The Walking Dead RPG

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- Tes yeux noirs -
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MessageSujet: Tes yeux noirs    Mer 7 Fév 2018 - 12:04

Le 1er février 2018, Anniversaire d'Andrea.

C’était un peu stupide, mais dans un sens, ils n’avaient que ça pour tenir. Ces instants d’insouciances, ces petits plaisirs interdits. En plein hiver, dans des conditions de vies aussi déplorables, trouver un cadeau pour une femme s’avérait un chouia compliqué. Mais parce que son propre anniversaire était passé il y a déjà deux semaines, il avait profité des rares sorties qu’ils avaient faites autours de la prison pour ouvrir l’œil. C’était un peu bête, ils n’étaient pas ce genre de couple ; qui s’offrait des cadeaux en s’échangeant des mots doux. Les choses étaient plutôt claires entre eux, ça n’avait rien d’une histoire sérieuse. Mais malgré tout, il avait envie de marquer le coup, pas devant les autres, non. Il n’aurait pas osé. En privé seulement. Bien que certains habitants de la prison se doutaient de ce qu’il se passait entre Andrea et Lisandro, ils n’en parlaient pas. Ils ne rendaient pas les choses officielles pour pouvoir garder cette histoire pour eux deux, et juste eux deux. Ils n’avaient pas vraiment envie de sentir la culpabilité de trahir les personnes qu’ils avaient aimé (aimaient) les envahir. Ils n’oubliaient pas ceux qui avaient compté dans leur cœur ; Ben, Alma. Mais ensemble, la douleur et la peine étaient allégées.

Il trouva Andrea dans la salle commune, près de la cuisine. Son cadeau en poche, il s’approcha avec sa nonchalance habituelle pour venir s’assoir en face d’elle. Elle le jaugea un instant, comme elle savait si bien le faire. Il ne s’était jamais leurré quant à leur relation ; c’était elle qui menait la danse. Si ça le dérangeait ? Aucunement. C’était aussi pour ça qu’il aimait autant sa compagnie ; Andrea était une adversaire de taille, une compagne exigeante. Une femme forte, bien plus forte que lui. Il lui suffisait de se souvenir de son attitude implacable au commissariat, là où il avait hésité. Il n’en avait pas honte, et il ne lui reprochait pas ce manque d’empathie. Il avait parfaitement conscience que cette culpabilité qu’il portait en lui n’était pas toujours pour lui rendre service. Tué ou être tué. Leur expérience de novembre leur avait bien appris qu’il n’y avait plus de présomption d’innocence qui comptait. Ils avaient tous été blessé en plein cœur ce jour-là. Un danger planait sur Seattle. Le lycée d’abord, puis la prison. Il ignorait qui étaient ces gens, mais ils avaient de l’influence, des munitions, des hommes et des femmes qui n’hésitaient pas. L’humanité se perdait, Lisandro en apprenait tous les jours la leçon.

Le chilien se pencha légèrement par-dessus la table, lui souriant. « J’ai quelque chose pour toi. Tu viens avec moi ? » Il avait trop de passage ici que pour risquer de s’exposer. Ils avaient déjà célébré leur anniversaire avec les autres la semaine dernière, Eli et Ruben ayant noté leur date d’anniversaire plutôt proche. Et le passage à une décennie supérieure pour tous les deux. Mais aujourd’hui, c’était l’anniversaire d’Andrea et même si le cérémoniel était déjà passé, il voulait lui offrir quelque chose. Il lui laissa le temps de réfléchir, avant de se lever sans attendre de réponse en devinant qu’elle le suivrait. Il se dirigea vers la bibliothèque, plus souvent déserte que les autres pièces. Il attendit qu’elle referme la porte derrière elle avant de s’appuyer contre la table qui avait connu leurs premiers ébats. Il mit sa main dans sa poche, triturant l’objet qu’il avait pour elle. Il la regarda, un petit sourire aux lèvres, un brin impertinent. En privé, il ne se lassait pas de la dévorer du regard. Il l’aimait tout entière, même si elle ne voulait pas l’entendre, et encore moins le croire. « Me fais-tu confiance, Andrea ? » S’amusa-t-il, en lui tendant la main. Il n’y avait rien de spectaculaire dans ce qu’il lui offrait, ça ne l’empêchait pas de la taquiner un peu.
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Dim 18 Fév 2018 - 9:44
Elle avait trente ans.

