The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG

Partagez | 
- Willow tree -
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Fiche de personnage
Survit depuis le : 14/04/2018
Messages : 124
Age IRL : 25
MessageSujet: Willow tree   Lun 30 Avr 2018 - 21:22

June & Valentine

Willow tree


Si elle avait su que la venue de June l'autre matin, mènerait à ce que Valentine être invitée à déjeuner avec June, elle aurait surement eu un rire, si ce n’est un fou rire. June avait toujours été une figure non atteignable et c’était une image que la rousse semblait entretenir avec beaucoup d’efforts. Pourtant, c’était bien la jeune française qui se préparait à aller déjeuner, et elle avait été invitée de vive voix pas la rousse, et n’avait pas pu s’empêcher d’accepter, car après tout, elle était foncièrement incapable de refuser une invitation à manger, surtout si sur la table elle pouvait boire du vin, ce qui n’était pas arrivée depuis deux ans, mais surtout elle avait été piquée dans sa curiosité de savoir pour quelle raison obscure Valentine avait été invitée par la rousse. Il était vrai que leur conversation avait été des plus .. stimulante, et que Valentine avait passé un très agréable moment ponctué par un compliment de Phelps.

Elle se disait qu’elle aurait peut être du proposer un petit déjeuner. Elle avait une envie terrible de café. Mais elle supposait qu’à la fin du repas, elle pourrait certainement lui poser la question, ou du moins en faire la demande. Elle se disait que cette invitation était étonnante de .. simplicité, et d’ailleurs, c’était surement pour cette raison qu’elle n’avait pas décidé d’en faire tout un plat, pour l’instant, elle se contentait de s’habiller, uniforme réglementaire du jean bleu et d’un tee shirt blanc. Elle s’attache les cheveux et se met en route, non sans attrapé une offrande de rigueur et de circonstance quand on est invitée chez des gens. Et si elle pouvait encore surprendre June de par son astuce, elle n’y manquerait pas. Étrange comme aspiration s'était elle dit en prenant un peu de recul.. La jeune femme se mit donc en route, avec un sourire aux lèvres, étrangement ravie de pouvoir passer une après midi dans la candeur la plus totale. Ses yeux se lèvent vers le ciel, toujours contemplative du temps et de la météo. Il ne faisait pas spécialement beau, mais il ne pleuvait pas. Le temps du Sud de la France était une chose qui ne cesserait de lui manquer, et les soirs chauds avec pour bande original l’incessant et parfois insupportable chant des grillons et des cigales. Elle arrive assez vite devant l’habitation de June, qui est une belle demeure en somme. Sans hésitation, elle toque à la porte, et attends, elle recule un peu, pour admirer avec un peu de recul. Elle trouvait que la maison semblait tranquille. Valentine n’était pas une grande fan de l’architecture américaine, surtout les coins pavillonnaire. Mais elle s’y faisait.. elle s’y faisait .. doucement.

« Bonjour June. »

AVENGEDINCHAINS


We're f`cked
Un faux prélat est là (..) La dame à la faux est là. Un faux prélat est là (..) La dame à la faux est là. Ici comme dans l'au delà.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
June D. Phelbs
Leader | Remnants
Administrateur
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Variable
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 10/01/2018
Messages : 604
Age IRL : 28
MessageSujet: Re: Willow tree   Mar 1 Mai 2018 - 1:43
C’était le jour J. Ça faisait véritablement une éternité que June ne s’était pas autant regardée dans un miroir. Elle n’avait pas l’intention de trop en faire mais souhaitait discrètement marquer l’occasion. Première étape pour essayer de déceler si Valentine était sensible à une approche plus personnelle. Il n’y avait pas de sentiment là-dedans, mais son admiration pour l’esprit de la française amplifiait le magnétisme naturel de cette dernière. L’avocate ne raterait pas l’occasion de vérifier si le charme était réciproque : aussi glacial pouvait-elle paraitre aux yeux des autres, son corps avait encore les mêmes besoins que ceux de n’importe quel être humain. Ses yeux d’émeraude subtilement soulignés par ce qu’il lui restait de maquillage, elle tressa ses cheveux de feu et les ramena sur sa poitrine. Dans sa garde-robe, elle opta pour un top bleu pastel au col en V qui épousait sa silhouette gracile, parfait pour dégager la peau opaline de sa gorge sans aller jusqu’au décolleté. Le bas : un simple jean sombre, pour ne pas donner l’impression d’en avoir fait plus que nécessaire.

