The Walking Dead RPG

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- Business trip -
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Evelyn Collins
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MessageSujet: Re: Business trip   Mar 29 Mai 2018 - 10:08
Business trip


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Pas de temps à passer, l'euphorie soudaine dans l'habitacle cessa presque automatiquement suite aux mots de l'avocate, Evy en mordit même l'intérieur de sa joue. Avait-elle été trop spontanée ? Trop naturelle ? A dire vrai June Phelbs était l'une des deux personnes avec lesquelles elle se sentait plus à l'aise car elles connaissaient le secret, savaient ce qu'elle avait fait, pour autant à l'instant T, et depuis la question personnelle de sa supérieure, Collins s'était quasiment imaginée face à une amie proche.... Néanmoins elle l'écouta. La musique n'avait jamais été le fort de la jeune fille, son truc à elle était de laisser un film tourner quand elle bûchait ses devoirs à l'époque où le monde tournait encore normalement et à entendre Phelbs, sans doute se serait-elle damnée pour pouvoir revoir quelques classiques. Mais l’électricité était précieuse, plus encore depuis le séisme, la gâcher dans quelconques futilités n'était guère envisageable même si un film, ou la musique comme le confiait June, avait la faculté de changer les idées mornes de certains.

Prête à rebondir, ou à se taire pour ne plus faire d'impaire, Evy fut surprise de l'entendre dévier sur un tout autre sujet : les voyages. Ce n'était pas étonnant d'imaginer la rouquine se détendre à la plage, ou dans divers pays magnifiques qui, à l'heure d'aujourd'hui, devaient être dévastés par l'assaut des créatures. Plus personne n'y mettrait les pieds, le tourisme était mort en Octobre 2015 et ne renaîtrait sans doute jamais de ses cendres, la seule chose qui pouvait voir le jour était le projet que l'avocate menait de front, ce même projet que Swann avait idéalisé et qu'il ne verrait jamais venir au monde. Glissant les mains entre ses genoux, elle imagina à quoi pouvait ressembler les destinations vers lesquelles avait pu s'envoler son interlocutrice. Ce devait être magnifique, fascinant, autant par la faune que par la flore bien différente de celles de leur propres nations. Homer se prit même à l'interroger, poussant la curiosité un peu plus loin, lui permettant de découvrir sa supérieure sous un jour plus serein, plus humain qu'elle ne l'avait découverte, bien malgré elle, lorsque ce type avait tenté de la violer.

Aux images qui explosèrent dans son crâne à ce sujet, l'étudiante sentit ses doigts se serrer entre eux et un long frisson glisser le long de sa colonne. Fermant les paupières une seconde, tâchant de respirer normalement, ses billes revinrent embrasser le monde de plein fouet en capturant la lueur claire des prunelles de sa voisine qui évoquait le paysage d'Australie. Elle n'y avait jamais mis les pieds, le seul pays qu'elle avait pu traverser une fois, et encore il ne s'agissait que d'une ville, c'était l’Angleterre lorsque ses parents avaient décidé d'y passer deux petites semaines. Elle était à peine âgé de treize ans, les souvenirs étaient flous, néanmoins de ce qu'elle se remémorait ça n'avait rien à voir avec des forêts luxuriantes, c'était plutôt une jungle urbaine de bâtiments et d'odeurs nocives, joli certes mais peut-être pas aussi fascinant que ce qu'avaient dû capturer les yeux de sa supérieure.

- La seule fois où j'ai quitté le sol Américain c'était pour Londres. Sourit-elle.

Ce n'était pas aussi extraordinaire, néanmoins en évoquant ces souvenirs, ils semblaient retrouver une place agréable en elle. Peut-être car elle y revoyait parfaitement les traits de ses parents, leurs sourires. Si elle n'avait guère trop apprécié le voyage à l'époque, à l'heure actuelle elle aurait tout donné pour pouvoir retourner à cet instant, ce moment précis où tout allait parfaitement bien, ou sa propre vie était sereine, apaisante.... Certes elle n'aurait jamais connu ses amis actuels mais, d'une autre manière, Swann serait encore de ce monde.

