The Walking Dead RPG

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- Time For Us To Accept What We Are -
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MessageSujet: Time For Us To Accept What We Are   Mer 7 Fév 2018 - 9:50
Pendant ses dernières semaines, Caleb avait commencé à s’ouvrir. Il restait le chat qu’il était préférant ne pas voir ce qui se passait avec les autres, mais il devait se rendre à l’évidence, Ludwig était en train de le rendre humain, vivre avec un minimum de confort était en train de lui faire un bien fous. Il avait toujours ses lunettes cassées, mais ce n’était qu’une ombre sur un tableau lumineux. Il n’aurait jamais cru possible un mieux dans la survie. Du moins, pas à ce point-là. Alors, il profitait de cette chance avec un plaisir non dissimulé, il avait un toit sur la tête, sa femme près de lui et de la nourriture plutôt abondante en comparaison d’avant. Il avait presque tout pour être heureux. Évidemment, ça ne ressemblait en rien avec ce qu’il avait connu avant, mais il saurait s’en contenter.

Il était dans le groupe depuis un mois maintenant et ça avait été un bon mois. Sans doute un peu long par moment et trop remplis de rebondissement pour lui, mais à présent, on lui faisait confiance, il avait le droit d’avoir ses armes blanches et il sentait sa fierté revenir à grands pas. Est-ce que c’était pour ça qu’il avait été aussi gentil ? Dans l’espoir de retrouver ses armes ? Il n’en savait rien, mais il se connaissait et ça ne l’étonnerait pas de sa part. C’était un peu triste de se dire qu’il ne pouvait rien faire sans avoir une arrière-pensée dans la tête, mais il ne pouvait pas être choqué de cette vérité qu’il était en train de s’assener tout seul.

Comme souvent le matin, il restait un certain temps dans son lit. Il avait besoin de ça, il n’avait jamais profité d’une grasse matinée avant d’être dans le ranch ou pratiquement pas. Alors, il serait sa femme contre lui un long moment avant que la vie ne le rappelle à la réalité. Il ne pouvait pas rester là, il ne pouvait pas être trop égoïste. Un peu, ça allait, mais trop, on les rappellerait sans doute à l’ordre. Alors, il finit par sortir du lit après que sa femme les quitté pour elle aussi faire d’autre chose. Il savait parfaitement qu’elle était comme lui bien triste de devoir se soustraire à la chaleur des draps, mais la vie était ainsi faite. Il soupirait doucement avant de s’étirer doucement et s’extirpait du lit. Il ne lui fallut pas si longtemps que ça pour s’habiller. Il regarda sa tête dans un miroir de la chambre et fis une grimace. Ses cheveux étaient en train d’onduler dans tous les sens pour changer, il était content d’avoir pu les couper avec l’aide de Shawna, mais il était loin de la tête qu’il avait avant, mais il n’avait pas envie de ça, parce qu’il savait que ça ne plairait pas à Eileen et qu’on le reconnaitrait sans doute plus facilement.

En descendant, il croisa quelques personnes. Il évita très soigneusement Caroline quand il la remarqua un peu plus loin avant de se diriger vers la salle commune. Il y trouvait d’ailleurs un homme avec qui il n’avait pas vraiment eu l’occasion d'échanger par le passé. Il avait passé les derniers au chevet de Ludwig et même s’il avait appris l’arrivée d’un nouveau peu de temps après lui, l'occasion ne c'était pas présenté encore. C'était peut être aujourd'hui le moment.

- Bonjour, Caleb Campbell.

Il lui tendait sa main droite pour l’inviter à la saisir. Tout en profitant pour le détailler un peu plus. Il n’avait pas l’air mauvais dans le fond, mais beaucoup de personnes en ont l’air jusqu’à ce qu’on creuse un peu. Il avait continué à s’introduire avec son nom de famille parce qu’il trouvait ça important de ne pas oublier qui il était avant l’apocalypse. Il se rappelait par la même occasion le prestigieux cabinet d’avocat qu’il avait ou même la place de choix dans la chambre du parlement, mais tout ça paraissait bien dépassé à l’heure actuelle.
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MessageSujet: Re: Time For Us To Accept What We Are   Dim 11 Fév 2018 - 19:05
Time for us to accept what we are
⟶ ISSAQUAH RANCH : 11 FÉRIER 2018 ⟵


Le sujet entourant l’épidémie de bronchite qui avait sévèrement frappée le ranch, trois semaines plus tôt, avait tranquillement commencée à s’effacer des discussions entre les survivants d’Issaquah. Non pas que ces moments difficiles tombaient peu à peu dans l’oubli, loin de là, mais pour plusieurs de ceux et celles qui les avaient affrontés, le besoin de ne plus ressasser la douleur en en entendant parler sur toutes les lèvres, se faisait maintenant ressentir. Pour moi, comme pour eux, il était grand temps de cesser de ruminer les actions posées et de regretter les décisions prises, car le passé était passé et on ne pouvait plus revenir sur ce qui avait été fait. Le ranch avait alors reprit ses activités habituelles et la tension s’était peut à peut dissout pour laisser place à une routine plus serine.

