The Walking Dead RPG

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- Tenez votre bête sauvage ! -
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MessageSujet: Tenez votre bête sauvage !   Sam 6 Jan 2018 - 16:53
- "C'est quand même mieux comme ça.
- Quoi donc, Kali ? – demandais-je distraitement à ma fille, mon attention toute concentrée sur la planification des nos futurs repas, qui se trouvait dans le grand sac que je portais dans mes bras.
- De vivre comme ça. Avoir une vraie maison, retrouver des gens sympas, qui ne veulent pas nous tuer, avoir de la nourriture sans avoir à chasser ou à fouiner partout… Tu ne trouves pas ?
- Tu n'as pas tort… Io et Shan auraient sûrement ajouté dans ta liste la joie de retrouver le sommeil, mais je pense qu'elle est assez exhaustive." – plaisantais-je, certaine que mes aînés dormaient encore. A dix heures du matin, ils en avaient encore le droit. Kalena sourit et se tut.

Quelque chose la travaillait et je n'allais pas tarder à savoir quoi, incapable qu'elle était de garder les choses pour elle, comme son père. Bavarde et rigolote, elle attirait facilement les sympathies, même si ses amis se rendaient rapidement compte qu'elle avait bien du mal à comprendre la notion du secret. Combien de fois sa langue trop bien pendue avait-elle pu lui attirer des ennuis ? Johnny aussi avait tendance à parler avant de réfléchir, lorsqu'il était plus jeune. Ce trait de personnalité avait été corrigé par les années passées au sein de la police. Je me demandais ce qui pourrait aider Kalena à corriger celui-ci.

De nos trois enfants, seul Shan me ressemblait vraiment, et cela se traduisait par un caractère particulièrement dur. Réfractaire, grande bouche, rebelle, secret, réservé… Nous étions tous les deux de grands pudiques concernant nos sentiments, ce qui n'était pas la manière la plus saine de les gérer, tout en prenant à cœur des causes qui nous attiraient forcément des ennuis. Des chevaliers servants… Malheureusement pour nous, le monde n'était pas tendre avec des personnalités dans notre genre. Nous étions durement touchés par les épreuves… Il n'y a qu'à voir son entêtement à ne plus lâcher un son depuis la mort de son père. Au début, je pensais qu'il n'agissait ainsi qu'envers moi, par rancœur. Il s'est vite avéré qu'il agissait ainsi envers tout le monde, contrairement à sa grand-mère. J'ai pensé à un traumatisme psychique, mais comment y remédier ? Ce n'est pas comme si j'avais un psychologue confirmé à portée de main… Ah… Shan me plongeait dans des abîmes de réflexions sans réponses.

- "Tu… Tu penses que papa est soulagé ? Et grand-mère ? - se confia finalement Kalena, le nez en l'air, scrutant le ciel.
- [color=LightCoral]J'en suis sûre. Ils veillent sur nous après tout, comment ne pas être soulagés de nous savoir en sécurité ?" - lui affirmais-je, sûre de moi.

Kalena mélangeait un peu toutes les religions pour se créer la sienne, mais je pense qu'elle se rapprochait davantage d'une animiste, comme moi, malgré l'école où nous l'avions inscrite et la religion bouddhiste de mon époux. Toute chose à une âme, même un rocher. Elle traitait ainsi chaque chose avec respect, et j'en étais fière. Pour ma part, j'étais adepte de la spiritualité hawaïenne. J'aimais me savoir protégée par plusieurs divinités, et malgré ce qui nous été arrivés, je continuais à les prier.

Nous continuâmes à parler de son père et de sa grand-mère en marchant vers notre maison jusqu'à ce qu'un chien ne déboule de nulle part et ne se jette dans les jambes de Kalena. J'écartais aussitôt ma fille de lui, ayant vu trop de chiens sauvages pour avoir confiance en celui-là, et le sommait de déguerpir, mais cela ne fit qu'attirer son attention sur moi. Il se mit à me sauter autour en jappant, pour ma plus grande horreur. Ma fille s'exclama qu'il était adorable, je ne voyais qu'une machine à mordre. Je reculais jusqu'à me retrouver coincée contre un mur, prise au piège, la voix coupée.

