement sur sa main droite la poussa à y jeter un œil. Ce n'était rien, rien d'autre qu'une gouttelette qui filait le long de sa peau, et pourtant elle aurait juré qu'il s'agissait d'autre chose. Frémissante, la Canadienne déglutit puis recroquevilla les jambes contre le canapé avant d'oser ouvrir la bouche.

Rence n'avait jamais dû la dépeindre si faible, si vulnérable, pas même lorsqu'elle venait de le perdre. Là c'était.... immonde, une honte qu'elle masquait depuis des années sous ses allures fières et froides comme la glace d'un hiver trop rude. Pourtant mieux valait que lui le constate plutôt qu'un autre, plutôt que Stanley, Casey.... Davis était fait du même bois qu'elle, du moins, elle s'était constituée une carapace à l'image de celle que portait le scientifique et, à l'heure actuelle, elle avait beau la colmater à sa manière, celle-ci se lézardait cruellement.

- Je fais le même cauchemar chaque nuit ça revient... Sa main libre glissa dans ses cheveux humides pour les ramener en arrière.

Joann était usée, éreintée par l'expérience douloureuse qu'était la mort, parfois même elle songeait au fait que mettre un terme à tout ça aurait été plus apaisant que n'importe quelle connerie ingurgitée pour tenter de fermer l'oeil. Elle n'avait pas le droit, quelqu'un devait payer et elle avait déjà préparé son départ pour Renton en Juillet prochain. Elle trouverait cette blonde et le lui ferait payer au centuple. Quant à savoir si ça l'apaiserait, la trentenaire n'en était pas certaine. Torturer cette fille jusqu'aux plus infimes fibres de son être, ne lui ramènerait jamais celui qu'elle lui avait arracher. Elle manquerait toujours de sa présence, de sa voix et ne pourrait guère oublier.

- Je creuse l'endroit où on l'a enseveli à m'en faire saigner les mains, et il vit.... Il vit quand il revient en surface Rence. Un vague sourire étira ses lèvres tandis qu'elle perdait ses prunelles au décor des lieux qu'elle connaissait parfaitement pour y avoir passé du temps jadis. et il mute sous mes yeux. Généralement je me reveille en sursaut avec l'impression que la morsure est réelle, c'est juste le cœur qui bat comme un dingue dans ma carotide putain.

Serrant les dents, elle glissa les doigts à ses lèvres pour étouffer la douleur provoquer par la simple évocation de ce songe. Davis n'était ni psy ni doué pour les relations humaines, elle en avait conscience alors pourquoi lui, pourquoi pas Casey qui l'aurait réconforté ? Elle savait parfaitement les raisons l'ayant poussé jusqu'ici, il lui suffisait de le fixer pour sentir une vague apaisante, mais très éphémère, emporter les horreurs qui la bouffaient peu à peu. Il était comme Swann, ils étaient tous trois similaires malgré quelques différences leur assurant être unique, mais ils étaient semblables malgré tout. Personne ne pouvait l'écouter comme lui, personne ne pouvait parler de tout et de rien avec elle sauf lui. L'étudiant le pouvait, il avait même l'exclusivité auprès d'elle, l'avait vu sous ses jours affreux, l'avait connu furieuse, amoureuse, apeurée à l'idée qu'il lui arrive quelque chose. Mais aujourd'hui il n'était plus, elle n'avait plus que celui face à elle pour lui prêter une oreille.

- J'prend des médocs pour fermer l’œil, et c'est comme si j'pissais dans un violon. Malgré son état, elle ne put s'empêcher de rouler des yeux, glisser les mains à ses tempes et se laisser tomber contre le dossier en un rictus amer. C'est un foutu placebo sans aucun effet, quoi qu'je fasse, quoi qu'je ferai ça sera là..... j'comprends qu'on puisse avoir envie de crever. Tien, Rit-elle sarcastique en dardant un regard lucide sur son profil. j'en viens même à ressentir exactement c'qu'a dû ressentir Ela Amrani, si c'est pas un scoop d'enfer....... J'suis veuve sans même avoir été mariée, ou si, mais pas au bon.

