The Walking Dead RPG

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- Tes yeux noirs -
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Sam 7 Avr 2018 - 21:40
« Et tu n’y tiens pas ? » Demanda-t-elle simplement en fronçant les sourcils.

L’histoire autour de cette soi-disant « breloque » l’interpela plus que voulu par Lisandro. Il avait beau essayer de dédramatiser la situation, de faire croire que ça n’était qu’un petit cadeau anodin avec la volonté de marquer juste le coup de ses trente ans, elle avait un peu de mal à y croire. Son cœur se serra, gonfla même dans sa poitrine, alors qu’elle fixait l’homme intensément. Au fond, avait-elle vraiment envie que ça soit une anecdote parmi tant d’autres ? Lèvres pincées, elle sembla hésiter sur la marche à suivre avec lui :

« C’est… » Elle se coupa. Sans savoir comment aborder le reste, comment approcher concrètement le sujet sans donner l’air d’être totalement paranoïaque, ou pire. Se montait-elle seulement la tête ? « Qu’on le veuille ou non, c’est un cadeau assez… Intime, non ? »

Sauf que dès lors que les mots sortirent de sa bouche, elle les regretta amèrement. Ça n’était pas une accusation, mais ça en donnait l’impression. Partagée entre la sensation qu’elle pourrait demander plus, et la volonté de ne surtout pas franchir ce pas, la métisse eut l’impression d’être coincée. C’était absurde, et dieu savait comme elle pouvait agir bizarrement lorsqu’elle se trouvait justement dans une situation qu’elle ne parvenait pas à saisir correctement. L’idée de se fourvoyer lui faisait mal au ventre, mais celle de faire un pas en avant vers lui, l’angoissait.

C’était déjà absurde… Heureusement passèrent-ils à autre chose :

« Effectivement, tu as tout compris ! » Rigola-t-elle simplement en passant cette gêne qu’elle ressentait : ce cadeau était peut-être anecdotique, mais elle voulait qu’il puisse encore avoir des rêves. Même à son âge. Même après des années à avoir mis ça sous silence. « Et puis, j’espère toujours qu’un jour tu viendras avec cette blouse et rien en-dessous pour me visiter. » S’amusa-t-elle d’un sourire mutin.

Elle rit contre ses lèvres, venant les embrasser une nouvelle fois avec une pointe de gourmandise charmante. Andrea se sentait toujours comme une adolescente lorsqu’elle se retrouvait ici, au creux de ses bras. Lorsqu’il la regardait avec cette lueur vive dans les yeux sombres. Elle l’adorait sans pouvoir l’admettre, pas seulement parce qu’il lui rappelait, par sa manière d’être, sa manière de la contempler sans pudeur et avec la même envie dans les pupilles, l’homme qu’elle avait laissé à Los Angeles et qui aurait dû être son mari.

Lisandro avait quelque chose, un petit rien, qui lui donnait l’impression d’avoir des papillons dans le ventre comme une gamine devant son premier béguin.

« Idiot. » Souffla-t-elle avant de l’embrasser une nouvelle fois très rapidement.
« Andrea ?! » La voix à côté l’interpela, elle se retourna vivement pour tomber nez à nez avec Ruben dans l’encadrement de la porte.

Lui, le regard braqué sur eux. Et eux, dans les bras l’un de l’autre à se regarder avec complicité.




