The Walking Dead RPG

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- Tes yeux noirs -
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Dim 17 Juin 2018 - 15:14
Il n’aimait pas ce que cette situation le poussait à faire. Il n’aimait pas la blesser comme il était en train de le faire. Mais elle ne pourrait pas entendre. Comment le pourrait-elle ? Il ne suivait plus cet accord tacite qu’il avait lui-même instauré pour pouvoir égoïstement profiter d’elle et de ces instants complices qui n’appartenaient qu’à eux. Profiter de son corps, de ses formes, mais aussi de ses sourires et de cet éclat d’insouciance qui brillait au fond de ses prunelles quand elle le regardait. Entendre son rire, l’embrasser, parcourir sa peau douce et aimer chaque parcelle de son être. Et puis se perdre dans son odeur, oublier ses peurs, oublier sa peine et l’incertitude de ce qui les attend dehors. Pour profiter de tout ça, il avait été le premier à poser les termes de cet accord. Et il se voyait incapable de les respecter aujourd’hui. Elle ne pourrait pas entendre. Elle ne le voudrait pas.

Il essuya ses mots, les bras croisés sur son torse comme pour se protéger d’elle. Il fit un pas en arrière alors qu’elle s’approchait. Non, ça ne le faisait pas rire. Au contraire, c’était très sérieux ce qu’il se passait là, sous leurs yeux. Il ne lui fit pas l’affront de répondre. Parce qu’il ignorait ce qui sortirait de sa bouche. Tu étais d’accord avec ça. Il tressaillit. Était. L’imparfait correctement utilisé. Il aurait dû lui dire ? La prévenir ? Comment aurait-il pu ?! « Je ne savais pas ! Andrea. » Lâcha-t-il, furibond contre lui-même. « Mais quand la première chose qui t’est venue quand Ruben a demandé si nous étions ensemble ce fut ‘non’ … Ca m’a blessé. » Et pas qu’un peu. Il continua de s’écarter encore un peu, il entreprit de revenir vers le bureau, ne serait-ce que pour avoir l’occasion de prendre la porte et de s’enfuir, le moment venu.

« Et ça ne me laisse toujours pas le droit de te dire ça, alors oublie veux-tu ? Tout ça, ça n’sert à rien. Je … Ca va passer. » Mais ce qu’il voulait à présent, c’était quoi ? Continuer ? Reprendre ce qu’ils étaient en train de faire tout à l’heure et ignorer cette crise ? Ce serait plus facile. Mais le voulait-il vraiment ? « Mais… » Il se retint. Pouvait-il vraiment lui demander ça ? Il se tourna pourtant vers elle et planta son regard d’animal blessé dans les siens. « Tout le monde est au courant à la prison. Pourquoi on se cache encore ? » Parce que les choses deviendraient alors, plus réelle ? Sans doute. Ou alors… « Aurais-tu honte Andrea ? D’être avec moi ? » Parce qu’il le savait, qu’elle était trop bien pour lui. Néanmoins, il se rendait compte qu’il avait eu l’espoir d’avancer pour la mériter. Et que la réaction qu’elle avait eu face à Ruben, il était blessé parce que pour elle, il n’était qu’un passe-temps, alors que lui était passé à l’étape au-dessus. Il n’était plus avec elle pour oublier. Il était avec elle parce qu’il la désirait à tel point que son cœur en était douloureux.
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Mar 19 Juin 2018 - 14:24
Elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre vis-à-vis de tout ça. Est-ce que ça avait du sens d’entamer cette conversation, d’essayer de tirer les choses aux claires ? Andrea était perdue, elle n’en montra cependant rien pour ne pas attirer l’attention sur son trouble. Par fierté sans doute, un égo gigantesque et mal placé qui l’empêchait de vivre le bonheur comme il devait être vécu. Lisandro, reculant lorsqu’elle s’approchait, lui donnait juste l’impression de vouloir la fuir. Et elle n’était pas sûre d’aimer ça… Pas seulement parce qu’il était lâche, au fond… La métisse craignait qu’il s’agissait d’autre chose… Que ça soit eux qu’il soit en train de fuir.

