The Walking Dead RPG

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- Ancient times -
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May L. Goldenberg
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MessageSujet: Re: Ancient times   Dim 13 Mai 2018 - 18:41
L'empathie légendaire de Romy était restée la même malgré toute cette galère, et May en était reconnaissante. Sa phrase résonna longuement dans sa petite tête blonde; rien de ce qui nous permet de survivre n’est pathétique... Plongée dans son enfance, elle repensait à sa mère qui lui avait toujours dit un truc semblable. L'espoir fait vivre, qu'elle lui sortait tout le temps. Ouais, il fallait le dire vite parce que sa tendre maman n'avait pas eu l'espoir bien longtemps quand elle tomba en dépression, peu après la mort de son mari. Or, si c'était effectivement ce qui poussait Liv à continuer d'avancer, l'autre côté de la médaille n'était peut-être pas si reluisant. Toujours à deux doigts de perdre la carte, toujours si près d'éclater si cet espoir venait à disparaître. Enfin, restait à voir comment la suite allait se dérouler. La voix de son amie la ramenait à la réalité quand elle lui demanda si elle avait ne serait-ce qu'un indice concernant sa fratrie. La demoiselle baissa les yeux et répondit simplement en hochant la tête négativement.

May écouta ensuite avec attention la brune relater les raisons qui expliquaient sa présence ici. Ne souhaitant pas la brusquer, elle n'insista pas pour qu'elle termine ses phrases qui, une à la suite de l'autre, demeuraient inachevées. Elle devinait sa souffrance et ne pu s'empêcher de penser qu'elle devait se sentir horriblement coupable d'avoir laissé sa famille là-bas. Mais qu'aurait-elle pu faire, de toute façon? Elle se releva du sol et décida de s'installer juste à côté de Romy, remontant comme elle ses genoux vers sa poitrine, en plantant son regard dans le sien.

"Tu sais que tu n'as rien à te reprocher, hein?" dit-elle en pesant ses mots et en se voulant rassurante. Elle réfléchit pendant un petit moment avant de continuer, désireuse de trouver la bonne façon de dire ce qu'elle souhaitait exprimer. "C'est... comment dire, tellement lourd de transporter cette obsession de vouloir retrouver les siens à tout prix. J'aimerais parfois m'en libérer. D'une certaine façon, tu es plus libre que moi. Et puis, tu sais bien que c'est une putain de jungle dehors. Certains choix sont difficiles à faire mais toujours nécessaires... Enfin." Elle soupira, ne sachant que dire. Lively enchaîna en changeant de sujet, concernant la remarque de la bouclée à propos des mordeurs, disant que c'était loin d'être son truc.

"Au début, je faisais que les fuir, tout simplement. Ils peuvent être si lents, ces connards. Mais maintenant, si je suis parfaitement honnête... je dois dire que j'aime bien les achever." lâcha-t-elle non sans une pointe de gêne. Sa phrase avait le mérite d'être honnête. Oh, en aucun cas disait-elle n'éprouver aucune crainte quand elle explosait leur crâne mou, mais disons seulement qu'elle aimait - et avait toujours aimé - être téméraire. Qui plus est, miss Goldenberg adorait se défouler sur eux. Elle ressentait ce besoin au plus profond d'elle-même, la seule façon qu'elle avait d'évacuer un peu de vapeur.

"T'as jamais cette envie de violence envers ces horribles choses?" demanda-t-elle sincèrement, ne sachant pas trop si Romy se souvenait à quel point la blonde pouvait être colérique, par moment. "Je fais que leur vomir ma rage, moi!" ajouta-t-elle en se trouvant bien drôle. Son sourire s'effaça rapidement, cependant, quand la jeune femme repensa aux raisons qui causaient tant de haine dans son petit coeur. Elle n'avait jamais rien demandé, elle... Son regard se posa alors sur son environnement et May se rappela qu'elle s'était demandé, en arrivant au deuxième, comment les deux cousines avaient-elles pu obtenir toutes ces choses.