De mon côté, j’ignorais si les événements du mois de janvier étaient venus interféré ou non dans le processus de mon intégration au ranch. Si j’avais connu les regards méfiants et suspicieux, tout juste avant l’épidémie de bronchite, les moments difficiles avaient ensuite soudés le groupe dans une solidarité de survie – donnant l’impression d’avoir soudainement oublié mon existence. Puis, dans les jours qui avaient suivis l’épidémie, une tension s’était abattu sur le ranch et ne m’avait pas facilité la tâche pour tisser des liens – comme ça avait été le cas avec Elena Hortos que j’avais réussi, sans le vouloir, à m’attirer les foudres dès notre première rencontre. Toute cette tension m’avait alors donnée l’impression que le camp s’était transformé en une forêt de bois mort et sec, d’où la moindre et minuscule petite étincelle pouvait mettre le feu en un claquement des doigts.

Je m’étais alors contenté de me fondre dans la masse, participant, sans trop d’excentricité, aux activités de la vie quotidienne. Puis, petit à petit, les portes s’étaient ouvertes sur de nouvelles rencontres. Les regards méfiants et l’indifférence avaient commencés à se dissiper, alors qu’on acceptait tranquillement ma présence au ranch. Le premier pas vers un lien de confiance avait été posé lorsqu’on m’avait offert une chambre au deuxième étage. Puis s’était poursuivit alors qu’on m’accordait des tours de garde dans les alentours du ranch – bien que toujours accompagné, au cas où mes intentions n’auraient pas été aussi bienveillantes que je le laissais croire. Je ne m’étais pas offusqué de cette méfiance, mais n’étant pas très patient de nature, je devais admettre qu’il me tardait d’avoir enfin une place plus sable dans le groupe et de cesser d’être traité comme le nouveau que l’on devait garder à l’œil…

« Frederik Sørensen, ravi de faire votre connaissance. »

L’homme à qui je venais de serrer la main, un dénommé Caleb Campbell, avait interrompu le fil de mes pensées. Assis sur le canapé de la salle commune, face au foyer d’où s’échappait la douce chaleur des flemmes qui y brulaient paisiblement, je m’attaquais à un bol de céréales sans lait. Souriant à l’homme aux lunettes cassées et dont les cheveux ondulaient dans tous les sens, je l’avais invité à prendre place sur le fauteuil qui se dressait à mes côtés. « Vous venez d’où, Caleb ? Ça fait longtemps que vous êtes au ranch ? » Avais-je initier la conversation, avant de prendre une nouvelle bouchée de céréales.



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MessageSujet: Re: Time For Us To Accept What We Are   Dim 11 Fév 2018 - 22:04
Le regard de l’homme se fixe sur Frederik puisque tel était son prénom. Il n’avait pas l’air méchant, pour le moment. Caleb sentait son égo gonflé en quelques mots. Il venait se faire vouvoyer, la première fois depuis trop longtemps si on lui posait la question. Est-ce que c’était parce qu’il ne se connaissait pas ? Ou peut-être plus simplement parce qu’il avait sans doute l’âge d’être son père. Il regarda son interlocuteur, peut être simplement parce qu’il ne s’en était pas rendu compte ne maitrisant pas vraiment la langue ? Caleb s’en moquait bien, il se contentait simplement de sourire avant de lui répondre avec un petit air entendu.

- Scandinave si je ne m’abuse avec un nom comme celui-ci ?

L’accent l’avait évidemment mis sur la piste, mais il ne ferait pas l’affront de le signaler. Il était doué pour ce genre de jeu, beaucoup trop doué, peut-être parce qu’il avait beaucoup voyagé et passé pas mal de temps aux quatre coin du globe, du moins dans les côtés plutôt développés de ce dernier. Il aurait été simplement inenvisageable pour Caleb de vivre ailleurs que dans un hôtel cinq étoiles avant le début de la fin. Visiblement, il voulait faire la discussion, tant mieux, c’était sans doute une occasion pour eux de faire connaissance, ce n’était pas parce que c’était un gamin qu’il avait devant lui que les choses allaient mal se passer. Il avait peut-être l’âge de son fils le plus vieux et le courant n’était pas toujours bien passé entre eux.