Parler lui fit du bien, cela tempéra lentement son cœur, c'était peut-être le meilleur choix qu'elle ait fait de cette foutue soirée : aller à la rencontre d'un homme sur lequel elle pouvait aveuglement compter.

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Lawrence G. Davis
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MessageSujet: Re: Make me strong or let me die   Ven 15 Juin 2018 - 11:00

Si le quarantenaire ne laissait entrevoir aucune trace d'inquiétude ni de pitié, restant égal à lui-même, indifférent, il ne pouvait s'empêcher tout au fond de ressentir une pointe de peine pour cette femme qui avait su prendre une place spéciale dans sa vie. Jamais il ne l'avait vue aussi démunie, aussi bas, aussi faible. Mais même s'il ne pouvait comprendre ce qu'elle ressentait, n'ayant pour sa part jamais perdu quelqu'un dont il avait été attaché à ce point, il ne la jugeait pas le moins du monde. Elle s'en sortirait, parce-que Joann n'était pas de ceux à se laisser abattre facilement et que même si elle devait se traîner des mois, elle s'en sortirait, ne serait-ce que par volonté de vengeance. Il faudrait sans doute du temps, beaucoup de temps, mais elle s'en relèverait. Ne la quittant pas de ce regard très peu expressif, le quarantenaire avait froncé les sourcils à sa réponse. Un cauchemar donc. Soit, ce n'était pas anormal dans ce type de situation ou après n'importe quel autre traumatisme. Néanmoins, le brun attendait la suite, savoir en quoi consistait réellement ce cauchemar tout en tâchant de masquer au mieux l'angoisse toute nouvelle qui l'habitait : celle de ne pas être capable de trouver les mots justes. Jamais encore il n'avait été confronté à une telle situation, celle où il devait prendre des pincettes pour ne pas blesser la personne en face de lui, et jamais il n'avait pris la peine de mâcher ses mots avec la Canadienne. Mais en cet instant les choses étaient différentes, elle avait besoin de lui, et il ne pouvait décemment pas se permettre de lui dire qu'il n'était pas la bonne personne pour l'écouter.

N'affichant toujours aucune réelle émotion, le virologue écoutait simplement son amie, fronçant les sourcils par moments. Probablement que son cauchemar n'était pas anormal, il révélait sa volonté d'avoir son petit ami encore en vie en la mélangeant avec la réalité des choses, d'où le fait qu'il se retrouve infecté dans son rêve. Bien sûr, d'après ce qui leur avait été rapporté, le virus n'avait pas eu le temps de s'activer chez Blackmore avant que quelqu'un ne l'achève pour de bon mais ç'aurait été une suite tout à fait logique si personne ne l'avait fait. Ne retenant pas un léger soupir, Davis avait à son tour reporté son attention sur le mur en face de lui. « Tu m'étonnes que ça te mette dans cet état... » avait-il lancé comme un simple constat qui n'était pourtant en rien empreint d'un quelconque jugement. La sentant trembler légèrement à côté de lui, Davis n'avait pas bougé pour autant. Après tout, il n'était absolument pas connu pour savoir être affectif ou compatissant, c'était déjà une grande nouveauté pour lui qu'il écoute les soucis de quelqu'un d'autre sans afficher une mine blasée ou lancer des paroles acerbes. Bien sûr, il avait accordé à sa cadette une étreinte lorsqu'elle s'était retrouvée devant le corps de celui qu'elle aimait mais ces gestes étaient loin d'être innés chez le scientifique.

À ses nouveaux mots, il avait sourit brièvement d'un air un peu las. « Malheureusement, dans certaines situations t'auras beau te bourrer de médocs que ça ne servira à rien » avait-il lancé en haussant les épaules, replantant son regard sur la brune avant qu'elle ne reprenne. Si Davis n'avait aucune envie de l'entendre dire qu'elle avait envie de mourir il ne souleva cependant pas. Après tout, ces mots étaient une manière pour elle de lui exprimer combien elle souffrait, et il n'était assurément pas de ceux qui feraient un sermon ou jugerait ces propos. Il l'entendait, pouvait essayer de la comprendre, mais restait tout de même relativement étranger à tout ce qu'elle pouvait ressentir. Et pourtant il était là, prêt à l'épaule dans cette épreuve qui serait plus que compliquée. Aux mots concernant Amrani, Lawrence n'avait pu s'empêcher de souffler d'un air amusé en secouant légèrement la tête. « Tu as bien plus de ressources qu'Amrani, ça par contre c'est pas un scoop » avait-il lancé en lui adressant un regard confiant avant de se lever pour se diriger vers le meuble sous la télévision inutilisée. Il en tira deux verres ainsi qu'une bouteille de rhum à moitié entamée.

