The Walking Dead RPG

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- Only us. /!\ -
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MessageSujet: Re: Only us. /!\   Mer 3 Jan 2018 - 21:01
Il la découvrait comme jamais auparavant. Il découvrait la texture de sa peau sous ses doigts, l’éclat fiévreux dans ce regard d’ordinaire si distant, le goût sucré de ses lèvres. Envoûté par ses charmes et la magie du moment, il en oubliait peu à peu les réserves, ce côté de sa personnalité qui faisait qu’il n’arrivait pas à la saisir, à la comprendre. Depuis son arrivée à la prison, Andrea avait été cette femme que l’on n’aborde pas n’importe comment. Le genre de femme face à laquelle il ne se serait pas risqué. Et parce que les récents événements les avait rapproché, parce que cette nouvelle vie au campement les grisait tous les deux, il la retrouvait dans ses bras avec cette envie irrépressible de la goûter toute entière. Il n’eut pas à attendre très longtemps, en silence elle lui donna la réponse qu’il attendait. Il la suivit du regard alors qu’elle passait la porte de la bibliothèque, ôtant la veste qu’il lui avait prêtée il y a quelques instants encore. Cette veste n’avait soudain jamais été aussi bien portée – ôtée. Il déglutit difficilement quand elle ôta le pull qui cachait ses formes généreuses. Son regard s’assombrit d’autant plus, animal. Il s’avança à son tour et ferma la porte derrière lui, fermant la porte à clé sans se retourner, comme si le risque de quitter Andrea des yeux était trop grand, comme si elle pouvait disparaitre si jamais il n’osait même que cligner des yeux.

En deux enjambées, il la rejoignit pour l’enlacer à nouveau et lui voler un baiser. Mais elle le repoussa juste assez pour l’inviter à ôter son pull, lui aussi. Son vêtement rejoignit le sien, ôtant son propre débardeur au passage, alors qu’elle traçait sur sa peau, des sillons de feux de ses baisers. Il s’empressa de repousser vers la table derrière elle, l’aidant à s’y installer en la soulevant à peine, les mains posées à l’arrière de ses fesses. Un mouvement de sa poitrine lui fit baisser les yeux vers celle-ci. Mais elle captura son regard au moment même où ses jambes remontèrent sur ses hanches pour le ceinturer. Le regard qu’elle lui lança lui ôta tous les doutes, tous les scrupules qu’il aurait pu avoir pour ce qu’ils étaient en train de faire. Une main posée sur le haut de sa cuisse, il en pressait délicieusement la chair alors qu’il la basculait juste assez pour pouvoir coller son bassin contre le sien. Trop serré dans son jeans, Lisandro replongea sur ses lèvres alors que sa main libre remonta jusqu’à un sein pour le presser doucement à travers le tissu et le soutien-gorge qui le retenait encore. Il y avait encore trop de vêtements, mais il ne réfléchissait plus qu’une pensée à la fois, tant ses sens l’emportaient sur le reste, tant le désir le faisait vibrer à l’intérieur et faisait battre son cœur frénétiquement. Puis il la lâcha un court instant, le temps pour lui d’enlever son débardeur blanc qui l’emmerdait sérieusement et de déboutonner son propre jeans, juste par la vouloir à ce point lui faisait mal. Peu désireux de se détacher d’elle, il n’allait pas plus loin tout de suite, s’emparant encore une fois de ses lèvres, jusqu’à en perdre haleine. Pressant son torse contra sa peau presque nue, il savoura ce contact qui lui contracta violemment le bas-ventre. Ce n’est que parce qu’il manquait de souffle qu’il s’écarta pour s’attaquer à la suite.