« Je sais même pas quoi te répondre, tu… » La brune se stoppa, instinctivement. De peur de ne pas pouvoir s’expliquer. Et puis… Une pointe de colère perça dans son regard, comme la crainte profonde qui l’agitait : « Et qu’est-ce que tu voulais que je dise, hein ? Comme si c’était si facile de l’expliquer, comme si c’était évident ! »

Aurait-elle pu vraiment répondre « oui » à Ruben, à sa question sur leur « couple » ? Pouvaient-ils se définir ainsi, après tout ce qu’ils s’étaient déjà dit tous les deux ? N’était-ce pas Lisandro qui avait tant insisté pour ne pas les qualifier, ne pas les officialiser, finalement ne pas mettre de mot sur cette relation ? Andrea était confuse, et les traumatismes qu’elle avait subis l’empêchaient de prendre du recul sur sa situation, et sur le mal qu’elle pourrait faire.

Alors, avait-elle honte ? Pas le moins du monde, et certainement pas de lui. Dans le fond, elle avait peur de faire tâche à ses côtés, que les gens puissent le juger, lui faire changer le regard qu’il posait sur elle. Ça n’était pas dans cette prison qu’elle avait des craintes – quoi que parfois, un peu. Elle se savait tellement monstrueuse dans ce corps qui ne lui correspondait plus. Comment pouvait-il être perdu dans ses sentiments, alors qu’il ne s’agissait que d’elle ?

« Ce n’est pas le propos, je ne te parle pas de honte, ou de… » A nouveau, elle se stoppa. Elle se sentit idiote. Puis, elle s’énerva : « Mais putain, et toi, hein ?! » Parce qu’il fallait rejeter la faute, passer à autre chose, reprendre son souffle aussi. Andrea s’en mordrait les doigts, elle en avait plus que conscience, sauf qu’elle était incapable de s’en empêcher. Il fallait le faire fuir. Elle serra les poings, et enquilla : « C’est quoi ton problème ? T’as envie d’pouvoir dire à tout le monde que tu t’tapes la pauvre nana qui n’a plus qu’un bras pour tout faire ? »

La question était sérieuse et sauvage. Injuste envers lui, évidemment.

« T’éprouve de la fierté, peut-être ? » Demanda-t-elle franchement : « Si t’as pas honte de moi, de te taper une fille comme moi, tu devrais… J’pourrais ouvrir un cirque, faire un freak show rien qu’avec ça ! » Elle désigna son moignon. « Et ça t’convient que tout le monde le sache ? Et tu veux que je dise « oui » quand on me demande si on est ensemble ? » Elle eut un rire sans joie : « Remercie-moi de t’épargner ça, au lieu de m’en vouloir. »




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Mer 27 Juin 2018 - 10:56
Comme si c’était évident. Il comprenait. Il savait. Mais ça l’avait blessé plus qu’il ne l’aurait imaginé. Peut-être parce que cette étape qu’elle venait de passer, à dire la vérité à Ruben, Lisandro l’avait déjà passée auprès d’Eli. Le garçon avait accepté, sans broncher, et le mettant en garde sur ce qui était en train de se passer. C’était d’autant plus frustrant d’admettre qu’Eli avait raison : c’était devenu plus qu’une histoire de sexe. Mais seulement pour lui, apparemment. Perdu dans ce qu’il ressentait pour elle, il enchainait les faux pas et elle, elle continuait de se rapprocher de lui, l’empêchant de fuir malgré lui.

