The Walking Dead RPG

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MessageSujet: Stop existing and start living...   Dim 6 Mai 2018 - 21:02
29 avril 2018

Le No Man’s Land était toujours plongé dans une forme de léthargie depuis le coup de feu, tout avait été verrouillé, et il n’y avait plus ni entrée ni sortie depuis plusieurs heures. Les gens attendaient. Les plus taquin pourraient dire qu’ils attendaient la fin du monde, si elle n’avait pas déjà eu lieu. Replonger plus de deux ans en arrière, porter son regard sur les individus qui se trouvaient à présent près d’elle  - pour un temps qui restait encore à déterminer - lui avait permis de réfléchir à sa propre situation. Chacun avait son propre monde désormais, bâtis sur les ruines d’un passé qu’ils ont parfois cherché à sauver, parfois regardé s’effondrer, tétanisé à l’idée de “l’après”. D’autres, comme elle, l’avaient simplement détruit, ceux qui n’avaient pas grand chose à perdre le plus souvent, ou dont le monde s’était déjà effondré une fois. Peut-être est-ce pour cela qu’elle s’est lancée sur les routes, plutôt que de chercher un nouveau point d’ancrage.

L’effet d’un poing dans la gueule, oui, la sensation de l’après-midi ne l’avait pas quittée, bien qu’à présent la Russe dormait presque calmement près d’elle, l’alcool avait achevée ce que la douleur avait commencé et elle était tombée comme une masse. Fait amusant : cela avait eu l’effet contraire sur l’ex-militaire, malgré la fatigue qui l’assaillait, voir Roza s’enfiler la moitié d’une bouteille de whisky avant de sombrer avait le don de la maintenir éveillée plus sûrement qu’une dizaine de tasses de café, en plus de faire ressurgir toujours plus de souvenirs. Si elle avait rapidement discuté avec April et Romy, la brune n’avait pas quitté le “chevet” de la blessée, voir ne l’avait pratiquement pas quittée du regard une fois lesdites discussions achevées. Elle se retrouvait soudain projetée presque quatre ans en arrière, quand dans un appartement de Seattle elle veillait sur le sommeil drogué et comateux de cette même Roza et son instinct protecteur avait ressurgi instantanément. Soupirant pour elle même, elle avait ramené ses jambes contre elle avec une grimace. La solitude ne l’aidait pas à ne plus réfléchir, bien au contraire et les idées et pensées avaient recommencé à fuser dans son esprit et dans toutes les directions, de la plus futile, combien d’amantes avait-elle eu depuis leur séparation ? Elle ne doutait pas qu’elle serait revenue à ses anciennes amours après elle, à la plus primordiale, ne devait-elle pas plutôt partir, au lieu de la veiller ainsi ? Cela ne faisait-il pas plus de mal que de bien ? Son sac était prêt… Elle n’avait qu’à partir, laisser les médicaments et un mot. Laisser l’apocalypse tourner sans elle.

Elle ne parvenait pas à prendre cette décision, ou plus. Toute une part de son esprit lui hurlait de partir, de prendre la fuite, alors que son instinct et le peu de valeurs qui lui restait s’étaient alliés à ses souvenirs pour l’enraciner à nouveau à la Russe. Elle avait l’impression d’être une droguée en manque, si sa conscience lui dictait d’éviter cette situation comme la peste, l’irrationalité induite par deux années de solitudes, de survie, et de mort l’attirait irrémédiablement vers ces contacts humains retrouvés. Les heures continuent de passer, tandis qu’elle, veille toujours.


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Roza Votiakova
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MessageSujet: Re: Stop existing and start living...   Lun 7 Mai 2018 - 12:18

La russe se laissa gagner par le sommeil, non sans un instant de panique, le temps d'un éclair, d'un constat : elle n'aurait pas du être si fatiguée, c'était peut-être même le genre de sieste dont l'on ne se réveillait jamais. La présence de ses drôles de dames - dont les paroles se transformèrent bien vite en murmures - suffirent finalement à balayer ses craintes et à la border. Au diable la prudence, elle n'avait plus les nerfs pour ça de toute façon.

