The Walking Dead RPG

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- Willow tree -
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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Willow tree   Jeu 3 Mai 2018 - 22:33
Quelle adorable arrogance. D’ordinaire pourtant, June avait horreur des gens qui avaient une haute estime d’eux-mêmes. Sans doute parce qu’elle estimait qu’ils formulaient alors une promesse implicite qu’ils n’étaient très souvent pas capables de tenir. Rien que de l’apparat, du vent. Néanmoins, en savourant quelques noix de cajous élégamment piochées dans son bol, elle suivit le mouvement du doigt de Valentine. Ce n’était pas un mensonge. Elle était effectivement magnétique. Solaire ou vénéneuse, l’avocate n’était pas encore en mesure de se prononcer. Difficile aussi de se dire à ce moment, puisque la jeune femme avait conscience du phénomène, si elle faisait agir ses charmes volontairement ou si elle était la première victime de son influence.

- Effectivement, approuva-t-elle en s’enfonçant plus confortablement dans son fauteuil et en croisant les jambes : elle la connaissait mieux, et tu es agréable à regarder quand tu parles de ta Provence, je ne peux que le concéder, avoua-t-elle sans le moindre complexe, j’avais bien constaté que tu attirais les gens à toi, mais alors…, le bout de sa langue humecta discrètement sa lèvre inférieur alors que son regard d’émeraude dardait la française, qu’est-ce que tu penses de moi ? Elle laissa planer un instant le flou de la question, est-ce que je gravite autour de toi ou est-ce que tu gravites autour de moi ?

La réponse risquait d’être plus qu’intéressante si l’horticultrice était bien fidèle à son honnêteté légendaire. La rouquine ne s’attendait à aucune flatterie, à aucun compliment ni à aucun consensus. Quel que soit l’avis de Valentine, il serait intéressant et pertinent à ses yeux. Elle but de son vin sans se départir de son demi-sourire curieux – presque malicieux dans les faits. Pour aider un petit peu la jeune femme, elle consentit à reprendre la parole pour apporter un peu plus de matière :

- Tu dois savoir aussi que j’ai tendance à… marquer, ou influencer, les gens, elle fit un geste de la main pour chasser cette évidence, c’était déjà le cas avant que je prenne la place du sénateur. Hommes comme Femmes, précisa la quarantenaire avec une assurance détachée.

Ce n’était même pas de l’arrogance ou de l’impertinence, c’était un constat. Même ceux qui la détestaient de prime abord, comme Joy ou Evelyn, finissaient complètement subjugués. Voire plus compte tenu de leur complexe relation avec l’aînée des Blackmore. Si Valentine était une de ces fleurs vénéneuses qui charmaient avec leurs spores odorants, June était une veuve noire dont la toile se tissait sur l’ensemble du camp. Un double jeu de séduction dont le dénouement restait très incertain.


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MessageSujet: Re: Willow tree   Sam 5 Mai 2018 - 0:09

June & Valentine

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June se révélait, sans grande surprise, à la hauteur des hautes attentes de Valentine. Elle ne sous estimait jamais personne et certainement pas June, qui était loin d’être de ces faibles créatures brisées par la fin des temps. Non, au contraire. Était-ce d d’la prétention ce que venait de lui dire Valentine ? De l’arrogance ? De l’insolence ? Non, puisqu’elle n’avait fait que lui dire la vérité, la vie de Valentine avait été d’une incroyable banalité pour les obstacles qu’elle avait eu à franchir, mais au delà de ça, elle avait toujours été au centre de l’attention. Valentine se mit à sourire, alors que June s’installe plus confortablement dans le canapé, la jeune française se disait que c’était peut être la première fois que June était franche face à elle, d’esprit et de corps.