Elle ne répondit pas vraiment à la dernière question qu’il lui posa. … Pas une histoire de honte ? Que devait-il comprendre ? Silencieux, il détourna le regard juste avant qu’elle n’explose à son tour. Levant les yeux vers elle, il la vit s’enflammer et se retourner contre lui. Stupéfait par les mots qui sortaient de ses lèvres, il n’aurait cependant pas dû être si surpris que ça. Il savait sa réticence, le traumatisme de ce qu’elle avait perdu et de ce qu’elle ne se sentait plus entière, plus elle-même, plus femme. Il avait tenté, quelques fois, de lui montrer que ça ne la diminuait pas, que ça ne la rendait pas moins belle, moins désirable, moins forte, mais il s’était toujours heurté à un mur. Alors que même ainsi, Lisandro considérait qu’il ne lui arrivait pas à la cheville. Agressive, il avait l’impression qu’elle l’acculait pour le faire fuir. Mais ce qu’elle disait le mettait également en colère et il fronça les sourcils.

« Non mais t’as raison, ça ferait un parfait numéro. Je crois que tu tiens le bon bout, là ! » Dit-il avec humeur. Et pour la première fois, au lieu de reculer, il avança vers elle. « Entre le croque-mort qui se croyait médecin, et la femme-manchot, je suis certain qu’on aurait de quoi faire une tournée. » Il s’approcha d’elle, encore. « Quand est-ce que tu vas comprendre, Andrea… » Il l’attrapa par son bras valide, l’immobilisant avec force, avant de lever son bras mutilé de l’autre main. Il la tint avec la même intensité, parce que même ainsi, il n’aurait pas la stupidité de la trouver plus fragile. Il exposa son moignon entre eux deux. « … Que ça ne te rend pas moins forte, moins femme, moins belle ?! Même comme ça tu restes deux fois plus dangereuse que moi ! Mierda ! » Il s’arrêta pour poser un regard franc sur la cicatrice, il n’aurait pu faire mieux pour elle. Il aurait pourtant tout donné pour sauver son bras. « J’aurai préféré pouvoir sauver ton bras. Mais c’était impossible. » Il la regarda ensuite, droit dans les yeux, refusant toujours de la lâcher. Elle pouvait se débattre. Il n’en avait pas encore fini. « Il va falloir que t’acceptes que si je t’aime comme tu es, ce n’est pas parce que tu es un monstre. Mais parce que tu es la femme la plus forte, et la plus dangereuse qu’il m’ait été donné de rencontrer. Et je t’interdis de me traiter de tordu, ou de fétichiste pour ça. Parce que ça» Il désigna son bras mutilé, encore. « Ca ne résume pas qui tu es. » Puis il la lâcha, brusquement. Toujours en colère, il fit deux pas en arrière, avant de se détourner pour quitter la pièce.

Il avait osé, oui. Il l’avait dit.
Il ignorait si elle l’avait entendu.
Mais il l’aimait. Elle.
Toute entière.
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Sam 14 Juil 2018 - 14:50
C’était grotesque. Cette dispute était grotesque, et elle ne voyait même plus comment en venir à bout. Mais comment expliquer à Lisandro ce qu’elle ressentait au fond, et ce qu’elle devait faire pour arriver à l’aimer avec toute la tendresse qu’elle ressentait au fond d’elle ? L’ironie dont il usa lui fit serrer la mâchoire, la retranchant un peu plus dans sa mauvaise foi, et dans le peu d’estime d’elle-même qu’elle avait encore. Ses yeux se noircirent davantage en l’entendant se moquer d’eux, parce quoi qu’il en dise, ça avait de l’importance à ses yeux.

Elle secoua la tête négativement, comme pour essayer de chasser ces pensées diffuses, celles qui l’empêchaient de le rabrouer, et de le faire taire définitivement. Elle avait pourtant mille manières de lui claquer la mâchoire, de le renvoyer dans ses buts. Elle l’avait déjà fait cent fois ! Il suffisait de voir ! La majorité du temps, Andrea lui faisait peur. Comme là, lorsqu’elle l’avait acculé, en lui sommant de s’expliquer.

