The Walking Dead RPG

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Ruben West
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MessageSujet: Re: One second   One second - Page 4 EmptyJeu 29 Mar 2018 - 19:40
Pas quelque chose, disait-elle. Plutôt quelqu’un. Il fronça un sourcil en la scrutant toujours, avec l’impression d’avoir mis dans le mille. Kareem était loin de se douter qu’il s’agissait d’un enfant, qu’elle avait eu avec son ancien compagnon. Tout comme il était loin d’imaginer tout ce qu’il se passait dans la vie du ranch. Ses yeux brillèrent d’une malice délicieuse alors qu’il se passait la langue sur les incisives. Elle l’empêchait de crier en lui répondant. La discussion pourrait ainsi continuer des heures, et il ne cachait pas que son petit jeu l’enthousiasmait énormément. Ses questions, par contre, étaient d’un ennui profond !

Pourquoi s’en prendre à des morts avec une tronçonneuse ? Il eut envie de rire :

« C’est tout ce qui t’interpelles ? Mince, je te pensais plus amusante que ça… » Râla-t-il en se positionnant plus confortablement, un peu comme il le put contre la surface derrière lui. Ça n’était pas le summum du plaisir, mais il s’en contenterait. « C’est drôle ! » S’exclama-t-il, comme si c’était la seule évidence du monde et qu’elle devrait s’en contenter : « Il n’y a plus de loi, de maitre, de guide, de dieu ! » Il eut un rire, soulagé. Heureusement qu’il n’y avait plus de Dieu, sinon, sa non-vie allait être un cauchemar : « Juste un immense terrain de jeu qui permet de faire… Absolument tout ce qu’on veut ! »

N’était-ce pas évident, alors ? Ses yeux questionnèrent Carmen, qu’il songea folle de ne pas l’avoir compris avant. Elle pouvait être qui elle voulait, quand elle le voulait. Une autre personne au réveil si ça l’arrangeait, et vivre comme elle l’entendait ! Ce nouveau départ, Kareem ne l’avait pas attendu, mais maintenant qu’il était là – et que son esprit avait vrillé quelques mois avant – c’était inespéré. Dans sa tête, tout ça n’avait rien à voir avec ce qu’il lui était arrivé. C’était différent !

« Pourquoi se priver ? Au nom de quoi ne pas faire tout ce qu’on aurait envie de faire ? Le monde est à nous ! Tu ne l’as pas encore réalisé ? » Souffla-t-il avant de froncer les sourcils.

Elle était forcément folle. Elle était perdue, aussi, et avait besoin d’un guide pour lui montrer toutes les possibilités qui se déroulaient sous ses pieds. S’accrocher à quelqu’un, c’était une perte de temps. Tout ce qui comptait, c’était l’amusement qu’ils tireraient, les bénéfices. Ils étaient devant un monde en ruine qu’il fallait reconstruire comme ils l’entendaient !

« J’étais au stade, tu sais ? » Fit-il en pinçant les lèvres. Les images lui revinrent, diffuses cependant. Comme si tout ça était abstrait dans son esprit, tellement lointain. Il ne revoyait même plus le visage de son propre frère. « Je me demande à quoi il ressemble maintenant… » Fit-il comme si ça n’était pas important. « Et ne m’appelle pas Al-Quaida, c’est très méchant. Je ne suis pas un terroriste… » Ajouta-t-il en avisant la jeune femme de son index accusateur. « A moi ! »

Kareem se frotta les mains. Décidément, elle avait vraiment trouvé de quoi le distraire avec sa suggestion !

« C’est quoi le truc le plus sordide que tu ais vu dans ce monde » Demanda-t-il.

Lui avait hâte de lui dire ! Parce que des horreurs il en avait vu. Et s’il semblait les traiter avec légèreté, il n’admettait pas que son esprit avait été plus marqué qu’il ne l’imaginait.





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MessageSujet: Re: One second   One second - Page 4 EmptyJeu 29 Mar 2018 - 20:15

Elle comprenait parfaitement ce qu'il voulait dire, par le fait de ne plus avoir de loi et de faire ce que bon lui semblait. Peut-être pas de là à dire que c'était amusant, mais elle saisissait bien son point de vue.