- J'aurai aimé visiter Paris, juste une fois. La plus belle ville du monde d'après ce qu'on disait jadis. Ce n'était pourtant qu'une citée, des bâtiments les uns à la suite des autres... Sans doute que les contrées sauvages de l'Australie étaient bien plus belles que n'importe quelle métropole de cette terre désormais ravagée par la mort. Je n'ai pas eu le temps, mais c'était dans mes projets, rien à voir avec ce que vous avez dû voir ou contempler.

Elle venait d'un univers différent de celle de la quadragénaire, si sa vie avait pu tourner comme elle l'espérait, sans nul doute serait-elle devenue actrice. Peut-être même affublée d'assistants multiples et variés pour lui faire ses quatre volontés, rien que du futile.... Une vie de paillettes et de scène sans jamais plus ancrer les pieds sur terre simplement car elle aurait été adulée, chérie, enviée..... Finalement, et tandis qu'elle observait la désolation par delà les vitrages du véhicule, sa vie était sans doute plus utile ici bas, plus remplie. Malgré tout ce qu'elle avait pu penser d'elle aux premiers instants, malgré les reproches qu'elle avait pu lui faire, Evy ne pouvait nier que June avait su l’élever plus haut qu'elle ne serait jamais allée seule.

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MessageSujet: Re: Business trip   Mar 29 Mai 2018 - 12:41
Les yeux émeraudes de l’avocate se posèrent sur sa voisine qui confiait son unique voyage. Londres. Il n’y avait pas à en rougir : loin de la quaratenaire l’idée de juger le fait que son assistante n’ait pas autant parcouru le monde qu’elle. Hormis très occasionnellement avec ses parents, la rouquine n’avait pas mis un pied en dehors des Etats-Unis avant ses trente ans – ou pas loin. Evelyn avait tout juste une vingtaine d’année avant que l’épidémie ne les force à revoir leur mode de vie… c’était normal et compréhensible que son expérience ne soit pas la même. Dans un sens, c’était même très bien qu’elle ait déjà eu l’opportunité de traverser l’Atlantique, même seulement pour visiter la capitale de leurs cousins européens.

- Londres et Paris étaient deux villes très différentes, mais elles valaient toutes les deux le coup d’être vues, approuva-t-elle d’une voix calme.
- Les parisiennes étaient  aussi mignonnes qu’on racontait ? Demanda brusquement Homer en se tournant vers les passagères.
- La ferme Simson, trancha Arizona du tac-o-tac avec un sourire en coin.
- Hum… elles ont quelque chose, consentit June à se prêter au jeu sur un timbre mystérieux, ce qui m’a impressionnée avec Paris, elle redevenait plus sérieuse, c’est le sentiment de… grandeur qui émane en permanence. En plein été, de nuit, sur une terrasse, dans une cour d’immeuble, sur un pont… où qu’on regarde, il y a quelque chose de beau, de significatif.

La capitale française était une métropole de secrets, de raffinement, de plaisirs cachés. A son image quelque part. Une belle façade qui renfermait un labyrinthe intérieur. On pouvait la comprendre, ou pas, l’apprécier, ou pas, mais jamais être indifférent. Paris était magnétique, ésotérique. La quarantenaire l’avait perçu, ce qui ne l’avait pas empêché de voir qu’elle n’était pas la vitrine de l’amour qu’on vantait sur les cartes postales, mais là n’était pas vraiment la question. Elle n’avait jamais hiérarchisé ses voyages. Certains étaient époustouflants pour la beauté des paysages, d’autres pour leurs aspects sauvages, d’autres pour leur richesse culturelle, d’autres encore pour la sensation de liberté qu’ils procuraient… elle en avait aimé et moins aimé, mais aucun n’était pareil.

- Londres… c’est une ambiance complètement différente. Il y a beaucoup de quartiers singuliers à voir – Camden town, Soho, Chalk Farm, Leicester Square, Picadilly Circus,… , la rouquine sourit légèrement, et contrairement à ce qu’on pouvait croire, les britanniques sont bien plus libérés que les français dans leur manière d’être.

