The Walking Dead RPG

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- Willow tree -
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MessageSujet: Re: Willow tree   Ven 11 Mai 2018 - 23:15

June & Valentine

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Valentine but une nouvelle gorgée de vin, avant que June ne lui demande si elle était horticultrice ou profileuse. La jeune femme se mit à rire de bon cœur. Elle était observatrice et bon juge de caractère. Elle se mettait en retrait par envie et par besoin de connaître les gens qui l’entouraient. C’était ainsi, elle restait patiente, au soleil, à regarder les gens qui passent, et repassent. Le camp n’était pas assez grand pour qu’ils ne fassent que passer. Si elle connaissait plus ou moins tout le monde de près ou de loin, le contraire n’était pas forcément vrai.

« Horticultrice. Promis. »  fit elle en riant et attrapant sa fourchette avant de piquer dans son assiette. Elle lève les yeux vers June. Son père la stoppait toujours avant de manger, pour faire le bénédicité, un genre de pratique que Valentine n’avait rencontré qu’au États Unis. La jeune française n’avait jamais compris pourquoi elle devrait remercier Dieu, le concept entier de religion lui échappait de toute manière. Elle était bien plus terre à terre, peut être plus perchée que les catholiques d’un certain point de vue. Elle estimait que la seule chose en laquelle il fallait croire c’était le temps, le temps et la nature. C’était les deux seules réelles constantes du monde.« Manger par obligation.. Ce n'est pas une vie ça.. »  

Valentine mâche lentement, avant de continuer.  « Les Français aiment prendre le temps de bien manger. Les américains aiment manger. Je ne sais pas si c’est un sixième sens, ou simplement de l’épicurisme poussé à l’extrême. Il faut que tout soit délicieux pour rester quatre heures à table, c'est inacceptable sinon. »  On disait que les français étaient ingouvernable à cause du nombre de variété de fromages. Valentine estimait que c’était plutôt à cause du fait qu’ils pouvaient passer un après midi à table, et encore appeler ça un déjeuner. Mais en tout cas, chez elle, c'était celui qui rentrait le plus tôt qui s'occupait du repas. Et en général, comme son fiancé travaillait en tant que Chef de cuisine, c'était en général Valentine qui s'occupait des fourneaux. Elle n'était pas aussi douée que son ex-futur époux, mais elle avait la cuisine simple, celle de Provence, celle de sa mère, les recettes de familles. Elle avait la patience, et la patience de la cuisine. Elle n'avait rien d'une bonne femme au foyer. « Quand on fait pousser des fruits et des légumes, c'est presque une obligation de savoir les cuisiner non ? Mais Pierre, mon fiancé, était chef, il m'a donné de mauvaises habitudes.. » fit-elle ironique. « Mais je cuisinais à la maison. C'était un peu le deal. J'aime ce que je fais pousser, jusque dans l'assiette. » fit-elle en mettant une bouchée de salade dans sa bouche. Ce genre de salade lui rappelait aussi les pique nique dans les gorges, simple, sans aucune fioriture, un peu d'huile d'olive, quelque maquereaux grillés de la veille, les pâtes cuite al dente par sa mère, un peu d'herbes, et des litres et des litres d'eau pétillante et de vin rosé, les pieds dans l'eau fraîche. Elle soupire, ravie.

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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Willow tree   Sam 12 Mai 2018 - 11:19
Un chat, c’était exactement ça. Tout était félin chez elle. Même son rire était indiciblement différent de celui des autres personnes. June n’eut d’autre choix que de reconnaître que la comparaison de son invitée était tout à fait juste. Les chiffres parlaient d’eux-mêmes de toute façon : plusieurs études, avant l’arrivée du virus, avaient prouvé que les français passaient en moyenne plus de deux fois plus de temps à table que les américains. C’était un peu la caractéristique principale de ses pairs, n’est-ce pas ? Ils préféraient souvent la quantité à la qualité.