S’occupant du reste de ses vêtements, il repoussa légèrement Andrea en arrière, jusqu’à ce qu’elle s’appuie en arrière sur ses coudes pour qu’il puisse la débarrasser de ses chaussures et de son pantalon, la laissant presque nue devant lui, mais à aucun moment il n’aurait dit d’elle qu’elle était vulnérable. Elle était magnifique, ce n’était pas un bras en moins qui entacherait la vision qu’il avait d’elle. Une beauté ravagée par les épreuves du temps, mais Lisandro ne la trouvait pas moins désirable. Alors qu’il prenait le temps de la regarder dans son entièreté, il croisa son regard. Qu’elle ne puisse pas douter de tout le désir qu’il éprouvait pour elle. Il se pencha en avant, entre ses jambes pour capturer ses lèvres, brièvement. Parce qu’il voulait la goûter entièrement, il se détacha de ses lèvres. Une de ses mains s’était remise à s’occuper de sa poitrine, encore prisonnière de son soutien-gorge tandis que l’autre glissait sur sa hanche, empoignant à nouveau sa cuisse. Ferme, il l’empêcha de se redresser, désireux de parsemer son corps de baiser, d’y goûter le sel de sa peau, il traça un chemin brûlant de son cou jusqu’à sa poitrine où il délogea un sein sombre de sa barrière de tissu pour le titiller de sa bouche. Il cherchait les boutons, jouait avec sa langue et guettait ses réactions. Il avait envie d’elle, douloureusement et égoïstement. Mais il n’était pas de ceux qui prenait sans donner. A peine se cambra-t-elle contre lui qu’il arrêta de la titiller, jouant de cette frustration qu’il faisait naitre en elle. Il s’écarta légèrement d’elle, son regard plongé dans le sien, il fit glisser sa main jusqu’à cette dernière barrière de tissu qui lui cachait encore une partie de son anatomie. Il voulait la goûter entièrement, et il voulait qu’elle sache ce qu’il comptait faire. Il accompagna son geste en s’agenouillant au sol, laissant ses jambes se reposer sur ses épaules, il embrassa l’intérieur de sa cuisse, et mordit, légèrement. Il captura son regard une dernière fois, alors qu’il frottait sa joue un peu rugueuse à l’endroit où il l’avait mordu. Puis sans attendre plus longtemps, il vint goutter au fruit défendu.
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MessageSujet: Re: Only us. /!\   Mer 3 Jan 2018 - 23:23
Chaque caresse était une découverte. Une nouveauté qui s’ancrait dans sa peau, comme une marque indélébile au passage de ses doigts. Ses baisers étaient brûlant sur sa peau déjà en feu. Comme ce qui se consumait à l’intérieur d’elle et qui alimentait son envie, son désir. Il n’y avait qu’eux, cet instant, cette aventure sans lendemain peut-être, sans conséquence pour le moment. Que l’euphorie et l’inconscience, qui vibraient de concert avec cette passion aussi soudaine que puissante. Andrea pouvait sentir son cœur rouler dans sa poitrine, bousculant ses poumons. Son souffle court trahissait la pression qu’elle éprouvait tandis qu’une chaleur puissante envahissait son ventre. Elle ne sentit pas la morsure du froid sur sa peau quand il termina de la dénuder, seulement ses baisers et sa gourmandise.

Bon sang, ce qu’elle pouvait se sentir femme ! Humaine ! Ce qu’elle pouvait se sentir à la fois incroyablement bien et mal. Pour autant, elle ne parvenait pas à s’arrêter de le toucher, de l’embrasser, et d’en vouloir davantage. Elle ne parvenait pas à se résoudre de tout stopper ici, elle ne l’envisageait même pas. Car au fond, elle en mourrait d’envie, elle avait ce besoin criant de reprendre ce contact avec elle-même, avec un autre. Ça n’était pas seulement pour lui répondre : c’était profondément égoïste. Elle était une grande fille, capable de séparer l’acte des sentiments, tout du moins le pensait-elle. Si Lisandro avait fait céder l’un des murs pour s’approcher d’elle, il ne se rendait pas compte qu’il se trouvait face à un autre désormais, et qu’il n’obtiendrait qu’une chose à la fois de sa part.

Les sentiments, elle les mit sous clé, dans une boite qu’elle cacha à sa propre vue. Elle soupira, d’aise, de plaisir, des tensions qui cambraient ses muscles lorsqu’il s’affaira avec attention entre ses cuisses. Si elle ne souffla mots, elle supplia intérieurement pour qu’il ne s’arrête pas en si bonne route. Ça lui avait manqué. Maintenant qu’elle l’éprouvait, elle en avait la certitude : ça n’était pas tant l’acte en lui-même, le souffle court, la sensation d’une peau contre la sienne. Ça n’était pas seulement l’absence de Ben dans sa vie, après ces mois à essayer de s’y faire une place. C’était cette partie d’elle-même qu’elle avait sacrifié par principe, qu’elle embrassait avec avidité ce soir.