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Jeu 12 Avr 2018 - 21:32
« Oh si, j’y tiens… Mais il fallait quelque chose à rajouter non ? » Et puis, il tenait plus à elle encore. Mais ça, il ne le dit pas. L’homme se contenta d’hausser les épaules et de la suivre. Oui c’était intime comme cadeau, mais il essayait néanmoins de faire genre que non. C’était un peu louper peut-être, il suffisait de voir le coup d’œil qu’elle lui lançait. Cette intensité dans ce regard, il était troublé en la regardant, comme si elle l’avait percé à jour. Il ne voulait pas… en faire des caisses, il ne voulait pas… Et en même temps, c’était important pour lui, de lui offrir ce bracelet. Ca avait de la valeur. Même s’il feignait la nonchalance devant elle. « Te monte pas la tête, Andrea, ce n’est rien de plus qu’un bracelet avec une breloque. » Il avait bien noté le ton dans sa voix. Bien obligé de dédramatiser, Lisandro détourna la tête pour éviter qu’elle ne lise dans ses yeux l’importance que ce cadeau avait pour lui aussi, elle avait raison. C’était intime. Mais Andrea ne voulait pas l’entendre, ça. Peu importe.

Détourner sujet fut visiblement une excellente idée car elle passa d’une mine soucieuse à un petit sourire mutin. Et puis, j’espère toujours qu’un jour tu viendras avec cette blouse et rien en-dessous pour me visiter. Le regard de Lisandro s’illumina alors qu’il pensait au scénario qu’elle suggérait. Ça, il ne se priva pas de le lui transmettre d’un regard et d’un sourire assez explicite. « Ne me donne pas des idées, on pourrait en choquer certains. » Elle rit, tout contre ses lèvres avant de l’embrasser et de l’enlacer à son tour. Ce rire, ça le rendait fou, d’elle. Parce qu’elle était si insouciante à rire de la sorte. Il n’avait pu que remarquer la différence. Andrea, avec lui, était différente. Elle semblait plus légère, moins sérieuse, moins coincée. Plus elle-même, peut-être. Il l’espérait. Il savait juste qu’ensemble, ils se sentaient mieux tous les deux. Alors toute cette histoire, elle n’était pas forcément meilleure. Elle le traita d’idiot et ce fut à son tour de rire, embrassant ses lèvres et puis son cou, ses bras l’enserrant contre lui.

« Andrea ?! »

Lisandro sursauta, le nez dans le cou d’Andrea, avant de tourner la tête et de reconnaitre Ruben sur le pas de la porte. Lisandro se redressa, et lentement se détacha d’Andrea. Pour le coup, il avait autant peur de la réaction d’Andrea que de celle de Ruben. Mal à l’aise, Lisandro fit un pas de côté sans pour autant fuir la scène de crime, il assumerait avec elle, si elle le voulait. Lisandro enfuit ses mains dans les poches de son jeans, avisa la jeune femme d’un air embarrassé avant de regard son neveu, toujours aussi choqué. « Ruben… ! » Le silence malaisant qui planait entre eux trois lui donnait envie de se tortiller sur place, comme un adolescent prit en faute. Il regarda Andrea, puis Ruben encore. « Je peux vous laisser, si tu veux… » Il n’arrivait pas vraiment à savoir si c’était bien sa place. Andrea avait pourtant été claire sur le secret de leur relation. Et soudain, il avait peur. Il avait cette angoisse au cœur qu’elle arrête tout, juste à cause de ce moment-là, face à Ruben. Pour autant, il n’osa pas la regarder.
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Dim 15 Avr 2018 - 10:24
Le choc passé, la stupéfaction restait. Ce qui revenait au même, en soi. Andrea aurait voulu revenir au moment où tout allait bien, et se défaire de Lisandro avant la conversation gênante qui s’imposait. Sourcils froncés, incapable de dire quoi que ce soit de cohérent dans son esprit, la brune resta silencieuse de longues minutes jusqu’à l’intervention de son amant à qui elle n’adressa pas un regard. Les laisser ? Oh non, il n’en était pas question ! Il était aussi dans le coup, donc devait assumer sa part de malaise, comme elle !

« Non, c’est bon. » Souffla-t-elle sans forcer un sourire.