Savourant un peu de son vin, la rouquine écoutait la jeune femme qui livrait d’autres de ses souvenirs. Ainsi, son fiancé était un chef cuisinier. Ça ne l’étonnait même pas : Valentine semblait avoir un tel instinct pour capter l’essence poétique des belles et bonnes choses qu’elle n’aurait pu se satisfaire d’un homme fade ou ouvrier. Elle n’avait pas dû être facile à séduire, encore moins à garder. En tout cas, l’avocate n’imaginait pas que ce soit elle l’âme dépendante de leur couple. Car il y en avait toujours une. Un dominant, un dominé. Une union n’était jamais parfaitement équilibrée.

- Des parents viticulteurs, un fiancé cuisinier, une fille qui fait pousser des légumes… on croirait le tableau d’un conte des frères Grimm, souligna la quarantenaire avec un léger sourire, mon mari était avocat fédéral aussi, confia-t-elle à son tour, mes parents étaient des instituteurs à la retraite, après une carrière ordinaire, anonyme et sans ambition.

Son jugement était sévère mais elle ne s’en était jamais défait depuis… aussi longtemps qu’elle s’en souvenait. Quelque part, ce manque de saveur dans l’existence de ses géniteurs avait été l’un des moteurs qui l’avait poussée à se dépasser. Adolescente, June refusait déjà de tomber dans l’oubli d’une ville moyenne, avec un boulot moyen, des amis moyens et des revenus moyens. Même fonder une famille, Molly et Nathan Barton n’avaient pas été capables de le faire jusqu’au bout. Ils s’étaient arrêtés à une fille, comme s’il n’avait pas eu le courage d’aller au-delà.

- Je ne les voyais pas souvent, elle ne précisa pas qui car finalement, ça s’appliquait à tous ses proches pré-cités, j’ai été affectée à plusieurs tribunaux alors que mes parents n’ont jamais bougé de Redmond en cinquante ans, rien que d’en parler lui paraissait aberrant, et Dawn… on a jamais travaillé à la même cour, sauf au tout début, quand je l’ai rencontré.

Plus ou moins par choix. Officiellement, parce qu’elle ne voulait pas qu’on croit qu’elle passait sous le bureau pour chacune de ses mutations. Officieusement, parce qu’elle ne voulait pas l’avoir sur le dos tous les jours et parce qu’elle était meilleure que lui. Ainsi, un peu comme une réciproque inavouée, June avait livré un résumé succinct de sa vie à Valentine. Bien moins prosaïque, difficile d’y trouver de belles couleurs ou des souvenirs photographiques. Son passé se résumerait entre des journées de travail interminables et des adultères à en faire pâlir le diable en personne. Fort heureusement : elle n’était pas chrétienne.


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MessageSujet: Re: Willow tree   Dim 13 Mai 2018 - 0:37

June & Valentine

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Il est vrai que la manière dont on pouvait résumer la vie de Valentine, semblait tout droit sortie d’une histoire pour enfants. Sans élément perturbateur réel, elle n’avait fait que voguer avec tranquillité sur les flots d’une vie simple. Et c’était surement grâce à cette simplicité, et ce rejet complet du consumérisme excessif qu’elle n’avait jamais vécu ni réelle frustration, ni réel désespoir, ni vraie tristesse. Sa mère s’était remariée avec une homme agréable, droit, passionné par les vignes, le raisins et le vin, son père était resté dans l’ombre assez longtemps pour que Valentine ne souffre pas de l’absence, et son beau père avait la place de la figure paternelle. Son fiancé, lui, personne n’aurait parié sur lui pour garder Valentine auprès de lui. Il était, certes, grand, beau et particulièrement charmant mais il était tout aussi doux, discret, sociable, et magnétique à sa manière. Mais c’était Valentine, c’était elle l’âme du couple, c’était lui qui dépendait d’elle. Ce n’était pas une question qu’elle aimait ça ou non, c’était ainsi. Mais Valentine l’avait aimé de tout son coeur, il était bien le seul à accepter sa nonchalance, son arrogance, sa franchise terrible sans jamais vouloir changer et la trouver charmante. La vie de Valentine n’avait jamais connu ni accroche, ni mauvais détour, elle n’avait fait qu’avancer, sans jamais douter de quoique ce soit. Avec pourtant cette nonchalance qui l’a caractérisait, mais elle savait reconnaître le privilège qu’avait été sa vie passée, elle n’en gardait, désormais que de vifs souvenirs, qui semblait distraire énormément June. Valentine, d’ailleurs, ne savait pas bien si c’était à ses dépends.