Pour le menu, elle avait demandé conseil à Hokulani. Afin de ne pas risquer de complètement rater, compte tenu des aptitudes en cuisine de la rouquine, elles étaient tombées d’accord pour que la quarantenaire ne se risque pas à un plat qui demande trop de cuisson ou trop de dextérité. Mieux valait faire simple et réussi : c’était exactement ce que June avait en tête. Ainsi, après un apéritif-entrée à base d’olives vertes et de noix de cajous, elle avait prévu une salade : pâte, sardines, huile d’olive et thym. Le dessert quant à lui, serait un assortiment de biscuits superbement bien conservés. A peine finissait-elle de disposer les boissons sur la table basse de son salon qu’elle entendit frapper à la porte. Par les grandes fenêtres qui laissaient passer la lumière du jour, elle voyait la silhouette de son invitée.

- Bonjour Valentine, la saluer en français était devenu une habitude, bien qu’elle se sache absolument incapable de tenir une conversation entière dans la langue de Molière, entre, viens.

Elle l’accueillait avec la même distance que d’ordinaire, à la différence près que son demi-sourire était plus sincère que les fois précédentes. C’était la perspective de se dire qu’elle allait pouvoir passer une fort agréable après-midi en sa compagnie. Le camp ne débordait pas de personnes que l’avocate estimait « à son niveau » intellectuellement parlant et si ça ne l’empêchait pas de se nouer avec des personnalités complètement différentes – Arizona en était un parfait exemple – son goût pour l’esprit restait prédominant. Puisque la jeune femme n’avait pas de manteau à enlever, l’hôte l’entraina immédiatement vers le lieu de l’apéritif.

- J’ai appris que tu avais rencontré Merl Rogers pour travailler aux plantations ? Engagea-t-elle sur le ton neutre de la conversation, qu’est-ce que tu penses de lui ? Ce n’était nullement un piège, au contraire : connaître l'opinion de l’horticultrice à propos de l’imprévisible ex-éleveur serait plus qu’intéressant, qu’est-ce que tu veux boire ? Proposa-t-elle après l’avoir invitée d’un geste à s’asseoir dans le canapé.

Il y avait un pichet d’eau, une bouteille de Coke, une cannette de Minut maid pomme et deux vins blancs différents. L’un sec, l’autre plutôt fruité et liquoreux. June les avait sélectionnés parmi ceux qu’elle préférait – elle en avait encore trois autres au garage. C’était le baptême du feu : est-ce que ses goûts viticoles seraient approuvés par une française ?


Survive is about foresight
« About anticipating your opponent's moves and devising counter measures. The winner plots one step ahead of the enemy. And plays her trump card just after they play theirs. It's about making sure you surprise them. And they don't surprise you. »
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage
Survit depuis le : 14/04/2018
Messages : 124
Age IRL : 25
MessageSujet: Re: Willow tree   Mar 1 Mai 2018 - 19:05