Sans pudeur, elle se laissa porter par l’habilité de l’homme. Sa main l’encouragea le temps de, lorsque ses doigts glissèrent dans ses cheveux. Et une première vague la submergea rapidement, elle emporta tout sur son passage, incapable d’arrêter la tension qu’elle ressentit comme une délivrance. La métisse se retrouva dans un entre deux parfait, un moment intense qu’elle vivait pleinement. Loin d’elle la culpabilité ou la sensation de trahir celui qu’elle avait pourtant sincèrement aimé. Loin d’elle, encore, la peur qu’on la voit vulnérable, dans son plus simple appareil. Elle se fichait de tout ça : Andrea se sentait capable de tout ce soir, personne ne lui ferait plus rien.

Et celui qu’elle avait choisi comme amant, elle l’amènerait avec elle dans ce corps à corps. La brune se redressa, l’invita à en faire autant. Elle reprit ses lèvres un bref instant, quand sa main glissa le long de son torse pour s’occuper de lui. De tension en frustration, elle joua sans rougir. Lorsqu’il tenta de l’embrasser, elle lui prêta simplement son cou. Elle le repoussa légèrement jusqu’à le forcer à s’asseoir sur la chaise près d’eux, celle là même qu’elle avait écarté pour s’allonger sur la table. Elle prit place au-dessus de lui, toute en maitrise, en justesse. Conquérante, c’était elle qui menait l’assaut, qui disait quand et comment. Son regard sombre se planta dans celui du chilien, et comme l’amazone qu’elle était, elle donna le La, le rythme entre ses cuisses.

Lent. Lascif. Fiévreux. Tout comme l’œillade brûlante qu’elle échangea avec lui avant de venir soupirer tout contre ses lèvres. Elle lui donna l’autorisation – bonne âme – de déposer ses mains où il le désirait. De pouvoir toucher, caresser, effleurer. Pendant qu’elle veillait à lui rendre ce qu’il lui avait offert, ce qu’il cherchait chez elle. Il l’avait fait se sentir vivante, elle lui rendrait la pareille. Elle lui rendrait davantage, parce qu’elle donnerait sans pudeur ce qu’elle pouvait. Du plaisir, pour commencer. A l’état brut, vif, volcanique. Et pour la suite, ils verraient plus tard, oui. Car il n’y avait plus que ça qui comptait. Que les gémissements contre ses lèvres, que la tension dans ses muscles, que les frémissements qui la parcourraient.




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MessageSujet: Re: Only us. /!\   Jeu 4 Jan 2018 - 15:57
Ses mains s’accrochaient à ses cuisses, à ses hanches pour la maintenir en place alors que sa bouche goûtait avidement à cette intimité qu’elle lui offrait. Il la sentait trembler, se torde sous lui et il ne fit que redoubler d’ardeur, titillant, frustrant, en fonction de chacune de ses réactions. Lui-même se sentait vibrer face à temps de passion, face à cette attente aussi qu’il s’infligeait à lui-même. Il la voulait tellement que son bas-ventre se contractait à chacun de ses soupirs et gémissement. Encouragé par ses mains dans ses cheveux, il lui donnait tout ce qu’il avait, sans aucune honte, avec au contraire cette fierté typiquement masculine de la voir gémir pour lui. Il s’enorgueillait à mesure que son désir gonflait contre ses lèvres, prenant en assurance, en audace. Plus rien d’autre ne comptait qu’Andrea, en cet instant suspendu où plus rien d’autre n’existait. La douleur, le chagrin, la perte. Envolés. La culpabilité également. Il avait ce qu’il voulait. Grâce à elle, il pouvait oublier quelques instants. Se perdre avec elle était peut-être une autre façon pour lui de fuir toutes ces étapes d’un deuil difficile. Andrea savait parfaitement à quel point il avait aimé Alma, combien il l’aimait toujours même disparue. Il ne l’oublierait jamais. Comme elle n’oublierait jamais Ben. Pas de faux-semblants, donc, ni de fausses promesses. Ceci ne se reproduirait probablement jamais, et sachant cela, il en profitait d’autant plus. Choisissant d’aimer cette femme autant qu’il le pouvait, de se laisser aller à ces élans de passions, à fuir - encore - sa douleur. Qu’y avait-il de mal à enfouir cette douleur et ce chagrin sous un torrent de passion et désir à l’état brut ? Il n’en voyait aucun. Seuls comptaient eux deux, uniquement.