- J’habite à Seattle depuis que j’ai une quinzaine d’années, je suis originaire de l’Idaho, c’est l’état voisin. J’ai passé pas mal de temps du côté à D.C., enfin Washington D.C., à cause de mon travail.

Il s’était senti obligé de préciser un petit peu. Il avait l’habitude de parler avec des gens du coin qui connaissaient la zone, mais il avait des doutes concernant l’homme qu’il avait devant lui. Alors il s’était fait un peu plus clair. En vérité, il avait visité bien plus d’états que les trois qu’il venait de cité, il ne les avait pas tous faits parce que certains étaient vraiment inintéressants, le Kansas ou l’Utah s’il devait donner des exemples. Enfin, là n’était pas la question. Il voulait savoir depuis quand il était là ? Sans doute une semaine de plus que lui. Il n’en était pas vraiment certain alors d’un geste habitué, le sénateur sortait mon petit carnet qu’il avait dans la poche de son pantalon où il notait toutes les dates importantes avant de regarder la montre qu’il avait au poignet d’un geste de bras mesurer et sans doute un peu trop prétentieux sans vraiment s’en rendre compte. Cette dernière lui indiquait la date du jour en plus d’être une preuve ostentatoire de sa richesse passée.

- Pour répondre à la deuxième partie de la question, je suis ici depuis tout juste un mois. L’intégration dans le groupe ne fut pas évidente, mais nous avons certainement dû partager les mêmes choses… Enfin, à la différence près que j’ai ma femme avec moi.

Eileen… Il ne savait même pas où elle était à l’heure actuelle, mais elle ne devait pas être très loin. Ils étaient un couple fusionnel, toujours dans les pattes l’un de l’autre, sans doute un peu trop au vu de certains, surtout à cause de la différence d’âge, mais personne ne les avait séparés avant et ce n’était pas aujourd’hui que cette option était envisageable. Il observait l’homme qu’il avait en face de lui et pendant un instant, Caleb avait envie de lui demander quel âge il avait. Il savait très bien que John était mort, mais il le lui rappelait étrangement.

- Aussi étrange que cela puis paraître pendant les quelques secondes ou nos regards se sont croisés, j’y ai croisé une expression qui m’a fait penser à mon fils ainé, il aurait eu 21 ans. C’est la raison qui m’a poussé à m’arrêter.

La mort de John ne l’attristait pas et c’était peut-être ce qui était triste dans cette histoire. L’absence de triste de la part d’un père vis-à-vis d’un fils. C’était pour Richard qu’il avait pleuré et pas les autres.
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MessageSujet: Re: Time For Us To Accept What We Are   Jeu 15 Fév 2018 - 21:50
« Je suis effectivement scandinave… Commençais-je, la bouche pleine de céréales, avant d’attendre d’avoir finit d’avaler pour poursuivre ; Scandinave du Danemark, pour être plus précis. Mais bien sûr, vous êtes arrivé à cette déduction qu’avec mon nom et pas avec mon accent, n’est-ce pas ?! » Malgré le ton sarcastique qui teintait mes propos, un rire franc et amusé ponctua cette réplique. Un regard rieur face à la tentative manifeste de Campbell pour ne surtout pas faire allusion à mon accent Danois qui s’entendait pourtant aisément. Évidemment, je ne me serais pas offusqué le moins du monde, s’il y avait fait mention. J’étais même plutôt fière de cet accent qui témoignait de mes origines. Une partie de mon pays que j’avais apporté avec moi, en Amérique, et qui me distinguait maintenant des autres survivant avec qui je traçais mon chemin. Je me démarquais par cet accent et devais admettre que j’y prenais grand plaisir ! Ce fut probablement pour cette raison que je ne pu m’empêcher de dire à voix haute ce que mon interlocuteur avait tenter de taire.