Les heures défilaient dans le calme, nombreux étaient ceux qui avaient décidés de tuer le temps en s'accordant un petit somme. D'autres se lançaient des plaisanteries pour y dissimuler leur nervosité sans pour autant en rire aux éclats. Tous savaient qu'il fallait  jouer la carte de discrétion pour étouffer la bêtise qui avait su agiter pendant un temps tout le secteur. Alors, tous s'y attelèrent naturellement, ainsi était cette nouvelle génération d'Hommes.

L'encrée sentit le froid s'insinuer en elle, suivit de près par une sensation de malaise dut à la dureté du sol. Elle ouvrit les yeux, redressa la tête et eut aussitôt l'impression que le sol se dérobait sous elle, à croire que la surprenante veille de Riley mélangée au reste de whisky était une solution des plus vertigineuse. "Réveillée ?" La voix lui était connue, et elle l'obligea bien soudainement à tenter de reconstituer le tableau de la veille (mais, était-ce bien la veille ?). Cette retrouvaille musclée, ce coup de feu, l'arrivée d'April, tout lui semblait irréel, le filtre du sommeil et l'alcool encore un peu présent dans son sang souillaient les souvenirs de leur réalisme.

"Ma tête, Huy na ny*..." Elle tenta de masser ses tempes mais l'un de ses bras fit aussitôt des siennes, terminant alors de lever le dernier voile de sommeil qui embrouillait  ses pensées. Tout était clair maintenant, tout était vrai, ou presque.  

Lentement, elle se tourna vers Riley pour croiser ses pupilles bienveillantes. Elle se tenait là, juste à côté d'elle, c'était comme avant, comme lorsque qu'elle s'éveillait d'un mauvais trip' ou d'une mauvaise cuite. Cet ancien sentiment de culpabilité la rongea aussitôt qu'elle en laissa ses iris filer honteusement vers le sol. "Merci d'être restée... Hum, ça va ? La joue ?" La perdre, c'était aussi l'une de ses craintes maintenant qu'elle l'avait retrouvé, une mauvaise habitude qui rythmait son nouveau quotidien. Encore fallait-il qu'elle soit bien là, ce dont elle avait encore du mal à croire, c'était trop beau, et c'était surtout le genre de splendeur qu'elle ne se méritait pas.

Elle essaya de se relever mais ses jambes refusèrent d'obéir, s'en suivi une nausée qui l'invita à ne pas retenter cette expérience de si tôt. Au moins, elle était redressée dos contre le mur, c'était déjà une belle avancé. "Je... Merde...Combien de temps ?" Il y avait dans son ton une petite note de panique toute juste audible. Le temps, c'était une information foutrement précieuse, surtout quand on avait un avion de chasse du nom de Shepard à prendre.


*Huy na ny = qu'on me la coupe


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MessageSujet: Re: Stop existing and start living...   Mer 9 Mai 2018 - 1:26
Elle avait redressé la tête au premier grognement signe de l’éveil imminent de la Russe, "Réveillée ?" Les mots sonnaient comme une question idiote, mais on ne sait jamais, les certitudes semblaient assez fragiles ces derniers temps. Elle approcha à peine et tendit le bras vers elle pour l’empêcher de bouger, mais trop tard, sa grimace faisait écho à celle qu’elle vit se dessiner sur le visage de Roza.

"Hé… Изюминка…*" Le surnom était revenu naturellement à peine la jeune femme baissa les yeux au sol. Sur un soupir, qui trahissait non pas son agacement mais une forme de gâchis, elle fit en sorte de la faire s’installer correctement tandis qu’elle lui répondait avec plus de sollicitude que lorsqu’elle pris “soin” de son épaule. "Ma joue va bien… Ne t’en fais pas pour ça." Elle l’avait à peine nettoyée, de toute façon il n’y avait pas grand chose de plus à faire. Doucement doucement ! Visiblement l’encouragement à s’installer d’une autre façon avait été pris un peu trop à cœur, la blessée semblant déjà vouloir se lever avant de retomber lourdement. "Il ne s’est passé que quelques heures… Huit, dix, tout au plus, il fait encore nuit. Détend toi." Elle ne lui laissa de toute façon pas le choix, il fallait qu’elle reste calme et qu’elle reprenne doucement ses esprits dans l’immédiat. "Ne bouge pas." Ce n’était pas un ordre, mais presque, quoi qu’il fût formulé de façon affectueuse.