C’était chose faite désormais : et c’était au tour de Lisandro se prendre l’ascendant sur elle, de l’empêcher de parler, partir, rétorquer, se débattre. Comprendre quoi, hein ? C’était ce qu’elle avait envie de lui dire. Et lui ! Quand est-ce qu’il comprendrait ? Elle se savait si égoïste, si égocentrique, de ne penser qu’à travers ce bras. De savoir que sans lui, elle n’était même pas une humaine entière, qu’elle n’en méritait pas vraiment le statut dans son esprit ; alors quand est-ce que lui comprendrait ce fait ?

Puis, il la scotcha. Elle écarquilla les yeux sous le coup de la surprise en gardant son regard ancré sur lui. « si je t’aime comme tu es, ce n’est pas parce que tu es un monstre. » Alors c’était ça ?

Il l’aimait.

« Quoi ? » Bafouilla-t-elle en papillonnant des yeux, en essayant de bien tout comprendre. « Qu’est-ce que tu as dit ? » Elle se fichait de tout le reste. Il n’était pas tordu – elle ne le pensait pas en tout cas. Ça ne résumait pas qui elle était en effet, mais était-elle seulement prête à l’entendre ?

Alors elle le scruta encore avant de détourner le regard. Spontanément, ses pieds suivirent le mouvement, et sans un coup d’œil en arrière, Andrea quitta l’infirmerie et son amant.

___________________

« On aurait besoin d’une trousse de premier soin, pour le voyage. » Demanda-t-elle dans l’entrée de la pièce, les yeux rivés sur le chilien.

Ça faisait quelques jours depuis sa déclaration. Quelques jours depuis que tout se pressait autour d’eux, et qu’ils essayaient bon gré mal gré de tenir le cap. L’arrivée de Roza et Connor à l’horizon augurait un avenir bien meilleur, à l’évidence. Mais plus que ça, les évènements avaient permis d’éviter une discussion nécessaire entre Lisandro et elle. Pourtant, la veille d’un départ de probablement plusieurs semaines, l’afro-américaine n’en avait pas envie.

Elle n’en voyait pas l’utilité : par peur de se ridiculiser encore. Et puis, par crainte surtout de ne pas réussir à s’expliquer encore une fois avec lui. En le fixant vraiment pour la première fois depuis ces quelques derniers jours, Andrea réalisa à quel point tout ça lui manquait. A quel point, lui, lui manquait.




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Mer 15 Aoû 2018 - 9:39
Quoi ? […] Qu’est-ce que tu as dit ?  Il s’arrêta, pivota vers elle pour ancrer son regard dans le sien. Les mâchoires serrées, il se rendait compte de ce qu’il avait dit, mais il ne le redirait pas. Pas maintenant. Mais dans son regard, elle pouvait distinguer qu’il ne fuyait pas. Il l’aimait. Véritablement. D’une façon différente que ce qu’il avait pu ressentir pour Alma. C’était peut-être plus fort encore, mais ça, il ne le lui dirait pas. Il suffisait de scruter ces yeux noirs pour comprendre qu’Andrea n’était déjà pas prête à encaisser ces trois petits mots.

Et au final, elle s’échappa. Il la regarda partir, étrangement las et triste.
Il se laissa choir sur la chaise de son bureau.