"T'es peut-être pas la plus douée pour tuer, mais selon c'que je peux voir, tu as le tour pour ramasser des denrées... C'est quoi, ton truc?" demanda-t-elle, l'oeil pétillant, à la limite un peu jalouse des possessions de son amie alors qu'elle n'était pas foutu de conserver quelques items plus d'une semaine.


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Romy Sednaoui
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MessageSujet: Re: Ancient times   Lun 14 Mai 2018 - 19:33
Romy pinça les lèvres et haussa les épaules. Elle ne savait plus dire à quelle fréquence elle pensait encore aux siens laissés là-bas. Elle n’y pensait plus consciemment tous les jours. Plus depuis plusieurs mois déjà, il fallait être honnête. Sa vie aujourd’hui était tellement différente de celle qu’elle avait jadis. Pourtant sa mère, ses sœurs étaient toujours dans sa tête d’une façon ou d’une autre. En quelque sorte à chaque seconde. Tellement près.
 
- Je ne me sens pas vraiment coupable, je sais que je ne peux pas grand-chose face à… tout ça… Alors oui, elle avait baissé les bras. Abandonner l’idée de retrouver ses proches un jour. C’était comme un deuil qu’elle avait fait. Sans vraiment savoir. Se refuser de croire pour se préserver elle-même.
 
May lui confia ensuite éprouver un certain plaisir à achever les rôdeurs. Pour avoir croisé bien des gens dans cette situation, la bouclée pouvait le comprendre. Elle hocha la tête en faisant un rapide sourire, alors que Leila approchait avec deux mugs qu’elle leur donna. Elle y avait glissé des feuilles de verveine citronnelle qui poussait dans le jardin. Les filles en avaient séchées pour s’en faire des tisanes quand elles le désiraient.
 
 - C’est non sucré, dit la trentenaire en s’excusant. De la verveine. Romy lui fit un sourire, la remerciant, alors qu’elle retournait vers l’espace cuisine prendre son mug, avant de les rejoindre.
- Oh si tellement, se confia ensuite la plus jeune, en réagissant à la question de la blonde. Dans mes rêves, je les extermine tous au lance-flamme, il n’en reste pas un sur la surface du globe ! Elle inspira, s’imaginant une seconde ce nouveau monde idéal. Avant de soupirer. Mais dans les faits, c’est pas la même… quand je me retrouve dans leur périmètre, c’est… comment dire… phobique. C’est presque impossible à contrôler, je pourrais pas l’expliquer…
- C'est pourtant plutôt évident...
 
Leila lâcha un rapide ricanement un peu sinistre en s’essayant près des deux autres. Elle n’enfonça pas le clou, pourtant pour elle, cette phobie n’était guère compliquée à expliquer ! Après tout, non seulement ces trucs étaient ignobles – dégueux, répugnants, à gerber tout ça – mais en plus de ça, ils pouvaient bel et bien faire vraiment du mal. Alors ça n’avait rien à voir avec la peur des araignées, et il n'était même pas nécessaire de la justifier ! Elle-même, si elle était un peu plus à l'aise que sa cadette pour achever ces créatures, n'en était pas pour autant une grande fan et elle n'allait au contact avec ces choses que lorsque c'était vraiment nécessaire. Ainsi la bouclée haussa une nouvelle fois les épaules. Et son regard partit vers la zone de cuisine qu'elles avaient aménagée et la caisse de vivres. Très honnêtement, cette dernière était ridicule en comparaison à ce qu'elles entreposaient dans la ruine plus loin. Mais il n'empêchait que les deux cousines avaient des ressources et il n'y avait rien d'étonnant à ce que May s'en demande la provenance.