Fouillant dans son sac, Riley fit un rapide inventaire de ce qu’elle avait en sa possession, puis récupéra les biscuits qu’elle avait protégé dans une petite boîte métallique. "Tiens… Ca doit presque faire une journée que tu n’as rien mangé non ? Ils tiennent bien au corps, tu devrais pas les recracher." Marquant un temps d’arrêt, dans ses paroles comme dans ce qu’elle faisait, elle pivota la tête vers son interlocutrice avec un petit sourire mélancolique. "Désolée, tu n’as peut-être pas envie que je recommence à te materner", reprenant toutefois malgré la remarque, s'occuper l'aidait à ne pas trop réfléchir, elle sortit une gourde pleine et posa l’ensemble à côté d’elle. "J’ai aussi récupéré ça…" Le duvet de Roza était posé près de son sac. Elle l’avait récupéré un peu plus tôt et entreprenait maintenant de l’installer, l’ouvrant pour lui permettre de se réchauffer autant que faire ce peu, fourrant quelques morceaux de tissus dessous pour qu’ils servent d’oreiller. "Et voilà… La suite de madame est prête." Elle s’autorisa un trait d’humour, avant de compléter, "Désolée… C’était gênant." Secouant la tête, bien qu’elle ai retrouvé légèrement le sourire. S’occuper de quelqu’un lui faisait du bien, du moins sur le moment, ses doutes et ses questionnement referaient sans doute surface très bientôt, plus tôt qu’elle ne le voudrais, mais sur l'instant, elle tâchait de profiter de chaque seconde. Chassant autant que possible sa culpabilité et les souvenirs de ces deux années de survie. Peut-être que si elles étaient restée ensemble, toute cette affaire qu’elle avait rapidement évoquée, l’attaque militaire sur son camps, la rage qui la rongeait maintenant n’aurait pas eu lieu. Elle soupira de nouveau alors que son yo-yo émotionnel ne semblait pas près de s’arrêter, tiraillée entre l’ironie qu’elle soit précisément la première connaissance qu’elle retrouve, et le plaisir de la savoir en presque bonne santé.

"En tout cas… Pour le moment je reste avec toi…"La phrase avait passé la barrière de ses lèvres, et actait sa décision. Elle avait pu être lâche, fuir, tuer pendant ces deux années, mais dans l’immédiat, elle n’irait pas contre ces mots.

* "Iziouminka" Surnom affectueux, intraduisible.


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Roza Votiakova
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MessageSujet: Re: Stop existing and start living...   Jeu 10 Mai 2018 - 14:22
Ce surnom, quelle douce parenthèse qui sut pendant un temps l'isoler de ce tortueux présent, un très beau cadeau qui figea un sourire nostalgique sur ses lèvres. Quant à cette joue nettoyée à la va vite, elle la regardait attentivement et sans pudeur, non pas pour la dévisager, simplement pour s'assurer que la blessure ne soit que peu profonde. Le genre de détail qui pesait lourd dans la balance du remords. Heureusement, les dégâts semblaient minime et elle fut à la suite frappée par la beauté de cette nouvelle Riley, la coupure apportait un petit quelque chose à la douceur de ses traits, comme un clin d’œil irrésistible. "Comme quoi, j'en finis pas de te marquer, hein." Elle trouva la force d'illustrer ses mots par une petite mine fripone, rougissant encore un peu de honte par la même occasion. C'était son truc de se cacher derrière cette barrière invisible qu'était l'humour, pour le peu qu'il lui en restait.

Seulement une dizaine d'heures ? Immédiatement rassurée, la russe se laissa glisser contre le mur. Elle ne souhaitait maintenant qu'une chose : sortir de cet état déplorable au plus vite. Pour se faire il fallait accepter les recommandation de Riley, manger, boire, dormir. Une position peu honorable pour la russe qui ne pouvait malheureusement refuser, bien conscience au fond de son cœur combien elle avait raison. "Merci." Attrapant sans grand appétit les biscuits, elle étira ses lèvres dans un demi rictus qui tenait plus du sourire qu'autre chose.