Je l'ai réalisé, et je comprends ce que tu dis. fit-elle remarquer en tirant à nouveau sur sa cigarette avant de reprendre. Mais je ne fonctionne pas comme ça. Ma propre liberté s'arrête là ou commence celle des autres dirons nous. Et ça me convient très bien.

Elle n'était pas un électron libre. Elle avait été trop bien éduqué dans l'idée de prendre soin des autres, plutôt que de prendre soin d'elle. Alejandra, Ana-Lucia. Puis Axel, Jasper, Ashley... La liste n'avait cessé de s'allonger jusqu'à ce qu'elle ne cède son pouvoir à d'autres, trop lasse de continuer à donner des directives. Fatiguée, et prête à commencer une nouvelle vie qui était morte aussi rapidement qu'elle était arrivée. Son regard se voila un instant de tristesse en y repensant, avant de chasser ses souvenirs dans le même mouvement qu'elle effaçait le volute de nicotine qui l'entourait. Apprendre qu'il était au stade l'étonna, bien qu'elle n'en montra rien de plus qu'une oeillade intéressée. J'aurai l'occasion de le savoir. L'état de conservation du stade ne devait pas être des plus attrayants. Mais si dans la fuite, personne n'avait osé y retourner... C'était une chose qui pouvait l'intéresser elle. Quand à sa réflexion sur son nouveau surnom, la Navajo leva les yeux au ciel d'un air exaspéré. Je ne savais pas que Pocahontas était un compliment. Et puis, elle était Powathan. Je ne le suis pas. précisa t-elle avec un bref rire, presque prête à voir le fantôme d'Ana rentrer dans la pièce pour hurler sur le brun qu'il devait apprendre à faire la différence.

Quelle était la chose la plus sordide qu'elle ait vu ? Ca, c'était une excellente question. Rejetant la fumée de cigarette de ses lèvres, Carmen hésita. J'en ai tellement vu, un peu plus tous les jours... J'en serai presque blasée. admit-elle avec un ébauche de sourire triste, réfléchissant un peu. Ses cicatrices parlaient pour elle de toute façon. En dehors de son visage, le reste de son corps n'avait pas été épargnée par les batailles qu'elle avait engrengé pour sauver sa vie, ou celle des autres.

La plus sordide chose qu'elle ait vu, étreignait bien trop son coeur pour en parler. L'histoire d'amour d'un homme et d'une femme que tout opposait, mais qui avaient su se trouver à une époque très étrange de leur vie, allant jusqu'à fonder une famille, avant qu'une banale morsure de rôdeur ne vienne faire volet en éclat ce fin cristal de bonheur qu'elle avait essayé de préserver de toute ses forces. Non, elle ne devait penser à lui. Pas ici, pas maintenant. Pas au risque de sentir un sanglot déchirer sa gorge. Elle avait encore trop de fierté pour offrir cette faiblesse à un inconnu. J'dirai... Les cannibales de cette station ouais. Quand on est rentrés ici, on s'attendait pas forcément à trouver des survivants, juste de l'essence pour continuer d'entretenir les véhicules. C'est l'odeur qui nous à pris au nez, sans le savoir on étaient rentrés par ce qui leur servait de boucherie. fronçant légèrement le nez en y repensant, elle rajouta. Dans un coin, t'avais un tas d'affaire. Des papiers d'identités, des fringues, des jouets pour les gosses... C'avait été un réel cauchemar que de réaliser à quel point le monde était tombé bas. Quand ils nous ont attaqué, on s'est battu. Mon meilleur ami en à éventré un, et j'ai étranglé la seconde. Elle se rappelait encore de la pression du tuyau d'arrosage, alors qu'elle avait continué de serrer bien après que la vie se soit échappé du corps de la blonde, possédée par la volonté de l'empêcher de revenir après qu'elle ait essayé de tuer Ashley et Jasper.

C'était la première fois qu'on tuait quelqu'un, et ce sera pas la dernière malheureusement.J'suis bien loin de l'époque ou j'avais peur des Wendigo.