« Un conte de Grimm? » répéta-t-elle. Elle n’en était pas certaine. Elle se souvient vaguement en avoir lu certain, et n’était-ce pas eux qui avait coupé les orteils des demi soeur de Cendrillon ? Valentine n’en était pas certaine. June avoua à son tour la profession de son époux. Ils étaient donc un couple d’avocat fédéral, elle n’arrivait pas imaginer avoir la même profession de son époux, elle se sentirait toujours aduler par les mêmes choses, elle avait besoin de variété, sa passion était trop débordante pour la partager avec un collègue à chaque heure du jour ou de la nuit. June continue et parle de ses parents, qu’elle ne voyaient pas souvent et dont elle ne semblait pas apprécier le manque d’ambition et l’anonymat. Valentine hoche la tête et sourit, elle n’était pas sans ambition, mais elle pouvait comprendre l’attrait paisible d’une vie calme, loin du stress évident qui devait accompagner par exemple la profession d’avocat fédéral. Valentine avait toujours le plus grand respect pour les professeurs, ils avaient l’ambition de partager leur savoir, c’était déjà bien assez. «  C’est un résumé bien court. » fit-elle en regardant June, avant de rire et de boire une gorgée de vin, une boisson loin de ce qu’elle buvait, mais dont elle ne se priverait pour rien au monde. « Je suis une personne anonyme.. enfin … d’une certaine manière.» Oui, car en effet, il ne fallait pas omettre que la jeune femme avait aussi connu sa petite heure de gloire pendant les quelques années où elle avait posé pour plusieurs marques. Rien, pour autant, qui ne l’avait fait changé de trajectoire.  « J’étais loin du stress, loin des trop grandes villes, proche de ma famille, proche de mes amis. J’ai trouvé une profession qui me donnait du temps, et qui me le faisait apprécier. » reprit-elle, en reprenant le fil de sa pensée. « J’ai toujours eu l’impression que les avocats étaient des acteurs de théâtre.. Sérieux, solennel, passionné.. obligée de connaître un bouquin épais comme une dictionnaire par coeur..»


Elle n’avait jamais vraiment eu affaire à un avocat. Valentine était loin d’être une délinquante. « Ça a toujours été une ambition d’être avocate ? À ce niveau ? Tu m’apparais de moins en moins comme quelqu’un de familiale, alors j’imagine que oui.» Car oui, elle doutait grandement qu’il était facile pour une femme d’avoir une carrière aussi prestigieuse et de jongler avec une vie de famille, et des enfants. Même si encore fallait il en vouloir des chérubins. Valentine soupire. Elle se dit en cet instant qu’elle avait certainement eu les plus beaux bébés de toute la Provence, c’était superficiel peut être, mais Valentine était assez franche pour l’avouer, se l’avouer et le savoir.

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June D. Phelbs
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MessageSujet: Re: Willow tree   Dim 13 Mai 2018 - 12:05
Valentine rétorqua être une personne anonyme et la rouquine n’était pas complètement d’accord. Du moins, ce n’était pas qu’une question de reconnaissance, c’était aussi – et surtout – une affaire de personnalité. Le coupe Barton était terne, sans saveur. Leur existence était un éternel cycle, au gré des programmes scolaires, des problématiques politiques et des élèves plus ou moins difficiles. Il n’y avait pas de défi, pas de lueur, pas de magnétisme. A l’image de leur ancienne société consumériste : ils vivaient, ils mourraient. Rien d’autres que des consommables qui disparaissaient aussi vite qu’ils étaient apparus ; des copies de copies de copies de copies…

