The Walking Dead RPG

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MessageSujet: Happy new year   Lun 26 Fév 2018 - 21:28
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Déjà près de deux mois s’étaient écoulés depuis le séisme qui avait frappé Seattle, en novembre dernier, et j’étais encore hanté par le souvenir du corps mutilé de Karen, gisant dans les décombres. Assailli par les cauchemars, je me réveillais la nuit, en nage et complètement désorienté. Revivant sans cesse ce moment, comme si j’y étais encore… Je m’étais retrouvé au cœur de Seattle, avec Oliver et Karen, lorsque le monde s’était effondré autour de nous. Je me souvenais, comme si c’était hier, du sol qui avait tremblé sous nos pieds et de ce vieil édifice abandonné qui s’était écroulé tel un château de carte. Soulevant dans sa chute, un nuage de poussière et de débris qui m’avais projeté au sol. Les oreilles me sillaient affreusement lorsque je m’étais enfin redressé, non sans peine, ayant eut du mal à y respirer et à y distinguer quoi que ce soit dans cette masse de poussière opaque qui avait mis un temps fou à se dissiper. Flottant autour de moi dans un décor noir et blanc qui n’était plus que ruines. Il m’avait alors été impossible de voir à plus d’un mètre à la ronde. Titubant et trébuchant sur les débits qui jonchaient le sol, j’avais finit par y découvrir le corps de Karen ; partiellement ensevelie sous les décombres de l’édifice, du sang frais s’écoulant du sommet de son crâne… Pour ce qui était d'Oliver, j’avais eut beau crié son nom à tue tête, il n’y avait plus eut aucune trace du jeune Coleman. Obtenant, comme seul réponse à mes appels désespérés, des râlements qui s’était soudainement élevé du nuage de poussière. Un groupe d’infectés invisible qui avait menacé de m’encercler, m’obligeant à prendre la décision difficile de fuir les lieux en laissant mon ami derrière.

Si j’avais d’abord quitté Seattle, en empruntant la première Interstate qui s’était présenté sur mon chemin, j’y étais ensuite retourné, quelques jours plus tard, afin de reprendre les recherches. Le séisme m’avait séparé de mes compagnons d’infortunes, si bien que je m’étais retrouvé seul à arpenter les rues de la cité émeraude. Ça avait été une première pour moi qui, depuis le début de l’épidémie, avait toujours voyagé en groupe. S’ils n’étaient plus aussi nombreux encore potentiellement en vie, j’avais néanmoins tout fait pour tenter de les retrouver. Sillonnant la ville, avec cette impression de reconnaitre leurs visages dans chaque rôdeur que je tuais. J’étais retourner dans les décombres, puis sur les quais, là où était amarré notre dernier refuge en liste ; un bateau de pêche, mais avait retrouvé ces lieux complètement déserts. Tout comme le garage des Coleman, là où tout avait commencé. Il n’y avait plus aucune trace d’Oli, Maisie et Dylan, qui semblaient s’être tous volatilisés.

Plus tôt cette semaine, j’avais de nouveau quitté Seattle, cette fois vers le sud-est. Je n’osais toutefois pas trop m’éloigner de la ville. Gardant un espoir optimiste, qu’un jour j’y retrouverais peut-être l’un ou l’autre des membres de mon groupe dissout. Mais dans ce monde post-apocalyptique, on perdait rapidement le fil du temps. Étions-nous déjà en janvier ? Les températures glaciales et l’épaisse couche de neige qui s’était déposée au sol, me confirmaient que l’hiver était bel et bien installé dans l’état de Washington. Je devais donc tenter de me trouver rapidement un endroit où survivre à cette saison qui s’annonçait torride. Un calcul approximatif pour tenter de me situer dans le temps, me laissa croire que nous étions probablement à plus ou moins deux jours du nouvel an. Il m’aurait toutefois été bien impossible d’affirmer avec certitude si nous avions, ou non, passé ce premier jour de l’année...