Il la sentit soudain submergée par une vague de plaisir qui la fit se tordre sur la table. Un court instant, il se redressa pour capter ce plaisir qui la noyait à cause de lui, avant de continuer, sans lui laisser de répits pour qu’elle en profite jusqu’au bout, qu’elle lâche prise. Il la pensait magnifique, mais elle n’avait jamais été plus femme qu’en cet instant où elle lâchait prise et laissait cet orgasme faire tomber tous les masques qu’elle portait. Il n’était pas certain d’avoir envie que cela ne se reproduise plus jamais. Elle se redressa alors, le repoussant pour venir embrasser ses lèvres avec fièvre et l’inviter à se redresser. Son jean acheva de s’échouer au sol, alors qu’elle glissa sa main le long de son torse, jusqu’à se saisir de lui, lui coupant le souffle un instant. Provoquante, elle joua de son désir brûlant, lui refusant caresses et baisers, ne lui offrant que son cou pour y plaquer ses lèvres et étouffer ses gémissements. L’instant d’après, elle le repoussait sur la chaise derrière lui. Tendu par le désir, il la regarda s’approcher de lui pour le chevaucher, son cœur menaçant de s’échapper de sa cage thoracique. Il déglutit difficilement, l’esprit embué par ce qu’elle éveillait en lui, toute cette vie, ce désir primaire et animal. Cette passion dévorante. Il posa à peine ses mains sur sa taille que déjà, elle donna le ton, conquérante. Son souffle se fit tremblant, alors qu’il gronda dès le premier mouvement de ses hanches. Et tout ce qu’il lui avait donné à l’instant, elle lui rendit au centuple. Ses mains hésitaient sans cesse entre sa poitrine et son fessier, jusqu’à opter pour un compris et embrasser cette poitrine généreuse qui se tendait pour lui.

Cette étreinte sembla lui durer une éternité alors qu’elle lui imposait un rythme de plus en plus soutenu. Leurs souffles s’entremêlant, leurs corps languissants l’un contre l’autre, il la maintient contre lui épousant son visage contre son cou alors qu’elle le dominait sans pudeur aucune. Dans son cou, il laissa une marque un peu plus sombre alors qu’il sentait le plaisir le submerger à son tour. Mais parce qu’il ne savait pas si cela se reproduirait un jour, parce qu’il voulait tout donner pour elle, ses mains vinrent la stabiliser au-dessus de lui, il l’empoigna sans se retirer d’elle et se releva. Il n’en avait pas fini, il voulait plus, il voulait tout d’elle. Il retourna vers la table, la laissant à peine se rassoir sur le bord et ce fut à son tour de lui imposer un rythme endiablé. Les jambes d’Andrea le ceinturaient, enfermant ses hanches dans un étau qui lui arracha un frisson délicieux. Il put ainsi capturer au mieux ses lèvres, puis son regard alors qu’il les emmenait tous les deux vers une délivrance qui lui brûla les entrailles, faisant briller son regard d’un éclat passionné, similaire au sien. Un plaisir brut, violent qui les traversa de part en part en même temps, alors qu’il ne cherchait plus à étouffer ses gémissements, lui-même galvanisé par ceux-ci. Il s’arrêta enfin, tremblant, debout entre ses cuisses, le souffle haletant et le cœur qui résonnait dans ses oreilles. Il la tenait encore si fort, de peur qu’elle disparaisse alors qu’il voulait imprégner ce moment dans ton son être. Il revint chercher son regard capturant ces derniers élans de plaisirs qui embuait encore ses yeux sombres. Elle était si belle qu’il n’osa le lui dire, de peur de gâcher cet instant. Avec une tendresse nouvelle, contrastant avec toute la violence de leurs ébats, il l’embrassa.