Elle parlait au présent bien que ces époques soient révolues. En dépit de la présence de leurs compatriotes à l’avant, l’avocate s’adressait essentiellement à Evelyn. Elle n’avait d’yeux que pour l’étudiante et le ton informel que prenait ce voyage lui permettait de s’attarder sur plus que sa facette d’assistante. Quelques mois auparavant, la fausse brunette n’était qu’une gamine pleurnicharde sans intérêt. Aujourd’hui, elle avait mûri, elle était une femme, elles partageaient deux sombres secrets. Si elle observa un silence complice, le coup d’œil fugace d’Arizona dans le rétroviseur voulait tout dire. Elle avait compris que le regard de June pour sa cadette changeait. Quand bien même elle s’appliquait à donner l’impression de rester indifférente.

- Dire que moi, j’suis jamais allé plus loin qu’le nouveau Mexique…, marmonna Homer.
- Quels étaient les autres pays de tes projets ? Questionna la rousse avec une esquisse de sourire.

Pour la première fois, sans doute, elle discutait avec Evy sans piège, sans leçon latente, sans supériorité glacée. Pour quelques heures, peut-être juste le temps de leur trajet, les frontières s’affinaient. L’avocate n’était ni un monstre, ni une créature inhumaine. Elle était simplement trop compliquée, et trop indépendante, pour être approchée par ses semblables.


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MessageSujet: Re: Business trip   Mer 6 Juin 2018 - 10:58
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La réplique de Homer concernant les Parisiennes la fit sourire. La plus belle ville du monde gorgée de filles mignonnes, ça se tenait en un sens, néanmoins elle n'en savait strictement rien. Ce voyage, elle le ferait désormais à travers les livres et récits de ceux s'étant rendus sur place à contrario de pouvoir fouler le sol Français. Alors, quand June évoqua cette même citée, son regard brun se posa sur elle. Dans le creux de son crâne multiples furent les images idéalisées de l'endroit qu'évoquait l'avocate jusqu'à ce que la réponse concernant la gente féminine du fameux pays ne revienne sur le tapis. Collins n'était pas sans savoir l'attirance particulière que Phelbs avait envers ses paires féminins, ce sujet avait été évoqué au début de leur collaboration et si, sur le vif, elle s'était rembrunie lorsque la question lui avait été retournée, à l'heure actuelle les choses ne lui semblaient guère aussi gênantes.

Y avait-il de véritables codes dans cette vie ? Un homme et une femme étaient-ils voués à s'aimer, s'unir et procréer alors que bien des différences les séparaient ? Leurs caractères premièrement, les relations hommes femmes étaient réputées pour n'être guère simples, alors pouvait-elle comprendre et entendre que deux personnes du même sexe puissent trouver leur compte dans un rapprochement ? Sans doute oui, après tout il n'était inscrit nul part un règlement d'attirances humaines. Aimer était un sentiment globale qui encerclait diverses choses. On pouvait aimer une ville plus qu'une autre, par conséquent pourquoi n'aurait-on pu aimer une femme plutôt qu'un homme ? Ces pensées la traversaient encore, néanmoins à l'heure H, la jeune fille ne rosissait plus à l'idée de trouver quelques personnes attirantes ou non. L'essence même d'une personne n'était ni son sexe, ni son enveloppe charnelle. Le charme et l'éloquence constituaient davantage à son regard juvénile puis, entendre June discourir sereinement sur les deux villes l'invita à songer à d'autres choses, comme si sous les mots se dissimulait une énigme très éloignée du sujet de base. Comme si – et même si ce n'était pas vraiment le cas – Phelbs transposait ce qui différenciait les hommes des femmes. Evelyn but néanmoins ses paroles sans la couper, faisant fie du reste et ne désirant guère la couper. Parfois son regard relâchait le sien et courrait le long du paysage défait. C'était la première fois qu'elle pouvait contempler June sous un jour différent de celui qu'elle lui connaissait, une sorte de lâché prise, un moment suspendu dans le temps et qui resterait sans doute prisonnier de l'habitacle. Peut-être ne se livrerait-elle plus ensuite, peut-être pas, mais depuis qu'elle la connaissait mieux, l'étudiante supposait que forcer les choses, désirer connaître un avenir qui ne se produirait peut-être jamais, n'était guère utile. Il valait mieux vivre l'instant, travailler à ce que le futur soit plus riche que ce qu'il était déjà, et se satisfaire des lendemains pour ce qu'ils étaient.