Ais-je dis que j'avais une peur bleue des chiens ?

Et bien voilà.

J'allais mourir déchiquettée par un petit chien sauvage, sous les yeux de ma fille qui s'attendrissait devant lui.
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MessageSujet: Re: Tenez votre bête sauvage !   Dim 7 Jan 2018 - 15:25
Aujourd’hui, Clayton avait décidé d’aller faire un tour avec Kassidy. Dehors, il devait certainement faire un froid de canard ? Mais, sortir de la maison changerait forcément les idées à la petite. Le brun essayait, par tous les moyens possibles, de la divertir et de lui changer les idées. Mais, il fallait être réaliste, il ne pourrait jamais remplacer une enfant avec qui la fillette pourrait sympathiser et s’amuser. Qui plus est, il n’avait jamais été préparé, non plus, à s’occuper d’une gamine et à jouer constamment avec elle. Bon, il fallait être honnête que ça lui plaisait quand même un peu de l’avoir à ses côtés. En fait, plus il passait du temps auprès d’elle et plus il la considérait comme sa vraie fille. En tout cas, la gamine l’aimait bien, peut être pas comme son père mais elle l’aimait. Et ça c’était le plus important.

En attendant que la fillette descende de sa chambre, Clayton s’équipa donc de son blouson, de son bonnet et de ses gants. Et puis, quand celle-ci se décida à pointer le bout de son nez, le barbu s’empressa de l’habiller chaudement pour ne pas qu’elle attrape froid. C’est donc après lui avoir posé sur les épaules, une superbe parka, et après lui avoir chaussé un bonnet deux fois trop grand pour elle sur la tête qu’ils se décidèrent enfin à quitter la maison. Il ne manquait plus que le chien pour compléter le duo d’explorateurs qui ne tarda d’ailleurs pas à arriver.

Une fois dehors, Clayton équipa la fillette de son écharpe. Et puis, la gamine, sans doute saisie par le froid, attrapa aussitôt ses gants et les enfila à la vitesse de l’éclair. Le chien quand à lui avait déjà prit les devants. Clayton tenta bien de l’appeler, à plusieurs reprises. Mais, il était jeune et se n’était pas facile de le faire revenir par de simples appels. Quoiqu’il en soit, Kassidy n’arrêtait pas de se battre avec ce foutu bonnet qui n’arrêtait pas de lui masquer son champ de vision. Voir la gamine s’énerver sur ce ridicule bout de chiffon amusa Clay. Mais, devant son insistance, il se décida à intervenir. Le brun réajusta donc ce fameux bonnet et lui déclara : - « Il va falloir que je t’en trouve un autre parce que ça doit être franchement gênant ? » La gamine parla dans son écharpe mais, sa voix masquée par le morceau de tissu était inaudible. Elle acquiesça donc pour se faire comprendre d’un signe de tête qui fit basculer le fameux bout de tissu de sur sa tête pour le faire tomber par terre. A cet instant, le brun éclata littéralement de rire. Et puis, alors qu’il se baissait pour le ramasser, la gamine enleva, spontanément, son écharpe tout en rigolant et en lui disant : - « Ah ! Ah ! Ah ! Regarde, Bulle ! Il est entrain de jouer avec une dame et elle n’arrête pas de gesticuler dans tous les sens ! C’est trop drôle ! »

Le routier tourna aussitôt la tête dans la direction que lui indiquait la gamine. Et le spectacle qu’il découvrit n’était pas aussi risible qu’il n’en avait l’air. Non, en fait la femme ne s’amusait pas du tout. Elle était complètement effrayée. Le brun se releva donc aussitôt et puis, après avoir dit à Kassidy de rester là il se rua vers Bulle qui était entrain de terroriser cette pauvre femme. Une fois arrivé à proximité il cria : - « Bulle ! Stop, ici ! » Le chien qui avait dû reconnaître la voix de son maître stoppa aussitôt son petit manège et puis, il se précipita vers Kassidy qui avait entre temps désobéi à « son père » pour venir à ses côtés.