Déposant le tout sur la table basse, il mis un fond de liquide ambré dans les deux contenants et en poussa un devant la brune, revenant s'asseoir avec son verre en main juste à côté. Qu'elle le boive ou non lui importait peu. « Tu vas t'en relever, Joe. Il faudra du temps et même si je ne peux pas comprendre tout ce que tu traverses je sais que t'y arriveras. T'as pas le choix de toute façon, parce-que si c'est à moi de venir te remettre les pendules à l'heure, tu ne vas pas apprécier » avait-il lancé sur un ton légèrement taquin qui, pourtant, était empreint dans le même temps d'un réel sérieux. Sérieux qu'il reprit d'ailleurs rapidement. « Je suppose que l'idée de vengeance a déjà émergé dans ton esprit, pas vrai ? » Ayant prit une gorgée de rhum, Davis avait replanté sur elle ses orbes glacés, s'attendant déjà à la pire des réponses.


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: Make me strong or let me die   Ven 15 Juin 2018 - 20:01
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Qu'il ne la compare pas à Amrani eut le mérite de lui arracher un sourire, néanmoins, ce qu'elle avait sorti à cette femme, si une sale pétasse le lui avait hurlé à elle, Joann lui aurait au minimum fait sauter les globes oculaires. Swann l'apréciait qui plus était, Cain ne l'avait elle même jamais trop apprécié mais, sans doute que pour garder ce masque imperméable aux reproches, et aux jugements trop véridiques dont on pouvait l'accuser depuis sa crise aux barricades, sans doute devrait elle faire profil bas et aller faire quelques excuses à la veuve... Juste en souvenir de celui qu'elle avait aimé, et surtout pour ce qu'il lui aurait dit : Ne rien dévoiler. On la savait garce et peu recommandable, on ne savait pourtant pas qu'elle était sombre comme du charbon et prête à planter un couteau dans le dos de n'importe quel membre de son camp n'étant guère légitimement à sa place, pour en ressortir indemne. Lawrence n'avait pas à s'en faire, et bien qu'ils n'en aient jamais parlé ensemble, il n'était pas sans savoir qu'elle n'était pas une sainte-nitouche, ni même une sainte tout court non... Elle avait bien plus les atours d'une succube que d'un joli petit ange tendre et aimant. Il fallait mériter son estime, ce n'était pas simple et peu de gens y avaient véritablement droit. L'un d'eux n'était plus aujourd'hui, n'en restait plus qu'un et il était face à elle à tenter, à hauteur de ce qu'il était, de la réconforter. Joann appréciait l'effort, car même si Rence avait un regard savamment neutre sur les gens et les choses qui l'entouraient, il ne lui mentirait jamais.  

Quand il se redressa, elle le suivit des yeux et esquissa un sourire en le voyant sortir une bouteille du meuble, ainsi que deux verres qui rejoignirent la table basse avant d'être gorgés de spiritueux. Se penchant, Cain agrippa celui lui étant offert et le porta rapidement à ses lèvres pour sentir la chaleur de l'alcool mourir dans sa gorge et réchauffer sa poitrine. C'était quasiment ironique de se retrouver là où tout avait commencé pour elle, là où elle avait trouvé un intérêt à un type qu'elle n'aurait sans doute jamais côtoyé sans l'infection, un type qui ne l'aurait jamais croisé, ni peut-être estimé, lorsqu'elle n'était qu'une poule de luxe. L'écoutant encore, se positionnant en tailleur sur le sofa, elle ne put s'empêcher de sourire derrière le verre en l'entendant la menacer d'une belle gueulante... Il pouvait se rassurer, elle ne se flinguerait sûrement pas avant d'avoir pourrie la vie de cette fameuse fille et Davis semblait lire dans ses pensés d'ailleurs, car il conclut d'une manière qui l'invita à plisser les paupières tandis qu'elle ravalait une gorgée de rhum.