« Je ne sais pas quoi penser de toi. Tu sembles mettre un point d’honneur à rester ... imperceptible, inaccessible. Mais.. je te penses hautaine et fière, sans pitié pour la médiocrité ou la bêtise, au contraire, tu la méprises, n’y voyant certainement que de la crasse ignorance ou un manque d’intelligence. L’apparence a de l’importance selon toi. Qu’elle soit physique ou dans la théâtralité des choses. Un trait de caractère qui va avec le charisme tu possèdes, je suppose. » Commença t-elle en mangeant une autre olive qu’elle accompagna d’une gorgée de vin. Les vins blanc secs avait l'inconvénient d'arriver très vite à lasser. La jeune française avait une vraie préférence pour les vins rouges, les vins du sud, les vins tanniques et agréablement fruiter, un Bandol, un Madiran, le genre de vin qui se boit sans fin et sans soif. Elle hausse les épaules. « Mais je ne crois pas que mon avis, ou ce que je pense puisse avoir un quelconque impact. Et je n'en ai pas la prétention. »  Elle n'en avait la prétention ni même l'envie. Elle n'avait pas la prétention de croire qu'elle pouvait changer les gens, et elle n'en avait pas le besoin. Malgré son arrogance, son insolence, et tous les défauts qui peuvent suivre, elle n'avait pas la prétention de croire connaitre toute la vérité et rien que la vérité sur la manière dont les gens devaient se comporter ou vivre leur vie.

En ce qui concernait cette histoire de gravitation, elle restait amusée car il s’agissait d’une vraie question. En soit Valentine se disait qu’elle ne se serait jamais approchée de June si celle ci n’en avait pas fait l’invitation. A la différence Valentine qui elle, bien malgré elle ne réussissait pas à laisser les gens éloignés d’elle bien longtemps. « Certes. As tu l'impression de réussir à m'influencer ? » demande t-elle. Se connaissaient-elles assez pour pouvoir se dire ce genre de chose. Valentine n'en était pas certaine. Mais elle avait beau chercher, elle avait beau se retourner le cerveau, elle n'y voyait pas de traces de la main de June sur aucune de ses décisions. Peut être avait-elle piquer un nerf à vive quand elle avait fait la mention de l'évincer du projet qui les avait ... rapprochées, mais elle ne s'était jamais sentie forcée la main, au contraire, elle avait surtout voulu prendre le train en marche. Après tout, même si Valentine apparaissaient comme la gentille petite horticultrice du village, elle savait où mettre ses pions.

La jeune femme se met à rire, ramène ses cheveux en arrière une nouvelle fois. Les intentions de June était cryptique, un coup, elle semblait très honnête, et à un autre moment parfaitement mystérieuse. Il était certain qu'un jeu s'était installé entre les deux femmes, mais Valentine n'était certaine de savoir ou tout ceci pouvait mener. A y penser.. elle était avant tout venu pour boire et manger .. Et même si elle avait été intriguée par la facette que June lui avait montrée quand elle était installée chez elle, la jeune femme avait surtout été décidée par la présence de vin. Valentine était comme les plantes sauvages que l'on trouve dans les campagnes qui meurent quand on les cueillant, et comme les oiseaux, qui pleurent quand on les mets en cage ou dans des cases.  « Pourquoi avoir attendu autant de temps avant de prendre la place du Sénateur ? » Elle la regarde, cherchant à comprendre, les yeux légèrement plissée et le rictus au coin de la moue. Était-elle celle qui avait mis les maux par ses mots dans l'esprit gangrené de ce bon sénateur. « Fallait-il attendre le bon moment ? Comme les prédateurs qui attendent que leur proie se fatigue ?»

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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Willow tree   Sam 5 Mai 2018 - 1:26
Sans quitter sa position confortable, enfoncée dans son fauteuil et jambes croisées, elle but patiemment une gorgée de son vin. Son visage ne trahissait pas la moindre émotion, tout se jouait au niveau de ses yeux qui étincelaient d’admiration. Pensant ne pas avoir réellement gratter la surface, Valentine avait dressé un portrait étonnamment fidèle de l’avocate. Celle-ci ne pouvait nier – et elle ne nierait pas – car la personne décrite par la française, c’était elle. Bien qu’évidemment, elle aurait pu discuter les termes : dire qu’elle était « hautaine » était réducteur. C’était un terme qu’utilisait les plaintifs pour reporter leur sentiment d’infériorité sur la personne qui les faisaient se sentir mal à l’aise. Accuser les autres d’être trop haut était plus facile que d’admettre être trop bas. La rouquine ne tolérait ni ne cautionnait la médiocrité ou les fainéants. C’était plutôt un tri sélectif : elle n’avait pas envie de s’entourer de personne qui n’avait rien à faire dans sa bulle d’oxygène.