Elle devait se reprendre en main, agir, suivre son but à tout prix tout en se délivrant de cette angoisse tortueuse. Un départ avec la militaire, la simple pensée de cette action l'apaisait déjà.  "Et ça doit bien faire plus d'une journée que tu n'as pas dormi, non ?" Du menton, elle désigna le coin couchette tout juste préparée rien que pour elle. Si Riley pensait pouvoir de nouveau la materner, elle se trompait, l'apocalypse avait le don d'avoir repoussé l'égoïsme de la tatouée, c'était à son tour de veiller. "Détends-toi un peu et installe-toi, j'suis bien moi, contre mon mur." Qu'elle le veuille ou non, elle resterait cette russe coupable et constamment menacée, cette dizaine d'heure de sommeil représentait déjà une belle entrave à son nouveau mode de vie. L'occasion de se rattraper, c'était clairement à son tour de veiller sur son amie et aussi une des uniques solution pour effacer le regret, ce maudit voisin du désespoir, celui d'avoir potentiellement perdu Riley pour toujours.

"Contente que tu restes... un moment." C'était encourageant et au combien revigorant. En un rien, elle se sentait en pleine forme et régénérée, la crainte et l'épuisement de la veille s'étaient dissipés. La seule petite peur qui la tourmentait encore, c'était que ces sentiments lugubres refassent surface, que cette poussée de gaieté ne soit que de courte durée. "Raconte moi ton histoire, Riley." Elle ne pouvait pas être pire que la sienne, quoique ? Dans tous les cas, elle pourrait bien l'aider à relativiser.

Quelques biscuits difficilement avalés, elle se tortilla pour attraper son paquet de cigarettes - en bien piteux état - caché au fin fond de sa poche. Lentement, elle en extirpa un tige de nicotine tordue et s'empressa de l'allumer d'un revers de zippo, fin prête à écouter ce que son amie serait décidée à lui raconter.


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MessageSujet: Re: Stop existing and start living...   Sam 12 Mai 2018 - 1:16
“Evite quand même à l’avenir.” Pas de moquerie ou de provocation dans ses mots, plutôt une taquinerie amusée, l’affaire de la veille avait été reléguée et classée au rang des choses sans importances, pas les causes, mais les conséquences au moins. “Ou alors pas avec ton flingue.” Elle la détaillait en retour, cet air lui avait manqué, elle n’allait pas le nier, et lui offrait un simple sourire si évocateur. "Je pensais pas te faire rougir de nouveau tiens… Et de rien, c’est normal."

Elle n’insisterai pas sur la nécessité de repos ni même sur la gravité de sa blessure, Roza l’avait bien compris et lui miner un peu plus le moral était inutile. Elle jeta un coup d’oeil vers les ouvertures conçues pour laisser passer la lumière à proximité du toit, rien ne filtrait, la nuit n’était pas prête de s’achever. “Tu dois pas être très loin de la vérité… J’ai pas dormi depuis le milieu de la nuit dernière. Et je sais pas combien de temps j’ai dormi en plus de ça.” Un bâillement vint ponctuer sa phrase, comme un rappel qu’elle dissimula du dos de sa main. Elle s’apprêtait à protester mais son corps en décida autrement, comme si la tension accumulée et qui la maintenait éveillée, inquiète, s’évanouissait soudainement, oui l’extérieur grouillait probablement encore de rôdeurs, et elle n’avait que pour quelques jours maximum de ressources, mais dans l’immédiat, les “retrouvailles” un peu plus officielles se passaient bien. Cela suffisait à lui mettre du baume au coeur, et à lui faire accepter l’idée de se reposer sans trop de protestation. “Si je m’endors… Réveille moi à l’aube, d’accord ?” Elle s’inquiétait autant que la Russe de trop dormir, les réflexes seraient difficiles à perdre, mais mieux valait trop de prudence que pas assez. Les hordes sont pleines de gens confiants dans leurs capacités ou leurs abris.