La voix du passager la poussa à revenir considérer son regard dans le rétro, puis la question de sa supérieure la ramena à ses prunelles émeraudes. Elle haussa une épaule, sa jeune vie ne lui avait guère permis de faire d'autres projets que ceux qu'une jeune fille, autrefois fillette, pouvait espérer vivre.

- Mes projets ne concernaient pas forcément la visite de quelques villes ou pays. Déclara-t-elle avec franchise. J'idéalisais davantage une vie de famille, des projets de vie personnelle et privée, enfin, Un rictus fila ses lèvres bien que le rouge n'envahit guère ses joues face au romantisme de la chose. me marier, avoir des enfants, ce genre de choses qui aujourd'hui me semblent bien fades à côté de ce qu'il y a encore à faire pour perdurer dans l'univers actuel.

Effectivement, bien que fleur bleue dans l'âme, Evelyn avait compris l'importance des choses à mettre en avant, l'amour n'en faisait pas partie à contrario des relations de confiances, telles que celles qu'elle partageait avec sa supérieure ou avec Donovan, lui semblaient plus attrayantes que l'idée même de faire prospérer la race humaine afin de satisfaire quelques pulsions physiques. Son expérience de la chose n'était pas géniale en plus de ça, elle n'en avait pas de souvenir précis ni même ne savait réellement si ça lui avait plu.

- Mais, pour le côté hors du temps, loin de tout, j'aurai pu m’intéresser aux Maldives sans doute. Reprit l'assistante.

Cet endroit était magnifique d'après ce qu'elle en avait entendu dire, superbe et calme... Il n'y avait certes pas grand chose à visiter mais, le simple fait de bouquiner sur une plage de sable fin, réchauffée par les rayons plus vifs du soleil, avait ce côté paisible qu'elle aurait apprécié vivre au moins une fois dans sa jeune existence.

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MessageSujet: Re: Business trip   Mer 6 Juin 2018 - 12:01
Ça ne lui avait pas échappé. Le regard de Evelyn, posé sur elle quand il ne s’égarait pas à l’extérieur. Elle ne rougissait pas, elle ne semblait plus aussi facilement embarrassée. Tandis qu’elle confiait ses ambitions avortées, l’avocate disséquait ses traits de ses yeux verts. Aussi persuadée qu’elle l’était d’être supérieure à tout autre être humain, June ne pourrait finalement que s’aimer elle-même – s’il était donné qu’elle puisse effectivement apprécier quelqu’un. Alors dans sa transformation qui l’amenait à ressembler à son instructrice… la jeune femme était ce qu’il y avait de plus proche de sa propre personnalité. Les réminiscences partielles de l’étudiante qu’elle avait été, distillées dans son récit, ne la rendait que plus attirante. Une envie à fleur de peau, mécanique et malsaine pour ce paradoxe. Une belle allégorie. La rouquine n’affectionnait pas son assistante pour ce qu’elle était au fond mais plus pour l’image qu’elle lui renvoyait. Celle de la personne qu’elle pourrait devenir en suivant son enseignement. Celle d’une réplique d’elle-même.

- Ça aurait été un très bon choix de destination, approuva-t-elle sobrement.
- Vous y avez été aussi ? S’étonna Homer en observait la doyenne dans le rétroviseur intérieur.
- Pour ma lune de miel, précisa-t-elle avec un manque de chaleur qui contrastait avec l’événement.