___________________

Dans l’infirmerie, Lisandro remplissait un sac de fournitures médicales. Du matériel de premier secours ; bandages, alcool, un baume cicatrisant aussi – qu’une petite blonde lui avait appris à fabriquer, il y a longtemps – et toutes sortes de choses qu’il pensait leur être utile. Le dos droit, les épaules crispées, il tenait étrangement sa langue dans sa poche – preuve que la situation ne lui plaisait pas le moins du monde. Andrea et Selene s’en allaient demain – accompagnées de Roza et de Connor – mais ça ne plaisait pas au chilien. Mais la décision prise et annoncée au reste du groupe, Lisandro n’avait même pas voulu prononcer un mot contre ça. Il s’était contenté d’un regard désapprobateur envers Selene et Andrea, avant de tourner les talons. Il avait vaguement entendu Eli s’insurger contre une telle décision dangereuse, mais le chilien n’avait pas voulu y prendre part. C’était dangereux, il en restait persuadé. Mais ce n’était pas le fait que les deux femmes se mettaient en danger qui le dérangeait, non. Il s’inquiétait pour elles, comme tout le monde ici. Mais il savait qu’elles étaient capables – bien plus que si ça avait été Eli et lui – de se débrouiller dehors, sans trop d’encombres.

Mais Andrea s’en allait. Après plusieurs jours de silence alors qu’une discussion houleuse trainait entre eux. Elle allait partir, en laissant tous ces non-dits entre eux. Et il avait peur. Terriblement peur que, malgré la confiance qu’il avait en leurs capacités de survie, elle ne revienne pas. C’était surtout cela, la cause de son mutisme. Il entendit la brune arriver, mais ne leva pas la tête dans sa direction. Il hocha la sienne à sa demande. « C’est ce que je suis en train de préparer. » Il s’arrêta, daignant enfin poser son regard sur elle. Elle lui manquait. Et elle allait terriblement lui manquer en partant demain. Surtout dans ces circonstances. De peur que ses émotions le trahissent, il détourna la tête, mâchoire crispée. « J’y ai mis le nécessaire. Mais j’espère que vous n’en aurez pas besoin… » Dit-il sombrement. « Ce sera prêt dans une minute. »
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Mer 15 Aoû 2018 - 15:32
Ces quelques jours loin de lui n’avaient pas vraiment mis tout en perspective. Les choses restaient obscures, d’autant plus avec le passé qu’ils se traînaient. Andrea en avait des questions au bord des lèvres, des dizaines qui n’obtiendraient jamais vraiment de réponses. Elle fixa l’homme alors qu’il s’affairait à lui préparer cette trousse qu’elle quémandait. Silencieux, elle l’écouta se montrer presque froid à son égard, daignant à peine lui lancer un regard. Il n’y eut qu’une œillade pour venir troubler le rythme de son cœur, ratant un battement pourtant jusqu’ici presque régulier.

Qu’avait-elle fait ?

Ce fut la question qui tourna dans sa tête lorsqu’il retourna à son activité pour l’ignorer, se montrer tellement professionnel que ça lui en donnait mal au ventre. C’était de sa faute s’ils en étaient rendus là, à cause d’une fierté mal placée, à cause des non-dits, à cause de ce qu’elle n’était pas capable d’accepter. Avancer, tout simplement. Se mordillant la lèvre inférieure, Andrea prit une profonde inspiration. Elle aurait voulu se gonfler de courage mais pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait comme une adolescente pleine de désarroi face au monde.

« On essaiera de ne pas en avoir besoin. » Promit-elle à l’homme, sans être capable de faire mieux.

Ce fut à cet instant qu’il boucla sa tâche, et se tourna vers elle pour lui tendre le sac. La brune s’en empara presque maladroitement, essayant de garder contenance, de ne pas donner l’air que tout ça la troublait. Alors que c’était juste un fait : elle était troublée par la situation, par la distance qu’il y avait entre eux. Lisandro avait été le premier homme a être capable de la faire se sentir elle-même depuis le début de tout ça. Et voilà qu’elle le perdait… Voilà qu’elle le fuyait, surtout…

« Merci, pour… » Elle désigna le sac, en le hissant ensuite sur son dos. Prête à prendre la tangente, et à s’en aller sur ces entrefaites. Sans un mot de plus ? Et s’il se passait quelque chose ? Et si c’était là leur dernier échange ? « Je… »

La métisse se stoppa, ravala ce qu’elle put de son égo mal placé. Fuyant son regard encore, elle rassembla un peu de son courage pour aller au-devant de cette discussion qui s’imposait. Et elle priait intérieurement, elle qui n’était pas vraiment croyante, pour que Lisandro voit cet effort surhumain pour elle :

« Je veux pas qu’on se laisse sur une dispute… » Admit-elle dans la foulée, sentant un malaise pressant lui courber les épaules. « Si tu veux qu’on en parle, cette fois, je ne fuirais pas. » Promit-elle.