Elle le voyait dans son regard, cette volonté de lui raconter les atrocités qu'il avait pu voir, mais elle ne lui offrit pas ce plaisir, prenant la tangeante.

Pourquoi tu m'as sorti de la voiture, alors que rien ne te forçait à le faire ?

C'était tout de même important de le savoir après tout. Elle lui offrit un sourire désolé de le frustrer de la sorte. Tes exploits attendront encore un peu avant d'être raconté. J'aime savoir à qui je parle, avant d'entrer dans les détails.

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Ruben West
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MessageSujet: Re: One second   One second - Page 4 EmptyJeu 29 Mar 2018 - 20:16
« Ça, c’est seulement parce que tu es ennuyeuse. » Soupira-t-il. Et dire qu’il se retrouvait coincé avec elle ici, pour au moins toute la nuit, alors qu’il s’agissait de la personne la plus assommante à cent kilomètres. Il fit une moue boudeuse, et lorsqu’elle lui confia qu’elle le saurait prochainement pour l’état du stade, il eut comme une illumination : « Je vais venir avec toi. J’ai vraiment envie de récupérer mes affaires ! » Fit-il comme s’il venait de prendre un coup de jus : « J’avais laissé un superbe manteau Armani là-bas qui m’avait coûté cher ! Mais il valait totalement la peine. »

Elle allait faire une descente d’organes à ce train-là. Mais il s’en moquait : Kareem ne pensait pas à sa place, il n’était pas dans sa tête et ne cherchait même pas à essayer. Il ne disait que ce qu’il lui passait par l’esprit, et ses pensées se tournaient ainsi. Il n’y avait pas de place pour les autres, à part peut-être Jeffrey qui était son partenaire depuis trop longtemps pour qu’il le laisse tomber. Aussi son seul ami, à bien y penser. C’était ça de se construire seul !

Il ne fut tiré de ses réflexions que lorsqu’elle prit finalement la parole à propos de tout ça. Il n’avait pas vraiment calculé le silence entre le moment où il lui avait posé la question, sa remarque et la suite de son discours. Le temps était un paramètre très diffus pour lui, surtout lorsqu’il se fixait sur autre chose. Ses yeux sombres se tournèrent vers elle alors qu’elle lui racontait l’histoire du lieu, et il eut un grand sourire :

« Oh et donc vous vous êtes dit qu’en faire un repli pour ravitailleur, c’était une idée vachement sympa ! » Commenta-t-il. « On va passer la nuit dans l’antre du diable… » Certains auraient eu des scrupules… « J’aime cette idée ! » Pas lui.

Ça le mettait même en joie, d’une certaine manière. Les esprits dérangés – profondément ! ou en tout cas, plus que lui – le fascinaient. Il ne se rendait pas compte qu’il tirait sur une corde sensible, qui finirait par céder. La morale n’était décidément pas ce qui le tenait en place, ce qui l’empêchait de tuer pour le plaisir de le faire. Kareem voyait le potentiel de chacun, dès lors qu’il posait les yeux dessus. Chaque être humain était une opportunité qu’il fallait saisir, un peu comme un citron qu’on presse jusqu’à la pulpe. Mais pour ça, ils devaient être vivants.

« Quand est-ce que tu passes aux questions intéressantes ? » Soupira-t-il d’ennui. « En fait, quelque chose me forçait à le faire : tu étais entre moi et la sortie. » Fit-il en levant les yeux au plafond. « Et puis, je suis pragmatique : a deux contre trois, c’était risqué. La configuration restait la même pour moi si je ne t’aidais pas à t’en tirer, je me serais retrouvé contre deux types qui auraient eu très envie de me tuer. » Lui laisser croire qu’il était bonne âme ? Certainement pas. « Bon ceci dit, je ne peux pas te considérer comme une personne à part entière. Déjà parce que tu es une femme, ensuite parce que tu as été assez idiote pour t’assommer toute seule. » Analysa-t-il. « Alors disons que tu es la moitié d’une personne. »