Elle n’en tiendrait pas rigueur à l’horticultrice bien sûr. Pas parce qu’elle avait flatté ensuite son charisme mais plutôt car, comme elle le suggéra, June n’était de toute façon pas affectée par l’opinion des autres. Pas personnellement en tout cas. Au contraire, elle n’en était que plus admirative de la franchise de sa cadette. Ni la question, ni le contexte n’étaient faciles, elle avait pourtant pu s’en défaire avoir une incroyable aisance. Pas de tension, pas de malaise. La quarantenaire croirait même déceler une forme de malice dans le comportement de Valentine. Elle jouait aussi, même si elle n’avait pas compris l’enjeu de la partie.

- Je ne sais pas, reconnut-elle en toute honnêtement.

Influençait-elle son invitée ? Là était la question. Peut-être l’avait-elle amenée à travailler sur les plantations ou peut-être la rouquine était venue vers elle parce que l’horticultrice prouvait déjà indirectement ses talents depuis longtemps. Peut-être était-elle là aujourd’hui parce qu’elle voulait graviter autour de la reine, comme tous les autres, ou peut-être cette dernière l’avait conviée parce que c’était elle qui souhait un rapprochement particulier avec sa cadette. La confusion était entière mais elle n’était pas un problème. L’avocate savait parfaitement ce qu’elle voulait : savoir si Valentine aimait les femmes, la charmer, partager les beautés de son esprits la journée et celles de son corps la nuit. Ou inversement. Une fois ou plusieurs fois. Elle n’était ni traditionnelle, ni prude, ni exclusive. Ce n’était pas émotionnelle, c’était bien plus un intérêt intellectuel et un besoin organique. Cette scène, elle pourrait la quitter n’importe quand.

Le rire de la brunette fut presque contagieux. June sourit en sirotant son verre et se pencha pour attraper de nouveau quelques olives. Les questions suivantes la surprirent. Par l’audace de leur auteur, mais aussi à cause de ce qu’elles sous-entendaient. Le fait que la rouquine avait calculé son moment, contrairement à ce qu’elle laissait volontiers croire à tout le monde. Elle aurait pu servir un mensonge tout fait, ce n’était pas les réparties en langue de bois qui lui manquaient – pour ça, les Hommes de droits étaient aussi doués que les politiques. Néanmoins, elle darda sur son interlocutrice ses yeux perçants avant de dire :

- Siobhán était une amie. Je lui donnais quelques conseils, je l’aidais à ma manière, mais je ne pouvais décemment pas pousser son mari hors de son trône, commença-t-elle avant de se redresser et d’inverser le croisement de ses jambes, ensuite, il y a eu le tremblement de terre, l’invasion de l’automne, et les gens ont commencé à perdre confiance, ses mèches flamboyantes furent entrainées dans le léger mouvement de gauche à droite de sa tête, le jour de la… « révolution », on a été en anarchie, pendant quelques minutes, certains voulaient assassiner ou violente le sénateur, d’autres clamaient à avoir des brutes au pouvoir, je devais prendre les choses en main, c’était la seule option.

C’était la vérité factuelle. En lisant entre les lignes : bien sûr qu’elle avait attendu son heure à la façon d’un prédateur. Comme tous les dictateurs, elle s’était rapprochée discrètement des hautes sphères ; comme tous les dictateurs, elle avait profité d’un moment de chaos pour prendre les commandes ; comme tous les dictateurs, elle utilisait les frustrations passées pour galvaniser les personnalités ; comme tous les dictateurs, elle se faisait passer pour le héros de l’histoire. Mais elles n’étaient pas encore assez proche pour que June reconnaisse que ce qui l’avait menée ici, c’était le carriérisme et la soif de grimper les échelons – quels qu’ils soient. Son goût de relever les défis aussi, mais absolument pas son sens du bien commun. Comme l’avait dit Valentine : elle mit ici un point d’honneur à rester imperceptible, inaccessible. Cryptée.

- Mais je comprends donc que tu penses que je préparais mon coup depuis un moment ? Tu me vois comme… une charismatique usurpatrice ? Elle réutilisa le terme de la jeune femme avec un sourire, où est-ce une manière de dire que tu aurais souhaité me voir à cette place avant ?


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MessageSujet: Re: Willow tree   Sam 5 Mai 2018 - 17:52

June & Valentine

Willow tree


Attendre le bon moment, était une forme d’opportunisme. Elle n’accusait pas June d’avoir pousser le sénateur un peu trop près du bord pour déclencher les fameuses pulsions de morts. Ce n’est pas ce que la française suggère. Non, si Siobhan avait été une amie, cela n’empêchait ni l’ambition, ni l’envie de monter un peu plus haut. Valentine n’accuse pas, elle demande, elle veut comprendre plus qu’elle ne cherche à condamner. La jeune française était observatrice et patiente, il n’était pas difficile de regarder les gens, observer demandait une patience et un autre type de discipline mentale. C’est ainsi qu’elle avait pu ranger un part un chaque membre du camp. Ceux qui tuerait pour leur survie, et ceux qui fermaient les yeux. June faisait partie de la première catégorie, sans l’ombre d’un doute, elle ne s’en cachait pas.