Avant l’apocalypse, Oli disait toujours qu’il suffisait de m’entendre parler pour avoir l’impression de se tenir face à un viking. Cette comparaison avec mes ancêtres m’avait toujours fait rire. Surtout lorsque l’on savait que j’avais en horreur tout ce qui portait le nom de bateau. Être enfermé dans une prison flottante, au beau milieu de l’océan, j’en avais des frissons d’angoisse rien qu’à y penser... Alors pour ce qui était des drakkars, j'allais passer mon tour ! S’en était ensuite devenu un sujet de plaisanterie, lorsqu’un an plus tôt, on avait trouvé refuge sur les quais de Seattle. Nous terrant dans la cabine d'un bateau de pêche. Heureusement pour moi, un bateau accosté à un quai n’était apparemment pas aussi terrible qu’un bateau voguant en pleine mer. Le souvenir de mon ami dont j’avais perdu la trace à la suite du séisme de novembre 2017, fit planer une ombre de nostalgie dans le sourire qui s’affichait toujours sur mes lèvres. Le premier mois qui avait suivis le séisme, j’avais tenté de retrouver Oliver – lui qui était le dernier de la famille Coleman encore en vie. J’étais même retourné au garage où tout avait commencé, puis au quai où l'on avait survécu avec Dylan, Maisie et Karen… Toutefois, si j’avais déjà retrouvé le corps de cette dernière dans les décombres de la ville, il ne restait absolument rien des trois autres. C’était comme s’ils s’étaient tous volatilisés. Laissant aucun indice derrière eux. Je fus donc forcé de me rabattre sur les routes, frayant mon chemin jusqu’à Issaquah Ranch.

La voix de Caleb me ramena brusquement au moment présent ; la salle commune, là où j’étais assis et où mon bol de céréales n’attendait que j’y plonge de nouveau ma cuillère. Ce que je fis. L’homme avait voyagé. Originaire de l’état d’Idaho, il avait ensuite séjourné à Washington D.C. dans le cadre de son travail. Un ancien sénateur des États-Unis, m’avait-il répondu lorsque je lui avais posé la question. Et il n’avait visiblement pas perdu tout ses réflexes de prestance, constatais-je en le voyant sortir un carnet de sa poche, avant de tourner un regard habitué vers son poignet décoré d’une riche montre toujours en fonction. J’appris ensuite, qu’il était arrivé au ranch tout juste une semaine avant moi et qu’il devait donc se situer sensiblement à la même étape d’intégration que je l’étais actuellement ; une intégration qu’il qualifiait comme n'ayant pas été évidente. D’ailleurs, elle n’était probablement pas encore terminée, cette intégration, pensais-je... mais après avoir survécu à l’extérieur aussi longtemps, je ne pouvais faire autrement que de comprendre la méfiance de notre groupe d’accueil envers les étrangers. S’en était même rassurant, dans un sens.

Lorsque Campbell fit mention de sa femme, qui, pour lui, semblait être un facteur influant dans son intégration – en bien ou en mal ? Je n’aurais su le dire –, j’avais froncé les sourcils en toute transparence. Faisant un effort manifeste pour tenter de me remémorer ladite compagne de l’ex sénateur. Je n’avais pourtant aucun souvenir d’avoir croisé Caleb accompagné d’une femme qui aurait eut la 40ène… mais évidemment, j’étais tout bêtement tombé dans le piège. Je ne me serais pas douté le moins du monde, à ce moment précis de notre entretien, que la femme en question n’avait pas encore atteint la 30ène. Qu’elle avait, pour ainsi dire, la moitié de l’âge de son mari.

« Oui eh bien, pour l’intégration dans le groupe, il faut dire que l’on n’a pas non plus choisit le meilleur moment pour se pointer au ranch. Cette épidémie de bronchite N’avais-je pas précédemment dit que ce sujet avait cessé de revenir au cœur des discussions ?! Eh bien, j’étais parfois excellent pour me contredire de la sorte ; a drôlement ébranlé les habitants d'Issaquah Ranch… La décision à propos de ce Walter n’a pas été facile à encaisser pour tout le monde. » Pour ma part, l’opinion que j’avais sur cette question arrivait à la même conclusion que la décision finale qui avait été prise lors de l’épidémie. J’étais d’avis que l’on n’avait pas le droit de vie ou de mort sur qui que se soit, même après ce qu’il avait fait. L’exile, était selon-moi, la meilleure des options envisagées. En même temps, c’était sans doute plus facile d’en arriver à cette conclusion, alors que je ne connaissais pas personnellement les victimes de ce Walter. Je n’étais pas aussi profondément affecté par leur mort et en conséquent, c’était plus facile de me montrer neutre sur la question.

Le changement de sujet qui suivit, ramena une fois de plus le souvenir des Coleman à ma mémoire. M. et Mme. Coleman avaient, eux aussi, fait mention de ma ressemblance avec leur fils défunt, lorsqu'ils m'avaient offert leur hospitalité, la première fois. « Je dois avoir une sorte de don, ou d'aura, pour attirer les esprits des proches décédés ! Depuis mon arrivée en Amérique, vous êtes déjà le deuxième qui m’approche pour cette raison. Étiez-vous en bon terme avec votre fils ? Vous l’avez perdu avant tout ça ? » Je fis un geste vague de ma cuillère pour désigner l’apocalypse dans laquelle nous vivions maintenant, avant d'enfourner la dernière bouchée de céréales.