Voilà qui lui semblait bien plus logique et raisonnable. Les pas pressés au-dessus l’arrachèrent à sa discussion. Il pouvait entendre le bruit des morts contre les planches, puis un éclat de verre qui annonçait qu’ils avaient fini par passer par le bon endroit. Les cris se mêlèrent à la conversation :

« Désolé de te décevoir, il n’y a pas une once bonté ici. » Fit-il en se désignant lui-même. « Je suis profondément utilitaire et logique, dirons-nous. » Souffla-t-il en scrutant toujours le plafond où l’agitation faisait tomber de la poussière sur eux. « Ton groupe, a quoi est-ce qu’il ressemble ? Donne-moi des détails sur eux. Sur les gens. Sur la vie que vous avez. »





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MessageSujet: Re: One second   One second - Page 4 EmptyJeu 29 Mar 2018 - 20:27

Venir avec elle, sérieusement ? Qui à dit que je voulais de toi dans le trajet ? Certainment pas elle ! Mais vu la tête qu'il tirait pour avoir son manteau Armani, une voix lui soufflait qu'elle n'aurait clairement pas le choix... Nos routes se sépareront après le stade alors. La décision était prise sans lui demander son avis, et si elle ignorait encore que le temps ferait qu'ils ne passeraient qu'une journée ensemble, elle était pourtant sûre d'elle en cet instant précis.
Quand à l'idée d'un abri dans un lieu rempli de cauchemar et de douleurs... Carmen se contenta d'hausser les épaules. Ils sont tous morts, et les pompes à essences étaient remplies à l'époque. Ca nous à permis de nous approvisionner un bon moment, et en cas de horde, ça restait une excellente cachette comme tu peux le constater.

Ils avaient toujours eu de la ressource après tout, ce n'était pas aujourd'hui que ça changerait.
Elle ne se formalisa pas de ce qu'il disait. A ses yeux, elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Une survivante qui cherchait à se raccrocher à des souvenirs pour ne pas basculer, alors... Elle resta pensive un instant, tirant sur sa dernière bouffée de nicotine avant que le mégot n'aille rejoindre le premier. Le pragmatisme est une qualité. fit-elle remarquer sans s'offusquer, bien habituée à avoir agi de même pendant un très long moment. L'éclat de verre lui fit relever la tête, alors que les deux survivants se hélaient pour empêcher les morts d'entrer. Avec un peu de ressources, ils arriveraient à se cacher dans l'ancienne chambre des cannibales, mais de là à assurer qu'ils y arriveraient à temps, elle n'en était pas si sûre. Bruyants, et paniqués.
Ils vont finir par se faire bouffer si ça continue.


Deux ans d'épidémie n'avait visiblement pas suffit à apprendre la survie à certains. Il fallait être discret dans ce monde, se camoufler, et ne pas céder à ses émotions primaires. Epoussetant les particules qui s'étaient étalés sur sa peau nue, la brune écouta la question. Tant qu'il ne demandait pas la position exacte, tout irait bien. On fume le calumet de la paix, on se trace des peintures de guerre avant un combat, et on rend hommage aux esprits après chaque partie de chasse. Devant son air interloqué, elle ne put s'empêcher de rire en secouant doucement la tête. Logique, et un peu naïf aussi hein. lâcha t-elle avec un amusement rare, avant de reprendre son sérieux. On est une trentaine de personnes, environ. A la base, on étaient que deux, ma soeur et moi. Et après petit à petit, le groupe à grandi. C'est... Je les considère comme une meute désormais. admit-elle avec avec un bref sourire. On prends soin des uns et des autres, on se protège. Chacun à appris à se défendre avec l'arme de son choix afin d'être utile. Et tu as beau te moquer, mais les enseignements des natifs ont bien aidé. On peut chasser et pêcher pour conserver la viande, traquer le gibier. Les postes de garde nous permettent de garder un oeil sur tout, et ce n'est pas tout le monde qui peut entrer. C'est à nous de décider.

Nous. Si elle avait quitté son rôle de leader, elle savait néanmoins qu'elle aurait toujours une voix au sein du Conseil. Et je ne pourrai rien te dire de plus. précisa t-elle avant qu'il ne tente de nouvelles questions sur le sujet. C'est un lieu que l'on cherche à protéger. On ne peut pas en parler.