Ça n’était pas le meilleur de ses voyages, sans doute parce que son mari était là. Pourtant, tout était parfait. Hôtel excellente, restaurants délicieux, plages de carte postale, activités dépaysantes. Tout, sauf un détail : chaque nuit, elle devait s’enfermer dans une chambre et consommer ce mariage qui n’était qu’utilitaire. Pour elle du moins. Faire semblant, parce que c’était sa stratégie. Peut-être que parfois, elle s’était vraiment demandée si elle n’était pas amoureuse de cet homme. Il était si gentil et à force de jouer à rôle, la frontière avec la réalité s’effritait. Mais June n’était pas comblée. Ni physiquement, ni psychologiquement. Elle n’était pas foncièrement rebutée par l’acte avec un homme, de temps en temps même, Dawn réussissait à lui faire ressentir certaines choses, mais… ce n’était pas elle. Elle le sentait et ne l’avait jamais autant senti que pendant sa lune de miel aux Maldives : elle était lesbienne. Point.

- Oh merde !
- C’est rien, tempéra Arizona après avoir arrêté la voiture, on va aller voir.

En se penchant légèrement pour voir au-delà du pare-brise, l’avocate distingua ce qui avait fait jurer le jeune homme. Un arbre était couché sur la route et en dessous de lui, trois rôdeurs qui se débattaient en vain. Alors que d’autres personnes du convoi doublaient leur véhicule pour se joindre au duo descendu pour inspecter la situation, la rouquine se retrouvait seule dans l’habitacle avec Evelyn. Son regard se posa sur elle, toujours aussi inquisiteur, noble. Comme un écho, elle eut l’impression de sentir à nouveau la main de son assistante se poser sur la sienne. Trop familière pour que la question ne se pose pas.

Après une brève hésitation, non sans une inspiration imperceptiblement plus profonde, la quarantenaire détacha sa ceinture de sécurité. Sans un mot, avec la même assurance qui guidait le moindre de ses faits et gestes, elle se décala jusqu’à se trouver à côté de la fausse brunette. On aurait pu croire qu’elle voulait mieux voir ce qui se passait sur la route, jusqu’à ce que ses prunelles se plongent dans celle de sa cadette. Hypnotiques, perçantes. Intenses. Doucement, elle se laissait magnétiser par la ligne de sa bouche. Une très subtile esquisse de sourire dessina ses lèvres avant qu’elles n’épousent, lentement, celles de l’étudiante.


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MessageSujet: Re: Business trip   Mer 6 Juin 2018 - 12:53
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Durant sa lune de miel. Un imperceptible frisson de surprise s'étendit le long de sa nuque pour mourir au creux de ses reins. Il aurait été faux d'affirmer qu'Evelyn ne savait guère pour ce mariage, elle en était tout à fait consciente, néanmoins sa nouvelle proximité avec elle, ce qu'elle savait d'elle et sa manière d'être, lui avait sans doute fait oublier ce détail de l'existence de Phelbs. L'étudiante avait occulté ce mariage, comme s'il n'était qu'une vulgaire pièce sur l'échiquier – d'une partie parfaite – de la vie de sa supérieure. C'était ça non ? Une simple image, une couverture pour sublimer un cliché totalement faussé que devaient idéaliser les gens la côtoyant jadis. Baissant les cils, Collins fixa longuement l'annulaire gauche de l'avocate, là où elle devait encore porter une alliance quelques années plus tôt, mais redressa bien vite ses billes brunes vers l'avant de l'habitacle. Le juron du passager, couplé aux mots rassurants de Arizona, la poussèrent à déboucler sa ceinture pour s'avancer entre les deux sièges pour déceler le problème par delà le par-brise.

Un arbre échoué sur l'asphalte et dessous quelques cadavres aux membres supérieurs encore bien vifs. Evy pinça les lèvres et tourna les traits en direction de la fenêtre près de laquelle elle était installée. Déjà les autres véhicules marquaient l'arrêt et leurs passagers, tout comme ceux qui les conduisaient à Renton, rejoignaient ce contre-temps. L'un des hommes d'une jeep différente de la leur extirpa des sangles et d'autres outils pour soulever le tronc, ça ne prendrait que quelques minutes tout au plus.