Elle n’en était pas capable. Il fallait dire qu’elle n’avait jamais eu d’enfant, elle ne savait pas comment les gens géraient ce genre de choses entre eux, avant. Sa mère n’avait jamais été confronté à ça, alors comment pouvait-elle s’en inspirer ? Avec sa volonté de garder ça pour eux, elle n’avait pas vu que des personnes pouvaient être blessé par ça. Pour autant, elle ne pensait pas à mal. Et elle ne se rendit pas compte qu’elle n’avait pas eu un mot pour son neveu quand il s’adressa à eux, toujours circonspect :

« Vous allez m’expliquer ou restez planté là à ne rien me dire ? » Il s’impatientait, et elle comprenait. Une profonde inspiration plus tard, elle… Ne parla pas avant que Ruben ne lui coupe la parole : « Vous êtes ensemble ? » Demanda-t-il franchement.

Ensemble ? Le mot lui semblait si grossier sur l’instant ! Elle se raidit à vue d’œil, avant d’adresser un regard à son voisin. Ça n’était pas le terme vraiment approprié à l’histoire. Elle avait l’impression de trahir absolument tout le monde à se faire surprendre comme une adolescente. Ben, Alma, Ruben. Tout ça parce qu’elle se contentait du meilleur de la relation, cette partie qui engendrait l’attache et l’affection, là où elle se refusait pourtant à l’aimer. L’idée d’y mettre fin ne lui frôla pourtant pas l’esprit : elle y tenait bien trop.

« Non ? » Commença-t-elle en adressant clairement la question à Lisandro, de qui elle croisa l’œillade aussi étonnée qu’elle. « Enfin… Oui. » Tenta-t-elle ensuite. La question n’était pourtant pas si compliquée.
« Oui ou non ? » Insista Ruben.
« Oui. » Trancha-t-elle.

Elle haussa les épaules. C’était plus simple de l’envisager ainsi, même si elle ignorait royalement les souvenirs qui s’imposaient à elle à l’instant suivant. La trahison lui donnait l’impression que ses joues chauffaient, mais Andrea se tint droite comme un piquet.

« Pourquoi vous ne m’en avez pas parlé ? » Demanda Ruben, soudainement plus doux. Les bras croisés sur son buste, certes, mais l’air de ne pas comprendre où était finalement le mal.
« Parce que… Ce n’est… Pour l’instant pas… » Elle chercha ses mots. Son coude s’enfonça dans les côtes de Lisandro pour qu’il vienne à son secours : « Sérieux. C’est tout récent et… Je ne voulais pas t’embêter avec ça, on voulait rester discret. » Expliqua-t-elle au mieux.

Ruben fronça les sourcils, semblant comprendre. Ne pas lui en vouloir. Ce garçon avait toujours été plus mature que les autres. Compréhensif. C’était pour ça aussi qu’elle l’aimait tant.




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Ven 20 Avr 2018 - 20:22
Quand elle l’incita à rester, il ne bougea pas d’un iota. Il savait qu’il valait mieux rester, mais devant la stupéfaction de la brune, il avait hésité. Est-ce qu’il était vraiment concerné ? Cela dépendait si cette histoire était sérieuse, non ? Il jeta un coup d’œil à Ruben, puis à Andrea, mais cette dernière gardait le silence. Ce qu’il devait dire, ou faire, il n’en avait aucune idée. Mais il ne filerait pas, comme elle le demandait. Où était sa place dans tout ça ? Il hésitait un peu. Mais il ne prit pas la parole. Ce n’était pas son neveu, et il s’en référait à elle pour avoir une explication. Clairement, Lisandro se sentait un peu de trop. Hésitant entre se rapprocher d’elle et s’éloigner.