Le hasard fit bien les choses, lorsque je mis la main sur une caisse remplie de fusées de feux d’artifices. Une boutique spécialisée en pyrotechnie que j’avais dénicher près de Renton et qui n’avait visiblement pas encore été dépouillé. Avec l’idée saugrenue de fêter en grand l’arriver de 2018, – mais également d’attirer l’attention d’Oliver, Dylan et Maisie en sonnant ma dernière vrai tentative pour les retrouver – j’avais attendu avec impatience qu’il fasse suffisamment noir. Installé sur la piste du Renton Municipal Airport qui faisait face au Washington Lake, j’avais allumé les fusées l’une après l’autre ; m’émerveillant de la beauté des feux qui explosaient en une nuée d’étincelles colorées dans le ciel. Je me sentis retomber en enfance devant ce spectacle grandiose. Sautillant dans tous les sens en riant aux éclats et en criant « HAPPY NEW YEAR ! » à pleins poumons.

Avais-je réfléchit à la lumière et au bruit qui attireraient inévitablement les rôdeurs ? À vrai dire, j’avais surtout fait semblant de ne pas y penser… Ignorant volontairement le danger que ça représentait en mordant à pleine dent dans la vie ! Regrettais-je cette démonstration de mon impulsivité à l’état pur ? J’aurais bien aimé vous dire que non, mais la horde de rôdeurs qui s’amenaient maintenant dans ma direction m’aurait tôt fait mentir… Allumant la dernière fusée de la caisse, j’avais pris mes jambes à mon cou avant de l’entendre exploser dans le ciel. Donnant des coups de marteau dans les têtes des infectés qui se jetaient devant moi, j’avais fait gicler le sang et les bouts de cervelles en putréfaction. Ce qui m’aurait donné la nausée si je n’y avais pas été habitué. Fuyant vers le Boeing Factory,  je m’aperçus un peu tardivement que je fonçait droit vers un cul-de-sac. Pris au piège devant un mur impossible à escalader, je fis volte face à la vingtaine de rôdeur qui salivait d’impatience à l’idée de me dévorer vivant. Brandissant mon marteau d’une main et mon couteau de l’autre, je laissai échapper une panoplie de jurons et de menaces en danois qui visaient surtout à me redonner du courage avant ce qui s'annonçait être un combat acharné : « Gå til helvede, røvhul ! Jeg slår dig ihjel ! ».



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MessageSujet: Re: Happy new year   Mer 28 Fév 2018 - 14:41
Le temps avait passé, le sol avait tremblé, Eleanor avait décidé de quitter le cœur de la ville, trop dangereux. La rousse était à une de ces périodes charnières, une de ces périodes où elle hésitait à rebrousser chemin, trouver une barque et traverser à la force de ses bras fins. Une de ces périodes où elle se disait que ça ne servait à rien de continuer d’essayer et qu’il n’y aurait rien sur l’île quand et si elle parvenait à la rejoindre. Noël était passé, du moins il lui semblait, il fallait se rappeler de tourner les feuillets de la vieille éphéméride qu’elle avait récupérée un jour. Et même sans ça, Ely n’avait aucune certitude d’avoir choisi la bonne date de départ, mais c’était mieux que rien.

Le jour de Noël, elle était au sud de Seattle, assise près d’un immense sapin plein de neige. Innocemment, elle avait récupéré le nécessaire pour décorer au moins une branche cassée et sur le mur de sa planque du moment, elle avait dessiné une nouvelle silhouette.
« Joyeux Noël m’man. » Un sanglot dans la voix, elle avait fait sa liste au Père Noël, liste plutôt rapide en finalité car il s’agissait simplement de veiller sur les siens, de s’assurer que plus personne ne souffre. Difficile de trouver le sommeil dans ces conditions, Ely était épuisée, mais elle devait continuer sa route. Vers le sud encore.