Les yeux rivés sur la route, l'ouïe à l'affût de ce qu'elle pouvait capturer des timbres extérieurs, la jeune femme fronça les sourcils en sentant, après avoir entendu un cliquetis significatif, l'épaule de Phelbs se heurter à la sienne. Instinctivement elle se recula, encore persuadée que la quadragénaire désirait observer pour ensuite quitter la voiture. Elle n'en fit pourtant rien, bien au contraire, ses yeux empruntèrent le chemin de son regard et s'y ancrèrent d'une manière étrange. Ce n'était pas dérangeant, ni même forcément gênant, cependant quelque chose planait dans l'air et dans les billes émeraudes de sa voisine. Ses pupilles dilatées témoignaient d'une chose qu'elle n'imaginait sans doute guère possible et dans la teinte subtile de ses prunelles claires, Evy put quasiment rencontrer son propre reflet. La sensation était grisante, ce n'était simplement qu'une impression, comme l'imperceptible sourire que lui servit sa supérieure avant que l'esquisse ne disparaisse de son champ de vision pour mieux mourir contre ses pétales entrouverts, desquels plus un souffle, plus un seule murmure, ne s'échappa.

Son cœur cessa de battre une seconde, peut-être plus, et l'assistante se statufia, sa colonne se rigidifiant face au contact parfumé scellé à ses lèvres. La proximité soudaine, l'explosion d'une bulle dans laquelle elle n'avait plus laissé entrer quiconque... Tout cela faisait vibrer jusqu'à la plus infime petite fibre de son organisme. Le temps se figea, et la première chose à laquelle songea la brunette furent les regards extérieurs capables de percer la teinte sombre des vitres arrières, néanmoins une accroche bien différente s'imposa à elle et fit se clore ses paupières. Ce parfum, la fragrance d'une peau féminine, la subtilité particulière de l'échange, c'était à la fois surprenant et fascinant. Un savant mélange de ce qu'elle avait cru connaître et qui, dans la seconde, la transportait vers une destination inconnue, baignée dans l'ombre, mais nullement effrayante. Ses pensées se brouillèrent. Si elle lui rendit le baiser, Evelyn n'en ressentit que la douceur en émanant, cette tendresse magnétisante, cette différence notable avec les derniers pétales ayant étreint les siens. Figée, seule son cœur rythmait les frémissements discrets de sa silhouette, si elle crut entendre la chair de poule s'étendre sous ses vêtements, ce n'était certainement que ceux de June se froissant jusqu'à que plus rien ne lui parvienne. Simplement ce tout, d'une chaleur enivrante qui subitement, la poussa à reculer en entendant la portière s'ouvrir à l'avant de la jeep. Pas de poudre aux joues, néanmoins ses dents glissèrent contre sa lèvre inférieure vers laquelle deux de ses phalanges s'attardaient tandis qu'Arizona récupérait quelque chose dans l'habitacle.

- Tout va bien, on va dégager l'tronc, on repart dans une poignée de minutes. Intima Winslet sans se formaliser quant à ce qu'elle avait pu capturé, ou non. Evelyn n'avait plus conscience de rien.

- D'accord. Souffla-t-elle pour la forme sans que son timbre ne déraille quant aux tressauts si soudains du palpitant dans sa poitrine.

Si elle avait eu la sensation de savourer l'air frais d'une brise d'ivresse, le retour à la réalité la fit quasiment suffoquer, alors évitant le regard de l'avocate, elle glissa sa main libre à la poignée et ouvrit la porte pour laisser l'air gorger ses poumons. Dehors chacun s'activait et se redressant, Evelyn garda les mains logées au sommet de la portière pour lentement réaliser ce qui venait de se produire. Ce n'était pas rien, ni même désagréable bien au contraire, néanmoins June venait de déverrouiller quelque chose dont elle ne soupçonnait, jusqu'à lors, pas l'exsistance.

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MessageSujet: Re: Business trip   Jeu 7 Juin 2018 - 0:57
Les lèvres de la jeune femme étaient douces. Tendres. Lisses. Un grisant frisson la parcourut alors qu’elle respirait doucement son odeur. Comme au ralenti, la quarantenaire perçut toutes les étapes que traversa intérieurement son assistante. D’abord la surprise, la pétrification, puis l’abandon progressif lorsqu’elle se mit timidement à lui rendre son baiser. Ses émotions étaient tenues en laisse, comme toujours, mais son corps s’emballa de lui-même. Son cœur accélérait, sa peau s’embrasait, ses sens réclamaient plus. L’avocate avait envie de glisser le long de sa mâchoire, de planter ses dents dans la chair juvénile de son cou, mais l’ouverture de la portière rompit cet instant hors du temps.