Vous êtes ensemble ? La question était légitime. Le chilien ouvrit la bouche pour répondre, puis la referma. Peut-être … que ce n’était pas à lui de répondre à la question. D’emblée, il voulait dire oui. Mais il n’était pas certain. Pas certain que ce ‘oui’ était réciproque. Alors tout comme Ruben, il attendit sa réponse, sans oser la regarder. Il n’avait pas besoin de la voir, il avait comme senti que la définition ne lui plaisait pas. Raide, l’ambiance était devenue soudainement tendue. Comme si Ruben avait proféré une accusation houleuse. Non ? Ce fut à Lisandro de se raidir, et lever subitement la tête vers elle. Non ?. Il se sentit blessé par ce cri du cœur qui ne répondait pas au sien. Pourtant, il n’en dit rien. Il ne s’en sentait pas le droit. Andrea semblait hésiter, néanmoins. Pour finir par affirmer un ‘oui’ presque convaincant. Il garda le silence encore, parce qu’il ne savait pas réellement ce qu’il devait dire.

Pourquoi n’avoir rien dit ? Effectivement. Lisandro voulait. Mais Andrea voulait garder le secret. Lisandro s’en fichait bien, lui, que tout le monde sache qu’ils étaient ensemble, ou qu’ils s’amusaient juste, peu importe. Il avait assez perdu de temps avec Alma pour jouer à ça, pour autant, il avait cédé. Conquit par l’idée du secret d’adolescent. C’était un peu tard pour en faire le reproche. Pour autant, son pas sérieux lui arracha un léger rictus. « Ouais. Pas sérieux. » Il croisa les bras sur son torse en se redressant, pour aviser Andrea et Ruben avec cet air de sale gosse que tout le monde lui connaissait. Si ça pouvait faire plaisir à Andrea, il pouvait se la jouer ‘pas sérieux’. Mais quelque chose sonnait un peu faux dans son attitude. « On n’voulait pas faire tout un foin de quelque chose basé que sur… Désolé, Ruben. C’est sûr, c’n’est pas vraiment comme ça qu’on avait prévu d’en parler… Si c’était prévu. » Dit-il avec un sourire. Un putain de sale gosse râleur.
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Dim 22 Avr 2018 - 10:04
« Oh, ok… » Souffla Ruben, semblant comprendre sans oser aller plus loin devant la réponse de Lisandro.

Andrea poussa un soupir. Les yeux assassins tournés vers le chilien à la réponse de ce dernier. Là où elle attendait du soutien, se retrouvait avec un retour qu’elle n’appréciait guère. Notamment parce que le ton de l’homme n’était pas exactement en adéquation avec ce qu’elle voulait. S’il parvenait à faire illusion auprès de l’adolescent, elle ne mordait pas du tout à l’hameçon. Il fallait dire qu’Andy était loin d’être la dernière des idiotes, et que d’une certaine manière : elle commençait à bien le connaître. Quelque chose n’était pas passé dans ses réponses, et Lisandro jouait faux.

« On va en parler dehors, viens. » Appuya la métisse en attrapant son neveu par les épaules.

Son regard se posa l’instant d’après sur l’homme, comme pour lui dire qu’elle le retenait, et qu’elle voyait clair dans son petit jeu. Mais surtout, qu’il ne l’emporterait pas au paradis. Lèvres pincées, elle s’éloigna finalement de sa chambre pour terminer cette discussion avec Ruben, qui se montra patient à son égard, et surtout prévenant. Il comprenait l’idée, moins le fait qu’elle le lui ait caché. Andy comprit son erreur : entre eux, il ne pouvait pas y avoir de secrets, parce qu’ils étaient une famille qui devait pouvoir compter l’un sur l’autre.

Elle passa bien une heure à l’extérieur avec lui, en essayant de tirer tout ça au clair, et de lui permettre de se familiariser avec ce fait. Ça passait, notamment car il appréciait suffisamment Lisandro pour accepter qu’il fréquente sa tante, même si tout ça lui semblait étrange. Depuis deux ans qu’ils étaient quotidiennement ensemble, il n’avait jamais vu Andy avec quelqu’un. Et il savait combien l’absence de son fiancé lui pesait.