- On... Romy reposa ses yeux noirs dans ceux de son ancienne amie et hésita à répondre, ne sachant soudainement plus comment formuler cette information. Elle l'évoquait généralement sans honte, mais c'était la première fois qu'elle s'exposait au regard de quelqu'un qui l'avait connue avant tout ça. Quelqu'un qui la connaissait en quelque sorte réellement et cela changeait la donne. Elle chercha du soutien auprès de Leila, qui lui vint en aide.
- On fait du commerce, affirma ainsi cette dernière. A l'endroit qu'elle t'a mentionné tout à l'heure, on rencontre du monde et on marchande. Elle resta volontairement vague. Trop vague aux yeux de la bouclée qui se sentait du coup malhonnête. Si bien qu'elle prit sur elle et après un temps de silence, elle précisa :
- On vend nos charmes. Elle se mordit la lèvre inférieure et alla à la rencontre du regard de la blonde pour recevoir son jugement.
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May L. Goldenberg
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MessageSujet: Re: Ancient times   Mar 15 Mai 2018 - 19:31
Leila leur apportait une tasse de réconfort liquide et May n'en croyait pas ses yeux. La chaleur qui se répandait sur ses mains était si douce qu'elle compensait pour le côté acidulé que goûtait sa langue. Le temps s'arrêta presque le lorsque la blonde bu une gorgée. Tout comme Romy, elle remercia sa cousine, lui adressant un regard plein de gratitude. De lui avoir offert un tel moment pouvait paraître futile et anodin, mais au contraire, c'était réellement précieux pour quelqu'un qui ne pouvait plus se permettre un tel luxe. La bouclée répondait maintenant à ses questions et mentionnait un lance-flamme pour éliminer ces glandeurs une fois pour toute. Voyant très bien cette solution comme étant idéale, elle partageait la vision utopique de son amie l'espace de quelques secondes en souriant bêtement. Si l'image était plutôt loufoque, l'ambiance devint un peu lourde quand elle lui confia qu'elle était, en fait, terrorisé de ces trucs décomposés. Leila semblait ne pas ressentir le besoin de justifier une telle peur, mais du coin de l'oeil, Liv se rendait bien compte que c'était profondément dérangeant pour Romy d'en être aussi craintive.

May était loin de se douter qu'une simple interrogation sur la provenance de leurs ressources causerait un tel malaise. Les yeux noirs de sa voisine de canapé semblait soudainement chercher ceux de Leila, tentant visiblement de cacher une certaine panique. Cette dernière prenait justement la parole, invoquant un vague commerce qui leur permettait de mieux survivre. Sans s'en rendre compte, Lively fronça les sourcils. Elle ne répondit rien, croyant candidement qu'une suite viendrait. Elle fixait Leila, attendant donc qu'elle poursuive, sentant réellement qu'un truc clochait, juste à voir leur visages déconcertés.

Les mots s'articulèrent enfin dans la bouche de Romy. Lively ne comprit pas tout de suite. Elle jeta un coup d'oeil aux jeunes femme, alternant entre les deux, avant de fixer un point devant elle, ne voulant plus bouger. C'était un choc et dans l'esprit de la blonde, percutée par des images qu'elle s'inventait au fur et à mesure. C'était bien loin de ressembler à la Romy réservée, calme et discrète qu'elle avait connu. Une réflexion conflictuelle germait à présent dans l'esprit de May. À vrai dire, elle ne pouvait pas se cacher; elle était passablement dégoûtée. Non pas de sa personne mais d'en venir à comprendre que c'était le choix qu'elle avait fait... Oui pour survivre, mais était-ce un prix justifié? D'un côté, elle l'admirait presque d'avoir au moins trouvé quelque chose qui puisse lui fournir de quoi subsister, mais de l'autre, elle ne pouvait s'empêcher d'en être profondément triste et choquée. Le regard de son amie ressemblait à celui d'un chien qui attendait qu'on le frappe parce qu'il avait uriner sur la moquette, et si May ne savait pas bien mentir, elle ne voulait pas non plus empirer la situation. Or, il faudrait bien qu'elle dise quelque chose éventuellement...