June & Valentine

Willow tree


Très vite la porte s’ouvrait sur June. Ce qui n’était pas étonnant. D’ailleurs, Valentine s’était posé la question de savoir si oui ou non June partagerait cette maison avec quelqu’un, mais très vite, une réponse négative vint très vite balayer son questionnement. Elle voyait très mal June partageait un espace personnel avec qui que ce soit. Valentine entre une fois qu’elle y a été invitée. Elle s’étonnait de la différence flagrante entre leurs habitations. Si la structure de la maison n’était pas bien différente, l’intérieur au contraire était à des lieux de sa maison. Aussi lumineux, mais moins encombré, moins chargé de verdure, ce qui avait une certaine logique, puisque June n’avait pas les même occupation que Valentine. La jeune française se disait qu’elle aurait certainement eu un intérieur à peu près similaire, si elle avait pu installer toutes les choses qu’elles avaient plantés dans un autre endroit. Mais Valentine était plus bohème, pas forcément plus bordélique. Elle passe la porte qui se referme derrière elle, une étrange sensation vint glisser le long de sa colonne vertébrale. Une sensation qu’elle balaya rapidement. Elle pose son sac dans le hall d’entrée avant de s’asseoir une fois qu’elle y avait été, encore une fois invitée. Elle regardait distraite autour d’elle, avant que June n’entame la conversation, par un sujet qui la sortie de son observation contemplative.

« Merl ?» répéta t-elle en reportant son attention sur June. Merl ? Ce qu’elle pensait de l’homme ? Elle avait dans un premier fait attention à ce fort accent très américain, et qui pour Valentine se rapprochait réellement du cliché de l’américain qui élève des chevaux avec un lasso.C'était un accent chantant, et même s'il était à l'opposé de la variété d'accent que l'on pouvait trouver en France, elle trouvait ça charmant. Elle venait du sud, dire qu'on lui avait fait la reflexion sur son accent serait un euphémisme.  Elle n’était pas experte en western, mais elle s’était dit qu’il avait la tête et l’esprit d’un cow boy. Elle leva un peu le menton, montrant qu’elle réfléchissait. Valentine avait surtout trouvé le couple qu’il formait avec Ela franchement atypique, si ce n’est étrange. Valentine s’était dit, que dans d’autres circonstances, ils n’auraient jamais partagé autre chose que la file d’attente d'une banque. « Il est .. simple, franc de collier je dirais. Je ne dis pas ça de manière péjorative. Il est facile à comprendre. Il se rapproche pas mal de l’image que j’avais du cliché de l’Américain. Il est rafraîchissant je trouve. C’est peut être ça qui a charmé Ela, qui sait ? »  Ou peut être d’autres spécialités dont ils devait avoir le secret. Valentine ne put s’empêcher de sourire à cette pensée. « Nous recherchions le terrain le plus adapté pour le projet. Du vin, merci. A choisir.. le sec. » Elle avait une sainte horreur du coca. « Il me semble qu’il a un frère d’ailleurs.. »  fit elle pensive.

Valentine appréciait les gens comme Merl. Elle le trouvait sincère. Et elle aimait les gens sincères, une chose qu’elle avait parfois du mal à être, mais sa franchise l’obligeait tout de même à se rapprocher de la sincérité. Elle regarde son verre, se souvient de la chaleur étouffante de certaine journée d'été, quand elle avait pouvait profiter d'un verre de blanc fait par le domaine, dans la maison de sa mère et de son père, avec une vue imprenable sur les vignes. Les yeux fermés à écouter la nature qui chante et le vent sex qui ne fait que passer. Elle se souvient de toutes ces choses qui lui manque encore un peu, mais qui sont désormais si loin. « La dernière fois que j'ai bu du vin, ce devait être avant d'arriver aux États Unis. C'était un Bandol. Mes parents faisaient un extraordinaire Bandol. » fit elle en se laissant tomber dans le fond du canapé. Elle se demandait à quoi ressemblait les vignes de ses parents. Peut être étaient elles perdues, désuète, ou peut être au contraire, étaient-elles encore plus magnifiques, car désormais seules et sauvages ?