A son tour désormais d'en savoir plus. Avec qui tu voyages ? Des inconnus, des amis proches, de la famille ?

Il n'avait toujours pas précisé après tout. Et si elle devait se retrouver avec une dizaine de gars qui se pointeraient ici, elle saurait partir au beau milieu de la nuit. Un peu de sang de rôdeur, et elle serait une ombre parmi les ombres de toute manière.
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MessageSujet: Re: One second   One second - Page 4 EmptyJeu 29 Mar 2018 - 20:28
« Oh noooon, c’est tellement dommage ! » Lâcha-t-il sans pouvoir cacher son mécontentement : elle s’était jouée de lui, certes, mais Kareem avait eu envie d’y croire comme un gamin ! L’idée lui plaisait tellement, les peintures de guerre de tout ! Non, sérieusement, c’était bien trop cool… « J’aurais aimé croire que j’étais tombée sur la seule sauvageonne qui parlait ma langue ! » Et lui aurait été le cowboy dans l’histoire ! « Donc les tiens ne sont pas comme toi, c’est ça ? Le tomahawk, les esprits de la forêt et le raton laveur, tout ça… » Soupira-t-il, sincèrement peiné de cette révélation.

Il admira la poussière tomber encore, alors que les grognements se faisaient que plus lisibles désormais. Sans pitié aucune pour ceux qui se trouvaient au-dessus, la remarque de la brune lui arracha un rictus : il n’allait pas les pleurer. Pas après tout ce qu’il s’était passé, et ce qu’ils avaient voulu lui faire. Il prêta simplement l’oreille à sa voisine lorsqu’elle lui parla de son campement :

« Un sanctuaire donc. » Résuma-t-il. Un sanctuaire pour une trentaine de personnes. Le concept lui paraissait un peu fou, Kareem n’était pas sûr de savoir quoi en penser, sincèrement. Il passa très vite à autre chose dans son esprit – quoi qu’il essayait quand même d’imaginer à quoi ça pouvait ressembler. « Avec ma voix de la raison. » Soupira l’émirien. « Que je n’ai pas amené avec moi aujourd’hui. » Il s’étendit comme un chat avant de grogner à cause de la douleur : « Le petit ange sur mon épaule doit être… Quelque part dehors en train de se demander pourquoi je ne suis pas à notre point de rendez-vous. Jeffrey. » Il lui donna son nom, parce qu’elle n’en ferait probablement rien. « C’était mon garde du corps. »

Ses yeux sombres scrutèrent le vide un long moment. La question le ramenait loin en arrière, à nouveau. C’était étrange de devoir y penser. Tellement… En dehors du temps. Il sentit ses tripes se tordre en remarquant à quel point il en avait oublié sa propre famille :

« Avant ça, encore l’an dernier, il y avait mon frère, Aymane.» Mais Aymane était mort. Et il n’avait pas eu le temps de réaliser, ni de faire son deuil. Jeffrey s’était occupé d’essuyer son visage recouvert du sang de son cadet, tandis qu’il était figé par la surprise. « On a toujours été ensemble. » Son discours se décousait, il en parlait comme s’il ne disait rien d’important. « Rien de plus, rien de moins. »

Seulement eux deux. Depuis un an. Et des cicatrices à rajouter sur la pile des regrets qu’il ne voulait pas avoir.

« C’est Jeffrey que j’essaie d’attirer ici. Il finira par me retrouver, j’en suis certain. » Assura-t-il dans un sursaut, comme s’il reprenait contact avec la réalité. « Il prend juste son temps, ce goujat. » Ses yeux se tournèrent vers Carmen finalement : « Donc toi, tu es la louve solitaire, c’est ça ? Ils t’ont autorisé à quitter tes terres, et tu pourras y retourner quand tu veux… Est-ce que vous vivez au moins dans des tipis ? » Questionna-t-il avant de secouer la tête : « Ne répond pas à ça s’il te plait, je veux garder ce rêve encore un peu. Et j’ai décidé : je vais t’appeler Louve. C’est mieux que Pocahontas. »

Voilà.