« Saisir des opportunités n’est pas une trahison. Il fallait aussi mettre les bonnes opportunités sur son chemin. Les faits était en ta faveur, les bons mots au bon moments, les belles phrases, la tranchante et rassurante assurance de promesse de sang, de sueur et d’une nouvelle vie non ? »

Elle continue d’écouter les paroles de June. Les gens charismatiques à défaut des autres, avait quelque chose en plus. Ce n’était pas sans compter sur la beauté diaphane, les yeux clairs comme le fond des eaux claires et les traits forts de June, qui la rendait captivante. Valentine ne s’était jamais attardé sur le genre des gens. Elle trouvait les femmes belles, et les hommes beaux. La jeune française n’avait jamais pu choisir si elle préférait l’un ou l’autre, alors elle n’en avait jamais fait le choix. La fait qu’elle fut fiancée à un homme n’était pas plus qu’une attirance pour une personnalité, un corps et un esprit. Sa jeunesse étudiante parisienne elle l’avait passée en compagnie d’hommes et de femmes sans distinction pour ce qu’ils pouvaient avoir ou ne pas avoir entre les jambes. « Charismatique usurpatrice ? »  répéta t-elle avec un faux air choqué et un rire sincère. « N’est ce pas un terme que l’on utilise pour quelqu’un qui ne mérite pas le pouvoir ? Je ne suis pas certaine que ce soit le terme approprié. »  Et puis sans vouloir stopper les ardeurs de June, elle était peut être la plus charismatique, mais elle n’était pas la seule, la rousse devait partager le pouvoir. Valentine se demandait réellement ce que June pensait de ses collègues. Mais elle gardait cette question pour plus tard. Elle doutait que June y réponde, même si la conversation était devenue profondément franche.

«  Plus tôt ? Non..Je suis du genre à se montrer impatiente. C’est une obligation dans ma ligne de métier. Chaque chose vient à qui sait attendre, non ? » déclara t-elle. Valentine n'avait pas les travers de l'impatience. Elle estimait que les choses devaient prendre le temps qu'il fallait pour être appréciée à leur juste valeur. C'était une philosophie qui lui avait transmis son beau père et sa mère. Un bon vin est un vin qui a eu le temps de rester tranquille dans un fut de chêne. Il faut de la patience pour en apprécier toute la richesse. Valentine vivait de cette manière. Elle avait, certes, un nombre de défaut qui pouvait s'avérer problématique, mais l'impatience n'en faisait pas partie. Sur ses lèvres s'était dessinée un sourire entendu alors qu'elle buvait une autre gorgée sans quitter June des yeux.

« Je meurs de faim.»

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MessageSujet: Re: Willow tree   Sam 5 Mai 2018 - 23:10
La quarantenaire leva légèrement son verre, en une parodie de toast, avant de le terminer. Une fois de plus, ce n’était pas par flatterie qu’elle appréciait paroles de la jeune femme – elle avait mainte fois eu l’occasion de discuter avec des gens réticents à son arrivée au pouvoir. Ça ne l’affectait pas, parce qu’elle savait ce qu’elle voulait et avait énormément réfléchi à comment l’obtenir. Ce que prouvait Valentine alors, c’était que leurs façons de voir le monde étaient proches. Elles ne se cachaient pas derrière les amalgames ou les raccourcis du politiquement correct. C’était une des raisons pour lesquelles elles étaient si différentes des autres : elles étaient insaisissables.

- Exactement, approuva l’avocate.

Tout vient à point à qui sait attendre, il n’y avait pas plus vrai. Même si bien entendu, l’attente ne suffisait pas : il fallait provoquer les conditions de la réussite à venir. Pièces par pièces. Tout comme son invité, sa vie et son métier lui avaient appris la patience, le souci du détail, l’art de l’observation. June croyait en l’effet papillon, dans le sens où parfois, il suffisait d’un mot, d’un geste, d’un non-dit, pour déclencher toute une réaction en chaîne. Cette révolution, quelque part, elle l’avait préparée. Sans en être l’initiatrice, la rouquine avait placé ses pions bien avant de recevoir l’invitation de cette bande de jeunes. Son secret ? Elle avait toujours un coup d'avance.