Ils se laissèrent finalement, et Andrea revint sur ses pas pour retrouver finalement Lisandro. Lui retourné dans son infirmerie, seul comme à son habitude à feuilleter le livre qu’elle venait de lui offrir, elle referma la porte derrière elle en venant poser le bras sur sa hanche pour marquer son mécontentement. Le chilien avait plutôt intérêt à bien s’accrocher, parce qu’une tempête polaire l’attendait :

« C’était quoi, ça ? » Appuya-t-elle sèchement, en ancrant son regard sombre dans celui de son amant. Elle ne lui laissa pas l’occasion de ne pas comprendre ce qu’elle voulait dire : « Oh et si tu veux jouer les idiots, le ça, c’est ta réaction d’adolescent de quatorze ans. » Précisa-t-elle dans la foulée.

Sourcils froncés, calme d’apparence, ferme dans sa voix. Non, clairement : il ne l’emporterait pas comme ça.




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Dim 6 Mai 2018 - 10:46
Quelque chose dans ce qui venait de se jouer ne lui plaisait pas. Pas sérieux. Cela lui restait au travers de la gorge alors que c’était pourtant une chose établie entre eux, non ? N’était-ce pas lui qui, pour convaincre Andrea de jouer le jeu avec lui, avait dédramatisé leur relation pour n’en faire ressortir que le meilleur ; le plaisir, l’insouciance, la complicité, l’amusement. Une anesthésie à leurs peines qui faisait du bien. C’était ça qu’ils vivaient. C’était sur ça qu’ils avaient établi la base de leur relation. Mais de l’entendre dire de la bouche d’Andrea, ça ne lui avait pas plu. Et ce furent d’autres propos, tenus par Eli quelques temps plus tôt qui lui revinrent en mémoire. J'pense pas qu'ça puisse durer longtemps. […] Vous êtes enfermés ensemble, vous vous voyez tous les jours. J'mets ma main à couper que si ça continue, ça sera plus que ça. Qu'vous aillez un deuil à faire ou pas… […]

Ces mots le troublèrent un peu alors qu’après un regard assassin en sa direction, Andrea prit son neveu par l’épaule pour aller s’expliquer dehors. Il n’en fallu pas plus pour le chilien pour s’enfuir se réfugier dans l’infirmerie. Il ne tenait pas à rester là, à attendre qu’elle revienne pour s’expliquer. Elle reviendrait, c’était sûr. Mais il n’allait pas poireauter là à attendre. Contrarié et un peu troublé par ce qui venait de se passer, Lisandro s’installa à son bureau en prenant soin de fermer la porte. Il s’affala sur sa chaise en soupirant avant d’ouvrir le manuel de médecine que la brune venait de lui offrir. Tout plutôt que de penser à ce qu’il avait ressenti quand, d’instinct, Andrea avait répondu qu’ils n’étaient pas ensemble. Ça lui restait en travers de la gorge. Encore plus quand il se disait qu’Eli avait probablement raison.

Comme prédit, la régisseuse finit par ouvrir la porte de l’infirmerie pour la claquer fermement derrière elle. Il leva un regard fatigué d’avance avant de reposer les yeux sur sa lecture, afin de ne pas affronter directement ce regard accusateur qu’elle lui lançait. Il dut néanmoins soutenir ces yeux noirs qui l’incendiaient. Mais le chilien restait braqué, toujours aussi en colère contre une évidence qu’il n’avait pas envie d’admettre devant elle. Elle ne voulait pas qu’il joue aux idiots ? Pas de chance, Lisandro excellait dans ce domaine.  « Quoi, ça ? J’ai fait que répéter ce que tu disais à Ruben. » Dit-il, la mauvaise foi suintait de sa voix. « J’aurai dû le dire comment dis-moi, hein ? Dis-moi, comme ça la prochaine fois, je ne gafferai pas. » Il referma le livre avec humeur et se leva de sa chaise, contournant le bureau pour garder une certaine distance entre elle et lui. Croisant les bras sur son torse, il esquivait la véritable question. Il haussa les épaules en la regardant. Cette distance qu’il mettait entre elle et lui, c’était parce qu’il avait peur du pouvoir qu’elle avait sur lui.