Qu'à cela ne tienne, elle observa le sac de couchage, puis penchant la tête sur le côté, le déplaça légèrement pour l’installer à la perpendiculaire de la veilleuse, retirant le simili-coussin avant de se glisser à l’intérieur, remontant sa tête pour presque la poser sur les cuisses de Roza et ne s’arrêtant que pour observer son expression, guetter son assentiment. Selon sa réponse, elle s’installera différemment, non sans une grimace quand ses côtes se rappellent à elle, mais elle ne laissera rien filtrer de plus. “Mon histoire n’est pas très joyeuse tu sais, enfin, je crois qu’on a ramassé toutes les deux… J’étais à la base quand c’est parti en couille. On nous a fait croire qu’il y avait un exercice d’abord, puis ensuite quand j’ai vu débarquer les hélicos et les chars, je me suis dit que quelque chose allait pas, alors j’ai fait en sorte d’être prête à partir.” Elle inspira profondément, c’était la première fois qu’elle abordait le sujet de son départ, de sa fuite. Une culpabilité latente entourait le récit. Elle s’était enfuie sans même chercher à regarder en arrière, sans même chercher à sauver qui que ce soit. Son grade lui avait permis d’avoir les quelques rapports sur les premières pertes, son esprit avait fait le reste, actant l’échec des contre-mesures en cours avant même qu’il n'ait lieu. Prête à tout… Et surtout au pire. Elle y était habituée. “Je sais pas trop comment ça a basculé mais il y avait des civils devant la base depuis quelques jours, qui voulaient rentrer. Un soir l’alerte a été donnée par la porte. Alors on nous a équipé, et envoyé sur place. J’ai jamais rejoint mon escouade. Ils ont du me considérer morte, alors ils n’ont même pas cherché. J’avais des rations, du matos… Je connaissais la région. Du coup j’ai survécu seule, ou presque.” Elle avait éludé le départ, mais dans les grandes lignes, ça correspondait. “J’ai passé l’hiver dans quelques maisons de campagne. Je protégeais l’endroit ou je me trouvais et ses occupants, et ils partageaient leurs ressources avec moi. Jusqu’à ce qu’on ai essayé de me tuer pour récupérer ce que j’avais sur moi.” Elle releva les yeux vers Roza, étudiant peut-être ses réactions, terminant cette partie de l’histoire presque immédiatement ensuite. “J’avais piégé la porte, alors son entrée m’a réveillée…” Le ton était machinal, presque robotique alors qu’elle semblait simplement dérouler un film devant ses yeux. “Elle était tellement paniquée à l’idée de ce qu’elle allait faire qu’elle n’a même pas réalisé que le bruit pouvait m’avoir réveillé. Alors j’ai attendu le dernier moment… Et je me suis défendue. Un coup de couteau droit dans la poitrine.” Passant sa main sur le bas de ses côtes, visualisant le point d’entrée de la lame, probablement, avant de secouer la tête. “Enfin… Désolée pour les détails, le problème quand les images sont un peu trop nettes.” Elle laissa filer un rire nasal et désabusé. “J’avais besoin de me trouver une bouteille… Me vider la tête. J’aurai pu tout aussi bien boire du liquide de refroidissement vu la gnôle qu’elle avait dans ses placards.” La précision semblait importante, comme si une réaction aussi banale que celle que l’on peut avoir vis à vis d’un mauvais alcool pouvait servir de bouée de sauvetage. “Elle s’est relevée, m’a sauté dessus… Je l’ai eu dans la cuisine, et l’ai balancée dans la neige dehors… Et voilà…” Elle serait les poings, malgré elle, mais se reprit bien vite. Un avantage que l’on acquiert lorsqu’on en a trop vu. “Désolée, de ne pas t’avoir cherchée. J’aurai du…” J’aurai du, j’aurai pu… Sur l’instant elle n’avait qu’une envie, celle de se mettre une claque pour sa connerie alors qu'elle se rendait compte de ce qu'impliquait son "abandon". “Bref… Et toi ? Comment tu as survécu ?” relevant de nouveau le nez, elle semblait prête à l’écouter à présent, ou pas prête à poursuivre son propre récit, allez savoir.


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Roza Votiakova
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MessageSujet: Re: Stop existing and start living...   Jeu 17 Mai 2018 - 21:58


Quoi ? Elle rougissait ?! La prise de conscience suffit à ce qu'elle rentre bêtement la tête dans ses épaules, feintant d'être des plus gênée (enfin, en y restant un brin gênée, tout de même). Quant à sa théorie sur les cernes de son amie, elle fut aussitôt validée et approuvée. La militaire prit alors place contre ses jambes, parfait, au moins, elles servaient à quelque chose. Jusqu'ici, elles ne les sentaient qu'à moitié tant la fatigue se faisait présente. Quand à ses mains tatouées, c'était la même histoire, elles la picotaient et lui semblaient des plus endormies. L'ensemble de son corps lui passait un message, celui de sa faiblesse, là où elle était encore incapable de former un poing fermement serré. Ce qu'elle essayait tout de même en prêtant l'oreille aux dires de son amie, mais le seul effort concluant fut cette tige de nicotine qu'elle réussissait tout juste à maintenir entre deux doigts. Sans se défaire de son attention pour le récit en cours, elle massa discrètement son épaule comme pour y essorer la douleur. Le fait de la frotter ainsi transformait ce mal constant et diffus en une douleur précise et aiguë, une sensation étrangement agréable, là où la douleur se faisait enfin expliquée.