Andrea ne pouvait pas concrètement ressentir le changement en elle, mais c’était une certitude désormais : elle avait trente ans. Plus de deux ans, passés déjà dans ce monde chaotique, à essayer de survivre. Et une question qui régnait encore dans son esprit : est-ce que ça servait vraiment de compter les jours ? est-ce que c’était utile de marquer les dates ? Elle n’était plus bien sûre de savoir ce que ça faisait de vieillir – parce qu’elle était arrivée à un âge ou elle cessait de grandir, elle vieillissait. Si ça avait de l’important en fin de compte. Trente ans, sur la tonne de vies déjà partie, est-ce que ça changeait quelque chose ?

Surtout que le groupe avait déjà célébré cet évènement quelques semaines en arrière – lors de l’anniversaire de Lisandro. Pour faire d’une pierre deux coups – chose qui lui convenait bien ainsi. Ruben l’avait néanmoins réveillé ce matin avec un petit déjeuner de reine, histoire de marquer la date, elle n’avait cependant rien eu d’autres à cours de sa journée, à part quelques « bon anniversaire » qui lui firent plaisir, sans plus. Jusqu’à ce que le chilien ne l’interrompe dans sa tâche, lui fasse relever les yeux de sur son activité du moment, avec une déclaration qui piqua sa curiosité.

Andrea n’articula aucun mot, posant simplement ses yeux sombres sur son amant. Quelque chose ? Elle plissa le regard, avec l’envie de savoir ce que ce quelque chose pouvait être. Alors, venir avec lui ? Evidemment. Lorsqu’il s’éloigna, elle s’arrangea pour ranger ce qu’elle faisait – au moins pour ne pas le laisser traîner au milieu. Puis, elle talonna Lisandro jusqu’à le suivre dans la bibliothèque. La porte refermée juste derrière elle, elle ne sut trop où se mettre sur l’instant. Lui, posé contre la table, elle à quelques pas de lui.

Elle le fixa un long moment, sa main s’enfonçant dans sa poche jusqu’à ce qu’il l’invite à s’approcher et à saisir ses doigts. Lui faire confiance ? Mais à quelle sauce allait-elle être mangé ? Un sourire s’étendit sur ses lèvres, alors qu’elle s’approchait d’un pas. Si elle jouait, elle ne pouvait s’empêcher d’être méfiante :

« Qu’est-ce que tu mijotes ? » Questionna-t-elle immédiatement, en le sondant de son regard sombre, comme toujours.

La métisse essayait de lire dans son esprit. Le plus probable étant qu’il se moque d’elle, juste pour la taquiner. Dans les faits, ça marchait. L’instant d’après, elle attrapa sa main doucement et s’approcha de lui. Venant se caler avec précaution contre lui, elle le fixa toujours avant de froncer les sourcils :

« Bon, tu me montres ce que c’est ? » S’amusa-t-elle avec un sourire : « Tu aurais dû me le donner il y a deux semaines. » Ajouta la brune, sans pour autant que ça soit un reproche. Juste une remarque. Lors de son anniversaire à lui, là où elle n’avait pas non plus donné le cadeau qu’elle lui réservait. Là où elle s’était jurée de le faire plus tard, et puis… L’occasion ne s’était pas présentée non plus.

Peut-être que c'était maintenant.