"Et bien, c'est ce qui paie cette tisane, non?..." dit-elle tout bas, d'un ton nerveux faussement assuré. La honte lui rongeait les entrailles d'être aussi bouleversée de son aveu. Elle qui, juste quelques instants plus tôt, l'avait accueilli à bras ouverts, offert de la nourriture et surtout ne l'avait pas jugé une seule seconde d'être aussi entêtée de vouloir retrouver sa fratrie.

"Je vais être franche, putain, jamais je ne serais capable de faire ça." lança-t-elle en le regrettant presqu'aussitôt prononcé. Elle avait déposé ses jambes au sol et appuyait maintenant ses coudes sur ses genoux, le dos courbé et les yeux dans le fond de sa tasse. "Mais comme tu l'as dis tout à l'heure, rien de ce qui nous permet de survivre n'est pathétique..." enchaîna-t-elle en reprenant ses mots exacts, se forçant à adopter cette philosophie pour le bien de leur amitié qui venait de renaître.

"Tu..." Elle se corrigea en jetant un regard à Leila. "Vous êtes certaines de ne pas avoir d'autres options? Vous fuyez les morts et vous ne craignez pas ce que les vivants pourraient vous infliger en vous mettant dans une telle position?" demanda-t-elle raisonnablement, concernée par les risques de ce mode de vie. Elle s'imaginait des scénarios où de gros dégueulasses les maltraitaient et elle eut un haut le coeur mélangé à une colère immonde. Elle se ravisa immédiatement et ravala ses impressions, tentant si bien que mal de garder un visage impassible. Et bien, au moins, May essayait très fort de comprendre. C'était déjà mieux que rien, et c'était bien parce que c'était Romy.


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Romy Sednaoui
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MessageSujet: Re: Ancient times   Mer 16 Mai 2018 - 18:29
Romy lut tout de suite dans le regard de May une part de choc et de déception. Comme si elle ne l'avait pas imaginé tomber aussi bas. Cela fit un coup à la jeune femme, pourtant elle se reprit. Elle savait qu'elle devait faire fi du jugement des autres, et cela ne devait pas être différent si cette personne était une vieille connaissance. Elle n'avait pas à avoir honte de survivre ! Elle redressa ses épaules et leva le menton, essayant de retrouver un peu de fierté.

- L'eau chaude, oui, répondit Leila, évoquant les cartouches du camping-gaz, la verveine est du jardin...

Les filles avaient l'habitude de se prendre ce genre de remarques et d'entendre ces questions. Mais avez-vous bien envisagé toutes les possibilités ? Devez-vous absolument vous abaisser à ça ? Ne craignez-vous pas les vivants ? Oh elles connaissaient les risques, et elles savaient qu'il était encore difficile pour bien de gens – notamment les femmes – de s'imaginer dans leur situation. Elles-mêmes n'y étaient pas arrivées comme ça, si facilement. C'était un cheminement. Une série d'expériences, de mésaventures et de rencontres qui les avaient menées jusqu'ici aujourd'hui.