« Il te reste de la famille ? » Demanda-t-il distraitement. Puisque les gens attachaient tellement d’importance à la famille, justement. Plus lui, depuis longtemps.





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MessageSujet: Re: One second   One second - Page 4 EmptyJeu 29 Mar 2018 - 20:39

Je ne parle quasiment pas Navajo. lâcha t-elle avec une ébauche de sourire face à son air désappointé. A son grand désespoir, son camp n'était pas uniquement composé de natifs amérindien. Il y à bien Isha. Carmen évoqua tout de même le jeune Cheyenne, souriant en repensant au personnage qu'il était. Il à passé plus de temps à la réserve que moi avant l'épidémie. Il est ... a fond dans sa culture, on va dire ça comme ça.

Les bruits au dessus d'eux s'intensifiaient, mais à aucun moment elle n'entendit de hurlements de douleurs du côté des pillards. Seulement le bruit sourd des objets tirés à la va vite, vu comme le sol raclait au dessus de leur tête. Ils s'en sont tirés. fit remarquer avec calme la brune, avant de boire de nouveau une gorgée.
Jeffrey donc. L'homme qui l'accompagnait partout, et visiblement, qui devait être le plus sain d'esprit des deux. Elle nota aussi le nom d'Aymane, et l'utilisation de ce dernier au passé lui confirmait qu'il ne devait plus être de ce monde. Elle ne cessa de l'observer alors qu'il semblait se perdre dans ses pensées, intriguée par le fait qu'il ne cherche pas à parler d'avantage de ce frère qui pourtant, semblait avoir compté pour lui.
La louve solitaire. C'était bien la première fois qu'on l'appelait ainsi, lui arrachant un léger rire. Quand à cette histoire de tipi, elle n'eut pas le temps de secouer la tête qu'il lui ordonna de garder le silence. On sait en construire. précisa t-elle tout de même. Survivre en extérieur était presque devenu une habitude pour elle après ces quelques semaines passées sur les routes, tant pour trouver un abri que rechercher des disparus.

L'épidémie lui avait toute notion de confort, s'habituant à l'hostilité de l'extérieur jusqu'à s'en imprégner totalement après tout. Louve alors. Dans l'obscurité, elle n'était même pas sûre qu'il puisse voir ce fin sourire qui s'était dessinée sur ses lèvres. Tu peux aussi dire Carmen,
mais celui-ci est toujours mieux que Pocahontas oui.


Quand à ce qu'il lui restait de famille... L'espace d'une seconde, elle eut l'impression de voir dans un flash tous ceux qu'elle avait perdu jusque lors, son coeur se serrant un peu plus à cette pensée.

Pas vraiment. Une de mes soeurs est morte au début de l'épidémie, et la seconde est portée disparue depuis un moment déjà. Je n'ai jamais connu mon père, et ma mère est morte quand j'avais dix neuf ans alors....

Elle ne pouvait pas parler de Jasper. C'était bien trop tôt. Encore moins de Jolan, au risque d'afficher clairement ses faiblesses cachées. Tu trouvera ça stupide, mais ce groupe que j'ai créer est devenu ma famille.

Ne considérait-elle pas Isha et Axel comme les frères qu'elle n'avait jamais eu après tout ? Elle lui fit signe de se taire en entendant des éclats de voix au dessus. Le plafond qui les séparait du haut était suffisamment fin pour entendre quelques éclats de voix de leur part, alors qu'ils parlaient d'eux deux en des termes loin d'être affectifs. Et si elle ne prêta pas attention aux remarques obscènes de ce qu'ils auraient aimé lui faire, les entendre parler de démembrer son partenaire lui fit légèrement froncer les sourcils. Des gens charmants. soupira t-elle en venant enfin retirer l'élastique qui tenait ses cheveux attachés, les laissant retomber sur ses épaules en vague souple alors qu'elle dêmélait sa tresse.

Ton frère, Aymane. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Peut-être était-ce un peu abrupt d'en parler ? Dans le doute, elle rajouta tout de même. Je peux changer de question si tu préfère.