Pas une seule seconde elle se permise de remettre en doute l'histoire de son amante, malgré le fait extraordinaire à ses yeux que l'armée n'avait en rien joué sur la transparence au sein de ses effectifs. Ces pillards n'étaient maintenant plus une organisation militaire planifiée, possiblement et simplement : des survivants, humains et fatalement doués de conneries. La fuite évoquée lui arracha un simple sourire en coin des plus furtif et intuitif, qui n'aurait pas fait la même chose après tout ? C'était logique, préventif et conservateur. "Tu as bien fait." Et elle l'aurait fait à sa place, une vérité qu'elle n'avait aucun mal à admettre.

L'histoire vrilla d'un coup d'un seul, mais la russe s'y attendait car dans un récit aussi calme, il y avait toujours un mais, et quel "mais, c'était moche. "Tain... Suka*". Elle en retrouva son russe sur le coup et avec une intonation pareille, là où le mépris se faisait aussi sec, nul doute : il s'agissait bien d'une insulte. Celle-ci pourrait très bien se porter sur la femme à la poitrine transpercée évoquée mais la notion de groupe étant de mise, ajoutez à cela les circonstance et l'on obtient un résultat simple : la vie est une pute. "Désolée Riley, vraiment." Il était toujours aussi terrible de tirer un tel constat, celui d'admettre que son monde inlassablement rongée par cette humanité rendue primale s'était évanoui dans ses ténèbres. L'encrée s'en passa la main valide le long de son visage comme pour se prouver qu'elle même ne s'était pas dissoute dans cette noirceur, l'espace d'un instant. Aspirant à la suite fortement sur sa tige de nicotine - et dans un crépitement de tabac sec peu discret - elle souffla sa fumée par les narines au cours d'un soupir des plus évocateur jusqu'à s'en retrouver frapper par la surprise.

"Hein ? Quoi ?" C'était pourtant bien des excuses qu'elle venait d'entendre. "Mais non, enfin ! Tu avais bien mieux à penser et à faire." Aucune ironie là dedans, tout du moins, le timbre n'y était pas. La slave ne pouvait pas feinter être la petite amie idéale ou même l'être cher par excellence, elle se savait bien dans la catégorie du dessous, de celle qui ne méritait pas autant d'attention. Et la faute à qui ? Elle ne pouvait que s'en blâmer, elle et ses dépendances.