L’horticultrice était différente. Ne serait-ce que dans sa manière d’être, sans se laisser apprivoiser. Comme elle l’avait dit lors de leur dernière discussion : elle n’avait pas eu besoin que l’épidémie l’affranchisse de quoique ce soit, parce qu’elle était déjà libre. Elle contrôlait sa vie, ce n’était pas sa vie qui la contrôlait. Aux yeux de June, c’était deux choses complètement distincts ; et ils étaient très peu nombreux dans la première catégorie. Elle ne put s’empêcher de sourire lorsque la jeune femme compara la cour à une pièce de théâtre. C’était un peu ça. En pleine audience, tout était un jeu de rhétorique et de comédie. On avançait qu’il fallait « convaincre » les jurés mais en vérité, il fallait aussi les « persuader ». Chaque procès était un spectacle, pour les juristes en tout cas. Ils s'amusaient avec des destins dans la balance. Gagner ou perdre, là était leurs seules préoccupations ; car une fois sortis du tribunal, ils pensaient à autre chose et enlevaient leur masque.

- On peut dire depuis toujours, oui, concéda-t-elle avant une gorgée de vin, depuis l’adolescence en fait. Je voulais… être quelqu’un. Les jeunes de mon âge me paraissaient tellement… sans intérêt et complètement à côté de la plaque, jugea-t-elle une fois de plus sans rougir de sa sévérité, je voulais être ni comme eux, ni comme mes parents. Et… tu l’as dit toi-même : je méprise la médiocrité, alors… j’ai visé l’élite de l’élite, et son travail acharné avait fait le reste : éloquence, charisme, astuce. Elle était ce qui se faisait de meilleure parce qu’elle avait choisi de l’être, par contre, c’est une légende de croire qu’on connait les livres de lois par coeur, notifia avec un autre sourire, l’habitude fait qu’on retient les articles et les jurisprudences qui nous aident le plus souvent, mais nous ne sommes pas encore des robots, elle fit une pause pour profiter un peu de son plat, puis reprit de sa voix égale : j’étais plutôt bien placée pour avoir une place au ministère de la justice sous quelques années, donc non, je n’aurais pas eu le temps pour une vie de famille.

Ce qui était, quelque part, une manière moins controversée pour dire qu’elle n’en voulait pas. Elle ne dirait pas catégoriquement que les enfants étaient une entrave à l’évolution professionnelle, mais… c’était déjà assez lourd de jouer son rôle d’épouse parfaite pour en plus endosser celui de mère. Dawn avait vite compris qu’il n’y aurait pas de progéniture Phelbs – pas avec elle en tout cas – et il avait fait avec. Cet homme avait été désespérément trop compréhensif avec elle.  

- Tu voulais des enfants ? Demanda-t-elle finalement.


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MessageSujet: Re: Willow tree   Ven 18 Mai 2018 - 23:07

June & Valentine

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 Des enfants ? Non. A vrai dire elle n’en avait jamais vraiment vu l’intérêt. Elle n’avait pas vraiment le besoin de se sentir exister au delà de sa propre existence. Elle n’avait pas de besoin d’immortalité, une des raisons pour laquelle les gens faisaient des enfants. Elle avait été frappée, certes, parfois, par l’instinct maternel, qui la faisait parfois en vouloir. Peut être plus par réflexe naturel, que par réelle envie viscérale. Mais c’était une jeune femme attachée aux valeurs de la famille, et elle aimait profondément Pierre, qui lui en souhaitait. Elle aurait sûrement céder pour un. Un seul. Elle n’aurait, elle le savait, pas assez de force ni assez d’amour pour deux êtres humains en modèle réduits. Elle était assez honnête avec elle même pour le savoir. Un seul, unique, chéri et aimé, c'était bien suffisant. Sa mère n’avait pas eu d’enfant après elle, et son beau père semblait toujours très pragmatique à ce sujet. Valentine se disait qu’elle avait sûrement été influencée par ce même pragmatisme.  