C’est ainsi qu’elle atteignit Renton aux derniers jours de décembre 2017. Cela faisait plus de deux ans que tout avait commencé, difficile à croire. Tellement de choses s’étaient passées et en même temps si peu. La rousse souffrait de sa solitude mais ne parvenait pas à se poser suffisamment longtemps quelque part pour créer des liens. Il y avait eu des personnes avec lesquelles elle avait imaginé faire un bout de chemin, mais les événements en avaient décidé autrement et dans le fond, elle avait sa propre quête à accomplir.

Ce soir-là, ce qui était sans doute le dernier jour de l’année, Eleanor avait trouvé une planque non loin de l’aéroport de Renton. Une chambre dans un petit hôtel abandonné, comme tout dans le coin. Elle était emmitouflée dans son lourd manteau, frottant ses mains gantées entre elles pour les réchauffer, et appuyée contre la rambarde du minuscule balcon, Eleanor observait les étoiles. C’était un des avantages de ce nouveau monde, moins de pollution, donc plus d’étoiles. Les étoiles avaient ce pouvoir presque magique, mystique, de faire naître un sourire sur son visage. Mais ce qui attira son attention ce fut surtout … un feu d’artifice ?
« Mais … quoi ? » Elle n’en revenait pas, parlant toute seule, qui pouvait avoir l’idée aussi brillante que dangereuse de faire un feu d’artifice ?

Il n’en fallait pas plus pour qu’elle décide d’aller voir, ignorant le potentiel danger que cela pouvait représenter, avec dans les yeux des étoiles qui reflétaient parfaitement celles dans le ciel. Néanmoins, l’aspect dangereux de cette petite sortie lui sautant aux yeux lorsqu’elle remarqua un groupe de rôdeurs qui avançaient vers les fusées colorées, bien trop bruyantes.
« Mince … » Aucun regard vitreux ne se tourna vers elle, et elle aurait pu rebrousser chemin mais dans le vacarme, la rouquine entendit une voix. Une voix humaine. Il y avait quelqu’un là, évidemment, la personne qui avait lancé les fusées. « Heeeeeeey ! Venez par ici les moches ! » lança-t-elle avant de grimacer en voyant les morts se tourner vers elle. Pourquoi avait-elle fait ça sans avoir l’assurance de ne pas mourir bêtement, abandonnée par la personne qu’elle essayait de sauver ?

Son regard chocolat balaya la ruelle, à la recherche d’une échappatoire mais à part des petites poubelles, il n’y avait pas grand-chose. La rousse s’arma d’un couvercle de poubelle et le frappa de son pied de biche. Si elle ne pouvait pas s’enfuir, elle pouvait les éloigner, et l’inconnu aux feux d’artifice pourrait s’échapper, et l’aider, avec un peu de chance. Reculant en faisant attention où elle mettait les pieds, Ely pria très fort pour ne pas avoir eu la pire idée du siècle.


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MessageSujet: Re: Happy new year   Sam 24 Mar 2018 - 19:15
Les évènements précédents s’étaient succédés de façon si prévisible, que l’on aurait pu se demander pourquoi je ne les avaient pas tout simplement empêchés. Les feux d’artifices qui avaient éclatés dans le ciel en une nuée d’étincelles colorés, le bruit de leurs explosions et la lumière de leurs feux s’étendant dans tout Renton, avaient immanquablement attiré un bon nombre des rôdeurs du coin. Se rassemblant en une horde de morts-vivants affamés qui m’obligèrent à prendre mes jambes à mon cou pour détaler à vive allure tel un lièvre traqué par une meute de loup. J’avais alors fuit la piste d’atterrissage de l’aéroport vers la Boeing Factory où je m’étais bêtement retrouvé pris au piège. M’apercevant trop tard que je fonçais tout droit dans une ruelle sans issue. Dos au mur, j’avais fait volte-face à la vingtaine d’infectés qui s’avançaient dans ma direction en claquant de la mâchoire et en salivant d’impatience à la vu de ma chair fraiche que je leur offrait presque sur un plateau d’argent. En désespoir de cause, j’avais alors brandit mes armes et hurlé mon cri de guerre  dans une panoplies de jurons et de menaces en danois qui visait davantage à me redonner du courage qu’à effrayer mes adversaires imperturbables.