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MessageSujet: Re: Time For Us To Accept What We Are   Ven 16 Fév 2018 - 9:27
La remarque du scandinave avait visé juste c’est vrai. L’accent l’avait sans doute aidé, mais dans le fond, ça ne pouvait pas tout dire non plus. Il savait que certain américain s’amusait à se créer une personnalité grâce à ça. Il se rappelait avoir eu une connaissance qui se faisait passer pour un anglais, il lui avait répété à plusieurs reprises que c’était bien mieux pour les affaires. Lui de son côté n’avait jamais réfléchi à tout ça et ne s’était jamais vraiment posé la question plus que ça, surtout que ses affaires se portaient plutôt bien avant l’épidémie et qu’on ne pouvait pas devenir sénateur quand on n’était pas vraiment américain. Il offrait un sourire amical à son interlocuteur avant de lui répondre le plus naturellement du monde.

- L’accent m’a peut-être mis sur la voie, mais j’ai plutôt tendance à me méfier de ses derniers. Il n’est pas compliqué pour quelqu’un de masquer ce qu’il est réellement en prenant la façon de parler d’un autre.

En soit, il avait parlé parfaitement normalement, mais il c’était appliqué à le faire avec un accent français absolument atroce qui aurait pu faire croire à n’importe qui que c’était un bourgeois français qui venait de mettre pour la première fois aux États-Unis d’Amérique. Il faut dire aussi qu’il était bilingue et que même si ça ne lui servait plus à grand-chose aujourd’hui, il était tout de même fier de cette aptitude. Il affichait un sourire qui se voulait un peu coupable comme pour dire à Frederik que son argumentaire ne tenait pas la route tant que ça. Caleb aurait sans doute eu du mal à se faire passer pour un français alors que son nom de famille était Campbell et ne comprenait pas non plus l’intérêt de faire une chose pareille. Il choisit donc de laisser couler et reprendre le fil de la conversation.

- C’est vrai, mais ce n’est pas comme si nous avons choisi de débarquer ici dans cette période en particulier. Eileen était gravement malade quand nous sommes arrivés. Elle avait besoin de soin que j’étais bien incapable de lui prodiguer, alors même si l’intégration est difficile, même si je suis persuadé que certains me détestent encore. Je sais que je suis redevable à ce groupe et puis nous avons à présent la chance d’avoir un toit sur la tête c’est quand même mieux…

Le sénateur fit un geste de la main pour indiquer le refuge dans sa globalité. Il était clair que c’était un avantage qu’il n’avait pas l’intention de négliger. Il aimait cet endroit. Il était bien content de pouvoir y vivre avec Eileen désormais. Ce n’avait pas été facile au début, mais l’un comme l’autre c’était aidé pour accepter cette vie en communauté Caleb qui avait longtemps était un homme égoïste avait eu du mal au début d’accepter un truc comme ça, mais il avait fini par s’y faire plus par dépit que vraiment par choix. En tout cas, s’il y avait un truc dans sa vie qu’il ne regrettait pas, c’était bien le choix qu’il avait fait quand ils avaient rejoint cet endroit. Son regard se perdit dans le vague l’espace d’un instant quand Walter fut évoqué. Il se rappelait très bien de comment les choses c’étaient passé ce jour-là.

- La décision prise en direction de Walter était la meilleure à prendre en effet, je pense que c’est surtout Ludwig qui a réussi à influencer les membres du conseil. Il est plein de ressource même s’il ne s’en rend pas toujours compte.

Avant, il aurait sans doute profité de cette discussion pour se mettre en avant, mais ce n’était pas avant. Il était certain que son discours avait sans doute aidé. Il était évident qu’il n’avait pas pu rester silencieux plus de quinze secondes même s’il avait été malade à cet instant et qu’il était fatigué de la nuit qu’il avait passée, mais il était certain qu’il avait dû intervenir, faire de long plaidoyer comme il en avait l’habitude alors qu’il n’était encore qu’un simple avocat.

- En bon terme ? Je ne sais pas… Sans doute pas… Disons qu’il m’en voulait d’avoir quitté sa mère et de n’avoir pas été aussi présent pour lui qu’il ne l’aurait souhaité. J’ai choisi ma carrière plutôt que ma famille.