- T'es perspicace Rence, Lui sourit-elle. Auprès de lui il était simple d'être naturelle, car même si elle ne lui avait jamais exposé les fondements misérables de sa putain de vie, il savait ce qu'elle était, ce qui la constituait et ce qui la motivait. je pars le mois prochain pour le District, rencontrer nos chers alliés et leur grand manitou.

Surtout leur leader oui, car d'après Stanley si l'une de ces paysannes était morte, ça avait été pour venger la mort de Blackmore, uniquement car il avait cru capturer quelque chose. Un visage, une chevelure...... Peut-être y aurait-il une poignée de blondasses dans ce ranch de mes-deux, néanmoins Joe saurait retrouver la coupable, pour autant ce que lui dirait ce Atkins serait sans doute plus précieux que ce que Stanley avait pu lui détailler en pensant que ça ne servait strictement à rien.

- Parait qu'c'est une blonde, si je m'y laissais aller, j'pourrai toutes les flinguer pour l'avoir dans le lot, Haussant les épaules, un sourire malsain à la commissure des lèvres, Joann en oubliait sa douleur a ainsi attiser sa haine, grâce à une simple question de la part de son meilleur et seul confident désormais. mais une balle dans la tête n'suffirait pas non, j'vais prendre mon temps et trouver quelque chose de plus..... trash.

Si cette fille n'avait aucune famille, aucune chose précieuse en ce monde, alors elle la torturait sans jamais la laisser mourir, en revanche, si elle avait un truc, n'importe lequel, auquel elle tenait comme à la prunelle de ses yeux, et que la Canadienne la trouvait, sa vengeance serait véritablement jouissive et louable aux regard gris de celui qui n'était plus auprès d'elle.

- Tu veux pas v'nir avec moi ? Lâcha-t-elle d'une voix suave, quasiment amusée, Si j'la choppe, ça t'ferai un super sujet d'expériences Law... Joann laissa un ricanement filer ses lèvres tandis que son regard plongeait dans le sien et que ses lèvres savouraient de nouveau l'arôme de la liqueur.

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MessageSujet: Re: Make me strong or let me die   Dim 24 Juin 2018 - 22:28

À voir la réaction même infime de la brune, Davis sut qu'il avait tapé dans le vrai en supposant qu'elle nourrissait déjà une potentielle vengeance. Le contraire l'autre en effet étonné mais l'entendre confirmer le fait ne le rassura pas vraiment. La vengeance était toute naturelle, humaine, mais elle pouvait aussi être bien plus destructrice que n'importe quel chagrin. Joann prendrait-elle le risque de mettre sa propre vie en péril pour obtenir une vengeance qui ne lui ramènerait de toute façon pas celui qui lui avait arraché ? Apparemment. En témoignaient ses mots quant au District. Inspirant profondément, Lawrence affichait cet air à la fois sceptique et franchement pas rassuré, par vraiment approbateur. La vérité était surtout que la nouvelle ne passait que trop mal. Là-bas il ne pourrait pas s'assurer qu'elle allait bien. Il n'était pas là question d'assurer ses arrières, après tout, elle était bien plus douée que lui sur le terrain, mais se dire qu'il ne pourrait pas la garder à l’œil dans un moment aussi difficile, ne pas être là si toutefois elle en avait besoin -comme maintenant- était franchement compliqué à accepter. Et autant dire que tout ce souci qu'il se faisait pour une autre personne que lui-même ou Amanda était relativement inédit et c'était tout aussi déroutant de ressentir cela que de faire en sorte que ça ne soit pas visible dans ses prunelles. Le seul bémol était précisément que la Canadienne le connaissait désormais suffisamment pour pouvoir interpréter ses réactions.