Alors que je m’apprêtais à foncer tête baissée dans la mêlée, l’adrénaline coulant à flot dans chacune des cellules de mon corps, une voix s’éleva à l’autre extrémité de la ruelle. Une voix féminine, humaine et bien vivante… Une voix qui attirait les rôdeurs dans sa direction ! En l’entendant, plus de la moitié de la horde s’étaient tournée vers elle, ne laissant que cinq d’entre eux poursuivre leur avancer dans ma direction alors que tous les autres rebroussaient chemin. Au son de son pied de biche qui frappait un couvercle de poubelle qu’elle brandissait tel un bouclier de guerre, j’avais tout juste eu le temps d’apercevoir la chevelure flamboyante de ma sauveuse, avant de saisir cette chance qu’elle m’offrait de m’en sortir vivant – espérant tout de même que le « m’en » de cette phrase inclurait également la jeune fille. J’avais alors foncé sur les derniers assaillants qui s’intéressaient toujours à ma chair, me frayant un chemin à grand renfort de coups de marteau et de coups de couteau. Courant vers la sortie, les vêtements de plus en plus couverts d’un mélange de sang et de sueur.

Débouchant dans l’une des cour de la Boeing Factory, je m’arrêtai un bref instant pour reprendre mon souffle et réfléchir à ce qui allait suivre. Je ne pouvais tout simplement pas me résoudre à abandonner derrière moi, l’inconnue qui s’était porté garante de mon secourt. Faisant acte d’un altruisme comme nous n’avions plus l’habitude de le voir. Elle s’était volontairement mise en danger pour me sortir de là, sans même savoir si je serais de ceux qui lui rendrait la pareille… et évidemment que je l’étais ! Mais comment allais-je m’y prendre ? Balayant mon regard à la recherche de quoi que ce soit qui aurait pu m’aider à attirer la horde plus loin, j’aperçus un transporteur de pièces d’avion, garer à quelques mètres de ma position. L’expérience de la survie combinée à mes connaissances en mécanique automobile acquise de mon métier antérieur, j’avais appris à démarrer bon nombres de véhicule sans leur clé ; seulement en mettant en contact les bons fils d’alimentation dissimulés sous le volant. Mais évidemment, la manœuvre ne pouvait réussir que s’il restait suffisamment d’essence dans le réservoir et que la batterie du véhicule avait su conservée sa charge toutes ces années… ce que j’espérais être le cas de ce transporteur !

Convenant que je n’avais aucune autre option à ma disposition pour aider la rouquine toujours aux prises avec la horde de rôdeurs affamés qui la pourchassait, je m’étais alors précipité vers le véhicule. D’un coup de marteau dans sa fenêtre côté conducteur, j’avais fracassé le verre et déverrouillé la portière. Plongeant sous le volant pour arracher le panneau de plastique qui dissimulait le câblage électrique, j’avais coupé et dénué les deux fils susceptible d’être ceux dont j’avais besoin pour ranimer le transporteur. Alors que je mettais en contacte ces deux conductibles, dans un bruit de moteur étouffé et agonisant « Allé mon grand, démarre !! », un infecté profita de ce moment d’inattention pour s’agripper solidement à ma jambe. Le ruant de coups de pieds pour tâcher d’empêcher ses dents de se planter dans mon mollet, je parvins non sans mal à enfoncer mon couteau dans son orbite ; soulagé de voir son corps s’écrouler au sol, inerte. D’autres ne tarderaient toutefois pas à le remplacer et la rouquine ne tiendrait pas indéfiniment face à la horde ! Je devais faire plus vite que ça !

Reprenant place sous le volant, à tenter de remettre en marche ce satané véhicule, je lâchai un cris de victoire en entendant le moteur démarrer enfin et ronronner de façon plus constante ; lâchant tout pour reprendre le volant et embrailler à la première vitesse. Dans un crissement de pneus, j’avais démarré au quart de tour et foncé tout droit sur la horde d’infectés qui avançait vers la jeune fille ; enfonçant le klaxon pour l’aviser de ma présence et l’incité à s’enlever de ma trajectoire.