Une fois le fauteur de troubles calmé, Clay présenta ses excuses à la femme et visiblement à sa fille : - « Excusez moi ! Je suis vraiment désolé qu’il vous ai sauté dessus. Il n’est pas méchant, il est très jeune et il a surtout envie de jouer » Le brun regarda tour à tour la femme et sa fille et puis, il continua : - « D’habitude je le tiens à l’œil mais, là je devais m’occuper du bonnet de ma fille » Il détourna les yeux vers Kassidy qui continuait à triturer son bonnet dans tous les sens. - « Je m’appel Clayton et voici Kassidy ! » La fillette qui regardait la jeune fille et la femme déclara instinctivement : - « Bonjour ! Madame vous étiez trop drôle tout à l’heure ! » Le brun, gêné par la réponse de la fillette, fronça aussitôt les sourcils dans sa direction et puis, il continua : - « Et lui … » Il montra le chien : - « … il s’appelle Bulle »

Il détourna ensuite son regard du chien vers la femme en continuant : - « Mais, vous êtes nouvelles ici ? Je ne me rappelle pas vous avoir déjà rencontré. Et pourtant, j'habite dans cet endroit depuis déjà  un bail ! »


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MessageSujet: Re: Tenez votre bête sauvage !   Jeu 11 Jan 2018 - 22:33
J'avais fermé les yeux, prête à accepter mon sort cruel, attendant de sentir les dents solides de l'animal déchirer ma peau. J'attendis bien de longues secondes angoissantes. Que préparait ce petit monstre ? Quand je pense au nombre de maladies qu'il doit traîner… S'il ne me déchiquette pas, je mourrai d'une interminable maladie. Avec juste une morsure, il me promettait de plus longues souffrances…

J'eus beau me préparer mentalement au pire, rien ne va jamais. La présence et les jappements du chien s'éloignèrent sans qu'aucune douleur ne me déchire. Je rouvrai les yeux, n'osant croire à ma chance. On m'avait épargnée ! Oh, les Dieux seraient chaleureusement remerciés ce soir ! Je reposais lentement ma jambe levée par terre et recommençai à respirer. Le chien était toujours là, malheureusement, mais il avait jeté son dévolu sur une autre petite fille que la mienne. Très bien. Nous allons pouvoir nous enfuir dignement, en évitant le moindre geste brusque. Son acuité visuelle est basée sur le mouvement…

Avant de fuir face au danger, j’aperçus mon sauveur, la voix qui avait rappelé ce chien à la raison. Je devais mon salut à un homme accompagné de la jeune fille avec laquelle le chien jouait désormais. Je savais que je devais être rouge de gêne et totalement échevelée. Une folle. Belle première impression! Heureusement qu'il ne s'était pas s'agit de personnes m'ayant connue froide et composée, ma réputation naissante de dure à cuir aurait été fichue. J'y tenais, car elle me permettait de garder les éléments les plus nuisibles à distance, et c'était encore la meilleure manière de survivre. Être sympathique, mais pas trop. Cela passait par de la réserve et du calme glacial à afficher en toute circonstance.

Pour cette fois-ci, c'était raté.

Rapidement, je remis un peu d'ordre dans mon apparence, notamment en me recoiffant, puis accordais toute mon attention à mon sauveur. Si je restais coîte, ce n'était pas seulement dû à l'ascenseur émotionnel que je venais de vivre. Grand, imposant, le teint bronzé, le regard charbon… La fin du monde avait eu la décence d'épargner quelques très bons représentants de la gente masculine. Même sa voix était agréable aux sens. Je resserrais mes mains autour de mon sac de provisions pour m'ancrer à quelques chose d'autre. Fixer quelqu'un trop longtemps avait tendance à vous faire passer pour quelqu'un d'étrange, voir d'inquiétant. Je pouvais me passer de rendre ma première impression encore un peu plus terrible.