- Je me doute que ça doit te surprendre, rétorqua finalement la bouclée. Je ne me serai pas cru capable de ça, non plus. Et pour cause ! Les deux copines avaient longuement échangé sur leurs non-expériences respectives avec les hommes à l'époque. Romy avait d'ailleurs même certainement confié à la blonde jadis qu'elle ne comprenait pas vraiment l'intérêt que tout le monde portait au sexe. Les quelques fois où elle s'y était essayé - avec son unique boyfriend au compteur - ne l'avaient jamais convaincue et elle n'y avait jamais pris un réel plaisir. Quel sacré saut elle avait fait !! Tu sais, c'est plus compliqué que ça... C'est vrai que c'est une forme de désespoir qui nous a poussé là-dedans au tout début, commença-t-elle alors à expliquer. On était dépassées, tout le monde autour de nous avait été tué. Des gens nous ont sauvé la vie - vraiment - nous ont nourries, protégées, aidées, et... ça a fait partie du contrat : on vous entretient mais vous nous autoriser à... Elle haussa les épaules. D'un geste, elle fit comprendre l'idée. A disposer d'elles... Il s'est passé beaucoup des choses depuis, mais je ne crois plus que c'est le désespoir qui nous force aujourd'hui à faire ça. Elle interrogea sa cousine du regard une seconde, avant de reporter ses iris sur May. Je n'ai pas honte. Des gens suivent d'autres voies pour survivre, ils tuent, ils volent. Je ne sais pas pour toi, mais je n'ai jamais blessé ou fait de mal à un autre survivant. Au contraire, je peux même affirmer avec certitude leur avoir donné de la joie, un peu de bonheur, ne serait-ce que quelques heures. C'est peut-être idiot, tu penses peut-être que je me raccroche à n'importe quoi, mais j'aime croire que ça compte. Et oui certains hommes sont des salauds... mais ce qu'on fait ou ne fait pas n'y changera rien... Pus au final combien de gens tu as vu se faire tuer par des vivant ? Comparé à tout ceux qui ont été emportés par les morts ?

Pourquoi fallait-il que tout le monde craigne ses semblables ? Quand la réelle menace, la plus impitoyable depuis ces trois dernières années restait irrémédiablement l'armée de macchabées que l'épidémie avait formée ? En tout cas, Romy se défendait avec aplomb. C'était qu'au fil des mois, elle avait sincèrement réussi à y croire. Pour continuer à vivre avec elle-même ! Elle ne soutiendrait pas qu'elle avait choisi de préserver son âme sur son corps, car son âme était elle aussi souillée, mais ça s'y rapprochait.

- Enfin je ne connais pas tes expériences avec les autres vivants... Tu en as croisé beaucoup sur ton chemin jusqu'ici ? Tu es restée seule tout ce temps ?
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May L. Goldenberg
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MessageSujet: Re: Ancient times   Jeu 17 Mai 2018 - 22:19
La sensation qui lui brûlait le ventre était particulièrement désagréable. Elle détestait la situation à laquelle les trois jeunes femmes faisaient face. Une espèce de tension était palpable. La façon qu'avait Romy de se redresser montrait clairement qu'elle ne voulait pas s'écraser sous la honte. Et en fait, à son avis, c'était plutôt bien qu'elle réagisse ainsi et tienne tête à son amie. Un peu surprise, May écouta sans broncher la bouclée qui s'était lancé dans un dialogue expliquant le pourquoi du comment. Si, au départ, c'était une certaine forme de désespoir qui les avait poussé dans cette direction, c'était aujourd'hui un choix libre et éclairé, selon les deux cousines. Dans un sens, la blonde pouvait comprendre ce qu'elle essayait de dire. Qu'y avait-il de si différent dans cette forme de troc, après tout? L'échange de biens existait depuis le début des temps. Et puis, Romy n'avait pas tort. Certains torturaient jusqu'à tuer ou volaient en mentant à autrui sur la légitimité de leurs actes. Certes, il y avait des gens, comme la bouclée et son équipière, empreints de bonne volonté et d'amabilité. May n'avait pas rencontré tant de ceux qui n'entraient pas dans cette catégorie. Or, elle s'était beaucoup promené, et avait éventuellement compris que la jungle dans laquelle ils vivaient tous était loin de fonctionner comme ce qu'ils connaissaient auparavant. Romy parlait toujours, et Liv se retrouvait en elle quand elle disait vouloir donner un peu de répit aux autres. Les deux amies n'avaient simplement pas la même vision de ce qu'elles cherchaient à donner... Enfin. Elle voulut rassurer Romy avant de continuer.