(…)

Quelques instants plus tard, Lisandro invitait Andrea à se blottir contre lui sur le canapé de la bibliothèque, protégés du froid par un plaid laissé là, et sa veste sur les épaules d’Andrea. D’un commun accord silencieux, il l’avait convaincu de se laisser faire, de ne pas y réfléchir, de ne pas en parler. Refusant de gâcher un moment aussi unique, Lisandro voulait profiter de cet instant suspendu jusqu’au bout. Peu importe à quel point demain serait difficile. A quel point les questions qui se poseraient ensuite seraient compliquées. Lisandro redoutait le matin, mais épuisé par cette journée et les ébats joués à l’instant, il s’endormit rapidement, enlaçant Andrea avec langueur.
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MessageSujet: Re: Only us. /!\   Jeu 4 Jan 2018 - 17:08
Elle avait l’impression de porter son odeur partout sur elle. C’était à ça qu’elle pensait alors qu’elle s’était éveillée avant lui, quelques heures après avoir sombré dans ses bras sans s’en rendre compte. C’était venu naturellement, comme une sorte d’évidence. Les deux amants ne voulaient pas se quitter, par encore. Parce que les choses étaient venus avec tellement de naturel et de sens qu’ils ne parvenaient pas à éclater cette bulle dans laquelle ils se trouvaient, ensemble. Une bulle qu’elle n’aurait jamais songé partager avec une autre personne que son fiancé. Ses yeux sombres se levèrent vers lui, qui dormait toujours paisiblement. Elle lui avait dit : une fois l’adrénaline retombée, il sombrerait immédiatement. Elle n’imaginait cependant pas que ça impliquait un corps à corps avec lui.

Que devait-elle en penser ? Andrea se sentait perdue, au fond, et résolue à trouver presque immédiatement des mesures à prendre. Le plus raisonnable serait de faire comme si de rien n’était : c’était arrivé une fois, ça ne se reproduirait plus. Ils appelleraient ça une erreur consentie, et il n’y en aurait aucune autre à l’avenir. Ou alors, en discuter et voir ce qui en ressortait. Mais ça n’était pas dans ses cordes, ça : l’afro-américaine ne discutait pas de ces choses-là. Elles venaient à elle, crument, intensément, et elle les encaissait puisque c’était ainsi que ça se passait. On ne lui avait pas appris à s’attacher aux sentiments, qu’ils relèvent de l’amour ou de l’amitié importait peu. La pudeur impliquait de mettre ses émotions sous clé.

Elle n’était pas romantique. Elle n’était pas douce. Elle ne souffrait pas de la solitude, seulement des souvenirs parfois. Son ventre se creusa quand l’impression violente d’avoir trahi la mémoire de Ben s’imposa à elle. Elle ferma les yeux un bref instant pour chasser la culpabilité l’étreignit, et entama presque immédiatement sa recherche de résolution. C’était peut-être injuste pour l’homme contre qui elle était toujours, mais le débat dans son esprit venait de trancher, et il était probablement temps de passer à autre chose. Merci pour le moment, mais on s’arrête là…?

Andrea se stoppa cependant dans sa réflexion en prenant une profonde inspiration : ils n’avaient peut-être pas besoin de voir ça tout de suite. Ils pouvaient prendre le recul qu’il fallait. Lisandro aurait à composer avec le deuil qu’il vivait toujours, et qui n’était probablement pas réglé. Elle ne le connaissait pas – et n’était pas au courant de sa vie d’avant en tout cas – car dans les faits elle n’avait connu l’homme qu’en couple et amoureux avec Alma. Des premiers pas qu’il avait fait au sein de la prison où la relation était secrète jusqu’à la mort de la mère d’Eli. Elle ne connaissait rien de sa lâcheté avec les femmes, de ses craintes sur l’amour, même si ici, il n’en était à priori pas question.