Une enfant, sûrement sa fille, eut le bon goût d'y aller de son petit commentaire, même s'il eut pour effet d'assombrir encore mes rougissements. Heureuse d'avoir pu amuser quelqu'un… Je me surpris à faire ma mauvaise en pensant qu'elle n'aurait sûrement pas fait la même tête si un loup s'était amusé à venir lui sauter dans les jambes. Certes, ce « loup »-ci était petit. Et jeune. Mais les dents restaient solides. Je notais alors son âge, sensiblement le même que ma fille. J'échangeais un regard avec elle, qui l'observait avec de grands yeux émerveillés, comme si elle voyait enfin une fameuse licorne. Dans un sens… Je ne pouvais pas lui donner tort.

Nous avions chacune notre type de licorne.

Je mis du temps à rassembler mes esprits alors qu'il continuait en nous interrogeant sur notre présence ici, et finalement, lorsque son silence m'invita à lui fournir les réponses qu'il attendait, je pus parler sans bégayer.

- Nous sommes arrivées il y a peu de temps, effectivement. Hum… Voici Kalena, ma fille, et je suis Hokulani. – je serais bien allée lui serrer la main, mais le chien était encore trop proche de lui pour que j'ose faire un pas dans sa direction. Plus il y avait de distance entre cet animal et moi, mieux je me sentirai. Je m'efforçais malgré tout de sourire, même si celui-ci était vacillant. - Vous êtes là depuis combien de temps exactement ? Vous étiez présents lors du tremblement de terre ?

J'étais curieuse de rencontrer quelqu'un capable de me raconter en détails la gestion des événements lors de ce terrible jour. Je voulais en savoir plus, toujours plus, sur la manière de gérer les choses qu'avait eu le camp, et plus d'informations se trouvait en interrogeant de nombreuses personnes. Plus j'avais de points de vue différents, plus je pouvais me faire mon propre avis. J'avais toujours fonctionné ainsi.

Remarquant soudain que Kalena n'était toujours pas sortie de sa contemplation admirative, je pris les devants pour elle, changeant peut-être un peu abruptement de sujet pour ce Clayton. Récolter des informations passait après le bonheur de ma fille.

- Dites-moi, Kassidy, vous ne voudriez pas montrer à ma fille ce que sait faire votre… Bulle ? Je suis sûre qu'il sait faire des tours, non ? – demandais-je tout en forçant Kalena à sortir de sa transe pour ne pas laisser filer l'occasion de se faire une amie de son âge. Ou presque. En tout cas, une autre jeune fille, à l'air assez sympathique. - Allez papoter un moment les filles, je suis certaine que vous avez beaucoup de choses en commun.

Kalena acquiesça lentement avant de franchir la distance qui nous séparait de l'autre binôme. Timidement, elle tendit sa main à la jeune fille, puis l'interrogea sur son chien, curieuse de savoir comment elle l'avait trouvé et pourquoi elle avait eu le droit de le garder. J'espère que cela ne lui donnera pas d'idée… Les filles se découvrant, je me réintéressais au père, un sourire avenant aux lèvres.

- Vous disiez être là depuis longtemps, donc ? Vous êtes un militaire ? Vous avez des faits marquants à me raconter ?
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MessageSujet: Re: Tenez votre bête sauvage !   Dim 14 Jan 2018 - 15:40
Voir cette femme aussi effrayée, devant un Bulle aussi inoffensif, amusa fortement le routier. D’ailleurs, à cet instant, il n’avait qu’une envie, celle de rire. Mais, puisque Clayton ne connaissait pas encore cette personne, il préféra rester courtois avec elle en ne rajoutant aucuns commentaires qui auraient pu être déplacés aux yeux de cette femme. Après tout, sa réflexion aurait pu être très mal perçue ? Et puis, il ne savait pas à qui il avait à faire ? Cette femme avait beau être nouvelle sur le camp, elle faisait peut être partie du gratin de la haute société ? Pourtant, habituellement, il ne se serait pas gêné pour rajouter un petit quelque chose ou pour faire une remarque qui aurait certainement rendu la situation encore plus cocasse et bien plus embarrassante pour cette personne. Il faut dire qu’il était d’un naturel moqueur et que là, elle lui tendait la perche. Mais pour une fois, Clay resta calme faisant comme si de rien n’était.