Cette fois, elle ferait face à ses propos. Elle ferait même l’effort de s’expliquer.




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Jeu 16 Aoû 2018 - 18:17
Il aurait pu faire un pas. Un geste, ou même un regard. Mais il ne voulait pas provoquer une dispute en abordant ce sujet un peu houleux. Et puis, sa réaction voulait bien dire ce qu’elle voulait dire, non ? Trois mots avaient réussi à la faire fuir. Il avait attendu au début, en pensant qu’elle reviendrait – que ce soit pour lui retourner ses mots, ou le traiter d’imbécile. Mais elle n’était pas venue. Ces quelques mots qu’elle venait de lui offrir était les premiers depuis ce jour-là. Il avait besoin de temps pour encaisser. Après tout, c’était le deal. Pas de sentiment. Pourtant c’était inévitable. Même Eli l’avait pressenti. Mais ça n’avait peut-être aucune réciprocité. Pourtant, il avait le cœur lourd à la savoir partir. Laisser les choses en l’état semblait être la meilleure solution, et la pire aussi. Mais avec Andrea, c’était difficile. Il ne s’agissait pas de n’importe quelle femme, il n’oserait pas se targuer de savoir s’y prendre avec elle. Loin de là.

Le sac terminé, il hocha la tête quand elle lui promit qu’elles essayeraient de ne pas en avoir besoin. Il priait pour. Parce qu’il ne serait pas là. Qu’il leur faudrait s’en sortir jusqu’à ce qu’elles rentrent à la prison… ou pas. Elles se débrouilleraient. Il n’avait plus qu’à se convaincre de cela. Il lui tendit le sac en prenant soin d’esquiver son regard. Ce n’était pas de l’indifférence, mais une protection. Il savait ce qu’il en était de leur histoire, il ne serait pas celui qui pleurerait à ses genoux pour qu’elle revienne. Il la respectait trop pour cela. Elle enfila le sac, fit un pas sur le côté pour partir, le remerciant maladroitement. Le regard toujours posé ailleurs, il hocha à nouveau la tête. Parce que ce qui serait sorti de sa bouche aurait été inutile, et inapproprié. Mais ce fut elle qui le surprit.

Figé, dans un premier temps, le regard fixé sur un pan de mur étrangement intéressant pour le coup, ce fut la douleur qui parla en premier. « Parler de quoi ? Hm ? Du fait que ça fait cinq jours que tu fais semblant de ne pas me voir à cause de ce que j’ai dit ? » Puis il relève la tête, avec l’envie de lui offrir son regard le plus amère, mais… A peine croisa-t-il son regard que ses défenses tombèrent. Il avait mal, il avait peur pour elle. Mais il n’avait pas vraiment la force de la tester… Du contraire. Il l’aimait. Ses épaules s’affaissèrent et un soupire s’échappa de ses lèvres. « Je suis désolé. » Son regard se perdit au sol. « Je pensais pouvoir gérer mieux que ça. » Il s’appuya contre la table derrière lui, croisant les bras dans une attitude fermée, pour se protéger. Il la regarda avec une certaine lassitude. « Ne t’en fais pas, on n’est pas en dispute. C’est juste qu’il va me falloir un peu de temps… Juste… Sois prudente. D’accord ? » Parce que pour lui, son silence voulait bien dire ce qu’il voulait dire, non ? Et s’il pouvait l’aider à partir l’esprit tranquille, alors il jouerait au grand garçon, pour elle.
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