"J'étais avec les gars... Aucun doute, elle parlait bien là des gars, la fameuse bande de tatoueurs qu'elle côtoyait au quotidien et dont Riley avait bien entendu parlé mille fois, les ayant même rencontré au salon à l'occasion. On ne prenait pas cette affaire au sérieux, t'vois bien comment on était." Une bande de cons, et de jeunes branleurs de la nuit à l'exception du doyen, Bob. "Mais on a quand même suivis les recommandations des autorisés. On s'est planqués en sous sol le temps que ça se calme... Puis t'vois bien, ça s'est jamais calmé. Tyler est sorti au bout d'un moment, il est revenu avec un bout de joue en moins et .. tu imagines la suite." Ponctua t-elle en agitant la main, moulinant l'air devant elle avant de reprendre : "Pif, paf, pouf : Tous morts. Souligna la blasée sous le ton de l'évidence "et ainsi va la vie", sur le coup, elle se surprit d'un tel détachement, comme quoi, le temps faisait bien son oeuvre. "Un militaire m'a récupéré, complètement paumée dans la rue. Il m'a amené au Garfield High school, un ancien lycée d'bobo dans le centre et encadré par des militaires.." Quelle chance... Une pensée pour ce brave gars qu'elle n'aura jamais pu remercier pleinement. "M'puis... y  a eu une rébellion. Les civils et quelques militaires ont pris le pouvoir... et ... tout allait bien." En tirer le constat à haute voix suffit à la faire soupirer de nouveau, encore de belles choses de gâchées. "Je passais pas mal de temps dehors, à patrouiller et fouiner ici et là pour le ravitaillement et autre." Une pensée en amenant une autre, celle-ci fut retarder par l'arrivée d'un souvenir, celui de son expédition à Duvall, la fameuse course aux médicaments. "Dehors, un jour, on est tombés sur une bande de nazistes et violeurs d'gamines à l'occasion. Ils détenaient des médicaments dont on avait b'soin pour éradiquer une épidémie au lycée. On a du tous les tuer, et j'ai assuré, et j'crois aussi que c'est là que j'ai commencé à vriller." Levant les yeux au plafond, elle poussa un énième soupir bruyant, combien en avait-elle assassinés ce jour là ? 5 sur 7 ? "Quand les pillards sont arrivés, qu'ils étaient tous alignés devant la grille, j'sais pas.. j'pensais que je pouvais changer la donne, que je pouvais les contourner, que je pouvais en apprendre plus sur leur motivation, forces, faiblessse, placements... que je pouvais les protéger, tous. J'me sentais plus pisser." Tous les sauver, d'une façon, ou d'une autre, le même genre d'acte réalisé auprès des fans d’Adolphe. "M'la grosse connerie du siècle, en réalité, ils nous encerclaient. On m'a donc vite intercepté, comme l'on a vite interprété ma présence comme étant de la volonté entière du lycée souhaitant contre attaquer avant même la fin des négociations." Comme si la russe représentait à elle seule tout un commando d'intervention, quelle ironie.  "Et hop, des tirs, et des tirs, et des tirs.." Et des morts, et des morts, et des morts.  "J'ai pu fuir, non sans me manger une balle, m'puis j'ai pu retrouver un petit bout d'mon groupe, on s'est tirés fissa vers George Town, c'était chaud." Quel souvenir, une vraie course poursuite digne d'un Madmax. "Et... m'suis retrouvée dans un ranch à Issaquah, un camp dont m'avait parlé quelqu'un." Une personne qu'elle avait aussi accessoirement agressé à l'occasion, comme quoi, les échanges violents pouvaient avoir du bon ! "Je m'y suis restaurée, et j'y ai perdu Mark, c'était l'élément déclencheur, ça m'a décidé à partir faire la chasse aux connards." Comment oublier le fidèle Mark chez qui Roza logeait en colocation ? La russe l'avait clairement squatté après avoir découvert cet entrepôt réaménagé en studio grand luxe. Le docker bricoleur avait fait du bon boulot et sut aussi supporter la russe pendant bien des années, assez pour que Riley le croise à maintes reprises. Le perdre lui alors qu'ils venaient de se retrouver quelques mois plus tôt restait une chose qui à ses yeux ne serait jamais arrivée sans ces pillards et surtout sans son intervention solo à la con. Mark serait possiblement toujours au bahut, tranquillou, à bricoler mille et une chose utile. "Et j'avance, doucement." La prison de trouvée et ralliée à la cause restait pour le moment sa seule réussite, mais elle n'était pas sans ignorer que cela restait un grand pas. "Et... je préfère jouer franc jeu avec toi Riley, sur ce point, rien ne changera, jamais. Elle s'en était déjà faite la promesse, elle se devait de les traquer et de les trouver, aucun autre avenir n'était envisageable, pas faute d'avoir essayé. "Et toi ? Des projets ?" Vrilla t-elle dans un énorme sourire bien fripon, on ne peut plus consciente de l'ironie qu'était devenue sa vie et son avenir.

*Suka = pute


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MessageSujet: Re: Stop existing and start living...   Ven 1 Juin 2018 - 0:35
T’avais bien mieux à penser et à faire… Le genre de phrase qui, avant tout cela, aurait pu s’appliquer à un Désolé de pas être venue à la soirée pour l’anniversaire de machin. Machin dont le nom restera inconnu… Le monde était rempli de Machin. Mais les faits étaient là. Elle se sentait coupable de n’avoir rien tenté. Rien cherché. Sa poitrine se serrait en y repensant, et elle soupirait de plus belle. Comme si elle recevait d’un seul coup le poids de deux années d’errances. D’actes pas toujours propres. La brune avait sourit en se faisant sa réflexion toutefois. Un sourire vague, doux-amer. Mais présent.