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Sam 24 Fév 2018 - 23:05
Andrea, elle n’est pas facile à atteindre. Ce regard suspicieux qu’elle lui lançait… Elle le transperçait, cherchant à savoir ce qu’il lui préparait. Elle était impressionnante, elle l’impressionnait et il n’avait pas honte de se l’avouer. Par contre, le lui dire, c’était s’assurer des reproches, et une moue boudeuse. Non pas qu’il n’appréciait pas ses mimiques, mais dès l’instant où le chilien s’employait à la complimenter, avec sincérité, elle fuyait, invariablement. Ils ne parlaient de tout ça. Difficilement. Seul compte ce qu’ils vivent en ce moment. Alors Lisandro, il fait attention et n’aborde pas les sujets qui fâchent. Mais, lui offrir quelque chose, était-ce un peu trop personnel ? Il prenait le risque.

Elle le rejoignit, le jaugeant avec un petit sourire qui lui retournait le cœur. Une intimité s’était créée entre eux, malgré toutes les barrières qu’ils dressaient encore. Elle restait méfiante, naturellement, le chilien lui sourit, impertinent. « Je suis innocent ! Voyons. » Railla-t-il. Il attrapa ses doigts, y entrelaça les siens avant de l’attirer à lui doucement. Son autre main était toujours plongée dans sa poche, alors qu’il lâchait sa main pour enlacer sa taille. Il aimait bien être avec elle, il ne faisait pas semblant. Il laissait simplement les choses se faire, et ce petit secret entre eux lui plaisait. Ils n’étaient pas obligés, et puis certains habitants de la prison devaient se douter de quelque chose – si c’était le cas, ils avaient encore le respect de rester discret. Le couple gardait leur histoire pour eux, peu importe ce qu’elle signifiait en réalité. Il la regardait sans rien presser, alors que visiblement, cette surprise la titillait. Un sourire étirait ses lèvres alors qu’il ne répondait délibérément pas à sa question. « Quelle impatience, Dio ! » La taquina-t-il. Il haussa les épaules, à nouveau, sans presser sa réponse. « J’aurai pu, en effet. Mais je préférais te donner ça en privé, je n’en ai pas eu l’occasion il y a deux semaines… » Son sourire s’étira un peu plus, coupable. « D’accord, je ne l’avais pas il y a deux semaines » Avoua-t-il, continuant à tourner autour du pot. « Mais… après ça avait plus de sens de te le donner aujourd’hui, du coup. » Dit-il avec douceur, comme un enfant prit en faute qui cherche à s’excuser.

Lisandro plongea son regard dans le sien, maintenant cette tension presque palpable entre eux. Ce lien indescriptible qui les liait, étrangement. Malgré toutes les différences, les inégalités, ça se passait d’explication. Sa main à sa hanche s’y agrippa légèrement pour la presser contre lui alors qu’il venait la distraire d’un baiser. Ses lèvres capturèrent les siennes, avec douceur d’abord, puis il se fit plus pressant alors qu’il se laissait emporter par les émotions et les sensations qu’elle éveillait en lui, sans qu’elle n’y fasse rien. Il prolongea l’étreinte, jusqu’à en perdre un peu le souffle lui-même, tout en sortant l’objet de sa poche. Il chercha sa main, sans mettre fin au baiser, pour y déposer un bracelet à breloques. Il restait une perle dessus, un ruby sombre, le reste était à remplir. Mais déjà, Lisandro y avait accroché quelque chose de personnel. Il avait accroché une petite croix gothique, travaillée, riche en ornement sur une si petite surface. Elle lui appartenait, il l’avait trouvé avant d’arriver à la prison, lors de ses errances avec Alma et Eli, avant de rejoindre Selene. Il l’avait gardé depuis, et avait décidé qu’elle avait sa place à son poignet.

Il rompit le baiser, pour cueillir sur son visage la première réaction de la brune. Il ne chercha pas à la taquiner pour le coup, il patienta. Un peu prudent. Et si cela ne lui plaisait pas ? « Bon anniversaire… » Osa-t-il, doucement.
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Dim 25 Fév 2018 - 12:50
Elle ne savait pas vraiment comment le prendre, ni comment le vivre. Est-ce que ça redéfinissait quelque chose entre eux ? Est-ce que ça rendait ça un peu trop sérieux ? Elle ne pouvait pas le dire. Andrea se laissait vivre avec eux, comme si elle se trouvait dans une eau calme, coupée de ses sens, pour se laisser porter par le courant. Peu importait où ça la menait, peu importait ce qui en ressortait. Peu importait où elle arrivait. Elle n’avait de toute façon pas l’impression qu’il y avait vraiment un endroit qui l’attendait. Ça n’était pas la destination qui comptait, seulement la route jusque là-bas. Car c’était cette route qui donnait les souvenirs, ceux qui marquaient, les cicatrices qui brûlaient encore malgré le temps.