"Si c'est ce qui vous permet de continuer d'avancer, alors, soit. Tant mieux, en fait, parce que je n'en aurais pas la force." avoua-t-elle sans censure, répétant ce qu'elle leur avait dit un peu plus tôt. Oh, elle ne serait probablement jamais capable d'accepter cette réalité complètement, mais ses hôtes n'avaient pas besoin de le savoir. Terminant de boire son infusion, elle continuait d'écouter ses interrogations par rapport à ce qui tuait les Hommes; eux-mêmes ou le virus. Ma foi, c'était une si grande question. L'humanité, même avant ce merdier, n'était pas que gloire et beauté, même à travers des lunettes roses. Les yeux perdus, May ne savait que répondre à ça. De toute façon, Romy enchaînait les questions, permettant à miss Goldenberg d'éviter de s'étendre sur le sujet. Parce que non, elle n'avait jamais été témoin d'attaque incroyable ou de piège disgracieux, mais les deux petits groupes dont elle avait brièvement fait partie avait pu lui expliquer leurs propres expériences troublantes. Et pour tout dire, elle n'avait pas eu de difficulté à croire ce qu'elle avait alors entendu.

"Majoritairement, oui." répondit-elle amèrement quand la brune lui demanda si elle était restée seule tout ce temps. "Le dernier - et un des seuls - groupe que j'ai intégré, c'était à l'aéroport de Tacoma. Disons que ça s'est terminé en bain de sang... Écoute, je sais que quand est on seul, ça ne paraît pas réel de craindre les autres. On croise des gens et on continue notre chemin... Mais vivre en communauté, c'est différent. Il y a de nombreux avantages, c'est clair. Ils sont non-négociables et peuvent nous permettre de rester en vie mais... Les gens sont parfois prêts à faire beaucoup pour les leurs. C'est sans compter toutes les divergences d'opinion, les obligations, les choix... Ça se complique bien vite. Trop vite." souffla-t-elle non sans découragement.

"Et puis, j'ai rencontré une fille, il y a quelques temps." lança-t-elle en parlant de Victoria. "Elle me parlait d'une putain d'histoire de territoire. Certains réclament bien ce qu'ils veulent, donc. C'est pas insensé? T'avais déjà entendu un truc pareil, toi?" ajouta-t-elle d'une colère qui semblait sortir de nul part. Elle poursuivit. "J'essaie vraiment de faire ce qui est juste, dans ce monde, Romy. J'ai jamais été celle qui se méfiait particulièrement des autres. Mais je dois dire que je commence à douter. Je sais de quoi l'Homme est capable, même si je n'en ai jamais vraiment payé le prix."

Elle sortit de sa torpeur, ne souhaitant plus emmerder son amie avec ses histoires déprimantes. Elle lui sourit à moitié, se rappelant soudainement que la nuit était tombée. Elle n'aimait pas avoir à demander, mais la demoiselle était épuisée et aimait plutôt la compagnie des deux autres dames.

"Serait-ce abuser de votre hospitalité si je vous demandais de rester ici pour la nuit? Je serai repartie au matin." demanda-t-elle en sondant autant Romy que Leila de son regard bleu. Lively, malgré son amour des infectés, n'avait jamais aimé se promener quand il faisait noir. "Ou aviez-vous d'autres plans..?" lâcha-t-elle en riant timidement. Quoi, était-il trop tôt pour faire une blague de mauvais goût au sujet de leurs activités nocturnes? Certainement pas, non! Il fallait bien détendre l'atmosphère.


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Romy Sednaoui
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MessageSujet: Re: Ancient times   Ven 18 Mai 2018 - 10:40
Romy n’insista pas davantage dans son argumentation, quand May évoqua de nouveau le courage. Pour la bouclée, c’était plutôt une question de lucidité. Elle faisait avec cette situation, parce que d’une certaine façon, elle n’avait d’autres choix. Aucun qui lui semblait plus viable ou plus raisonnable du moins ! Elle hocha en tout cas la tête à la remarque de son ancienne amie sur la vie en communauté. Elle savait… pour avoir fait son expérience et entendu également bien des témoignages. Elle haussa les épaules, pas surprise un chouia par son histoire de territoire. Elle se demanda un instant s’il était question de ce groupe de militaires enragés dont Roza lui avait parlé.