« A vrai dire non. Je l’aurais sûrement fait par amour. Mais pas par besoin. Ce n’est peut être pas une bonne raison pour en faire. Mais c’était la seule qui aurait pu me convaincre. » fit elle distraite. Elle savait qu’elle aurait fait de Pierre, l’homme le plus heureux du monde si elle avait eu un modèle réduit de lui même ou d’elle même. Un aurait sûrement suffit, elle ne se voyait pas en pondre plus que cela. Valentine n’avait jamais estimé son appareil reproductif comme quelque chose de magique. Non, pas vraiment. C'était simplement là, comme quelque chose sur lequel elle n'avait pas de réelle contrôle. Pour elle ce n'état ni positif, ni négatif, simplement neutre. Ça dépendait de ce qu'on en faisait. « « Et l’idée d’en avoir dans ce climat me semble.. relativement aberrant. » Si ce n'est complètement. Elle supposait aussi qu'on ne pouvait pas choisir avec l'accès désormais restreint et luxueux à un médecin. Mais tout de même.. Elle n'y voyait qu'un acte profondément égoïste. Elle n'oublierait jamais le monospace fermée, où une mère se transformait avec son bébé à l'arrière. Un suspens sans l'être. Car même si la femme était attachée, la fin serait la même. Son père ne s'était pas arrêté. Personne ne s'était arrêté.

Pour elle c’était suffisant d’être avec la personne qu’on aimait. Fonder une famille lui avait toujours semblé très secondaire. Un peu surréaliste aussi. Un poil arrogant aussi. Mais elle l'était alors ce n'était pas ça qui l'aurait arrêter. Elle se laisse glisser un peu sur le dossier de la chaise avec son verre en main. La jeune française était quasiment certaine que June ne voulait de marmaille. Ça n’allait pas avec l’image qu’elle renvoyait. Et si ses souvenirs étaient bon, elle imaginait qu’elle en aurait eu avant. « « Mais j’ai toujours trouvé qu’essayer d’en faire était plus intéressant. »

Elle regarde furtivement June, avec un sourire avant de reporter rapidement son attention sur autre chose, pour se mettre à rire. C’était vrai. Trop honnête pour mentir à qui que ce soit, elle, qui avait fait de sa vie, une vitrine pour Epicure, avait passé des journées entières dans les draps de la chambre conjugale, les portes fenêtre ouverte, le vent chaud rentrant dans la pièce, semblait être ses souvenirs le plus appréciés.

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MessageSujet: Re: Willow tree   Sam 19 Mai 2018 - 12:50
Faire un enfant par amour… ça avait toujours été une idée que l’avocate trouvait parfaitement stupide. Sans doute parce qu’elle n’y croyait pas. Pour elle, les sentiments n’étaient que des noms qu’on donnait à des facettes de l’égoïsme, pour ne pas voir la vérité en face. L’amour était une excuse, comme la haine ou l’amitié. Des émotions dont elle s’était très tôt affranchie. Elle n’aurait pas si bien réussi sans ça et sans doute qu’elle ne serait que l’ombre de la femme qu’elle était devenue.

June n’entrerait pas dans ce débat, notamment parce que sa cadette reconnaissait d’elle-même que ce n’était très certainement pas une excellente raison pour sacrifier la santé de son propre corps. Même l’idée de sentir quelque chose grandir à l’intérieur de ses entrailles en dépit de sa volonté rebutait la quarantenaire. Elle ne voyait dans un fœtus qu’un parasite, une tumeur, et qu’on ne vienne pas lui parler d’instinct maternelle. Ça aussi, c’était un autre mythe. On est ce qu’on choisit d’être. La rouquine ne tolérerait pas d’être autre chose que ce qu’elle avait décidé.

Alors qu’elle achevait son vin, la conclusion tout à faire subtile de Valentine la fit rire également. C’était très rare mais elle ne pouvait que reconnaître la finesse de son invité. Fugacement, leurs regards se croisèrent et il fut impossible de ne pas communiquer un soupçon de malice. Étrange comme elles arrivaient si facilement à partir d’un sujet sérieux pour en arriver à leur sexualité. Un éclat de lumière traversant ses orbes d’émeraude, June hocha élégamment la tête pour lui concéder ce ressenti, avant de faire part du sien :

- Aujourd’hui il y a prescription. Je peux avouer que pour ma part, j’ai toujours préféré les personnes avec lesquelles il était de toute façon impossible d’en faire.