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MessageSujet: Re: Happy new year   Mer 28 Mar 2018 - 23:10
A quel moment exactement Eleanor s’était-elle dit que sauter ainsi devant une horde de rôdeurs était une bonne idée ? La rousse ne le savait pas vraiment. Pourtant elle était là, à marteler un couvercle de poubelle de son pied de biche pour attirer l’attention de tous les regards morts sur elle. Tout ça pour aider quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Sa gentillesse la perdrait sans doute, mais au moins son plan fonctionna. Du moins la partie qui consistait à faire une diversion pour que l’inconnu puisse fuir, parce que la partie du plan où elle prenait également la fuite était plus compliquée. Voire inexistante. Ely réalisa au moment où tous les regards vitreux des rôdeurs furent tournés vers elle qu’elle aurait mieux fait de réfléchir.

Reculer, fuir si possible, mais où ? Tant pis, la rouquine commença à reculer, jaugeant la vitesse à laquelle évoluaient les rôdeurs avant de se résoudre à leur tourner le dos pour se déplacer plus vite. Mais ils étaient toujours sur ses talons et pire encore, d’autres surgissaient par endroit. Eleanor était plutôt en mauvaise posture et pas de signe de cette personne qu’elle avait voulu aider.
« Ça m’apprendra … » souffla-t-elle pour elle-même en raffermissant sa prise sur son pied de biche pour se débarrasser d’un mort trop proche d’elle, droit devant.

Elle se frayait un chemin du mieux qu’elle le pouvait mais ils étaient trop nombreux, il faisait nuit noire et elle n’avait aucune idée de là où elle se dirigeait. Elle pouvait tout aussi bien tourner en rond, voire faire du surplace, très probablement du surplace. L’étau se refermait et la rousse était persuadée que cette fois, c’était la bonne, son heure était venue et sa gentillesse aurait définitivement raison d’elle. Ou pas. Au premier coup de klaxon, Eleanor sursauta, se demandant de quoi il pouvait bien s’agir.

Tournant son regard vers l’origine du bruit, en même temps que tous les morts, l’ancienne assistante vit débouler un de ces véhicules utilisés sur les aéroports, à vive, très vive, allure. Sans trop y réfléchir, encore une fois, Eleanor se jeta sur le côté, grognant en atterrissant parterre quelques centimètres plus loin, assez pour sortir de la trajectoire du véhicule qui fonça sur les morts. Si le feu d’artifice plus tôt était enchanteur, ce spectacle-là manqua de lui faire vomir son très maigre repas.
« Il faut qu’on parte d’ici ! » lança-t-elle au conducteur, vraisemblablement celui qu’elle avait aidé à quitter l’impasse dans laquelle il se trouvait.

Déjà les morts se ruaient sur le véhicule, pour ceux qui n’étaient pas coincés sur les roues ou étalés sur le capot.
« Ma planque est pas loin d’ici » insista-t-elle. Restait à savoir s’il la suivrait ou même s’il proposerait de partir à bord de ce véhicule. L’idée avait quelque chose de comique malgré la situation qui ne l’était pas du tout.  


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MessageSujet: Re: Happy new year   Ven 13 Avr 2018 - 18:51
Au son du klaxon, tous les regards des morts s’étaient retournés dans ma direction, faisant sursauter la rouquine que j’étais venu sortir de là… Elle s’était alors jeté sur le côté, évitant de justesse le véhicule qui fonçait droit sur elle – et par chance, parce que je n’aurais pas voulu l’écraser elle aussi. L’accélérateur dans le tapis, j’avais guidé le véhicule afin qu’il percute de plein fouet un maximum de rôdeurs… Fermant les yeux au moment de l’impacte, par réflexe, mais les rouvrant presque aussitôt pour ne pas perdre la maîtrise de cet engin de destruction massive. Des giclés de sang et d’organes avait éclaboussé le par brise, des membres arrachés ou contorsionnés dans des positions impossibles, des bruits d’impacte et de succion… Je voyais la scène se dérouler au ralentit, comme dans un film d’action beaucoup trop réaliste et non censuré. Un infecté s’était même accroché au devant du véhicule, je pouvais voir son regard vitreux me dévisager, alors que le bas de son corps était littéralement arraché et laissait pendre ses boyaux. La bile me monta aux lèvres et je du détourner mon regard de ce spectacle écœurant…