La brune se redressa, et quitta le plus doucement possible les bras de son amant. Gardant le manteau sur ses épaules, elle récupéra ses affaires pour les remettre et se réchauffer au passage. Elle attendit le dernier moment pour retirer cette veste, la déposant sur une chaise à portée où elle avait rassemblé les habits de celui qui avait partagé sa nuit. Il était encore tôt, mais c’était justement le bon moment pour se séparer et ne pas se faire surprendre :

« Lisandro… » L’appela-t-elle doucement. Posant une main sur son bras, elle s’installa à côté, sur le bord du canapé pour le réveiller. Lorsqu’il ouvrit péniblement un œil, elle essaya de ne pas avoir l’air trop froide. Elle ne força cependant pas un sourire : « Lève-toi. Il va bientôt faire jour… » Et il n’avait pas envie qu’on le trouve dans cette tenue. « Et… Habille-toi. » Ajouta-t-elle en désignant de la tête le tas de vêtements à côté. Le lendemain n’était décidément pas son moment préféré. L’apocalypse n’y changeait pas grand-chose…




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MessageSujet: Re: Only us. /!\   Jeu 4 Jan 2018 - 19:02
Il dormit du sommeil du juste, lourd de toute la fatigue accumulée dans la journée – et dans la soirée, il ne bougea pas d’un iota, ses jambes entremêlées à celles d’Andrea, l’enlaçant au départ pour l’empêcher de basculer en arrière, il avait fini par la capturer dans son étreinte. Pourtant, quand elle se réveilla – bien avant lui, elle s’échappa de ses bras sans même le réveiller, tant son sommeil était lourd. Il remua un peu, sentant un courant d’air glacée là où le corps d’Andrea le réchauffait l’instant d’avant. Mais il ne se réveilla pas. Pas avant que sa main ne se pose sur son bras pour le réveiller doucement. Il émergea avec difficulté, s’étirant avec paresse. Il ne remarqua pas de suite cette absence de sourire, de chaleur qui émanait de son amante de la veille. Il se redressa en baillant, lui se sentait merveilleusement bien malgré la fatigue qui endolorissait encore ses membres. Mais très, Andrea le ramena à la réalité en lui demandant de s’habiller, rapidement. Il s’assit à son tour, alors qu’elle se tenait sur le bord du canapé, aussi loin que possible de lui. Et là il la vit ; cette gêne, cette distance qu’elle avait réinstallée entre eux. Et les souvenirs de la nuit dernière lui revinrent avec force, le réchauffant de l’intérieur. Il avait envie de tendre la main vers elle, de caresser sa joue et de retrouver le goût de ses lèvres. Pourtant, il n’en fit rien. Il la regarda, mais elle était redevenue impénétrable. « D’accord. » Il s’extirpa du canapé sentant soudain à quel point il était inconfortable en réalité. Et alors qu’il se rhabillait, il sentit la culpabilité lui serrer le cœur.

Pourtant, il n’avait pas l’impression d’avoir trahi qui que soit, ni Alma, ni même Andrea. Ce qu’ils avaient fait hier, c’était bon. Et il n’avait pas vraiment envie de culpabiliser pour quelque chose qui leur avait fait du bien à tous les deux. Cependant, le malaise était bien réel, presque palpable. Il réajusta le col de son pull, puis se retourna vers Andrea. « Est-ce qu’on va en parler ou … ? » Il attendit, chercha une réaction de sa part. Il savait qu’Andrea n’était vraiment du genre à parler de ce qu’elle ressentait, elle ne parlait pas beaucoup quand il s’agissait d’elle-même. Au contraire de lui-même, qui avait tendance à trop s’appesantir sur le flot d’émotions qui pouvait parfois le submerger. Il observa la jeune femme qui se fermait complètement à lui, et cela ne lui plut pas du tout. « Andrea… » Mais la jeune femme se releva, le contourna pour s’en aller. Il leva les yeux au ciel avant de se retourner et la rattraper, agrippant son bras pour la forcer à se retourner vers lui. « D’accord, alors écoute-moi. » Puisqu’elle ne voulait pas parler de ce qu’elle ressentait, parce qu’elle ne pouvait pas exprimer ce qu’elle éprouvait en cet instant, il le ferait pour eux deux. Mais quand elle se retourna vers lui, attendant qu’il se décide à parler, il se sentit étrangement intimidé.