Un sourire perça sur ses lèvres, alors qu’il lui avouait ne pas avoir le cadeau deux semaines avant, après avoir justifié tout le contraire. Elle se moqua sans se cacher, rigolant doucement à sa remarque. Parfois, il agissait vraiment comme un enfant… Et elle s’en amusait. C’était pourtant le genre de chose qui pouvait la contrarier d’ordinaire, l’agacer même parfois. Elle détestait l’immaturité. Sauf chez Lisandro. Pourquoi n’était-elle pas aussi exigeante avec lui ? Elle ne se l’expliquait pas. Pourtant, elle ne l’épargnait pas… En fait, elle se savait différente en sa compagnie, et ce fait ne lui faisait cependant pas peur comme ça devrait.

« On va dire que c’est pour marquer le coup. Trente ans, tu imagines ? » Souffla-t-elle avant d’en rire. « Du haut de tes quarante ans, ça fait longtemps qu’ils sont passés. » Ajouta-t-elle. « Tout ça pour t’envoyer en l’air avec une trentenaire quand même. »

Elle aurait pu se moquer encore, s’il n’était pas venu l’embrasser avec une certaine vigueur. Elle se retrouva contre lui, blottit, répondant avant la même intensité, la même ferveur à ce qu’il lui offrait. Son cœur s’emballa dans la foulée, jusqu’à ce qu’elle sente autour de son poignet la caresse de sa paume, qu’elle n’entende le bruit des mailles, qu’elle ne sente finalement l’objet en question dans le creux de sa main. Elle n’osa pas le triturer, de peur que ça soit fragile, mais lorsqu’il stoppa le baiser en lui souhaitant un bon anniversaire, la jeune femme osa poser les yeux sur son cadeau.

Un bracelet ? Andrea eut un rire amusé. Ça n’allait pas être très facile à mettre toute seule, ça. Elle fronça les sourcils en regardant la perle, et la petite croix dessus. Est-ce que ça avait de l’importance pour lui ? Est-ce que c’était un cadeau personnel, ou juste une breloque sans intérêt, là juste pour lui faire plaisir ? Elle l’interrogea du regard sans oser articuler la question. Sur l’instant, son cœur se serra légèrement, avait-elle peur de ce que ça pourrait signifier ? Sauf que devant l’innocence de Lisandro, cette sorte de crédulité dans son regard, elle n’osa pas intervenir ou expliquer pourquoi ça l’a troublé.

« Tu m’aides à le mettre ? » Demanda-t-elle en le tendant à l’homme pour le lui rendre. « Le mien à côté est pas terrible. Mais tu auras intérêt à le mettre de temps en temps. » Avertit-elle. « On ira le chercher juste après. »




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Mer 7 Mar 2018 - 12:13
Andrea, c’est une femme sérieuse, et pragmatique, un peu froide aussi, mais elle a terriblement les pieds sur terre et plaisanter avec elle, c’était toujours un peu risqué. C’est une femme sévère, intransigeante… Et tellement forte aussi. Bien plus qu’il ne le serait jamais. Il avait déjà beaucoup de respect pour elle par le passé, le chilien faisait toujours attention d’être à la hauteur de ses attentes en extérieur ; ne pas être dans son chemin, être efficace et surtout, ne pas hésiter. C’était parfois un peu difficile, Lisandro avait trop grand cœur. Ce gamin au commissariat, le chilien n’aurait pas pu l’abattre. Ils le savaient tous les deux. Elle était impitoyable, mais il ne lui en voulait pas, il l’enviait parfois. Dehors, il faisait attention à être fort comme il devrait l’être. Mais à la prison, c’était autre chose. Dans cette illusion de sécurité, il se laissait à être ce qu’il était vraiment ; un grand enfant. A l’abri des regards, il s’amusait à faire céder ce regard sévère qu’elle posait sur tout un chacun, excepté Ruben. Il aimait la faire rire, prenant ses moqueries avec humour et un sourire fier de sa bêtise. Juste pour la voir sourire et se détendre par moment. Ce qu’ils vivaient n’était qu’une douce anesthésie de ce qu’il se passait au-dehors, ou même dans leur propre vie et les cicatrices qu’ils avaient chacun. Il prenait à cœur cette relation, et de moins en moins pour fuir le chagrin dans son cœur.