« Oh et puis, c’est promis ! La prochaine fois que quelqu’un nous surprendre à nous galocher comme des ado’, j’expliquerais qu’on n’est pas ensemble, que c’était juste un examen médical. Deux-trois mots savants et tout le monde y croira. Basta ! » S’exprima-t-il sur un ton acerbe. C’était ce qu’il avait le plus de mal à digérer, qu’elle ne les considère pas comme un couple. Ils n’étaient pas en couple dans le sens traditionnel du terme. Mais s’ils n’étaient pas ensemble, d’une certaine façon, qu’étaient-ils ? Au final, pour Lisandro, c’était déjà plus qu’une partie de jambes en l’air pour le plaisir. Eli avait raison. Bastardo.
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Sam 26 Mai 2018 - 14:21
Andrea fit les gros yeux devant l’insolence de Lisandro. Elle avait l’impression d’avoir à faire à un gamin, et elle n’était clairement pas sûre d’apprécier cette partie de lui. Pourtant, ça n’était pas une grande surprise, elle le connaissait avant et assez pour savoir que ça n’était pas une découverte. Devait-elle sérieusement s’en étonner ? Non. Cependant, le fait qu’il ose sérieusement ce caprice lui tapait sur le système. Elle n’avait pas l’impression de l’avoir trahi, mais tout dans le comportement du chilien laissait croire que c’était le cas.

Avait-elle bifurqué de ses valeurs ? Avait-elle laissé entendre à un moment donné qu’il y avait davantage entre eux ? Probablement. Parce qu’elle le sentait aussi : son cœur battait plus fort lorsqu’elle était avec lui, et il donnait l’impression d’être lourd dans sa poitrine. Paradoxalement, elle était aussi plus légère, plus libre. Plus souriante. L’effet qu’avait Lisandro sur elle la perturbait, et pour autant, elle ne se voyait pas le laisser. Fuir ? Elle ne pouvait pas s’y résoudre. Elle en avait tellement besoin, de cette insouciance.

Sauf que devant cette dispute, de l’insouciance, il n’y en avait plus aucune.

« Tu te fous de moi ? » Demanda-t-elle sérieusement, s’attendant à ce qu’il lui réponde que tout ça était une blague depuis le début. Et ça avait plutôt intérêt ! « Qu’est-ce qu’il te prend ? »

Son poing se ferma, elle se sentit se raidir instinctivement. Le fait qu’en plus, il ose tempêter pour des choses qu’il n’avait même pas demandés. L’humeur de Lisandro était visiblement communicative ! Et elle ne comptait pas se laisser faire. Il ne la malmènerait pas. Andrea restait persuadée du fait qu’elle n’était pas en tort, qu’on ne pouvait pas lui reprocher de ne pas suivre les limites qu’ils s’étaient fixés. Elle avait eu la décence de garder pour elle les sentiments qui pouvaient la perturber, de les mettre sous cloche, ne pas les laisser éclater.

« Tu as l’impression que ça me fait rire, peut-être… Mais détrompe toi, ce n’est pas DU TOUT le cas. Et pour ta gouverne, si tu as l’intention de te comporter comme un gros con possessif, ça ne passera pas avec moi. Je ne sais pas pour qui tu te prends, surtout pour qui tu ME prends, mais il va falloir revoir ton discours très rapidement. » Avertit-elle sèchement.

Son œillade était glaçante, elle lançait des éclairs. Elle s’approcha d’un pas de lui, pour l’acculer puisqu’il voulait garder une distance de sécurité. C’était instinctif : elle le pousserait à bout s’il le fallait mais elle obtiendrait ses réponses. Et elle mettrait les points sur le i.

« Tu étais d’accord avec ça. Si ta position a changé, tu devais m’en parler. » Souligna-t-elle, avançant toujours. « Mais te rendre ridicule, ça ne faisait pas du tout partie de notre accord. »




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