Le quarantenaire n'avait pour l'instant pas répondu, recentrant ses prunelles glacées sur son verre afin de ne pas risquer de laisser entrevoir cette réelle inquiétude. Il pouvait comprendre l'envie de son amie d'aller voir ce fameux District ainsi que leurs alliés d'un peu plus près, ça changerait son environnement et lui permettrait peut-être de se reconstruire plutôt que de rester là où elle avait construit tous les souvenirs de son petit-ami. Mais tout le problème était justement qu'en étant là-bas, la vengeance serait bien plus à sa portée. Prenant une bonne gorgée de rhum, il n'avait pas retenu un soufflement un peu amusé, coulant vers elle un regard difficilement définissable. De l'amusement ? De la résignation ? Du sermon ? « On a besoin de mains pour récupérer des vivres, Joe, laisse pas trop de cadavres derrière toi » avait-il répondu sur ce ton habituellement neutre, bien conscient qu'il ne servirait à rien de lui dire qu'elle devrait mieux laisser tomber et oublier ce qu'elle savait sur cette potentielle blonde. Cain était têtue comme une mule pour certaines choses, tout comme lui à dire vrai alors oui, il comprenait ses motivations à se concentrer sur son objectif. Malgré tout, lorsqu'elle avança vouloir trouver quelque chose de plus trash, le brun s'était à nouveau adossé contre le dossier du canapé, tournant la tête vers elle. « Ne perds pas ta santé mentale en route hein, j'voudrais pas apprendre qu'ils ont dû t'enfermer pour démence » avait-il lancé sur un ton cette fois-ci franchement sérieux. Qu'elle veuille faire payer à cette femme le fait qu'elle lui ait ôté son compagnon était une chose, mais qu'y aurait-il après ? Cela permettrait-il seulement de panser la plaie du deuil encore béante ? Lawrence en doutait même s'il n'y connaissait rien.

La nouvelle question de l'escort lui fit froncer les sourcils. Aller avec elle ? Il ne retint cependant pas un rire, secouant la tête en se penchant en avant pour récupérer une cigarette dans le paquet déposé sur la table. « Des porteurs seraient vraiment pratiques pour les expériences en effet » avait-il commencé, une pointe de sérieux clairement perceptible dans son ton, ne se formalisant de la réaction que pourrait avoir son amie. Après tout, il n'avait jamais pris soin de parler avec un quelconque filtre, ni avec elle ni avec qui que ce soit d'autre, même s'il y avait de ces choses qu'il se devait de ne pas ébruiter, comme par exemple le sous-sol du laboratoire. Pas qu'il pensait que la brune en parlerait, loin de là, simplement qu'il avait été formé pour ne pas en dire trop, pas même à sa jumelle. Ayant alors allumé sa simple cigarette, Davis avait planté son regard clair dans le sien. « Je servirai à rien là-bas tu le sais bien, comment je ferai sans électricité hein ? L'horreur » avait-il lancé sur un ton mi-amusé mi-sérieux.

Sérieux qui empreint rapidement son faciès alors qu'il posait une main sur le genou de son amie, le serrant brièvement. « Je sais bien que tu iras au bout de ta vengeance coûte que coûte, mais revient en vie Joe, c'est tout ce que je te demande. » Et il ne plaisantait pas le moins du monde. Au fond, la voir revenir ''en vie'' ne serait pas forcément suffisamment, il voulait surtout la voir revenir ''bien'', forte comme elle l'avait toujours été. Mais si au moins elle pouvait revenir ce serait le principal, il se chargerait ensuite de ne pas la laisser sombrer si elle était anéantie, de ne pas risquer de perdre une autre personne qui avait pris de l'importance à ses yeux.


xxx
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MessageSujet: Re: Make me strong or let me die   Dim 24 Juin 2018 - 23:04
Make me strong or let me die.


tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a woman my girl. but for now it’s time to run...


Il était pleinement sincère, sérieux même, en lui conseillant de ne pas finir folle. Certes, il avait raison, la camisole lui irait très mal, cependant même si la haine profonde lui soulevait les tripes à l'heure H, elle garderait les précieuses mises en garde de Davis en tête une fois sur place. Elle avait toujours su manipuler, user de stratagèmes en tous genres pour que les choses aillent en son sens, mais à l'heure actuelle elle ne nierait guère être fragilisée par la situation. En témoignaient les cauchemars, ce que ses proches lui disaient, mais contrairement à lui, eux ne savaient pas un tiers de ce qui la constituait vraiment.