D’ailleurs, les congénère du malheureux accroché au capot se ruaient déjà dans notre direction, prêt à nous encercler d’un moment à l’autre. Alors que j’immobilisais le véhicule à moins d’un mètre de la rouquine, je l’entendis insister sur notre départ rapide vers sa planque non loin de là. Ce n’était pas une mauvaise idée que de partir rapidement de ce lieu maudit ! « Aller, monte ! Qu’est-ce que t’attend ?! » m’étais-je alors exclamé en lui ouvrant grand la portière. « Au fait, moi c’est Frederik ». Ce n’était pas vraiment le meilleur moment pour les présentations, mais impossible de savoir si un meilleur moment se présenterait plus tard – et ça me semblait beaucoup trop étrange que de l’inviter à prendre place à mes côtés sans au moins nommer mon nom… Sans attendre une seconde de plus que nécessaire, j’avais écrasé la pédale de l’accélérateur, pour réalisé avec horreur qu’on faisait du sur-place. Quelques infectés étaient restés coincés dans les roues avants du véhicule, l’empêchant d’adhérer correctement à la route... « Eh merde ! Il ne manquait plus que ça ! ».

Autour de nous, l’étau se refermait alors que le bruit des roues tournant dans le vide rejoignait maintenant celui des râlements des rôdeurs. Devant nous, une marré de morts s’avançait dangereusement, rendant le passage impraticable. Derrière nous, c’était peut-être encore possible de s’en tirer vivant si seulement l’engin se décidait enfin à bouger de là ! « Accroche toi… ». Embrayant la marche arrière du véhicule, j’enfonçai l’accélérateur une nouvelle fois, dans l’espoir que ce serait la bonne. J’en fut presque désarçonné lors je nous senti décoller à toute vitesse vers l’arrière – culbutant le petit groupe de rôdeurs qui s’y amenait en trainant du pied. Une main gauche fermement agrippé sur le volant, la droite derrière le banc d’Eleanor, j’avais guidé, tant bien que mal, notre trajectoire jusqu’à la sortie de cette ruelle.  Nous ramenant ensuite en marche avant, pour filer de là au plus vite !

Roulant dans les allées étroites entourant le Boeing Factory – tentant d’éviter les attroupements d’infectés qui se dressait devant nous – j’avais alors suivis les indications de ma co-pilote pour regagner sa planque. On du toutefois abandonné le véhicule lorsqu’une  barrière nous bloqua le chemin, mais par chance, le plus gros de la horde était déjà derrière nous.



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MessageSujet: Re: Happy new year   Dim 15 Avr 2018 - 15:15
C’était un véritable film d’action. Eleanor avait l’impression d’avoir été transportée dans l’écran de télévision qu’elle regardait souvent enfant, adolescente ou même adulte pour décompresser. C’était une course-poursuite sauf qu’ils n’essayaient pas d’échapper à la police ou à des trafiquants de drogue équatoriens. Non, ils tentaient d’échapper à des morts revenus à la vie, c’était un savant mélange entre la nouvelle normalité et les codes des films d’avant. D’ailleurs, il n’y aurait sans doute plus jamais de films, donc était-il nécessaire de préciser « films d’avant » ? La question restait ouverte et dans cette course effrénée pour la survie, Ely en oublia presque de se présenter. « Eleanor ! » lança-t-elle au conducteur, son sauveur sauvé, alors qu’ils peinaient à quitter la ruelle, l’impasse, bref, ce coupe-gorge où le cartel des morts menaçait de leur tomber dessus, chicots pourris en avant.

Finalement, le véhicule qui n’avait rien d’une luxueuse Audi fit une embardée, s’échappant de la masse de morts dans un bruit proprement infâme de chairs déchirées, d’os broyés. Entre les bruits, les odeurs et surtout la vue de ce spectacle, la rousse manqua de rendre son maigre repas de la journée. Ce n’est que plus loin qu’ils furent forcés de quitter l’habitacle sommaire de cette voiturette qui ressemblait à s’y méprendre à celles utilisées sur les aéroports pour tracter les wagons de bagages. L’ancienne assistante rangea sa supposition dans un coin de son esprit, au final cela n’avait pas vraiment d’importance. L’important c’était qu’ils avaient réussi à échapper à la marée de morts.

« Fiou ! » s’exclama-t-elle en descendant de la voiture, prenant quelques instants pour remettre ses idées en place. « C’était … intense. Je pensais que te sauver serait plus simple … Non en fait j’ai pas vraiment pensé je dois bien l’avouer, j’ai vu le feu d’artifice, c’était joli alors je suis sortie et j’ai vu quelqu’un aux prises avec les morts … ça me paraissait la chose la plus logique à faire mais j’aurais dû mieux calculer mon coup en fait … » La rousse prit une grande inspiration avant de s’arrêter de parler pour prendre la route de son abri, n’oubliant pas les macchabées qui les suivaient encore. Ils n’étaient pas nombreux et ils étaient lents, c’était là l’avantage des vivants.

Posant son regard sur Frederik, Ely reprit. « C’était pas très malin le feu d’artifice quand même … même si c’était très joli. » Un petit sourire moqueur, parce que dans le fond elle aurait pu faire la même ânerie. Tout en marchant, elle indiquait le chemin à prendre pour retrouver le motel où étaient restées toutes ses affaires. Devant l’ancienne enseigne lumineuse, Eleanor désigna la chambre qu’elle avait investie, les laissant entrer tous les deux avant de refermer la porte. Son index posé contre ses lèvres, elle lui fit signe de se taire pour l’instant, pour éviter d’attirer l’attention des morts qui les auraient suivi jusque-là. Après quelques minutes, la rousse alluma sa lampe torche, la tournant vers un petit miroir pour éclairer la pièce d’une faible lumière. « On devrait être tranquilles ici » souffla-t-elle à voix basse avec un sourire avant de sortir de son sac à dos un sachet de bonbons acidulés pour en grignoter certains.


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MessageSujet: Re: Happy new year   Dim 3 Juin 2018 - 17:44
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Après une course folle dans les ruelles du Boeing Factory, nous avions été forcé d’abandonner le transporteur lorsqu’une barrière s’était dressée sur notre chemin. Par chance, le plus gros de la horde était déjà loin derrière nous et les quelques rôdeurs restant, trainaient le pas à une bonne distance de là. Sortant de l’habitacle du véhicule pour regagner la terre ferme, j’avais laissé échapper un grognement alors que mes muscles endoloris protestaient à chacun de mes mouvements, me faisaient grimacer. Les derniers instants avaient été éprouvants, autant moralement que physiquement. Crispé derrière le volant du transporteur, je n’avais pas tardé à y gagner des courbatures qui, tant que l’adrénaline coulait dans mes veines, ne m’avaient pas trop gênés jusque là. Mais maintenant tiré d’affaire, je réalisais avoir grand besoin d’un instant pour m’étirer ; faisant de grands moulinets des épaules alors qu’Eleanor prenait la parole.

La rousse ne s’était pas attendue – ou plutôt elle n’y avait pas réfléchis – aux risques que ça lui impliquerait de me tirer de ma mauvaise posture. Elle avait d’abord été attirée par mes feux d’artifices avant de me voir aux prises avec les morts. Si ça lui avait alors paru la chose la plus logique à faire, elle reconnaissait maintenant qu’elle aurait dû mieux calculer son coup avant de se jeter tête première dans sa mission secours. Je l’écoutais avec un sourire gêné – gêné qu’elle se soit mise en danger pour moi, mais lui étant également très reconnaissant pour m’avoir prêté main forte. Après tout, je n’étais qu’un parfait inconnu à ses yeux et rien ne l’avait obligé à me venir en aide de la sorte. Surtout dans ce monde où tout pouvait partir en vrille en un battement de cils. Nous risquions toujours gros en affrontant les morts et ils se faisaient maintenant rare ceux et celles qui acceptaient ce risque pour un inconnu dont ils ne pouvaient même pas affirmer qu’il en ferait de même.

Embottant le pas à Eleanor lorsqu’elle pris la route vers son refuge, ce fut à mon tour de prendre la parole : « Je ne te remercierai jamais assez d’avoir attiré la horde vers toi le temps que je me sorte de cet impasse... Je dois reconnaitre que je n’aurais certainement pas pu me tirer de là toute seul ! Et puis, dieu sait qu’on ne peu plus compter sur n’importe qui de nos jours… Disons que je n’ai plus l’habitude de croiser des gens qui soient prêts à aider les autres comme tu l’as fait. » Lorsqu’elle fit allusion au feu d’artifice, un sourire amusé remplaça aussitôt celui gêné qui étirait mes lèvre jusque là. « Content que tu ai apprécier le spectacle, je me suis bien éclaté ! Ça ma donné l’impression, un bref instant, que tout était redevenu comme avant. Même si l’intention derrière le geste était plutôt d’attirer l’attention de ceux dont j’ai perdu la trace à la suite du tremblement de terre… Je me suis dit que, peut-être, ça les guiderait jusqu’à moi s’ils voyaient les feux dans le ciel... Mais je reconnais que ce n’était effectivement pas très malin de ma part, bien que l’on dise ; qui ne risque rien n’a rien, pas vrai ?! ».

Eleanor nous indiqua le chemin jusqu’à un motel dont l’enseigne lumineuse avait cessé de l’être depuis un bon moment déjà, rendant l’édifice quelque peu sinistre à mes yeux. Me rappelant de vieux films d’horreur que j’avais visionné avant l’apocalypse. Désignant la chambre dans laquelle elle s’était installée, la rouquine me laissa entrer le premier avant de refermer la porte derrière nous en me faisant signe de garder le silence. Regardant discrètement par la fenêtre, nous avions laissé quelques minutes s’écouler afin de s’assurer qu’aucun mort, nous ayant suivit jusqu’ici, ne s’intéresse plus qu’il faut à cet endroit. J’avais fini par tirer complètement les rideaux devant la fenêtre lorsqu’Eleanor se chargea d’éclairer la pièce à l’aide de sa lampe torche orienté vers un petit miroir.

Lui rendant son sourire lorsqu’elle m’exprima à voix basse qu’on devrait être tranquille, j’avais ensuite fait le tour de la petite chambre, prenant parfois un objet dans mes mains pour l’observer de plus près avant de le redéposer plus ou moins où je l’avais pris. « Ça fait longtemps que tu es installé ici ? » tout en posant la question à voix basse, j’avais déposé mon sac à dos au pied du lit, avant de m’y laisser lourdement tombé dans un soupir de satisfaction. étendu sur le dos, j’avais tourné mon regard vers Eleanor et le sachet de bonbons acidulés qu’elle avait sorti de son sac. « Ah au fait, tu aime le Nutella ? » je m’étais redressé pour sortir de mon sac un pot encore celé de cette tartine de chocolat si populaire avant l’apocalypse, la brandissant tel un trophée avant de poursuivre : « Je l’ai trouvé coincé sous l’une des étagères du dernier marché que j’ai dévalisé aujourd’hui. Quelqu’un avait du le faire tomber et il est resté caché là tout ce temps. J’ai aussi quelques conserves et un sac de croustilles. Ce n’est pas grand chose, mais si tu veux, on peux partager ! Disons que ça m’a ouvert l’appétit toute cette action ! »



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