Elle l’avait bien vite perdu pour se focaliser sur le récit de la Russe, qu’elle n’avait pas interrompu une seule fois, la regardant par en dessous pour étudier ses réactions, son attitude. Elle fronçait les sourcils à chaque fois qu’elle triturait son épaule, lui donnant une petite tape sur la main ainsi qu’un regard qui en disait long. Mais son expression était parfois aussi sombre que celle de la conteuse. Elle n’avait pas spécialement connu les gars du salon, mais avait apprécié les côtoyer à l’occasion, ils étaient un peu con, mais pas mauvais bougres. L’annonce de la mort de Mark l’avait aussi affectée, elle n’avait pas squatté chez lui autant que Roza, mais en tant que l'élément rapporté que la tatoueuse trimballait avec elle, elle avait pu le connaître, son goût et son talent pour le bricolage l’avait étonnée. “T’es retournée à l’entrepôt ?...” Elle secouait la tête, consciente de l'imbécillité de sa question. “Désolée. J’devrai pas m’accrocher comme ça. C’est passé tout ça. Je… J’sais pas quoi te dire, désolée pour ceux que tu as perdu.” Il n’y avait pas grand chose de plus à dire, de toute façon. Elle pouvait essayer de la consoler. La laisser évacuer, se défouler. Mais elle n’avait malheureusement pas le pouvoir de ressusciter les morts - Il n’y avait que le Virus qui pouvait faire ça. Et vu le résultat…

“Je vais pas te demander de changer d’avis. J’y arriverai pas. Pas tout de suite, du moins. Mais ne compte pas sur moi pour te laisser te faire flinguer comme une conne parce que tu auras vu un mec en treillis je ne sais où.” Le ton de sa voix avait changé, et c’est avec une certaine autorité teinté d’inquiétude que Riley avait asséné ça. “S’il faut que je te fasse l’autre épaule pour que tu te poses et que tu réfléchisses je le ferai…” Soupirant en fermant les yeux, elle avait pris sa décision, volontairement ou non, elle l’accompagnerai et jouerai les gardes-fou pour éviter qu’elle ne fasse une erreur qui lui coûterait la vie. Elle lui épargnera le sermon sur le fait de se tempérer, d’étudier la situation avant d’agir, de modérer son impulsivité, ce n’était pas le moment, et elle n’en avait de toute façon pas la moindre envie. “Mes projets ? Rester en vie jusqu’à demain… Ca sera déjà pas mal…” C’était un fait, elle n’en avait aucun. Elle vivait, avançait au jour le jour dans une Seattle dévastée, ramassant ce qu’elle pouvait pour survivre parmis les vivants et les morts. “Je vais t’accompagner. Histoire de…” Elle fit une petite moue, se pinçant les lèvres. “Histoire d’éviter que je te perde de vue encore une fois, et pour de bon.” La culpabilité transparaissait dans sa voix, la décision qu’elle avait prise de laisser Roza à l’époque n’avait pas été la plus facile à prendre. Loin de là même. Elle l’avait prise pour se protéger, pour la protéger, elle, d’une déception. Elle partait en 2015 pour Fort Benning… Elle n’aurait pas pu continuer de veiller sur elle, pas comme elle le faisait. “Tu m’aurais suivi à l’époque ?” Elle ne lui avait pas parlé de sa mutation mais il fallait qu’elle sache, qu’elle connaisse l’ampleur de sa connerie. “J’aurai du partir, fin 2015, en Géorgie, tu m’aurai suivi ?” Ca n’avait plus vraiment d’importance, mais bon… Au point ou elle en était, elle voulait effacer l’ardoise. Mettre les choses à plat. “Et… Maintenant ?... Nous ?...” La suite de sa question était logique, une autre question, encore plus critique. Elle s’emballait peut-être, son impatience était un défaut récurrent, tout faire, tout de suite. Mais au moins… C’était fait. Elle pivotait simplement sa tête sur le côté, la nichant au creux formé par l’angle de sa cuisse et du ventre de la Russe, visage contre son t-shirt, sans doute pour dissimuler la rougeur de son visage, ou son stress, guettant simplement la réponse.


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