Un prénom arriva, cependant, bientôt aux oreilles de Clayton. Hokulani ? Hé bien ce n’était pas très courant comme prénom. Pourtant, le brun en connaissait des prénoms de femmes. Mais là, non. Ce devait être d’origine japonaise ? Ou pas ? Qu’est-ce qu’il en savait ? En tout cas, Hokulani, tentait de reprendre ses esprits en se recoiffant. La rougeur de ses joues, força cependant, le barbu à esquisser un sourire. Qui plus est, elle bégaya.

Clayton qui était à l’aise avec n’importe qui souhaita alors détendre l’atmosphère. Alors, quand la brune commença à prendre ses marques et à lui poser ses premières questions, le brun lui répondit avec le sourire aux lèvres : - « Hé bien je suis enchanté de vous rencontrer, Hokulani et Kalena » Il s’inclina légèrement, comme s’il leur faisait une révérence pour leur souhaiter la bienvenue et continua : - « Oui, effectivement, j’étais présent lors de ce fichu séisme. Mais, heureusement pour nous, il ne nous est rien arrivé » Il jeta un bref coup d’œil vers la fillette qui s’amusait avec son chien et continua : - «  En fait, on était dehors quand les premières secousses ont eu lieu. Par contre, quand les … » Il s’éloigna de la petite afin qu’elle n’entende pas la suite de ses mots. - « … les morts nous ont attaqué, on a faillit y passer. Mais, on s’en ai sortit ! » Il esquissa un nouveau sourire dans la direction de la brune. Et puis, quand Hokulani demanda à Kassidy si elle voulait jouer avec Kalena, il regarda la gamine en lui disant : - « Tu peux y aller ! Je sais très bien que tu en meure d’envie ! » La fillette ne se laissa pas prier longtemps. D’ailleurs, elle détala quasiment aussitôt avec Kalena pour aller parler de trucs dont elles seules auraient le secret.

Clayton jeta ensuite son dévolu sur Hokulani qui semblait curieuse d’en savoir plus sur lui ? - « Oui, nous sommes ici depuis, deux années et quelques mois » A y réfléchir, c’est vrai que ça commençait à faire un moment qu’ils vivaient ici ! Ses yeux se portèrent ensuite sur un banc à quelques pas d’eux. Souhaitant être à l’aise pour continuer à discuter, il invita donc la brune à s’asseoir avec lui. Et puis, une fois bien installé, il répondit à ses nouvelles interrogations : - « Militaire ? Non, pas du tout ! En fait, je suis … » Il marqua un temps d’arrêt avant de reprendre : - « … enfin j’étais routier. Et je suis arrivé ici par le plus grand des hasards. Quand à des faits marquants, hé bien … » Il leva la tête vers le ciel grisâtre, l’air pensif et puis, il regarda à nouveau la brune en reprenant : - «  … que voulez savoir exactement ? Enfin, que voulez vous dire par faits marquants ? » Dans sa tête, il n’avait qu’une envie, celle de lui raconter comment ils avaient eu le dessus, assez facilement, contre les gens d’Emerald. Mais, puisqu’il ne savait pas si Hokulani était au courant de leurs méthodes, il préféra tâter le terrain avant de lui en parler.


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MessageSujet: Re: Tenez votre bête sauvage !   Mer 24 Jan 2018 - 21:46
Peu accoutumée à ce qu'un homme ne me présente des marques de respect sans attendre quoi que ce soit en retour, je me retrouvai un peu prise de court. J'avais plutôt l'habitude de gérer des situations… oh, pas encore explosives, mais qui ne tarderaient pas à l'être. Celles qui pouvaient tourner au vinaigre à un seul mot malheureux. Les dialogues pacifiques et aimables comme celui que ce Clayton initiait me perturbaient un peu. Il allait falloir être tout aussi aimable… Faire appel à mes anciennes habitudes, celles d'avant… Pas sûre que je sois aussi civile qu'auparavant. La vie à la dure, ça vous rend sauvage malgré vous, surtout envers les individus masculins.