- Je sais, dit-elle simplement, reconnaissant dans le bleu des yeux de la jeune femme, celle qu’elle avait connu jadis. Je ne dis pas que les gens ne sont pas fous, ou violents. Crois-moi, je le sais. Ce que je crois c’est que personne n’est foncièrement mauvais. On est tous comme redevenu à l’état sauvage, et peut-être qu’il nous refaudra mille ans pour se relever de tout ça. Mais on ne doit pas baisser les bras.

Dans tous les cas, elles avaient discuté un moment et la pièce s’était assombrie, à mesure que la nuit tombait sur la ville. Pour la bouclée, il ne faisait aucun doute que la blonde resterait avec elles ce soir. C’était pour cela qu’elle n’avait pas encore abordé le sujet, tant c’était pour elle évident. Faisait remarquer l’heure, May leur demanda confuse le gite pour la nuit, affirmant qu’elle partirait ensuite au matin. Est-ce que le mode de subsistance de ses hôtes avait ôté son envie de s’éterniser plus longtemps ici ?

- Oh mais bien sûr, tu peux rester ce soir. Elle n’avait pas eu besoin de demander son avis à Leila. Les cousines n’étaient pas du style à jeter qui que ce soit dans la rue. Elles ne cherchaient plus de compagnons de vie durables, parce que leurs expériences passées les avaient vaccinées, mais le cas de Lively était à part. Elle n’était pas une inconnue qu’elles venaient de ramasser dans la rue ! Non, jamais la nuit, précisa-t-elle en forçant un sourire. Contente peut-être que la jeune femme se détende à ce sujet. Tu peux même rester plus longtemps ! Autant que tu veux. Au moins quelques jours, non ? Je ne veux pas te retenir, mais au moins pour te reposer, te requinquer. Pour qu’on profite de s’être retrouvées ! Ce n’était pas tous les jours qu’on croisait ainsi ses souvenirs. On a tellement de choses à se dire, à rattraper ! Puis si tu veux, on pourra t’amener avec nous au No Man’s Land dans quelques jours. C’est sûrement le meilleur endroit pour continuer ta recherche… Il y passe du monde, peut-être que des gens auront croisé ton frère ou ta sœur.

Elles venaient tout juste d’en rentrer et ne s’y serait probablement pas rendues avant deux voire trois semaines, mais pour May, elles pouvaient bien faire un effort. Dans tous les cas, Romy entraina la blonde avec elle dans le reste de l’étage, pour l’installer confortablement. La maison qu’elles avaient investie était immense et les filles avaient transformé presque toutes les chambres en cocon confortable. Pendant ce temps, Leila leur chauffa une grosse conserve de raviolis...
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May L. Goldenberg
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MessageSujet: Re: Ancient times   Sam 19 Mai 2018 - 5:15
Personne n'est foncièrement mauvais. Vraiment? Il fallait bien le croire. May le croyait dur comme fer, en fait. Peut-être était-elle moins convaincue de l'avenir de l'humanité, par contre. Oui, elle agissait souvent en pensant justement à ce qu'il resterait de leurs pauvres âmes après tout ça, mais l'idée sombre qu'un tel futur n'existe pas la rongeait tout autant. Décidément, les paroles posées de Romy lui jouaient dans la tête. Elle rêvait d'un monde sans ces immondes infectés, et pourtant, tout au fond d'elle-même, elle en venait encore et toujours à la conclusion que la race humaine l'avait mérité, au final. Bref. La bouclée semblait surprise à propos de sa question concernant la nuit qui s'imposait. Loin de vouloir quitter, Liv voulait simplement ne pas être de trop. Elle devait avouer que c'était plutôt étrange, comme si elle ne s'habituait pas tout à fait, d'être dans un endroit si douillet. Tout avait l'air si faussement sécuritaire... Bref. Semblait-il qu'elle n'était donc pas prête de partir puisque son amie insistait pour qu'elle reste quelques jours. À une telle offre, il était clair que la blonde ne dirait pas non.