- On va passer à la suite, rassura la quarantenaire après que l’horticultrice ait confié avec son naturel caractéristique qu’elle mourrait de fin.

Quelques secondes néanmoins, elle demeura sans bouger à lui rendre son regard. C’était comme si chacune pensait quelque chose sur l’autre qu’elle n’était pas prête – ou décidée – à dévoiler. June envoya sa chevelure de feu cascader en arrière et décroisa les jambes pour se lever. Elle avait enfin trouvé une métaphore exacte : Valentine était un chat. Insouciante, franche, libre, indomptable, magnétique, ésotérique. Ses airs mutins, son comportement délicieusement sauvage, ses gestes souples, sa beauté mystérieuse. Elle n’approchait que ce qui l’intéressait, quand ça l’intéressait, mais ne saurait se résoudre à être cloîtrée ou limitée.

La table à manger marquait la séparation entre le salon et la cuisine couverte, à l’américaine. Les couverts étaient déjà mis, des serviettes écrues sobrement pliées et posée sur l’assiette. Invitant sa cadette à s’assoir, le bout des doigts de l’avocate effleurèrent le creux de son dos lorsqu’elle la croisa pour s’installer. Un contact fugace, subtil, mais volontaire. Sans que son expression ne change, la rouquine s’absenta brièvement, le temps de rapporter un saladier, une carafe d’eau, mais aussi une bouteille de vin rouge qu’elle gardait pour le repas.

- J’ai préparé une salade de pâte, sardines, huile d’olive et thym, informa-t-elle.

Elle s’épargna un chapitre d’auto-dévalorisation pour excuser ses piètres talents de cuisinières. D’abord parce que la jeune femme savait que la maigre diversité des denrées disponibles rendait les repas plus pauvres, mais aussi parce que June n’avait jamais trouvé intelligent de commencer à se défendre avant une attaque. C’était un peu comme cette situation caricaturale dans les séries, où un personnage réclamait un avocat avant d’être déclaré suspect. Valentine verrait bien, de toute façon, que le met était simple. Debout aux côtés de cette dernière, puisqu’elle lui présentait la bouteille de rouge avec une élégance devenue naturelle, elle demanda :

- Est-ce que je t’en sers ?


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MessageSujet: Re: Willow tree   Mar 8 Mai 2018 - 22:14

June & Valentine

Willow tree


Valentine se lève en même temps que June. A y réfléchir, de ce qu’elle avait pu rassembler comme paroles, et ragots des différentes personnes du camp. June ne faisait pas l’unanimité, et à raison dans l’ombre d’une doute. Elle faisait partie des gens qui n’en avait tellement rien à faire des avis des autres, que les gens semblaient toujours détester, ou du moins mépriser, la personne sur laquelle il n’avait ni pouvoir ni influence. Mais ce n’était pas seulement ça, car se foutre de l’avis des autres est une force et non pas faiblesse. C’était peut être plutôt le côté fière, hautain et inaccessible de la rousse qui influençait un comportement hostile auprès des différents partis du camp. June devenait plus sociale, pas forcément plus docile, mais bien plus dans la séduction, quand elle voyait un intérêt en face d’elle. Elle jouait peut être même la comédie. Valentine estimait que tout bon avocat devait être un excellent acteur, il faut réussir à convaincre un jury ? A défaut de foules. C’était un exercice foncièrement différent, mais pas forcément éloigné.

Dans une autre vie, peut être qu’en restant aux États Unis, elle aurait pu ressembler à June, c’était ce qu’elle s’était dit quand June avait quitté sa maison la dernière fois qu’elle s’était vu. Valentine était curieuse de la vie passée de June. Elle n’en savait que ce que tout le monde savait : avocate émérite, mariée, ou veuve, tout dépendait du point de vue dont on voulait se placer, sans enfants, une donnée que Valentine ne pouvait que comprendre et approuver, surtout par les temps actuels. Elle n’osait imaginer la douleur réelle et terrible qu’état celle de perdre un enfant à un fléau. L’idée d’en mettre au monde un actuellement lui semblait tellement aberrant, pour elle l’instinct de survie arrivait bien avant l’instinct de se reproduire.  Elle s’assoit à la table de June, après que celle ci n’effleure le bas de son dos. Celle ci annonce le menu. Valentine la regarde, et acquiesce quand la rousse lui propose de la servir. Valentine croise les jambes, et s’installe un peu plus confortablement dans le siège. June devait être beaucoup plus proche d’une araignée que de n’importe quel type de mammifère, Valentine imaginait mal June avec un quelconque besoin d’avoir des enfants, ce que les mammifères eux, faisait particulièrement instinctivement.