Est-ce qu’il regrettait ce choix ? Il n’en savait rien au final, il avait perdu sa famille, mais avait trouvé Eileen, c’était assez étrange comme situation, il ne c’était jamais senti aussi bien que lorsqu’il avait sa femme avec lui. Il y avait un choix à faire, mais il ne savait pas vraiment lequel en y regardant de plus près. Il aurait aimé pouvoir se dire que les choses étaient simples, mais ce n’était pas le cas. Il y avait trop de paramètres en compte et de toute façon, il ne pouvait pas refaire sa vie, c’était trop tard pour ça.

- On a tous fait des erreurs par le passé et je suppose que je ne suis pas le seul qui aimerait revenir en arrière pour pouvoir changer des détails. N’est-ce pas ?

Il ne connaissait pas la vie de son interlocuteur, il ne savait pas comment il allait prendre la remarque, mais l’homme était certain qu’il avait aussi eu des heureux qu’il regrettait, c’était presque une obligation, lorsqu’on est vivant on fait des erreurs et on apprend de ses derniers biens plus que de nos réussites. C’était quelques choses qu’il avait expérimentées plus d’une fois.

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MessageSujet: Re: Time For Us To Accept What We Are   Mer 21 Fév 2018 - 13:41
L’imitation que fit Caleb de l’accent français, m’arracha un sourire. Pendant un bref instant, j’avais réellement eu l’impression de m’entretenir avec un Français qui cassait très mal son anglais. Cette brève démonstration pour illustrer ses propos, m’avait toutefois fait réfléchir sur la question. Je devais admettre que je n’avais jamais imaginé que l’on puisse vouloir à ce point masquer ses origines pour s’en approprier l’accent d’un autre… Je ne voyais sincèrement pas l’intérêt d’un tel stratège et pourtant, je n’étais pas surpris d’apprendre que cela puisse exister. Je n’avais aucun mal à imaginer que certain y ait vu là un intérêt personnel, qu’ils y aient trouvé leur compte pour une raison qui m’échappait totalement. Qu’est-ce qui pouvait bien pousser quelqu’un à adopter un accent qui n’était pas le sien ? J’avais déjà constaté, à mes dépend, que l’être humain avait un don tout naturel pour la manipulation. L’honnêteté avait beau occupé le sommet de ma liste de valeurs prioritaires, je savais pertinemment que ce n’était malheureusement pas le cas pour plusieurs.

L’on n’avait pas choisit le meilleur moment pour s’intégrer au ranch, avais-je dit lors du second volet de notre conversation. Mais évidemment, ce que Caleb souleva à la suite de mes propos était tout à fait véridique; nous n’avions rien choisit du tout… Nous étions arrivé à Issaquah Ranch, avec chacun nos raisons. La mienne étant la dissipation de mon groupe à Seattle, me retrouvant seul à arpenter des routes pour les moins dangereuses, celle de Campbell étant la maladie. Eileen – qui je supposais être sa femme – était gravement malade lors de leur arrivée au ranch. Les soins qu’on leur avait alors prodigués et l’opportunité d’un toit sécuritaire, à l’abris du chaos qui régnait à l’extérieur, avait suffis à l’ex sénateur pour lui faire oublier l’intégration difficile que cela impliquait et la possibilité que certains membres puissent encore le détester. « Oui, bien sûr ! Je ne saurais faire autrement que de leur en être redevable également. Il faut dire qu’après avoir survécu aussi longtemps à l’extérieur, à se démener corps et âme pour n’avoir qu’un bien bref instant de sécurité, je nous compte aussi fort chanceux d’avoir un toit sur la tête et de la nourriture dans le garde mangé. Sans parler d’un vrai lit où dormir ! Je pense que j’aurais facilement pu y rester couché une semaine entière, lorsque je suis arrivé au ranch ! » J’avais ris en prononçant la dernière phrase.

Bien que la question me brulait les lèvres, je me retint de demander plus ample renseignements sur ceux qui pouvaient le détester et ce qui avait pu mener à ce ressenti. Jugeant préférable de ne pas m’engager trop rapidement sur un chemin aussi glissant. Puis, lorsque Walter fut évoqué, nous avions tous les deux plongés dans des souvenirs qui nous ramenaient à ce jour-là... Je n’étais arrivé que la veille de l’éclosion de bronchite – mon lien d’attachement au ranch n’ayant pas encore été bien développé à ce moment là – ça ne m’avais pourtant pas empêché d’éprouver de la compassion face aux difficultés que traversaient les survivants du ranch. J’avais mis la main à la pâte et tenté d’aider comme je le pouvais, mais malgré tout, j’étais resté quasi insensible à l’annonce des morts de ceux que je ne connaissais pas. C’était devenu tellement courant maintenant et j’avais survécu aux décès de tellement de mes proches, que je ne pouvais faire autrement que de me protéger contre la détresse du trépas d’un inconnu… Evidemment, cela n’impliquait pas que je sois complètement froid à la douleur des autres, mais dans un monde ou la souffrance et l’horreur était devenu monnaie courante, c’était un mécanisme de survis que de se couper partiellement de ses sentiments les plus ravageurs. M’étant créer une barricade derrière laquelle je ne laissais plus le choses m’atteindre aussi facilement qu’avant. Me surprenant moi-même de cette nouvelle froideur…