AVENGEDINCHAINS


We're f`cked
Un faux prélat est là (..) La dame à la faux est là. Un faux prélat est là (..) La dame à la faux est là. Ici comme dans l'au delà.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
June D. Phelbs
Leader | Remnants
Administrateur
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Variable
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 10/01/2018
Messages : 604
Age IRL : 28
MessageSujet: Re: Willow tree   Mar 1 Mai 2018 - 23:23
Merl Rogers, « rafraichissant » ? La rouquine n’était pas certaine que ce soit le premier terme qu’elle aurait choisi pour définir l’homme mais elle ne fit aucun commentaire. L’opinion de sa cadette était argumentée, compréhensible, alors elle le respectait, sans le partager. A ses yeux, bien qu’il fasse effectivement l’effort de s’investir de façon plus responsable, il restait celui qui avait stupidement fait tuer Siobhán. Sans doute parce qu’elle n’était sensible ni à son accent de campagnard, ni à sa simplicité. Ce qui apparaissait comme un cliché exotique à la française était pour elle un signe de manque d’éducation – ou de culture. L’un allant souvent avec l’autre.

- Il a un frère oui, approuva-t-elle en servant deux verres de Chardonnay, Jason, si je me souviens bien.

Et elle n’était honnêtement pas capable d’en dire plus de bien que de l’aîné. Le seul moment où la fratrie s’illustrait, c’était quand il fallait partir en expédition. Au moins ils étaient efficaces, n’avaient pas peur et ne posaient pas trop de questions. Des petits soldats parfaits, de la chair à canon au besoin. De cet angle-là, difficile de comprendre ce qui avait pu plaire à Ela, mais… la sensibilité magnétique de Valentine était certainement plus proche de la personnalité de l’israélienne que de la sienne. Sans doute était-elle plus à même de deviner ce qu’elle ressentait.

L’hôte avait pris place dans un fauteuil, de l’autre côté de la table basse. Elle croisa les jambes, posa un bras sur sa cuisse, l’autre soutenant élégamment son verre. La robe reflétait la lumière du jour, elle la contempla un instant avant de poser le regard sur la jeune femme. Ça y est, elle commençait à comprendre ce qu’il y avait de si fascinant chez elle : son naturel sauvage. Pas dans le sens animal, mais en ce fait qu’il n’avait rien d’artificiel. Elle était si simplement authentique que ça donnait une impression d'ésotérisme.

Sans véritable transition, l’horticultrice emprunta le chemin de la confidence. Elles avaient déjà ouvert la porte au dialogue plus intime la dernière fois, posant prudemment le pied hors des sentiers formels. June était agréablement surprise de voir que son invitée retrouvait naturellement cette voie. Elle songea à demander si Valentine se sentirait capable d’essayer de produire du vin ici, s’il était même possible d’espérer faire pousser du raisin sur le camp. Néanmoins, elles avaient le temps pour ça… la quarantenaire choisir de surfer sur la vague des souvenirs.

- J’aurais adoré le goûter, en tant qu’amatrice de vin, elle était sincère, comment c’était, là où tu vivais ? Je suis déjà allée en France, expliqua-t-elle, j’ai surtout vu Paris et les plages du débarquement… en Normandie, c’est ça ? Elle n’était plus sûre du nom et sa tentative de prononciation à la française fut catastrophique, mais il parait qu’il y à d’autres choses à voir là-bas que les clichés d’agence de voyage, supposa-t-elle avec un mince sourire – écho de ses propres mots un peu plus tôt.


Survive is about foresight
« About anticipating your opponent's moves and devising counter measures. The winner plots one step ahead of the enemy. And plays her trump card just after they play theirs. It's about making sure you surprise them. And they don't surprise you. »
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage
Survit depuis le : 14/04/2018
Messages : 124
Age IRL : 25
MessageSujet: Re: Willow tree   Mer 2 Mai 2018 - 21:05

June & Valentine

Willow tree


Valentine but une gorgée distraite, en regardant par la fenêtre qui était derrière elles. Elle papillonne quelques secondes, observe et regarde autour d’elle, tout en relevant son verre pour boire une seconde gorgée, laissant échapper un soupir de satisfaction, appréciant le gout du vin blanc. « Perfection..»  June ne semblait pas partager le même avis sur Merl. June lui apparaissait comme une femme qui n’aimait pas la médiocrité, ni le simplet, il fallait qu’elle soit élevée à chaque mot qui passait ses oreilles. Valentine s’en sentit flattée, la rousse ne devait pas invitée la première venue tous les jours. Elle se détache les cheveux, certainement plus détendue par l’ambiance chaleureuse, alors qu’elle remarque au dessus d’elle les poutres apparentes du salon. C’était étrange de voir ce genre de chose dans une maison aussi récente qu’elle soupçonnait la maison de l’être. Elle acquiesce en entendant le nom du frère de Merl avant de reporter son attention sur June, ramenant ses cheveux en arrière.