Je réajustais ma prise sur mon sac de provisions, hésitant à suivre son exemple en allant m’asseoir également. C'est vrai que Kalena était en train de découvrir une petite copine de son âge, et qu'il serait bête de ma part de ne pas la laisser profiter de cette aubaine… Cependant… Je n'aimais pas trop m'éloigner d'elle. Et s'il s'agissait d'un leurre ? Assisse, je perdrai de précieuses secondes pour voler à son secours… Et en même temps, n'avais-je pas rejoint cet énorme groupe de survivants pour justement perdre cette constante appréhension ? Apprendre à avoir confiance à nouveau ? Non, peut-être pas à ce point… Je préférais me sentir livrée à moi-même mais avec mes enfants avec moi que soutenue et définitivement seule.

Inconscient de mon dilemme intérieur, il répondit à mes questions pendant que je restais debout, hésitante. Le rejoindre ou ne pas le rejoindre ? J'optais finalement pour un entre-deux : le sac commençait à peser lourd. Plutôt que de m'asseoir près de lui, je l'installais lui sur le banc et restais debout sur mes deux pieds, incapable de renouer avec mes anciennes habitudes de femme du monde. Je tenais à être prête à tout. Et si ce chien perdait soudainement la tête et mordait ma fille, hein ? Qui serait le plus rapide pour bondir à son aide entre l'homme et moi ? Moi. De même, en cas de menace, j'étais plus proche de sa propre fille. Ne jamais perdre le Nord, surtout pas en face d'inconnus.

Pour ne pas paraître totalement farouche tout de même, je fis un effort pour continuer à lui sourire aimablement. D'autant qu'il répondait avec un certain zèle, cherchant quelles réponses pouvaient me convenir le mieux. J'appréciais ce désir de plaire. Je précisais donc ma pensée, satisfaite d'avoir trouver quelqu'un de suffisamment ouvert pour m'informer sur l'histoire de ce gigantesque camp de survivants.

- Pour être franche, j'étais persuadée jusqu'à peu que le camp d'Emerald Freedom serait le dernier camp à réunir plus de trente survivants au même endroit. Surtout avec le sort qu'il a connu… Alors si vous étiez là si longtemps, vous pouvez sûrement m'expliquer comment vous avez réussi l'exploit de battre le record. Ce sont les militaires qui vous ont réuni ici ?

De ce que j'avais compris, le groupe avait droit à son corps dirigeant, et une certaine révolte commençait à se faire sentir chez certains des survivants. Contrôler autant de personnes devait être un casse-tête, et je savais de quoi je parlais : pour avoir eu la charge de la survie de dix personnes, je pouvais parfaitement me représenter les dilemmes que devait affronter les dirigeants de ce groupe-ci. Je doutais que la présence de militaires ne les aide beaucoup. La confiance des civils en leurs capacités s'était réduite comme une peau de chagrin depuis les événements d'il y a deux ans. Les morts avaient surpris tout le monde, mais constater que notre élite armée était incapable d'endiguer et de supprimer la menace... Eh bien disons que cela avait sévèremment égratigné l'image de nos soldats.

- Par événements marquants, j'entends les plus grandes difficultés que vous ayez eu à affronter. J'ai entendu parler du séisme, notamment. Comment la situation a-t-elle été gérée ? En êtes-vous satisfait ? – plus doucement, comme si nous pouvions être surveillés, j'ajoutais – Avez-vous confiance en vos dirigeants ?
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MessageSujet: Re: Tenez votre bête sauvage !   Dim 28 Jan 2018 - 0:28
Le brun, qui avait une certaine facilité à se faire des amis, avait tout de suite remarqué que la femme qui se trouvait devant ses yeux était vraiment mal à l'aise. Très mal à l'aise même ! En fait, elle semblait écouter les paroles du routier mais, simplement d'une oreille ? C'était comme si elle restait sur ses gardes tout en se cramponnant à son sac. Mais, de quoi pouvait elle bien avoir peur ? Que Bulle morde sa fille ? Qu'un voleur surgisse de nul part et ne lui dérobe son sac ? Pourquoi faire ? Et pour aller ou ? Que Clayton essaye de l'entourlouper ? Mais, pourquoi s'inquiéter de cette manière alors qu'ici, ils étaient en sécurité !