Quant à Caleb, j’appris qu’il était également d’accord avec la décision finale qui avait conduit à l’exile de Walter – donnant les crédits de cette décision à Ludwig qui, je me rappelais, avait ouvertement protesté contre la mise à mort du condamné. L’occasion ne s’était pas encore présenter à moi pour une rencontre officiel avec ce Ludwig, mais je me promis de tenter d’y remédier rapidement. Pour le peu que je connaissais de lui, il me semblait être un type fort sympathique.

Laissant tranquillement couler le sujet de l’épidémie de bronchite vers une toute autre conversation ; la mention du fils décédé de Caleb m’amena à poser plus amples questions à ce sujet. J’appris alors que le défunt en avait voulu à son père pour avoir quitté sa mère et pour n’avoir été aussi présent pour lui qu’il ne l’aurait souhaité – choisissant sa carrière plutôt que sa famille. Campbell n’était donc pas totalement convaincu d’avoir été en très bon terme avec son fils, du moins pas jusqu’à la toute fin. En ce qui me concernait, une petite voix intérieur et égoïste me dit que le fils de Campbell avait été bien chanceux d’avoir ne serait-ce qu’un père. Présent ou pas, c’était déjà plus que ce que j’avais eut le droit, moi qui n’avais jamais connu l’identité de mon véritable géniteur. Pas même son nom et encore moins là raison exacte de son départ. Qui était-il ? D’où venait-il ? Où était-il ? C’était des questions qui me revenaient sans cesse en tête et auxquels, avec tout ce qui se passait dans le monde d’aujourd’hui, je ne pouvais plus espérer y répondre... « Était-ce votre seul enfant ? Et… comment c’est arrivé ? » Évidemment, la deuxième question portait sur la cause du décès et l’hésitation en début de phrase, sur ma crainte de me montrer trop indiscret.

À en croire ce qu’en disait Caleb, il avait des regrets quant à tout ça. Des erreurs qu’il avait fait et dont il aurait aimé revenir en arrière pour pouvoir changer les choses. Baissant mon regard vers le bol de céréales vide que je faisais audacieusement tournoyer entre mes mains, j’avais fixé l’objet sans réellement le voir. « Honnêtement, je me tourne rarement vers le passé et encore moins vers ses erreurs… Ce qui est fait, est fait ; on n’y peut plus rien. Sauf peut-être s’en relever plus fort. Toutefois, il est vrai qu’il m’arrive parfois de ruminer quelques erreurs. Entre autre, celle de  ne  pas avoir été présent au Danemark, lorsque tout ça a commencé. De ne pas avoir été aux côtés de ma famille pour affronter avec eux les horreurs du nouveau monde... » J’aimais mieux éviter d’y penser trop souvent, mais la crainte de se qui avait pu arrivé à ma famille était bien présente. J’avais beau tenté de me convaincre qu’ils s’en étaient tous sorti indemne, un pincement au ventre me rappelait cruellement que c’était très peu probable… J’avais vu des hommes beaucoup plus fort tomber au combat… Par le passé, on avait peut-être surmonté bien des épreuves en famille, mis ça… Ça c’était probablement bien pire que tout le reste.



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MessageSujet: Re: Time For Us To Accept What We Are   Jeu 22 Fév 2018 - 11:30
Dormir dans un vrai lit, c’est vrai que c’était une chose qui aurait pu faire plaisir à Caleb s’il avait pris la peine de dormir un peu plus. Ce qui n’avait pas vraiment été le cas, son esprit l’empêchait de dormir à son arrivée dans le groupe trop préoccupé par l’état de sa femme, mais il savait que son interlocuteur avait raison et que dans d’autres circonstances, il en aurait profité également. Il ne riait cependant pas de la remarque, se contentant simplement d’un sourire un peu plus grand. Pour le coup, il n’avait jamais été du genre à rire énormément. Du moins pas vraiment sincèrement, il savait à la perfection faire semblant de rire, mais il se gardait bien d’insulter son interlocuteur et faire semblant de rire à cette remarque. C’était cocasse, c’était certain, mais c’était bien tout. Caleb observait l’homme qu’il avait en face de lui, il ne savait pas trop à quoi s’attendre avec lui. D’une certaine façon il lui rappelait lui quand il était plus jeune et il ne savait même si c’était une bonne chose ou non. Il ne laissa cependant rien paraitre parce qu’il avait l’habitude de ce genre de moment. Il savait être impassible et rester toujours aussi détacher vis-à-vis des conversations qu’il avait devant lui.