- Je tâcherai de garder ce précieux sermon en tête Davis. Lâcha-t-elle en levant son verre à sa santé avant d'en avaler une gorgée pour mieux sourciller lorsqu'il reprit la parole au sujet ses cobayes.

En effet, un sujet vivant, en pleine mutation serait une mine d'or, mais jusqu'ici peut-être n'avait-il eu le choix, peut-être n'avait-il jamais pu mettre la main sur quelqu'un d'insignifiant pour lui injecter du sang de parasite et le regarder agoniser pour tenter d'en retirer quelque chose de précieux. S'il le lui demandait, elle lui offrirait sans sourciller, les autres n'avaient aucune sorte d'importance à son regard brun, encore moins les pécores de ce Ranch... Ce n'était que du bétail, il avait d'ailleurs souligné ce fait, évoquant quasiment leur sort d'esclaves, en lui avançant de ne pas tous les exterminer. Swann les injuriait de sauvage, elle de chair à canon, Lawrence d’esclaves.... Il était donc normal qu'elle s'en remette totalement à lui suite au décès de l'étudiant. Y songeant de nouveau, la Canadienne noya son chagrin dans une bonne gorgée de rhum avant de sourire de coin quand il évoqua l'inconfort du Disctrict. Vrai que le bonheur d'une douche brûlante lui manquerait, tout autant que le reste de civilisation qu'ils avaient ici bas, néanmoins l'idée unique de pouvoir nuire à celle qui lui avait arraché Swann, était plus séduisante que tout le confort de ce bas monde.

Prête à répondre, le contact de sa main contre son genou la poussa à revenir considérer ses prunelles claires. Rence n'était pas tactile du moins, il n'avait pas de considération ni ne s'enlisait dans les méandres des émotions humaines – quelles qu'elles soient – alors, ce geste-ci envers elle, tout comme l'étreinte dans le salon Blackmore, la poussa à ouvrir grand les oreilles. Il voulait la voir revenir en vie, sur ses deux jambes, saine d'esprit.... Cette révélation la toucha profondément si bien qu'elle déposa la main sur le dos de la sienne et logea les phalanges aux jointures des siennes pour la serrer avant de se pencher avec tout le sérieux du monde.

- C'est juré Lawrence. Murmura-t-elle avant qu'une esquisse étire la commissure de ses lèvres. Une promesse qu'elle comptait tenir, elle tenait suffisamment à lui pour ne pas le fuir ou désirer s'éloigner du Fort pour ne plus jamais y revenir. Mais, tu pourrais passer outre ton p'tit confort pour venir, je serai présente moi, c'est pas suffisant pour t'pousser à sortir de ta tanière ? Affichant une moue faussement boudeuse,Cain termina par rire avant de lui sourire plus sincèrement. Je tiens suffisamment à toi pour t'obéir, pour ne pas te faire de mal même si, j'ai de gros doutes quant à ta capacité à en ressentir ne serait-ce qu'une infime part Rence, Plissant les paupières, ne relâchant pas ses yeux clairs, Joann reprit. alors je ne ferai rien qui soit bête, même plutôt très con, à tes yeux..... Parce que, Reculant, elle reposa le dos sur le dossier et porta le rebord du verre à ses lèvres fendues d'un sourire taquin et empli de malice. j'adore nos soirées pyjama, certes c'est la première, j'en portais pas avant mais..... Y en aura d'autres, tu peux marquer ça sur ton agenda d'ministre. Il lui changeait les idées, un bien fou, sans doute allait-elle parler la nuit entière de tout et de rien avec lui, mais c'était exactement ce dont elle avait besoin. On se confie nos plus sombres secrets, d'ailleurs si tu veux tu peux me demander ce que tu veux, on est plus à ça près, tu m'as vu pleurer. Sourit-elle. Lui lui en avait déjà confié pas mal à son sujet, c'était sans doute son tour, il serait son garde fou désormais, car l'amour de sa vie avait tout emporté dans la tombe et son propre cœur avec.

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- Make me strong or let me die -
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