Sans se laisser déstabiliser le moins du monde, conservant la même assurance élégante, elle se recula en savourant sur sa lèvre inférieure l’écho charnel de celles d’Evelyn. Arizona fit mine de n’avoir rien vu, plongée dans son devoir, mais la rouquine était certaine qu’elle n’était pas dupe. Se recalant silencieusement à sa place, June rattacha sa ceinture en regardant distraitement par la fenêtre. Elle ne s’intéressait déjà plus à sa cadette qui prenait une bouffée d’air, elle réfléchissait déjà aux impératifs de sa venue à Renton. Seule un vague sentiment de satisfaction faisait flotter sur son visage opalin l’ébauche d’un sourire. Ainsi donc, la fausse brune n’avait rien contre les femmes…

***

La suite du trajet avait été beaucoup plus fermé. En dépit des tentatives de Homer de lancer ses comparses sur des sujets privés, voire intimes, aucune ne rentrait dans le jeu. Sciemment, la quarantenaire évitait de regarder sa voisine. Pas par crainte de voir sa gêne – ou tout autre contrecoup – mais justement pour la laisser se dépatouiller avec son ressenti. Après avoir réduit à néant le fossé qui les séparait une poignée de secondes, la rousse s’appliquait à le recréer brutalement. La glace après le feu. Elle occultait leur complicité, leur proximité, pour une froide indifférence professionnelle. Sans doute qu’Arizona avait perçu le jeu de son amie mais elle n’en dit rien.

En fin de journée, Le véhicule arrivé à Renton, la situation restait la même. Après s’être fait indiquer le chemin de la maison habitée par Zack, June l’avait pris sans un coup d’œil pour Evelyn. Elle lui avait simplement fait signe de la suivre, avec les mêmes gestes impersonnels qu’elle utilisait avec les membres du camp qu’elle ne connaissait pas. Les larbins, pour dire les choses telles qu’elles étaient. Fort heureusement, ce fut le grand blond en personne qui ouvrit la porte après qu’elle eut frappé.

- Bonsoir Zack, entama-t-elle immédiatement, je suis venue remplacer Ela quelques temps, c’était évident, mais cette décision ne souffrait aucune contestation, je vous présente Evelyn Collins, enfin, pour la première fois depuis plusieurs heures, ses orbes d’émeraude se posèrent sur la jeune femme, mon assistante.

Elle aurait tout le loisir, plus tard, d’insister sur le rôle et la responsabilité qui incombait à l’étudiante car oui, elle allait encore prendre du galon.


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MessageSujet: Re: Business trip   Ven 8 Juin 2018 - 23:53

Ayant passé une partie de la nuit et de la matinée dehors, à faire une ronde dans les alentours, le blond était allongé sur son lit, las. Ses traits bien plus tirés qu'auparavant et son air devenu encore moins patient, mais au moins, il pouvait mettre cela sur le coup de ses vadrouilles et autres responsabilités. Si au décès de Stewart, il n'avait rien su faire d'autre que de rester dans sa pièce à attendre Dieu seul savait quoi, il essayait pour le coup de se changer les idées et s'occuper la tête, constamment. Mais son manque de sommeil n'aidait assurément pas à lui donner l'air de quelqu'un de serein. Maintenant qu'il dormait à nouveau seul, ses nuits s'étaient refaites plus agitées, et les insomnies avaient repointé le bout de leur nez. Mais ça finirait bien par lui passer, il finirait bien par ranger dans un coin de la tête les reproches du journaliste et faire comme s'il ne les avait jamais entendu, comme s'il n'avait pas eu une once d'attachement pour lui. Il y arriverait. Mais, pour l'instant, il ne parvenait simplement à se sortir les mots du brun de la tête et se maudissait d'avoir fini par donner au plus jeune une importance qu'il n'aurait jamais dû lui accorder. Ce qui était fait était irréversible cependant, et seul le temps lui permettrait de passer outre. Malgré les reproches cependant, Zack ne doutait absolument pas de ses méthodes. Il avait fait ce qui devait être fait, rien de plus rien de moins, et qu'importait que ça ne plaise pas ; ce n'était assurément pas en copinant avec le monde entier qu'il était parvenu à être encore en vie jusqu'alors. Ceux qui l'étaient encore en ayant encore de l'espoir pour ce monde et foi en leurs pairs avaient eu de la chance, beaucoup de chance.