Il grimaça exagérément à la mention de ses quarante ans fêtés il y a peu. C’était un cap, tout à fait. Tout comme les trente ans d’Andrea. Il finit par hausser les épaules. « Bah, tu comprends à mon âge, les jeunettes de vingt ans sont beaucoup trop immatures pour moi. Il n’y a rien de mieux que les trentenaires » Fit-il avec un clin d’œil. « Elles sont un peu plus sérieuses, beaucoup plus sexy, elles ont de l’expérience aussi, c’qui n’est pas négligeable, et elles ont un putain de caractère… pour certaines. Et j’adore ça. » Insista-t-il, sans grand sérieux. Il n’avait pas le droit d’être trop sérieux sur ce terrain-là, quand il était question de compliment, Andrea avait tendance à se braquer. Aussi faisait-il en sorte de la complimenter à la dérobée, juste parce qu’il détestait la voir le fuir ainsi.

A son baiser, elle répondit avec la même intensité. Le cœur du quarantenaire manqua un battement, mais il n’oubliait pas qu’il s’agissait d’une diversion pour le cadeau qu’il lui faisait. Prudent, il l’observa détailler le bracelet. Il avait réellement peur que cela ne lui plaise pas. Qu’elle s’échappe à nouveau. Elle eut un rire, un peu amusé, avant qu’elle ne lui demande de l’aide pour le lui mettre. Elle était troublée, et lui aussi, mais il s’empara du bracelet délicatement pour le lui attacher au poignet. Il releva les yeux quand elle parla d’un cadeau pour lui, surpris. Il finit d’attacher le bracelet avant de lui prendre la main pour regarder le bijou porté. « Tu n’étais pas obligée de me faire un cadeau, tu sais. » Fit-il avec un sourire. La curiosité le titillait déjà pourtant. « Il te va bien, le bracelet. Il ne devrait pas te gêner je pense. » Pour ce qui les attendait au-dehors. C’était important après tout, le bijou devait être aussi pratique qu’élégant. Il s’en voudrait que le présent qu’il lui offrait puisse la gêner et la ralentir. Ce n’était pas le but. Pour ce que cela représentait pour lui … Il n’osa pas aborder le sujet directement avec elle. Plus tard peut-être. Il avait vu le trouble dans son regard, la question silencieuse, mais il préférait jouer les ingénus. Ce n’était pas le moment pour des choses aussi sérieuses. Il avait peur qu’elle le laisse, ou lui rende le bracelet. Entrelaçant ses doigts aux siens, il pencha néanmoins la tête sur le côté, la curiosité piquée. « Donc… Tu as quelque chose pour moi ? Qu’est-ce que c’est ? » En sale gamin impertinent qu’il était, il rajouta un sourire charmeur pour lui soutirer un quelconque indice.
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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Mer 14 Mar 2018 - 11:31
« Oui je vois ça ! » Rigola-t-elle en le regardant toujours avec le même air complice que jusqu’ici. « C’est comme un bon whisky, ou un bon vin. » Commença-t-elle avant de se raviser l’instant d’après. « Si tu poursuis cette métaphore, je ne réponds plus de rien. » Son rire s’échappa à nouveau.