Son regard dévia, tombant sur table qui avait connu leurs ébats de la veille, le rouge lui monta aux joues. Il se souvenait de chaque instant, de chaque baiser, de chaque caresse. De cette passion violente qui lui avait retourné le ventre et le cœur. De ce moment où, dans ses bras, il avait cessé d’avoir mal et de se sentir mort à l’intérieur. Alors non, il n’était pas amoureux d’elle. Mais elle non plus. Et ils en avaient conscience tous les deux. Il revint vers Andrea, le rouge toujours un peu aux joues. « J’n’ai pas envie… Je… Je ne veux pas qu’on fasse comme si rien ne s’était passé. » Il la scruta, guettant une réaction de sa part, puis ayant peur de sa réponse, il fit un pas en avant. « Je voudrais que ce ne soit pas la seule et unique fois. C’était… » Un sourire typiquement masculin apparut sur ses lèvres qu’il s’empressa d’essayer de masquer. « Attend avant de te fâcher contre moi. S’il te plait. Penses-y. Je crois que tous les deux, on sait ce qu’il en est réellement » Des sentiments qu’ils éprouvaient pour ces êtres chers qu’ils avaient perdu, pour ces sentiments qu’ils n’éprouvaient pas l’un pour l’autre. « Pourquoi on ne pourrait pas décider que c’est quelque chose de bien, que ça nous a fait du bien… A tous les deux ? » Il n’essaya pas de venir la toucher, la prendre dans ses bras. Andrea ne fonctionnait pas comme ça. Mais si jamais elle se dérobait, si jamais elle fuyait. Il tenterait peut-être ; une caresse, un baiser. Pour lui rappeler que ce qu’ils avaient fait était bon, que peut-être – il l’espérait égoïstement – ils pourraient recommencer.
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MessageSujet: Re: Only us. /!\   Jeu 4 Jan 2018 - 19:39
Andrea le regarda un moment, curieusement. Comme si ce qui sortait de sa bouche n’avait strictement aucun sens. En parler ? Maintenant ? Elle n’osa rien dire, peut-être parce qu’elle trouvait ça idiot, gênant, ou inconvenant, elle ne savait pas vraiment. Etait-ce elle le problème, ou lui ? Il y avait-il, d’ailleurs, forcément un problème ? Au pire, ne pouvaient-ils pas prendre ça comme une aventure toute simple, sur laquelle ils n’avaient aucunement besoin de débriefer ? ça s’était passé, c’était très bien. Devaient-ils rajouter quelque chose ? Etait-elle naïve de croire que c’était pour le mieux de ne pas avoir à en reparler ? Garder le silence était pour elle la solution qui s’imposait, et quand elle tenta de s’éclipser, Lisandro la retint, décidé à voir les choses autrement.

Son laïus tarda à venir et durant une seconde, Andrea eut l’impression de se retrouver face à un petit garçon. Le chilien devait avoir dix ans de plus qu’elle, et c’était lui qui se trouva intimidé par cette discussion. N’était-elle pas davantage puérile à ne pas vouloir l’avoir pour sa part ? Peut-être. Ils ne valaient pas forcément mieux l’un que l’autre, mais ils affrontaient également les choses d’une manière bien différente. Lui parlait, de ses sentiments, avec honnêteté, et tant pis s’il avait tout l’air d’un enfant trop sensible. Elle, elle s’y confrontait en silence, et d’un regard glaçant, essuya tout ça d’un revers de main méprisant.

Il prit la parole, elle l’écouta jusqu’à son sourire qui lui arracha un rire qu’elle tenta de ravaler rapidement. Là, sur le coup, elle le trouva vraiment gonflé. Elle lui lança d’ailleurs un regard qui en disait long sur son culot, même s’il ne s’arrêta pas en si bon chemin.

Je crois que tous les deux, on sait ce qu’il en est réellement.

Vraiment ? Est-ce qu’ils le savaient ? Andrea ne pouvait que douter, parce que là où elle était prête à considérer ça comme une erreur inédite, qui n’aurait pas de récidive, lui était prêt à remettre le couvert.

Pourquoi on ne pourrait pas décider que c’est quelque chose de bien, que ça nous a fait du bien… A tous les deux ?

« Je… Crois que je vois où tu veux en venir, mais… » Elle se stoppa. Parce qu’il ne se rendait pas compte d’à quel point ses phrases pouvaient être à double sens avec le recul. Alors qu’ils se retrouvaient toujours sur les lieux du « crime » et qu’Andrea avait un peu l’impression que l’histoire était désormais écrite sur un panneau lumineux qui la suivait partout. « Pour être sûre, tu n’as pas besoin que je te rassure sur tes performances ? » Demanda-t-elle.