Évidemment qu’elle aurait adoré le gouter. Le vignoble de ses parents étaient réputés pour son vin, et pour son savoir faire. Ils avaient toujours eu une préférence pour le rouge, mais Valentine n’oserait pas faire preuve de difficulté quand elle avait déjà deux bouteilles de vin sous les yeux. Quand June lui parle de Paris, Valentine se met à lever les yeux aux ciels, sans se moquer mais surtout pour signifier que tout le monde avait vu Paris, il était rare que les touristes de manières générales vienne se perdre dans les vignes de Provence. Alors que Paris.. Ah, c’est sur que Paris attirait du monde. Paris était une belle ville, la campagne de Provence, les champs de lavandes, les gorges de roches nues, c’était un autre spectacle, quelque chose qui imposait le respect, quelque chose d’incompréhensible, d’innaccible, et pourtant sous les yeux et à la portée de tous. Elle regarde June, sa curiosité à son égard la surprenait, lui faisait énormément plaisir, car se souvenir des rues pavés sous le soleil de dix sept heures, mais ravivait aussi un manque terrible, si ce n’était plus les siens qui lui manquait, c’était sa terre actuellement. «  La Provence ? Oh June … » commença t-elle en croisant ses jambes. «  C’est .. des champs de Lavandes à couper le souffle, la lavande devient presque pourpre quand le soleil se couche, c’est loin de la tristesse des plages de Normandie et de la grisaille parisienne. Le paysage s’est laissé dompté mais reste sauvage, c’est des couleurs, des odeurs, des fleurs grimpantes sur les murs en roche, des gorges où se cache des points d’eau claire, pure, et fraîche. Chez moi.. chez moi c’est .. c’était le paradis. »fit elle en souriant, avant de regarder une nouvelle dehors.  « Et le domaine de mes parents .. enfin de mon beau père et de ma mère, était une belle demeure en pierre, avec des volets blancs qui surplombaient légèrement les vignes. Et mon endroit préféré, c’était sous la pergola, avec des glycines et du lierre..» avec sa mère, son beau père, son beau et un verre de Bandol, elle savait qu’elle n’avait pas besoin de plus.

« Paris à côté c’est .. d’une laideur terrible.  » déclara t-elle comme une sentence en haussant une épaule pour signifier qu'elle avait profondément, et obligatoirement raison. Arrogance, arrogance. Elle reporte enfin son attention sur June. Elle devait être une piètre invitée, toujours à laisser ses yeux se perdre dans ses souvenirs d’observation détaillées, elle se souvient avec vivacité des choses que ces yeux voient. Valentine soupire. « Je suis un bien piètre invitée, je n’ ai pas toujours été aussi … distraite, je crois. Peut être que si .. » Elle n’en était pas certaine. Mais elle se rappelle que Pierre lui disait que lui permettait de la regarder en silence, et qu’il ne s’en lassait jamais. «  Pourquoi toutes ses questions ? Je suis assez chauvine pour pouvoir parler des heures de la Provence .. mais tout de même. » termina t-elle en buvant une nouvelle gorgée de vin.