Il y avait décidément quelque chose. Une complicité qu’elle n’avait échangé qu’une fois dans sa vie. C’était là. Dans la lueur joueuse de son regard, celle brillante dans son œil lorsqu’elle le fixait. Dans le feu de leurs baisers, à chaque fois surprenants, à chaque fois inspirés. Le genre de sensation qu’elle ne pouvait pas expliquer, ou décrire, par crainte de la voir disparaître l’instant d’après. Andrea se contenta de fixer Lisandro, avec la même tendresse, et la pointe de surprise dans ses yeux alors qu’elle l’admirait silencieusement. Qu’elle le laissait lui attacher ce bracelet à son poignet, et qu’elle se demandait pourquoi autant de tendresse entre eux.

Est-ce que c’était bien ? Est-ce que c’était aussi bon qu’il ne le disait d’ordinaire, pour la convaincre de revenir dans ses bras comme à chaque fois ? Se laissait-elle convaincre, ou séduire en fin de compte ? Lorsque son cœur rata un battement, elle se contenta d’un regard plus dur, sans vraiment le vouloir. Que pouvait-elle y faire ? Lutter contre ce qui naissait, au fond d’elle, pour préserver ce qui ne serait plus jamais ? Peut-être s’était elle trop faite à cette solitude, résolue depuis le temps à mourir sans Ben. Pouvait-elle espérer mieux ? Ou à défaut, aussi bien ?

« Toi non plus, tu ne l’étais pas. » Souffla-t-elle le plus doucement possible, alors que ses yeux épousaient la forme de la chaîne autour de son poignet, qu’elle se laissait aller à le détailler avec plus de patience et de sérieux. « Tu l’as bien choisi… C’est… » Beau. Mais la question qu’elle voulait vraiment lui poser ne sortit pas. Elle releva juste le nez vers lui, et esquissa un minuscule sourire : « Enfin, tu l’as trouvé où ? » Demanda-t-elle finalement.

Un sourire plus tard, et elle s’amusa à saisir sa main, à y mêler ses doigts, en douceur. Sa prise se fit ferme, en même temps qu’elle le tira à elle pour l’amener en dehors de la bibliothèque :

« C’est bon, suis-moi. » Murmura-t-elle, malicieusement. Ils se lâchèrent dans le couloir, jusqu’à ce qu’elle arrive, avec lui, dans sa chambre. Se baissant, elle se saisit d’un sac en papier sous son lit, bien à l’abri des regards curieux. C’était son petit secret. Celui qui l’amusait, lui tira une risette un peu gênée : Andrea se sentait ridicule à côté de lui. Pas forcément moins personnelle, mais moins intime en tout cas. « Je suis quelqu’un d’assez ennuyeux en fait, mais… »

Elle lui tendit le petit sac. Il pesait son poids, contenait plusieurs choses.

« Tu m’as dit que tu voulais devenir médecin, alors… » Elle haussa les épaules, baissa le regard brièvement. « J’ai trouvé ça. » Une blouse, un stetoscope dans un cabinet de médecin, et un gros bouquin de troisième année d’étude. « Maintenant, c’est comme si tu l’étais. Et ça, c’est tes anti-sèches pour quand tu auras un doute… » Fit-elle en désignant le livre en question.

N’était-ce pas son rêve, à la base ? Il n’était pas trop tard pour le rattraper.




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MessageSujet: Re: Tes yeux noirs    Ven 6 Avr 2018 - 14:57
« […]Si tu poursuis cette métaphore, je ne réponds plus de rien. » Lisandro accompagna son rire de bon cœur, après lui avoir jeté un regard lourd de sens. Elle le connaissait bien, à présent. A force de passer du temps ensemble, de vivre dans le secret, sous le nez des autres. Leur secret n’était probablement pas le mieux gardé de la prison, mais chacun d’eux respectait la pudeur qu’ils mettaient dans leurs échanges, dans leur relation, quelle qu’elle soit. Peut-être qu’ils savaient tous. Lisandro s’en fichait bien, cette histoire n’était qu’à eux deux. Et tant qu’Andrea refusait de les exposer devant les autres, Lisandro faisait profil bas. En s’amusant d’elle, en jouant les grands enfants à ses côtés. Cela faisait vieux jeux à dire, mais avec Andrea, il se sentait plus jeune. Elle avait quelque chose. C’était ce qu’il se disait alors qu’il regardait le bracelet briller légèrement à son poignet.