Tournure qui jouait sur la même trame que celle de l’horticultrice. Elle n’en rougit pas ni ne chercha à dérober son regard. Ses couverts piochèrent dans son assiette avec le même rythme et la même tranquillité. La quadragénaire ne craignait plus de voir sa carrière bousculée par un scandale, tout comme elle ferait sans aucun souci face à tout ceux qui estimait ses goûts comme « contre-nature ». Ce n’était plus un secret, c’était juste une vérité dont elle ne voyait pas l’utilité d’ébruiter sans raison. Pas plus qu’elle ne souhaitait aborder les détails en plein déjeuner, alors après avoir avalé l’une de ses dernières bouchées, elle fit un virage complet au niveau du sujet de la conversation :

- D’ailleurs, est-ce qu’il serait possible de faire pousser des vignes dans la région ? On pourrait prendre les devants avant d’être à court de vin.


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MessageSujet: Re: Willow tree   Dim 27 Mai 2018 - 13:02

June & Valentine

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 Prescription ? Elle n’en était pas forcément certaine. La seule chose qui semblait encore et toujours tourné dans ce monde apocalyptique c’était la nature sexuelle profonde de l’être humain. Une chose qu’elle comprenait, et qu’elle ne jugeait pas. Mais désormais s’adonner à l’activité charnelle avait beaucoup de conséquences que l’on voulait bien le croire. Valentine ne serait certainement pas de celle qui s’enchanteront si elle venait à tomber enceinte dans les prochains mois, au contraire, elle en serait même certainement mortifiée. L’idée lui semblait totalement surréaliste. Mais ce qu’elle ne comprenait pas c’était la suite de la phrase de June. Peut être était-elle.. beaucoup trop habituée à ne jamais devoir se cacher derrière quelques mensonges. Valentine n’avait jamais eu à se cacher, jamais eu à supporter quoique ce soit qu’elle n’aimait pas. Elle avait toujours eu une existence vraie et franche qu’elle ne comprenait réellement pas vraiment la portée de ce que venait de lui déclarer June.

Valentine n’était pas dupe, elle se confortait aussi dans l’idée qu’elle était plus intelligente que la moyenne. Une certitude qu’elle avait construit à force d’études et de confrontation à différent mondes lors de sa vie dans la capitale parisienne. La jeune femme comprit très vite le paradoxe du mariage de June et la claire préférence que l’avocate venait de lui « avouer » si l’on pouvait appeler ça un aveu. Pourquoi s’être mariée à un homme ? Elle pourrait lui poser la question n’est ce pas ? Elle était assez franche pour cela. Mais pas assez impulsive pour lancer une question pareille de but en blanc. Était-ce à cause de sa carrière ? A cause de ses parents ? Pourtant, et assez étrangement, Valentine ne voyait pas June se brimer de quoique ce soit. C’était tout aussi paradoxal. Peut être y voyait elle un intérêt, c’était même surement cela. Et la jeune française apprécia la subtilité de la rousse, subtile, et honnête.  « Pourquoi..s’être..» elle se ravisa rapidement. Cela ne la regardait pas. Et d’une certaine manière.. elle s’en fichait un peu.

Valentine fut sortie de ses pensées par la question de June. Elle avait certainement été silencieuse pendant une ou deux minutes, ce qui dans une conversation se ressent très vite, mais Valentine n’avait jamais vraiment réussi à être gênée par un silence. Elle en appréciait aussi la forme de sincérité. Mais June l’avait fait cogiter, c’était plutôt stimulant. Des vignes ? Du vin ? Valentine regarde l’américaine interloquée. Elle avait, certes, grandit dans le monde des vignerons, des vignobles, et des fut de chêne, et le système de fabrication n’avait pas réellement de secrets pour elle. Après tout, elle aurait certainement hérité du domaine familiale une fois que son beau père aurait rendu l’âme.  « Des vignes ? Pour faire du vins ?» répéta t-elle pour faire en sorte que le processus mental se remettent en marche.  « Je ne sais pas. Faire pousser du raisin n’est pas forcément difficile, la maison de mes parents avaient des vignes grimpantes sur les murs… C’est une plante qui fait un peu sa vie…Mais faire pousser des vignes pour en faire du vin est une autre paire de manche. Un vignoble est un organisme fragile, et capricieux, et qui demande une attention extrêmement particulière. Les hivers ici sont trop rude pour les vignes.  J’aime beaucoup comment ton esprit travaillent, mais c’est une demande bien capricieuse non ?»

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