AVENGEDINCHAINS


We're f`cked
Un faux prélat est là (..) La dame à la faux est là. Un faux prélat est là (..) La dame à la faux est là. Ici comme dans l'au delà.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
June D. Phelbs
Leader | Remnants
Administrateur
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Variable
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 10/01/2018
Messages : 604
Age IRL : 28
MessageSujet: Re: Willow tree   Mer 2 Mai 2018 - 22:13
June était un public difficile. C’était valable pour tout et spécifiquement pour les conversations. Son invitée ne se rendait pas compte comme il était étonnant de la captiver à ce point. En se délectant des premières gorgées de son vin, tout en l’écoutant, l’avocate avait l’impression de plonger dans le décor provençal. Si elle fermait les yeux, elle verrait les mers de lavande, les dessins sauvages de la végétation, les odeurs entêtantes d’une journée ensoleillée, les couleurs vivres des fleurs gorgées de lumière. Son sourire s’agrandit un peu plus, mesuré mais sincère. Un bref rire lui échappa même lorsque tomba la sentence finale sur la capitale française.

Oh la rouquine n’était pas d’accord : Paris lui avait, certes, parue différente des contes romantiques, des élégants vendeurs de rose et des rues qui sentaient le Channel. Peut-être parce qu’elle était une pragmatique dont le cœur de glace n’avait jamais battu pour quelqu’un d’autre. Toutefois, elle avait été époustouflée par l’impression de raffinement qui se dégageait de son architecture. Même le plus discret des bâtiments, même le plus petit des ponts, respirait une pensée presque artistique. Paris cachait de la beauté à toutes ses heures : de l’aurore sur la Seine au crépuscule sur le Champs de Mars. A la terrasse d’un café ou par la fenêtre de l’une de ses conquêtes d’une nuit. June n’aurait pas pu vivre au Royaume de la Tour Eiffel, mais elle avait apprécié tout ce qu’elle avait pu en tirer.

Malgré tout, elle n’en dirait rien à Valentine. D’abord parce qu’elle n’estimait pas être la mieux placée pour défendre la métropole, mais aussi parce que ce n’était pas la question. La jeune femme n’était pas une piètre invitée, bien au contraire : la quarantenaire l’écouterait parler des heures avec plaisir. En une poignée de minutes, elle avait découvert un endroit qu’elle adorerait visiter. Prendre un verre du Bandol local au paradis de l’horticultrice, voilà une idée plus que séduisante. Sous la pergola, avec le glycine et le lierre.

- En quoi ce serait mal de parler de la Provence ? Demanda-t-elle en savourant un peu de son spiritueux, j’ai écouté ton conseil : je n’ai rien prévu cet après-midi, alors on a le temps, son regard impénétrable la détailla un instant, puis elle se pencha légèrement pour attraper un pique et piocher dans les olives, sers-toi, rappela-t-elle comme ci ce n’était pas évident. Elle laissa filer un bref silence avant d’avouer comme si c’était une évidence : j’ai envie de mieux te connaître. On vit avec des tas de personnes, on a combattu des rôdeurs à leurs côtés, même commis des meurtres parfois, mais on a aucune idée de ce qu’était leur vie avant, sa voix ne variait pas : la rouquine évoquait les tueries qu’ils avaient à leur actif comme s’il s’agissait d’une banalité, je m’en moque complètement pour… la plupart des autres, concéda-t-elle dans un euphémisme qui voulait dire « pratiquement tous hormis de rares exceptions », mais toi tu… tu as une façon de raconter presque poétique.

Le choix de mot n’était pas hasardeux bien sûr, c’était un écho direct à l’adjectif utilisé par la française pour décrire sa vision de la fin du monde. Il y avait peut-être une forme d’objectisation là-dedans : elle faisait entrer Valentine dans son cercle privée parce qu’elle l’intéressait, de la même façon qu’un collectionneur chercherait à acquérir un trésor peu commun. La connaissant toutefois, c’était naturel : June aimait tout contrôler, tout orchestrer, y compris ses relations.