"Très bien, je veux bien rester un peu." Vouloir ou avoir besoin de rester était deux choses bien différentes, mais elle n'avouait pas encore cette nécessité.  "C'est juste que je ne voudrais pas être un poids pour vous. Enfin... Encore une fois, merci. J'ose espérer pouvoir me montrer redevable un de ces jours." affirma-t-elle sérieusement. Romy mentionnait aussi qu'elles avaient tant de choses à se dire, mais May se sentait mal de n'avoir rien de plus à ajouter. Il n'y avait qu'une façon de le déclarer; ce monde la rendait folle. Tantôt impassible, tantôt désarmée... Et à vrai dire, leur réalité était franchement déprimante par moment. Ainsi, qu'y avait-il à dire de plus? De toute évidence, la seule chose qui leur avait permis de survivre était le fait qu'elles se soient adaptées, alors... Oh, la demoiselle était bien capable de parler pour ne rien dire, mais lorsqu'il était question de plonger dans le vif du sujet, elle avait bien des stratégies en réserve. La seule chose qui la gardait saine d'esprit était l'espoir de revoir les siens vivants. Et justement, en pensant à son frère et sa soeur, la brune avait lancé l'idée d'aller faire un tour au No man's land, question de voir si quelqu'un avait peut-être entendu parler de quelque chose. Touchée de son intention, Lively ne fonda toutefois pas ses espoirs sur cet endroit qui semblait bien loin de son objectif. Remarque, elle n'avait rien à perdre. Elle posa son regard clair sur Romy, indécise. Il faut dire qu'elle n'était plus habituée à ce qu'on lui suggère tout bonnement un plan, comme ça. Vivre seule avec soi-même forgeait peut-être le caractère, mais le rendait aussi moins doux. Miss Goldenberg n'eut pas besoin de répondre tout de suite, de toute façon, puisque la bouclée l'amenait faire le tour de l'étage.

Merde, cette maison était géante. Elle observait, par habitude, à travers les fenêtres, tout mouvement suspect. En perpétuel état d'hypervigilance, la jeune femme. C'est alors qu'elle posa les yeux sur une petite merveille. Elle devait avoir l'air particulièrement stupide, la bouche grande ouverte devant le lit qu'on lui présentait. Un vrai lit, avec des couvertures et un oreiller. Quelle richesse, cette baraque! Plus qu'excitée, elle se laissa tomber sur celui-ci, se retournant ensuite sur le côté. May tapota le matelas pour dire à son hôte de venir prendre place. Elle finit par parler, toujours souriante, mais les yeux fatigués.

"Je dois repartir vers le centre et tu le sais trop bien. J'ai besoin de savoir s'il existe une toute petite chance de les retrouver. De les aider, même, peut-être..." dit-elle sans détour, comme pour justifier qu'elle ne resterait que pour un moment. "Immanquablement, vas-tu seulement me laisser partir? Maintenant que je connais quelques uns de tes secrets, tu vas devoir me tuer!" ajouta-t-elle, fidèle à elle-même, pour faire rire son amie.

May entendait Leila chauffer un autre truc au loin, alors que ses paupières devenaient lourdes. Elle combattait le sommeil qui l'appelait avec toute la volonté dont elle était capable, mais le mode de vie éreintant de la solitaire se faisait finalement ressentir. Assurément, c'était pas tous les jours que la petite parvenait à se laisser aller en baissant ses gardes.


AND I FEEL THE PAGES TURNING
I SEE THE CANDLE BURNING DOWN
BEFORE MY WILD EYES

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