Tout un tas de questions, se bouscula subitement dans la tête de Clayton. Et puis, alors qu'il voulait lui dire de se détendre un peu, elle osa finalement reprendre la parole tout en posant des questions sur Emerald Freedom, le lycée qui avait été attaqué par leurs soins. Clay fixa alors la brune tout en lui répondant : - « Oui, c'est un triste sort qui leur a été réservé mais, en même temps, c'est eux qu'ils l'ont voulus ! » Il parlait en connaissance de cause puisqu'il avait assisté à l'attaque, ce jour là. C'est même là bas qu'il avait été blessé par balle pour la première fois de sa vie ! A cet instant, il se remémora le visage de cette satanée blonde qui lui avait tiré dessus et puis, la Ruskoff qui avait réussi à se faire la malle en tuant celui qui était censé la garder prisonnière.

- « Oui, ce sont les militaires » Répondit il instinctivement à sa nouvelle question. - « Ce sont des militaires contrôlés par le sénateurs Chambers. Toute une hiérarchie a été mis en place de façon à ce que tout se déroule dan les meilleures conditions possibles. Ici, vous êtes dans le berceau du futur de l'humanité. Nous mettons tout en œuvre pour reconstruire un semblant de civilisation. Nous avons, le confort, la sécurité et puis, l'assurance de pouvoir manger à notre faim. En fait, nous sommes l'avenir de ce monde » Il stoppa son argumentation, jeta un rapide coup d’œil vers les fillettes et continua : - « Quand à votre question, concernant notre nombre et bien c'est très simple … » Il s'arrêta un instant, esquissa un sourire à la brune et continua : - « … mais, avant que je vous raconte la suite, vous devriez venir vous asseoir ! » Il tapota le banc avec sa main gantée et continua : - « Il n’y a aucune arrière pensées dans ma proposition, c’est juste que vous seriez plus à votre aise. Et puis, comme je vous l'ai déjà dis, tout à l’heure, ici, vous ne risquez strictement rien. Vous êtes en sécurité. Détendez-vous cinq minutes ! Prenez un peu de bon temps !  »

Il rigola et continua finalement : - « Quand nous organisons des expéditions de ravitaillement, il nous arrive de croiser des groupes de survivants. Et quand c'est le cas, hé bien on leur propose de nous rejoindre avec tous leurs biens. C'est pour ça qu'on est nombreux ! » A la nouvelle question, il annonça : - « Le séisme. Oui, le fameux séisme » Il fronça tout à coup les sourcils avant de reprendre : - « Ce jour à été terrible. Des gens sont morts et puis, il y a eu de très nombreux blessés » Il se remémora la scène ou Kassidy ne cessait de pleurer et puis, quand les morts les attaquèrent.

- «  Sur ce sujet, je dois avouer que la gestion de cette catastrophe a été vraiment déplorable. Quand a savoir si je suis satisfait hé bien, pas vraiment » Il releva la tête vers la brune avant de reprendre : - « Personne ne pouvait prévoir ce tremblement de terre mais, c'est vrai qu'il a eu un véritable couac dans l'organisation » Il se positionna un peu plus confortablement et continua : - « Avoir confiance en nos dirigeants ? A vrai dire, je ne me suis jamais posé la question mais, ce ne doit pas être facile de gérer une communauté comme la notre ? Est ce que je suis mécontent de la  gestion qu'il y a eu ce jour là, oui ! Mais, devons nous les destituer pour remettre quelqu'un à leur place ? Et si oui, pour y mettre qui ? Ou alors, il faudrait effectuer un référendum auprès de la population ? »

Le barbu resta ensuite silencieux un instant. Mais, il était vraiment curieux de connaître un peu mieux Hokulani, alors il lui demanda subitement : - « Et sinon, vous venez d’où exactement ? Et comment avez vous réussis à survivre, seule, dehors avec votre fille ? »