Enfin ça c’était sans compter le fait que la conversation dérive sur ses enfants. S’il y avait bien un sujet sensible en plus de sa femme c’était bien celui-ci. Il n’aimait pas avoir à parler de ça. Simplement parce qu’il avait l’impression de revivre une fois de plus ce qu’il avait connu ce jour-là quand il avait découvert tous ses corps sans vie. Il avait compris qu’il y avait eu une attaque de survivant, mais il n’avait pas la moindre idée de qui il était question. Il n’en savait guère plus et avait déjà eu du mal à le dire à Eileen et ce n’était pas à l’homme qu’il avait en face de lui qu’il ferait une révélation comme ça. Il réfléchissait à la meilleure façon de lui fournir sans pour autant trop en dire. Il ferma les yeux un instant se posant une main sur le nez puis le descendant le long de son visage avant de passer ses doigts dans sa barbe.

- J’avais trois enfants, deux garçons et une fille, 19, 18 et 15. John, Felicity et Richard. L’épidémie est arrivée. Comme elle est arrivée à beaucoup de monde malheureusement. Je n’étais pas non plus avec eux quand tout s’est arrivé. Ils étaient avec leur mère plus au nord de l’état. Quand j’ai réussi à les retrouver, ils n’étaient plus. C’était vraiment au tout début…

Il y avait deux ans déjà que tout ça avait eu lieu et pourtant, il avait l’impression que tout ce qu’il avait vu ce jour l’était gravé en lui. Qu’il ne pourrait jamais en être autrement que sa vie entière tournerait autour de ça désormais et qu’il ne pourrait jamais être le même. Il soupirait alors qu’il entendait l’histoire de Frederik. Les regrets qu’il avait été compréhensible. Il ne pouvait en être autrement. Laisser sa famille si loin pouvait être compliqué surtout qu’il lui semblait si jeune. De son côté, les siens n’avaient jamais vraiment compté. Ses sœurs étaient pratiquement des inconnues pour lui. Surtout la plus ancienne pour le coup à qui il n’avait pas parlé des mois avant l’épidémie, cette rancœur était tellement futile à l’heure d’aujourd’hui.

- Je ne peux comprendre ce ressenti, cette culpabilité. Je me demande souvent comment les choses auraient été si j’avais su être présent, si je n’avais pas divorcé. Je dirais bien que l’Europe n’est peut-être pas touché, mais soyons honnête, je ne trouve pas ça très crédible. Après, je pense qu’il y a sans doute moins de danger au Danemark qu’ici. Il y a bien moins d’habitants, enfin ce n’est jamais facile de laisser sa famille derrière.

Le sénateur n’était sans doute pas rassurant avec ses paroles, mais ce n’était même pas ce qu’il essayait de faire. Il parlait du fait qui pour lui était évident même si ça ne plaisait pas tout le monde d’entendre ce qu’il avait à dire. Il comprenait bien que Frederik était dans une situation délicate, mais s’il était présent ici c’était forcément parce qu’il y avait une raison pour qu’il en soit ainsi. La vie avait fait un choix le concernant comme elle l’avait fait avec lui et sa femme. Si les Campbell étaient encore en vie ce n’était absolument pas à cause de leurs habitudes à la survie parce que l’un comme l’autre n’en avait pas vraiment, tout particulièrement Caleb qui n’avait été qu’un aristocrate qui connaissait les règles de bienséance en société et c’était bien tout. Il réajusta ses lunettes d’un geste lasses avant de continuer cette conversation.

- Jusqu’à présent, je ne croyais pas vraiment au destin, mais c’est sans doute le responsable de cette séparation. Il y avait simplement décidé que vous ne seriez pas ensemble pour des raisons qui lui appartiennent.

Caleb aurait bien aimé en savoir plus, mais il était plutôt maître dans l’art de poser des questions de façon détourner plutôt que de sincèrement les poser. Si son interlocuteur voulait lui parler des raisons qui le poussaient à être à Seattle et ses alentours, Caleb venait de tendre la perche. S’il ne voulait pas, c’était tant pis pour lui, ça aurait sans doute pu être un sujet de conversation plutôt intéressant d’après lui.
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