L'idée n'était pas de chercher à le vexer, aussi rajouta t-elle rapidement. Tu as tué des êtres humains, depuis l'épidémie ?

Libre à lui au moins de choisir la question qui lui semblait la plus appropriée.
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MessageSujet: Re: One second   One second - Page 4 EmptyJeu 29 Mar 2018 - 20:43
« S’ils s’en sont sortis, il faudra s’en occuper. » Souffla-t-il en scrutant le plafond. Sa voix était incroyablement détachée de l’acte en lui-même, comme si c’était évident qu’il devrait s’en charger. Avait-il besoin de s’expliquer auprès de Carmen ? Il irait seul si elle ne tenait pas à participer à cette boucherie. Affaiblis et traqués, ils seraient faibles : ça serait le moment idéal pour leur tomber dessus. « Je ne veux pas que Jeffrey se fasse avoir… » Ajouta-t-il avant de froncer les sourcils : « Demain matin. »

Leurs discours sur comment ils comptaient s’occuper de lui arrachèrent un sourire à l’homme, qui pouffa même de rire dans la foulée. S’ils savaient ! Comme il rêvait de leur faire pire sur le coup. Il pouffa encore un instant, avant de se reconcentrer sur la conversation et la question de la jeune femme qui tomba soudainement. Il n’esquissa aucune expression, encore moins lorsqu’elle prit des gants en lui suggérant une autre question.

« Ne t’en fais pas, ça n’a pas d’importance. » Ajouta-t-il. Lui n’était pas comme elle : il ne pleurait plus la mort de ses proches. Il n’avait vu que celle d’Aymane, et ça l’avait marqué, mais par-dessus tout, pour le reste de sa famille, ça n’était pas la même chose. Il n’avait plus de contact avec eux depuis longtemps, s’était éloigné au passage pour se consacrer à une existence décousue. Louve, elle, ne l’avait pas eu belle, il le savait. Mais qu’est-ce qu’il y pouvait ? « Je vais répondre aux deux. Comme ça, je pourrais t’en poser deux. » Ajouta-t-il avec un sourire coquin.

Digne de lui ! Il ne perdait pas le nord. Et son discours suivant ne portait aucune trâce de colère ou de haine. Ça faisait longtemps qu’autre chose était arrivé pour le briser, et qu’il était passé à l’étape suivante avec son grain de folie. Alors, il eut tout l’air de lui lire la notice de démarrage du lave-vaisselle lorsqu’il lui dit :

« Il s’est pris une balle dans la tête quand un type a essayé de nous voler, l’été d’avant. Jeffrey est parvenu à nous sortir de là ensuite, mais c’était trop tard pour Aymane. » Il poussa un petit soupir. C’était loin. « J’en ai tué, oui. Je ne tiens pas un compte, tu m’excuseras. » Là non plus, que peu d’émotions. « Pas… Intentionnellement, si tu te poses la question. Seulement pour me défendre ou protéger Jeffrey. C’était nécessaire, tu vois ? » Bien sûr qu’elle voyait ! Elle ferait la même si c’était ce Isha qui venait pour la secourir : « Ces deux-là haut vont être rajouter à ma liste d’ici peu. »

Il n’en rigola pas. Jeffrey lui signifiait souvent qu’il ne fallait pas rire de la mort, même s’il trouvait ça drôle au fond de lui. Il se contenta d’un sourire mauvais, avant de poursuivre la discussion :

« Toi, Louve, tu as l’air d’être attaché à ces détails. » ça lui allait bien les cheveux lâchés, il le remarqua sur l’instant. « Combien de personnes as-tu tué, et pourquoi ? »

Il ne prenait pas de gants, lui non plus. Ils n’en avaient pas besoin pour se parler maintenant qu’ils avaient partagé toutes ces choses. Et ils garderaient leurs secrets aussi longtemps qu’il le faudrait, pour peu qu’ils ne soient pas destinés à se revoir.

« Je sais déjà qu’il y en a une, ici-même, parce qu’elle a voulu tué tes amis. » Fit-il. Comme quoi, il écoutait.





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