C’était une bonne chose. Quelque chose d’aussi bon ne pouvait être une mauvaise chose. Il suffisait de voir le bonheur qu’il avait d’être dans ses bras. De se perdre dans ses baisers. Respirer son odeur dans le creux de son cou. Et cette étincelle dans ces yeux noirs, malgré la dureté, malgré la sévérité parfois, il y avait quelque chose. Une lueur, qui faisait battre son cœur pour elle. C’était une bonne chose, il ne voulait pas en douter. Il avait juste peur de tenter de la convaincre. Car cette étincelle était fragilisée par ses convictions et ses idées noires. Andrea avait des idées très arrêtées sur cette histoire. Rien de sérieux. Pas de promesse. Pas d’amour. Lisandro était d’accord, même si les élans de son cœur lui disaient déjà qu’il était trop tard. Qu’elle était plus un passe-temps, et plus qu’un moyen pour lui d’apaiser la douleur de la disparition d’une autre.

« Oui, bah … Il parait que quand une femme dit que ce n’est pas nécessaire, c’est que ça l’est. » Fit-il sur un ton un peu bourru, accompagné d’un sourire un peu crétin. Histoire de ne pas être non plus, trop romantique. Il lui prit la main, pour mieux voir le bracelet sur sa peau, et répondre à sa question. « J’ai juste … ouvert l’œil. Mais la croix, je l’ai depuis un moment. Je l’ai trouvé dans une vieille Eglise, pas loin de notre ancien camp à Eli et à moi. J’y allais … Bref. C’est à toi, maintenant. » Il s’interrompit un instant, un peu mal à l’aise, soudainement. « C’n’est pas si niais, c’est juste que … tout seul, ça faisait vide. Mais tu pourras y rajouter des breloques si tu veux. C’n’est pas un Pandora mais bon… » Ajouta-t-il avec une sourire des plus charmants.

Puis ce fut à son tour, et toujours avec le sourire aux lèvres, il la suivit sans discuter. Dans le couloir, il la laissa lui lâcher la main, jusqu’à la suivre dans sa chambre de laquelle elle sortit un sachet en papier, pour lui. A son tour, elle sembla un peu gênée. C’est vrai que la situation était quelque peu étrange. Un peu surréaliste un peu. Ils n’avaient pas vraiment prévu ces élans de tendresse quand ils avaient commencé, ni toutes ces petites attentions. Pourtant, ça commençait à arriver. Insidieusement. Lui le premier, et il avait dû déguiser toutes ces petites gestes envers elle, parce qu’il savait qu’elle n’en voulait pas. Elle n’avait que trop bien posé ses limites. Elle se justifia un peu, alors qu’il posait les yeux sur ce qu’elle lui offrait. La blouse de médecin lui arracha un sourire amusé, alors qu’il découvrit ensuite un stéthoscope presque neuf, puis le livre de médecine. Ce dernier l’interpella alors qu’il déchiffrait la couverture avec émotion. « Merci… » Murmura-t-il. Il l’ouvrit, cette odeur de vieux livre lui rappela de lointains souvenirs. Il claqua le livre entre ses mains, et plongea son regard dans le sien. Il avait envie de lui dire bien plus qu’un simple merci, cela dû transparaitre un peu dans le regard du chilien qui sembla voir ce doute, et ce malaise dans les yeux noirs d’Andrea. Il se pencha alors, pour embrasser ses lèvres, sans pouvoir l’enlacer à cause du cadeau qu’elle lui avait fait. Il laissa passer la tendresse qu’il avait pour elle, pour ne rien en dire. Puis il s’écarta légèrement d’elle, un sourire aux lèvres. « Avoue que ce qui t’intéresse, c’est de te taper un homme en blouse blanche. » Termina-t-il, pour dédramatiser cet instant d’émotion qui risquait de tout gâcher.
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