« C’est parfait, merci. » déclara t-elle après avoir bu une gorgée du fameux vin rouge que June venait de sortir. Ah, voila. Elle soupire d’aise. Le vin blanc n’était qu’une entrée en matière, c’était le rouge que Valentine attendait depuis le début. Le simple gout des tanins, de la fermentation du vin, suffisait à la ravie les papilles. Elle reporte son attention sur June. Le plat était simple, et Valentine avait des gouts simples. Elle se serait certes aussi satisfaite de quelques légumes. Mais elle supposait que ce manque pouvait aussi être un prétexte à charge de revanche à la charge de la jeune française… si ce déjeuner traînait plus en longueur. Cette pensée la fit sourire en coin. « Je ne te vois vraiment pas derrière les fourneaux, June. Ce n’est pas dans le … personnage, dirons nous.. » déclara t-elle, avec un subtil sourire au coin des lèvres. « Les caves des États Unis ne sont pas encore vide, peut être y’a t-il encore un peu d’espoir. »

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MessageSujet: Re: Willow tree   Mer 9 Mai 2018 - 10:58
Après le vin, June s’appliqua à servir les assiettes. Le soupir d’aise de son invité qui goûtait le rouge la fit légèrement sourire. Si la française du camp – autrement dit : la spécialiste en la matière – ne recrachait pas le contenu de son verre, c’était qu’elle n’avait pas trop mal choisi. Certes, les privations rendaient les papilles bien plus tolérantes, mais tout de même. L’avocate aimait à croire que leur mode de vie à Fort Ward leur permettait de conserver une part de leur raffinement. Elle s’asseyait face à Valentine lorsque cette dernière confia qu’elle ne l’imaginait pas derrière les fourneaux. Délicieuse honnêteté encore. Les orbes mystérieux de ma rouquine la dévisagèrent un instant, avant qu’elle ne rétorque dans un premier temps :

- Tu étais horticultrice ou profileuse ?

Quant à son commentaire sur les caves américaines : elles avaient visiblement les mêmes centres d’intérêt. La quarantenaire se faisait plutôt bien à ce « nouveau monde », tant qu’elle disposait de ses habituels caprices gustatifs : le vin et le café. L’un comme l’autre était en quantité limité mais mieux valait ne pas y penser. Pas encore. Au lieu de ça, elle prit une première bouchée de son plat – heureusement, plutôt réussi… ou mangeable en tout cas – et confia avec son élégant détachement habituel :

- Je ne suis pas une grande cuisinière, non. Je faisais le bonheur des traiteurs à emporter, admit-elle sans chercher à s’en cacher, on peut dire que je mangeais par obligation, j’étais incapable de me mettre à table juste pour… discuter, comme ça, elle marqua un silence pour bien mettre en évidence que c’était justement ce qu’elle était en train de faire avec la jeune femme, mais mon mari qui cuisinait de temps en temps.

Quand il essayait – généralement en vain – de la faire décrocher de ses dossiers pour un dîner en tête-à-tête. D’ailleurs, il s’attaquait même parfois à des recettes françaises pour lui faire plaisir. June adorait le coq au vin et le canard à l’orange. Elle était pourtant américaine pure souche mais elle avait ce sentiment que la gastronomie du pays des Droits de l’Homme était cent fois plus délicate que la leur. A ce sujet, elle avala sa deuxième bouchée et attrapa son verre de vin avant de questionner son interlocutrice :

- Et toi ? Est-ce que c’est vrai que les français ont tous un sixième sens pour la cuisine ? Demanda-t-elle de façon un peu ironique.

Peut-être avait-elle encore matière à garnir le tableau qu’elle avait commencé à dresser : celui de la véranda de ses parents, avec le bandol et la glycine. Il manquait bien un plat traditionnel pour compléter ce voyage, ouvrir une fenêtre sur la Provence que l’avocate ne connaîtrait jamais via les souvenirs de Valentine.


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