Survive is about foresight
« About anticipating your opponent's moves and devising counter measures. The winner plots one step ahead of the enemy. And plays her trump card just after they play theirs. It's about making sure you surprise them. And they don't surprise you. »
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage
Survit depuis le : 14/04/2018
Messages : 124
Age IRL : 25
MessageSujet: Re: Willow tree   Jeu 3 Mai 2018 - 20:56

June & Valentine

Willow tree


Valentine se penche, attrape une olive, et la glisse dans sa bouche. La jeune femme ne savait pas bien comment prendre l’intérêt de June. Il y avait de quoi se poser des questions. June était une personne dont il était évident qu’il fallait se méfier. Elle tenait d’une main de fer sans gant de velour une grande partie du camp, et ne faisait, pas vraiment, pas du tout dans la dentelle. Pourtant, elle se montrait charmante, patiente, mais comme un prédateur pouvait l’être. Valentine n’était pas naïve, loin d’être idiote. Mais la conversation et la compagnie de June lui plaisait, alors elle voulait bien jouer le jeu.

Loin d’elle le fait de se lasser de sa Provence natale. Elle n’y voyait que l’inconvénient d’ennuyer son interlocutrice, et de remuer quelques souvenirs qui avaient, désormais, deux ans, mais qui était encore très vif. June s’épanouissait certainement dans cette apocalypse, Valentine, peut être aussi d’une certaine manière, mais à la différence de la Rousse, ne s’était pas sentie libérée de quoique ce soit. Valentine ne fuyait ni sa vie ni son futur, et regardait les couchers de soleil avec l’envie de se réveiller le lendemain. Mais c’était une conversation qu’elles avaient déjà abordée, et qui avait surement été ce qui avait donné envie à June de l’inviter à déjeuner.. Ou peut être pour des motivations beaucoup plus instinctives et primaires, Valentine ne saurait vraiment savoir ce que voulait June. Elle lui semblait franche, et dans un autre temps sur la réserve. La rousse lui donna une réponse honnête alors que Valentine buvait une autre gorgée. Elle sourit, et la regarde dans le blanc des yeux. «  Les gens pensaient que j’étais comme une fleur, une plante, constante, franche, belle à regarder, agréable à écouter parler de son petit coin de paradis. Voulaient.. comme tu le dis.. mieux me connaître. Je connais cette phrase. Je l’ai entendu des centaines de fois. » lui répondit elle avec la même sincérité. Des centaines et des centaines de fois, dans les soirées, dans les rendez vous professionnels, dans les rendez vous tout simplement, ses collègues, ses amis, des connaissances, des passades amoureuses. Valentine rit doucement, avant de reprendre une gorgée de vin. Comme pour beaucoup de gens, Valentine apparaissait comme une forme de nymphe, poétique, naturelle, franche, amoureuse des plantes, qui rayonnait de par sa beauté, son épanouissement personnel, la force de son caractère et le mystère de ses défauts, pourtant elle avait toujours embrasser et enlacer ses défauts, jamais caché ses vices.

Elle secoue la tête, amusée. «  Tu as du le remarquer, les gens gravitent autour de moi, c’est une chose que je tiens de ma mère. Les gens gravitaient  autour d’elle comme si ma mère était le soleil. Elle avait la générosité qui allait avec. » continua t-elle en faisant tourner son index le long des bords de verre, imitant la révolution des planètes.  «  Pour moi.. Je ne crois pas que ce soit réellement le cas, ou plus tout du moins..Comme une fleur vénéneuse au parfum enivrant, sûrement. ». L’arrogance, un peu d’insolence, un soupçons de nonchalance et une franchise tranchée. Elle se met à rire. «  Ainsi, tu me connais mieux maintenant. » termina t-elle en détournant son regard, et mangeant une nouvelle olive. Elle en attrape une autre, et la lance dans sa bouche, d’un geste expert.

AVENGEDINCHAINS


We're f`cked
Un faux prélat est là (..) La dame à la faux est là. Un faux prélat est là (..) La dame à la faux est là. Ici comme dans l'au delà.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Willow tree   
Revenir en haut Aller en bas  
- Willow tree -
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Willow Smith {OK}
» Caroline 'Willow' Floyd
» Willow Rosenberg
» Emma Lynwood x Willow Shields - PRISE
» Résumé partie 172 : Happy Tree Friends

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-
Sauter vers: