The Walking Dead RPG

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- Mains froides et Coeurs brûlants -
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MessageSujet: Mains froides et Coeurs brûlants   Sam 17 Fév 2018 - 19:01
Et bien évidemment, c'est gelé.

C'est vraiment agaçant, que la nature vienne me mettre des bâtons dans les roues comme ça depuis ce matin. Ne pourrait-elle pas m'oublier, me laisser vivre ma vie ? Elle en assez fait, j'apprécierais d'être laissé à mon sort pour quelques heures, qu'elle aille enquiquiner quelqu'un d'autre. Je poussais un long soupir et me redressais, posant les mains sur ma taille, marquant un temps pour réfléchir à mes prochaines actions. Avais-je besoin d'un nouveau nid ? Oui, indubitablement. L'autre avait perdu tout attrait à mes yeux. Il faut dire qu'avec la soudaine augmentation de voisins impolis et affamés, l'endroit était vite devenu mal famé. Et vous connaissez le dicton : mieux vaut être seul que mal accompagné. Adieu donc nid douillet, bonjour nouvelle aventure !

J'exécutais un tour sur moi-même, observant attentivement les environs. C'est que je ne tiens pas à ce que ces mauvais voisins ne me suivent… Ni même à ce que d'autres voisins, possiblement mieux éduqués, ne viennent en pensant que je cherche des colocataires. La solitude ne me pèse pas, je suis heureux d'être mon propre maître et de n'avoir personne pour semer le doute dans mon esprit et critiquer mes décisions. Oui, pour le moment, je me suffis à moi-même, comme un voleur peut se suffire à soi-même. Et comme tout bon voleur, je vais à présent m'approprier ce qui n'est pas mien, en félicitant l'ancien propriétaire pour son goût certain.

Je me préparais donc à exécuter un petit tour pour me débarrasser du gel sur la serrure, y mếlant de l'eau chaude et une certaine habilité, en restant tout de même attentif à mon environnement. Je pouvais me vanter de ma capacité d'adaptation, supérieure à celle de tous ceux qui avaient fait gonfler le nombre de morts affamés : grâce à celle-ci, les réflexes assurant ma survie avaient rapidement pris leur place dans mes habitudes, me protégeant plus efficacement qu'un garde du corps. Si le nouveau monde n'est plus intéressé par la magie, je pourrai au moins me reconvertir dans la protection rapprochée, tout comme plus de la moitié des autres survivants de cette purge innatendue. Hum, finalement pas la meilleure reconversion possible, concluais-je en m'occupant de mon affaire, satisfait de voir des résultats apparaître rapidement.

Lorsque j'eus terminé, le gel m'opposant une résistance malvenue avait enfin déclaré forfait. Je souris, rangeais mon affaire et tirais de ma poche une des nombreuses aiguilles à cheveux que j'avais trouvées il y a peu. Je m'agenouillais et laissais mon oreille et mon doigté me guider, guettant le déclic. Les oreilles au aguet, je fus averti d'un son malheureusement moins victorieux : les grognements d'un groupe de morts en balade. Hum. Je me pressais mais gardais mon calme. C'est que ces esquisses humaines étaient lentes, il n'y avait aucune raison que mes doigts ne tremblent et ne me fassent perdre un temps précieux. Doucement, tranquillement, calmement... Un petit tour par ci, un autre plus à droite, un peu plus en haut... Le mécanisme est là... Et... Là. Clic, bienvenue chez vous, monsieur Espinosa Navajas !

Sans attendre mon reste, je m'engouffrais à l'intérieur de la demeure et refermais la porte derrière moi. Caché. Protégé. J'hésitais à la verrouiller à nouveau maintenant que j'y étais, mais la possibilité que le propriétaire ou un visiteur aussi malin que moi soit présent également m'en empêcha. Protégé, mais pas prisonnier. Je fis quelques pas prudents dans le hall d'entrée, guettant encore le moindre bruit. Rien dans le hall, rien dans le salon, rien dans la cuisine... Ah, quoi que. Mon regard s'attarda sur un point à l'extérieur. De l'autre côté de cette fenêtre, du côté des morts, je pouvais voir un être vivant dissimulé derrière de vieilles bennes fouillant nerveusement dans son sac. Je retournais dans le salon et observais le groupe de morts avancer bon gré mal gré dans sa direction. Sept morts. Un peu beaucoup pour un survivant seul, en me basant sur mes propres critères.

Je revins dans la cuisine et retournais observer le survivant angoissé, qui les entendait approcher. Allais-je faire preuve d'altruisme ? Hum. Je le fixais quelques secondes sans rien en penser. Son bonnet glissa, libérant une chevelure rousse, mi-longue.

Je déverouillais la fenêtre de la cuisine et attirais son attention par des signes silencieux. De la même manière, je lui indiquais de garder le silence et de me rejoindre.

J'ai toujours eu un faible pour les rouquines.
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Morgan R. Cole
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MessageSujet: Re: Mains froides et Coeurs brûlants   Sam 17 Fév 2018 - 23:31
17 Février 2018

Morgan allait presque mieux depuis un bon mois, elle avait pu ou du moins avait été obligé d'expliquer son changement d'attitude auprès de l'aîné, et crever l'abcès avait été une bonne chose. Le plus âgé avait pu rassurer la cadette quand à sa place au sein du groupe, mais cela n'empêchait pas la jeune femme de toujours douter, de se remettre encore et toujours en question quand à son avenir dans ce groupe. La rousse avait la sensation de faire du sur place, de ne plus rien gérer, de voir que tout filait entre ses doigts. Elle déprimait déjà depuis la catastrophe d'août dernier, mais le fait de se retrouver "seule" du jour au lendemain l'avait atteinte bien plus qu'elle ne le pensait. A part faire régner la loi de la peur et aboyer sur tout le monde elle ne savait pas comment gérer tout ça. Alors elle avait demandé appui auprès du toubib du groupe, un soutien en quelque sorte avant que tout n'explose une nouvelle fois. Morgan avait essayait de se lier à l'un de ses cadet, cette tête à claque de Rafael, mais à part parvenir à mieux parler tout en se taclant il n'y avait guère eut de réel évolution. C'était ainsi.

La rouquine avait aussi mal pris l'arrivée de cette pétasse dans le groupe, suivit de ce gars qu'elle ne connaissait pas et qui semblait plus être un fantôme qu'autre chose, et enfin ce type, l'ex de la pute brune. Youpi merveilleuse petite famille que voilà. Tout l'agaçait, tout l'énervait et pourtant elle ne râlait plus, ne hurlait plus sa colère.
Sa sortie désastreuse au lac avait permis qu'elle cause au lieu de continuer à se taire. Alors elle avait parlé.
Puis les choses se remettaient progressivement dans l'ordre, mais Morgan doutait encore et toujours. C'est pour cela qu'elle décida de s'éloigner un ou deux jours de la maison qu'occupait le groupe. Couper un peu les ponts, disparaître l'espace de 48 heures de la circulation. Redevenir ce qu'elle avait été un an auparavant : une vagabonde. Juste marcher et avancer sans trop savoir où aller et dormir dans un squatt, une baraque à l'abandon et vide de toutes âmes. Oui, elle avait se besoin de retour au passé.

Longeant les routes, son sac sur le dos, quelques vivres à l'intérieur, une couverture pour la nuit et ses armes. Pour ne pas être dérangée dans ses mouvements elle avait gardé juste un couteau à la taille, le browning était dans son sac. Elle avait laissé le glock dans la maison, dans l'un de ses tiroirs, signe qu'elle reviendrait. Puis si Morgan partait plus longtemps c'était sûr qu'elle emmènerait ses armes, ses photos, témoignages d'un passé lumineux et heureux, et ses fringues. Là elle était juste en "week-end", en "long week-end".

Morgan n'avait pas rencontré de réel soucis sur la route, elle avançait bifurquant à gauche, à droite, allant au grès de ses envies. Reprenant une sorte de vie de nomade. Tout en passant des barrières de jardin dans l'espoir de trouver un truc sympa à prendre, ou d'utile, elle avait eu une surprise de taille. Oups. Un élevage d'Adams logeait dans ce bout de jardinet aux herbes hautes. Quelle merde ! La barrière n'était pas loin, elle était en partie défoncée, mais encore fallait-il qu'elle y parvienne sans se faire croquer ou chopper sur ces quelques mètres. C'est alors en reculant qu'elle se pris les pieds dans les cordes à linge qui étaient tombés depuis belle lurettes. Bordel à queue !
Elle se releva tout en reculant et les voyant ralenti par la neige, elle se dit qu'elle pourrait bien mettre la corde en nylon épais dans son sac, elle l'ouvrit mais dans la précipitation elle fit choir des affaires. Putain... C'était pas son jour non plus. Se baissant pour tout remettre dans son sac elle voyait ce groupe de sept Adams venir dans sa direction. Alors elle recula encore et encore, passant la barrière elle perdit son bonnet, mais ce serait perdre du temps que d'aller le rechercher. Alors se retournant pour essayer d'échapper à ses détracteurs elle vit une silhouette bouger dans cette maison. Etrange, une personne qui vient en aide à une autre ? C'était peu commun. Tout en regardant autour d'elle, Morgan se dit qu'elle n'avait hélas pas d'autre options que de marcher rapidement, monter les marches et entrer dans l'abris que l'inconnu venait de lui indiquer.
Soulagée mais à la fois fortement méfiante, elle dégaina son couteau et en darda la pointe sur le type. Tout en l'observant, elle passa rapidement en détail son regard, ses fringues, son allure, sa dégaine en quelque sorte. Un gars pas très clean sur lui, mais qui semblait d'apparence sympathique pour l'avoir tirer d'une mauvaise passe. Sans abaisser son arme, elle le fixait toujours intensément. C'était qui ? Pourquoi l'avoir aidé ? Elle semblait autant en galère que ça ?! Sûrement... Le visage fermé, le regard sombre elle attendait que ce mec parle, se présente ou fasse quelque chose.


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MessageSujet: Re: Mains froides et Coeurs brûlants   Dim 18 Fév 2018 - 17:28
Mon aide fut acceptée. La survivante ne perdit pas de temps à tergiverser, consciente de la précarité de sa situation. La sûreté, bien qu'ennuyeuse, est préférable au hasard dans des situations dangereuses. Que dis-je, à sept morts près d'elle, mortelles ! À sa place, j'aurais agi de la même façon, peu importe la personne me tendant la main. J'avais confiance en mes propres capacités pour me tirer d'une confrontation avec un autre « vivant », qui pouvait être raisonné. Comprendre « manipulé ». Les vivants ne me font pas peur, je les accueille toujours avec joie dans ma vie, ils apportent le grain de sel qui me manque. Et puis, que ferai-je seul ? Comment vivre seul ? Au risque de paraître prétentieux même pour mes propres oreilles, une œuvre d'art n'est pas faite pour être cachée. De même, une œuvre d'art ne peut être qualifiée de tel que parce qu'elle existe pour quelqu'un d'autre. Une sorte d'attrait mutuel qui donne de la valeur aux deux parties.

Rapide et légère, elle engloutit sans se faire repérer les quelques mètres qui nous séparaient et me rejoignit à l'intérieur, à l'abri. Aussitôt, elle entama ce que j'aime à appeler la « danse de l'intimidation ». Froncements de sourcils menaçants, yeux noirs, arme au poing, les muscles tendus… Contrairement à d'autres, elle ne s'adressa pas grossièrement à moi, masquant la peur par de la bravade, mais garda le silence. Je lui souris amicalement et lui fis un nouveau signe pour lui demander de s'écarter des fenêtres. Je ne savais toujours pas à quel point l'acuité visuelle des morts était encore bonne. Tranquillement, je refermais silencieusement la fenêtre par laquelle elle était passée et tirais les rideaux, puis ouvris le chemin vers l'intérieur, sans jamais lui tourner le dos.

Lorsque nous fûmes retourner dans le hall d'entrée, loin de yeux extérieurs, je décidais de me présenter, conscient de sa nervosité. « Seth Espinosa Navajas, encantado. - je ne lui tendis pas la main, me méfiant de la perception qu'elle pourrait avoir de ce geste voulu amical. Les femmes avaient tendance à éviter tout contact physique, habitude que je ne pouvais blâmer. Continuant à chuchoter, je donnais quelques informations de plus sur moi. J'avais comme l'impression d'être en face d'un animal sauvage, farouche et apeuré, qu'il fallait apaiser sous peine de voir ma gorge déchirée par ce couteau qu'elle serrait si fort dans sa main. - Je viens d'arriver dans le coin, je ne connaissais pas ce quartier. J'espère ne pas vexer une native en disant qu'il a probablement connu de meilleurs jours. Je pense que cela peut également concerner toute la ville. Es una pena ¿verdad? La si jolie Seattle… » Tout en parlant en utilisant un ton doux et avenant, je me rapprochais des escaliers, curieux de pouvoir découvrir l'étage de la maison. C'est qu'elle est bien mignonne, la pequeña, mais j'ai une nouvelle demeure à m'approprier.

Le pied sur une marche, j'étais prêt à partir à l'aventure sans plus m’inquiéter de la demoiselle lorsqu'une réalisation se fit. La pequeña, elle avait beau être justement, pequeña, elle avait tout de même un couteau dans la main et l'air de savoir s'en servir. La prudence, mère de sûreté, m'incita à ne pas lui tourner de manière aussi insouciante le dos. C'est qu'elle me retarde la donzelle ! « Dime nena, ça te dérange si je monte ? » demandais-je à voix basse en indiquant du doigt l'étage supérieur. « C'est que je suis curieux de savoir si ma maison ne se soit faite appropriée par un individu plus rapide que moi, ou que l'ancien propriétaire y soit encore. La remise des clés peut être un événement un peu tendu… Tu peux faire ce que tu veux, tant que tu ne casses rien et que tu n'invites pas les cocos dehors à entrer. Ok ? »
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Morgan R. Cole
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MessageSujet: Re: Mains froides et Coeurs brûlants   Dim 18 Fév 2018 - 22:41
Morgan ne faisait jamais confiance aux gens qu'elle ne connaissait pas, même s'ils avaient beau lui sourire, elle se méfiait. Elle tenait son arme blanche comme si c'était l'unique façon de le garder loin d'elle ce type, de faire en sorte qu'il ne l'approche pas, ne la touche pas. Certes elle pourrait le remercier, mais ce n'était pas son genre. Vraiment pas, surtout quand elle était autant sur ses gardes. La rousse fixait l'homme, dans ses gestes, ses déplacements, ne le perdant pas de vue et encore moins de la pointe de sa lame qu'elle maintenait dirigée dans sa direction, au niveau de la gorge. S'il ne faisait qu'un mouvement de travers elle n'hésiterait pas à le planter. Morgan pouvait tuer sans ressentir aucun remords, c'était comme si son esprit sortait de son corps et qu'elle n'était qu'une enveloppe qui tuait. Dans ces moments là elle ne ressentait plus rien, se disait simplement que c'était "pour la bonne cause", un survivant de moins était un survivant qui laisserait plus de nourriture, d'affaires, d'armes à leur disposition. C'était simple, t'es faible, tu crèves. T'es con, tu crèves. Tu dis un mot de travers, tu crèves. C'était simple comme bonjour.

Tout en se tournant pour le suivre et observer toujours en silence ses gestes, elle le suivit ne désirant pas le perdre de vue. Elle était sur le qui vive, attendant presque le moment où il attenterait à sa personne. Le moment opportun pour le buter aussi. Là où Morgan passe bien nombre de choses trépasses. C'était comme si la rousse à elle seule était la jumelle de la faucheuse. Il fallait, pour s'en sortir vivant, la blesser, faire en sorte qu'elle galère à se déplacer.
Se retrouvant dans le vestibule avec ce gars, elle gardait ses sourcils froncés, quand enfin l'énergumène ouvrit la bouche pour causer un peu. Il se présentait le crétinos ! Quel con, elle n'en avait rien à foutre de son nom. Mais ce qui la perturba le court instant de quelques secondes fut qu'il avait parlé en espagnol. Bordel à queue ! Morgan avait décidément le chic pour se retrouver confrontée à des latinos. Elle devait déjà supporter Rafael, alors c'était pas pour se retrouver avec une tequila frappée... Elle retint un soupir d'agacement mais le regarda simplement, ne décrochant toujours pas un traître mot. Puis il recommença à causer, putain, ils étaient tous bavards ces gens là !? C'était quoi leur soucis pour bavasser autant ? La peur du silence !?

Tenant toujours son bras tendu, qui lui tirait les muscles, elle avait bien vu qu'il s'apprêtait à fuir, changer de lieu, mais non. Le gars n'allait pas échapper à sa vigilance, et s'il voulait vraiment aller voir l'étage, et bien elle l'accompagnerait. Alors simplement elle ouvrit la bouche et prononça ces trois mots :

"Je te suis."

Au moins c'était dit, elle ne le lâcherait pas de vue tant qu'elle ne serait pas sûre qu'il ne lui veuille pas de mal. Puis Morgan étrangement n'avait pas encore demandé à le dépouiller de ses biens, elle attendrait le moment propice. Chaque chose en son temps.
Le suivant donc jusqu'à l'étage, son regard noisette parcourut le couloir et s'arrêta sur les portes à chaque fois. Vérifier qu'il n'y avait pas de danger pour mieux régner on va dire. Mais pour ne pas risquer de se faire enfermer dans une de ces pièces elle le laisserait mouiller sa chemise tout seul comme un grand , le latino. Alors, l'ancienne barmaid resterait sur le pas de chaque porte.
Elle le laissa se charger d'un première chambre avant d'enfin se décider à dire au moins quelque chose de plus. Ce serait au compte goutte et il allait devoir s'y habituer et rapidement.

"Morgan."

Elle laissa planer quelques secondes de silence avant de reprendre d'un ton neutre, sans émotion, aussi vide que sa carcasse de ces derniers temps.

"Mon nom, c'est Morgan"

Elle le maintenait toujours en joue, mais avait décidé d'au moins se présenter un minimum. Peut-être était-ce déjà un bon début, quelque chose qui s'amorçait. Puis ce gars semblait vouloir plaisanter lui aussi assez souvent, sourire aussi. Étrangement il lui rappelait cet idiot de Rafael, et presque ça l'amusait cette ressemblance à causer beaucoup. Physiquement c'est sûr qu'ils n'étaient pas les mêmes. Mais elle ne montrait rien. Ne montrait pas ce ces comparaisons l'amusait, juste elle gardait une expression neutre, froide, mais un regard un brin moins agressif. Mais cela ne signifiait pas qu'elle baissait son attention, loin de là.


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MessageSujet: Re: Mains froides et Coeurs brûlants   Lun 19 Fév 2018 - 10:32
Ah, j'allais vraiment avoir droit à de la compagnie. Comment aurais-je pu savoir que je volais au secours d'un caneton ? Un caneton armé jusqu'aux dents et aux yeux de fauve affamé… Je me forçais à sourire et haussais les épaules. Qu'elle agisse selon son souhait, je n'étais personne pour m'y opposer, du moment qu'elle ne cède pas au charme de cette demeure et qu'elle ne m'en chasse, elle est libre de ses choix. Et si cela peut me valoir d'entendre sa voix rauque une nouvelle fois… Cette femme ne doit pas l'utiliser régulièrement. Ou alors, seulement pour aboyer des ordres et crier sur les récalcitrants. Ah, qu'est devenu le temps des mots doux et des murmures langoureux ? Ces yeux timides et ces sourires en coin vous promettant des délices inespérés ? Où sont les femmes, avec leurs gestes plein de charme ? Hum. Je m'égare.

Et moi ? Je n'attendis pas davantage, trop pressé de m'approprier les lieux correctement pour me lancer dans des pourparlers à l'issue prévisible. Je montais l'escalier en crabe, toujours aussi réticent à la laisser avancer dans mon dos. La pequeña tenait toujours fermement son couteau dans sa main. Rapide comme elle l'avait été pour me rejoindre, je ne tenais pas à lui laisser l'occasion de n’impressionner une nouvelle fois par un geste aux conséquences malheureuses. Arrivés à l'étage, je conservais mon rôle de guide. L'espace était grand, cinq portes se proposaient. J'allais ouvrir la porte de ce qui s'avéra être la première chambre. J'espère qu'il y a une salle de bain attenante. Aucune puanteur abjecte ne me frappa les narines, je décidais d'entrer sans trop de méfiance. Les morts sont grandement desservis par leur odeur, ils sont incapables d'arriver quelque part discrètement. En ajoutant leurs gémissements agaçants, être surpris par leur présence est quasiment impossible.

La chambre était simple, un lit double, une table de nuit, une armoire. Pas de jouets d'enfants. Je préfère ça. Il y a quelque chose d'inquiétant dans les choses faites pour les enfants abandonnées par leur petit propriétaire... Surtout chez leurs poupées. Brr. J'allais ouvrir les tiroirs de la table de nuit, ricanant lorsque j'y trouvais une Bible et du lubrifiant. Organisé et pragmatique, l'ancien propriétaire. Je sortis les deux objets, cherchant la marque du lubrifiant d'un œil distrait tout en pensant à ce qu'avait pu être la vie du propriétaire initial. La chambre n'était pas très personnelle, s'agissait-il d'une chambre d'ami ? Avait-elle appartenue à un jeune adulte, parti avec toutes ses possessions ? La pequeña marmonna alors quelque chose ressemblant à un prénom. « Hum ? ¿Piensas? » répondis-je sans penser, parfaitement indifférent. Qu'est-ce que ça pouvait me foutre de connaître le prénom du gamin, hein ? Elle revint à la charge en étant un peu plus claire.

« Ah, Morgan ! » répétais-je en hispanisant son prénom et en relevant la tête vers elle. Je l'étudiais un court instant avant de déclarer sur un ton blasé que j'étais « Ravi de l'apprendre. » J'aurais oublié son prénom dans les cinq prochaines minutes. Ou pas, qui appelle sa fille Morgan ? Où est le « a » final ? « Morgana » ! Qu'on puisse savoir tout de suite à qui on a affaire, qu'on ne se creuse pas la tête pour éviter les impairs ! Ah, les noms mixtes… Qui a eu cette idée ? « Ma prochaine question portera sur ta philosophie de survivante : voyages-tu seule ou accompagnée ? Prends ton temps pour y répondre, je ne suis pas pressé. » lui dis-je, pince-sans-rire. S'il fallait attendre une minute ou plus entre chaque question et réponse, je préférais en être prévenu.

Je reposais le lubrifiant mais gardais la Bible. La Parole de Dieu est bien utile dans ce genre de périodes, et le livre qui la contient assez lourd pour désorienter un attaquant quelques précieuses secondes. Je mimais un « Après vous » à la demoiselle, qui s'écarta de la porte et quittais la chambre pour m'attaquer aux autres pièces. Plus nous nous rapprochions du fond du couloir, plus une odeur infecte s'intensifiait. Autant m'y attaquer tout de suite. « Nena, je vais sortir mon couteau. Ce n'est pas contre toi, ne te laisse pas gagner par de mauvaises idées, ok ? » J'attendis sa réponse avant de passer à l'action, n'ayant pas franchement confiance en elle.
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Morgan R. Cole
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MessageSujet: Re: Mains froides et Coeurs brûlants   Mar 20 Fév 2018 - 0:13
Et blablabla et blablabla, "ta gueule, ferme là". Ca l'agaçait ces gens qui causaient trop surtout pour ne rien dire, mais bizarrement la rousse n'avait pas envie de faire du bruit pour rien. D'un côté ça pouvait se comprendre, la plantation d'Adams dans le potager d'à côté l'en dissuadait fortement, mais d'un autre côté, c'était juste parce qu'elle n'était pas motivée à faire ça. Alors suivre ce gars pour bien se conforter dans l'idée qu'il était seul était sa seule façon de se dire qu'elle n'avait pas de raison à faire quoique ce soit, comme le poignarder et lui arracher la langue pour qu'il se taise. Puis visiter une maison, c'était pas si mal, le type irait au devant du danger, ce serait son sacrifice pour la bonne cause si jamais il y avait anguille sous roche dans cette baraque.
Morgan restait à l'observait, elle s'était présentée, c'était déjà un bon début, fallait pas lui en demander trop non plus. Fatiguée, et alerte, elle se murait encore un moment dans le silence, le laissant dire son prénom comme si c'était le saint Graal. Sérieusement pourquoi les mexicains en faisaient-ils toujours autant ? Ca faisait aussi parti de leur patrimoine génétique ? Fatiguant.

A une période c'était l'ombre charismatique du blond qui ne cessait de la surplomber, comme une épée de Damoclès, là avec ce Seth c'était l'ombre hilare de Rafael qui planait au dessus d'elle. Bordel... Les latinos sont fatigants. Essayant de ne pas faire une trop grande fixette sur sa parlotte non stop, elle manqua presque de ne pas écouter sa question. "Sa philosophie de vie de survivante" ? Il tenait vraiment à la connaître sa philosophie ?! Il ne serait pas déçu s'il savait. Tuer n'était plus un problème pour la barmaid. Tuer était devenu monnaie courante et parfois même elle improvisait des morts sympathiques et originales, histoire de varier les plaisirs. La dernière fois, elle avait trouvé ça amusant de faire de ce type une sorte de cochon farcie avec un oeil d'Adams dans la bouche, et pour plus de plaisir elle l'avait empêché de pouvoir l'ôter. Ca ne serait pas drôle s'il le recrachait. Puis au dehors, si besoin était elle pourrait en buter un ou deux, et prendre un truc leur appartenant avec son couteau et venir faire ingurgiter son trophée à l'homme qui venait de saisir... Ah ok, la Bible.
S'il lui sort une prière, un avé Maria, ou autre elle lui en collerait une et lui enfoncerait son bouquin de mes deux dans le cul. Violente ? Pas du tout ! Juste pragmatique.

Oubliant l'espace d'un instant sa question, elle s'écarta tout en le jaugeant de la tête aux pieds, elle le laissa passer à nouveau devant mais ne bougea pas de son emplacement. S'il veut se la jouer super héro, grand bien lui en fasse. Mais étrangement il la prévint qu'il sortirait son couteau, bien qu'il fasse. Tout en tendant l'oreille elle soupira, des Adams, peut-être un ou deux. Elle n'en savait rien. Morgan le trouva cependant un peu lent, et avança tout en le poussant en arrière. Il voulait le faire le ménage, soit, mais qu'il le fasse vite. Par habitude, elle se décala sur le côté et sortie de son sac sa corde, à laquelle elle fit un noeud et le passa autour de la clanche.

"Recule."

Un mot. Un ordre, donné sur un ton sec et autoritaire.Elle avait l'habitude d'ordonner des choses, c'était son rôle dans son groupe; Groupe qu'elle avait quitté pour quelques jours histoire de prendre l'air et de revenir la tête vide.
La femme tira alors fortement sur la clanche pour l'ouvrir et libérer les "fauves". Un Adams sorti en bavant du sang coagulé, et Morgan le laissa filer droit devant, puis un second sorti. Celui-ci était pour elle. Elle dégaina son couteau et poussa l'énergumène de son pied avant de venir lui planter le crâne avec son couteau. Et un de moins. Elle glissa son regard impartial dans la direction de l'homme et l'observa mettre un terme à l'existence de cette merde. Puis elle vérifia s'il n'y en avait pas d'autre avant de reprendre sa corde en nylon et la remettre dans son sac.

"Pour te répondre, j'vais te laisser deviner si j'suis seule ou pas."


Elle le regarda, dardant son regard droit dans le sien, et haussa les épaules, pour entrer avec méfiance dans la pièce et la fouiller. Elle ouvrit un tiroir et y trouva des vêtements d'hommes. Mh, elle embarquerait des caleçons et des chaussettes. Peut-être même un t-shirt ou deux. Puis elle ouvrit celui en dessous. Ah, ça c'était plus pour son rayon. Des dessous féminins. Des trucs avec de la dentelle, pff, c'était joli mais pas pratique. Morgan fouilla et passa son sac devant elle qu'elle ouvrit et saisit quelques vêtement avant de se servir dans celui pour homme. Puis elle les referma et continua de regarder la pièce, un dressing semblerait-il.

"Pourquoi tu m'as ouvert ?"


Curieuse et méfiante, c'était à son tour de poser une question. Elle se demandait toujours pourquoi les gens était poussé d'empathie en ce bas monde. Pourquoi il ne l'avait pas laissé à son sort. Elle serait morte un jour ou l'autre, mais ce gars en avait retardé l'échéance. Puis pour Morgan c'était très clair. Elle savait qui devrait l'abattre. L'homme qui comptait le plus pour elle, ce serait à lui de lui offrir ce cadeau de paix.


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MessageSujet: Re: Mains froides et Coeurs brûlants   Lun 26 Mar 2018 - 21:02
C'est perturbant, de se sentir fixé de la sorte. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas tant le fait qu'elle m'observe qui me chiffonne, c'est davantage l'intention qui se cache derrière ces yeux sombres… Le poussin a tout d'un fauve et j'ai comme le sentiment d'être jaugé par celui-ci pour savoir si je suis plutôt du côté proie ou camarade aux dents aiguisées. Je préférais quand mon public m'observait d'un air ravi et passionné. Ou quand une jolie femme me couvait d'un regard gourmand… Enfin, cette époque est malheureusement révolue, nos anciens rêves n'ont plus lieu d'être et les femmes sont maintenant les premières à vous planter un couteau dans le cœur. Littéralement. Ô tigresses cruelles, créatures de rêve au cœur d'acier, impassibles et froides face à nos émois !

Généreux, j'offris un nouveau sourire à mon poussin aux yeux morts qui m'autorisais à dégainer mon arme. Quelle aimable attention. Je me préparais mentalement à affronter la puanteur, le bruit et, pire que tout, la vue de ces cauchemars ambulants lorsqu'elle me tira en arrière et prit ma place devant la porte. J'avoue m'être crispé à son contact soudain : le couteau que je tenais dans la main à bien failli se retrouver fiché dans sa gorge fragile. Elle ne doit son salut qu'à mon extraordinaire contrôle de mes nerfs, un individu plus nerveux aurait très mal réagi à son geste, et tout cela aurait dégénéré dans une situation funeste, augmentant le nombre de morts maudits en location dans cette jolie maison. Je l'aurais cru plus prudente, et surtout moins tactile.

Trop heureux de pouvoir la laisser s'occuper du sale boulot, j'obéis à son ordre donné sur le ton d'un adjudant-chef nourri aux hormones. Finalement, la raison pour laquelle ses parents avaient été aussi ingrats envers elle m'apparaissait clairement : Morgan, pour un homme manqué, c'est parfait. Son petit stratagème pour ouvrir la porte sans avoir à s'en approcher fonctionna à merveille, et je lui coulais un regard appréciateur. Dictatrice, sale et violente, mais capable ! Elle acheva l'un des deux morts, laissant sciemment l'autre se diriger vers moi, attiré par mon charme fou et le sang chaud coulant dans mes veines. Sang que je comptais bien garder tout à moi. J'évitais d'un mouvement souple les ongles changés en griffes de la créature et lui assénais un violent coup de Bible pour l'envoyer contre le mur avant de lui enfoncer mon arme dans le crâne. Fin de l'engeance. Un point pour la Team Survivors et un échelon de gagné dans l'estime du poussin assassin, qui m'offrit à nouveau la joie d'entendre le son de sa voix. Si elle est seule ou pas, hein...

Celle-ci récupéra son matériel en me défiant du regard. «  Il ne faut pas avoir d'inquiétudes, carina, je n'ai que peu d'attrait pour les cordes. En ce moment, elles ont tendance à m'inspirer de mauvaises idées… Je préfère les laisser à d'autres personnes mieux avisées, plus sereines… Un peu comme toi. » terminais-je avec un petit sourire moqueur, les yeux dans les siens. Si cela pouvait m'obtenir une réponse immédiate et de plus de trois mots, pourquoi ne pas tenter de jouer avec le feu ? Ah, quel vilain, vilain garçon je fais… Ennuyer une pauvre jeune femme ainsi. Pauvre jeune femme qui n'a apparemment aucun remords à vider les poches des morts et à prendre le plus intéressant pour elle. Que peut-elle bien faire de sous-vêtements masculins exactement ? A moins que je ne me sois laissé berner par les cheveux longs et le visage fin… Je l'observais d'un œil nouveau, amusé par ma théorie alors que je jubilais intérieurement. Pendant ce temps, elle continuait à fouiner dans les affaires des morts, prenant en butin ce qui avait l'honneur de répondre à ses critères.

Lorsqu'elle eut terminé, je m'approchais et récoltais ce qui avait été délaissé. Pour moi, tout était bon, à part les vêtements féminins, par souci de commodité. Je suis bien trop épais pour pouvoir seulement passer mon avant-bras dans le trou prévu à cet effet d'un de ces hauts. Je récoltais deux pulls, deux pantalons, des t-shirts et surtout, des paires de chaussettes. Je ne hais rien de plus que d'avoir froid aux pieds. J'étais en train de jauger la taille des ceintures lorsqu'elle me posa une nouvelle question, que j'éludais rapidement, n'ayant pas envie de raviver sa méfiance des premiers instants. «  Oh, il faut une raison maintenant pour venir en aide à son prochain ? Je suis juste un homme bon, carina, tourné vers l'autre. » Je passais une des ceintures autour de mon pantalon et tentais de la fermer, sans succès. Je pourrais me vexer, moi qui était persuadé d'avoir perdu du poids avec toutes ces épreuves insensées ! Mon ego écorché, je refermais un peu vivement le tiroir après y avoir remis les ceintures fautives, continuant à échanger avec la femme. «  Et comme je suis maintenant certain que tu n'es pas seule ici, je pense qu'il me sera profitable de faire passer un message de paix aux membres de ton groupe. Je compte rester dans le voisinage un petit moment, je serai bien fâché d'établir de mauvais liens avec les habitants. J'espère que les caleçons leurs iront. » terminais-je en me retournant vers elle, les yeux pétillant de malice. Un bon magicien sait observer, première règle du métier !

Bien bien bien… Et maintenant, il s'agit de continuer notre petite visite, il n'y a pas que cette chambre à nettoyer. J'espère que nous ne trouverons pas de monstres dans chacune des autres pièces, j'ai bien envie de pouvoir profiter des lieux, et le nettoyage de deux corps en décomposition avancé va me prendre du temps. Autant ne pas rallonger la durée ! Je quittais la pièce et m'avançais vers une autre, prenant la précaution de coller mon oreille contre la porte. Pas de bruit. Ouf ! La fille me suivant toujours, je continuais la conversation sans trop attendre de réponse de sa part. «  Tu préciseras bien à tes amis que je suis un pacifiste de l'âme. Je préférais éviter les ennuis et les disputes. Je commence à avoir mon compte de blessures de guerre, tu ne trouves pas ?  » demandais-je en lui indiquant vaguement la cicatrice immanquable sur mon nez, histoire de marquer ma phrase. Si elle pouvait éviter de me laisser un nouveau souvenir, ça m'arrangerait. Et elle aussi. J'imagine qu'elle tient à retrouver son groupe...
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