L'après-midi était passée rapidement, entrecoupée de faibles somnolences et de moments bien plus éveillé où il profitait simplement de ne rien faire. Si le quartier n'était assurément pas aussi bruyant que ce qu'il devait l'être avant la chute de leur société, il l'était plus depuis que les habitants de Bainbridge s'y étaient établis. Peu à peu, l'ancien homme d'affaires se faisait à leur présence, il y en avait certains qui avaient su s'attirer une pseudo-confiance, tandis que d'autres devaient encore faire leurs preuves à ses yeux mais, au moins, les éléments les plus perturbateurs étaient rentrés sur l'île. Comme cette Raikes, ou le redneck dont Amrani était apparemment proche. Bien sûr, il y en aurait toujours quelques uns pour chercher des noises et n'en faire qu'à leur tête mais le blond était déjà servit par les siens de ce côté là. Une bande de gosses. Quoi que lors de l'affrontement des pécores du ranch, ou l'enterrement improvisé de Neil, chacun avait rangé dans sa poche ses remarques déplacées pour un moment de sérieux. Sérieux qui leur avait sans doute sauvé la vie lors de l'affront et avait montré combien ils pouvaient être soudés quand la situation le nécessitait. Les survivants de l'île avaient été nettement plus dissipés de ce point là mais, après tout, le deal avait été clair : le blond n'avait pas d'ordres à leur donner et vice versa. Si leurs rangs étaient composés de quelques imbéciles qui n'avaient pas le sens des priorités, ce n'était pas à lui d'en écoper les pots cassés. Pourtant, depuis que l'Israélienne était repartie -avec notamment les troubles-faits- pour escorter le corps de celui qu'ils avaient perdu, il n'y avait pas eu d'autre débordement, du moins rien d'aussi alarmant que la main levée de cette imbécile de militaire qui se pensait plus intelligente que le monde entier.

Il ne s'était relevé qu'en fin de journée, jetant un coup d’œil à l'extérieur pour voir la petite communauté y mener tranquillement sa vie, avant de reprendre ses armes et rejoindre le rez-de-chaussée. Alors qu'il s'était apprêté, cigarette aux lèvres, à sortir dans le jardin par la cuisine, des coups à la porte d'entrée le firent s'arrêter net et faire demi-tour. Et quelle surprise n'eut-il pas en voyant la Petite Cheffe plantée sur son perron. Arquant un sourcil, il avait récupéré la cigarette encore éteinte entre ses doigts afin de répondre à sa salutation d'un simple « bonsoir » tout aussi cordial que le sien. Il se doutait bien qu'elle était venue prendre la main d'Amrani, sans doute le temps que cette dernière règle ses soucis personnels mais, après tout, ce point ne regardait en rien le trentenaire. Tout comme ses propres tracas ne regardaient personne. Il avait alors reporté ses prunelles claires sur la blondinette qui accompagnait Phelbs, esquissant un bref sourire indéchiffrable. « Bienvenue » avait-il simplement répondu avant de poursuivre en replantant ses orbes sur la rousse. « Je suppose qu'Ela vous a fait part de ce qui est arrivé. Souhaitez-vous que nous en discutions ou préférez-vous d'abord faire le tour du quartier ? » Un sourcil toujours arqué dans l'attente d'une réponse, il ne laissait entrevoir aucun ressenti, pas même le pseudo amusement qu'il avait éprouvé quand la Petite Cheffe avait désigné la dénommée Evelyn comme son ''assistante''. Devait-il appeler Aodhan en lui disant qu'il était son chauffeur attitré ? Il laissait cependant le choix à son associée, après tout, il était son hôte ici, autant faire les choses dans les règles.


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