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MessageSujet: Re: Tenez votre bête sauvage !   Mar 6 Fév 2018 - 10:49
Au bout de plusieurs mois passés seulement entourée de ma famille proche, être approchée par un inconnu et simplement parler, discuter, me plaçait ans une situation délicate. Encore une fois, passer autant de temps dehors n'aidait pas à améliorer vote sociabilité naturelle. Ajoutez à cela le fait que je n'ai jamais été une grande adepte du fameux small talk, que je viens d'être adressée par un chien et qu'un homme de plus de vingt centimètres de hauteur et vingt autres de largeur que moi soit mon interlocuteur, et vous comprendre pourquoi je suis loin de me sentir rassurée et en position de force. Néanmoins, j'étais décidé à me réintégrer rapidement dans la société qui était en train de voir le jour, comme me le vantait l'homme. Et me réintégrer en tant que citoyenne modèle. Alors je ravalais mes appréhensions, affichais mon plus beau sourire et restait attentive aux paroles de Clayton, me focalisant sur elles pour oublier tout le reste.Le constatant sûrement, l'homme, futé, me prit par les sentiments.

M'asseoir et continuer à obtenir des informations ou refuser une nouvelle fois son invitation et rester dans l'ignorance ? J'étais prise en tenaille…

J'hésitais quelques secondes, pesant le pour et contre, avant de finalement me rendre à sa demande. Que pouvait-il arriver de réellement dangereux dans ce camp ? J'étais de retour dans le monde « civilisé », je n'avais théoriquement aucune aucun danger. Je poussais donc précautionneusement mes provisions et m’essayai du bout des fesses sur le banc près de lui, grimaçant en sentant le froid mordre ma peau à travers mon pantalon. C'était un modeste prix à payer pour en apprendre plus sur le camp. Je restais silencieuse, ne souhaitant pas le couper sur sa lancée.

Celui-ci, heureusement, semblait pour le moment être satisfait de nourrir à lui seul la conversation. J'en appris beaucoup sur la gestion du tragique tremblement de terre et surtout, que l'homme n'en était pas particulièrement satisfait. Le jeune homme qui m'avait « accueillie » lors de mon arrivée sur l'île, Swann, m'avait donc vanté la chose. J'étais ravie de l'apprendre. Il m'avait prise pour une idiote et ce faisant, avait réveillé mon côté revanchard un peu endormi depuis le début de cette catastrophe. Pouvoir un jour le confronter à ses mensonges était un but à part que je comptais bien atteindre. Le voir désarçonné et mal à l'aise serait un véritable cadeau. Alors que je me frottais intérieurement les mains, il marqua un silence. Je supposais qu'il se remémorait les affres de ce tremblement de terre, me basant sur la lueur attristée de son regard.

Avant que je ne puisse me perdre en hypothèses, il changea de sujet, me ramenant au centre de la conversation. Je me mordis la lèvre inférieure, réfléchissant à mes paroles. C'était devenu un réflexe, de peser chaque mot. Il allait être difficile de m'en débarasser. Ce fut donc prudemment que je lui divulguais quelques informations sur ma famille et moi.

- Nous avons survécu parce que nous n'étions pas seules toutes les deux. J'ai encore deux grands garçons. Nous sommes originaires d'Hawaï et devions y retourner avant... avant tout ça. Hum. - je ne tenais pas à développer davantage. Parler de ce que nous avions traversé était encore trop dur. Particulièrement lorsque j'arrivais à Johnny. Je renvoyais donc la balle dans le camp de Clayton. - Et vous ? Vous êtes originaires de Seattle, votre fille et vous ? Comment avez-vous sû pour ce camp de réfugiés ? Je n'ai jamais entendu aucune rumeur à son sujet, on nous y a emmenés complètement par hasard. - J'hésitais une brève seconde avant de demander avec prudence - Êtes-vous avec d'autres membres de votre famille ou ne reste-t-il plus que votre fille et vous ?

J'avais encore l'espoir que d'autres familles aient plus ou moins réussi à sortir de cette épreuve quasiment intactes. C'était un doux espoir que je refusais de laisser mourir.
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