L’idée que ça soit ça la fit sourire, légèrement. Elle reprit son sérieux avant de planter son regard sombre dans celui du Chilien. Que pouvait-elle lui dire de plus ? Lui était partant, visiblement. Mais elle n’était pas persuadée que ça soit forcément une bonne chose. Que ça n’ait fait « que » du bien.

« Lisandro, je… J’en sais trop rien, j’ai besoin d’y réfléchir, ok ? » Fit-elle. Parce que oui, Andrea avait l’intention de s’accorder cette faveur : le droit de la réflexion. « C’était bien, mais… C’était peut-être que l’instant qui faisait ça, tu vois ? Juste… On en avait besoin là, et on en aura peut-être plus besoin à l’avenir… » Tenta-t-elle avant de hausser les épaules, détournant les yeux. C’était bien la première fois qu’une conversation lui semblait vraiment aussi gênante. D’ordinaire, elle ne s’embarrassait vraiment pas de tout ça. « C’est pas un non, mais c’est pas un oui non plus… » Lui annonça-t-elle dans la foulée.

Elle n’était pas persuadée de pouvoir faire mieux. Lui avait peut-être quelque chose à rajouter. Si pas, eh bien… Elle partirait, avec la certitude qu’elle ne pourrait pas vraiment s’empêcher d’y penser. Sauf que ça, elle se garda bien de le dire.




La médiocrité commence là où les passions meurent. C'est bête mais j'ai besoin de cette merde pour sentir battre mon cœur.
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MessageSujet: Re: Only us. /!\   Jeu 4 Jan 2018 - 21:58
Il ne manquait pas d’air en effet, mais l’entendre rire, même si ce rire était quelque peu pincé, lui donna un peu d’espoir et de confiance en lui. De son regard, elle le gronda et il ne put s’empêcher d’être fier de son coup. Ce qu’ils avaient partagé, il ne voulait peut-être pas y mettre de mot mais, il n’en pensait pas moins. Cela se lisait dans son regard. Il était peut-être le plus âgé des deux sur le papier, mais personne n’était dupe ; Lisandro n’avait pas toujours la maturité dû à son âge. Et Andrea avait vécu bien plus que lui, en l’occurrence. A son tour, elle le fit rire alors qu’elle s’assurait qu’il n’était pas en train de lui demander de le rassurer sur ses performances. Ce genre de rire typiquement masculin, qui ne souffrait d’aucun doute. Sale gosse. « Non pas du tout… » Mais il eut le respect de se taire rapidement alors que le sujet de fond était on ne peut plus sérieux. Ce n’était pas parce que l’euphorie d’hier persistait encore un peu dans ses veines qu’il devait venir tout gâcher en jouant les gamins arrogants et trop confiants. Pourtant, il n’aurait pas été contre de l’embrasser encore une fois. Elle sourit légèrement, tout n’était pas perdu alors ?

Il retrouva son sérieux quand elle lui répondit qu’elle avait besoin de temps pour y réfléchir, mettre de l’ordre dans ses pensées et prendre du recul sur ce qui leur était arrivé aujourd’hui. Il baissa pudiquement les yeux un instant, comprenant qu’il ne pouvait pas y faire grand-chose, le fait qu’elle ne lui ferme pas directement la porte le rassurait un peu. Egoïste, il voulait recommencer. Et parce qu’il était persuadé qu’elle en avait tiré du bon – il suffisait de voir le sourire qui apparaissait au hasard sur son visage – il persistait, signait même pour dire qu’elle aussi devrait le vouloir. Il avait aimé se perdre dans les bras d’Andrea, son odeur était encore partout sur sa peau, il la goûtait jusque sur ses lèvres encore. Et elle ne semblait pas voir à quel point elle était belle, diablement féminine. Il n’y a rien de plus dangereux qu’une femme qui ignore qu’elle est belle, celle-là peut vous faire chavirer même sans le faire exprès. Il tiqua quelque peu quand elle lui assura que c’était bien, son orgueil en prit un coup, mais il ne dit rien. Ce n’était pas le moment, vraiment pas. Il n’était pas d’accord avec elle, pas sur ce point. Il y avait goûté, et il voulait y goûter encore. Parce qu’avec elle, il avait oublié. Parce qu’il savait que dès l’instant où elle franchirait cette porte, cette douleur encore un peu anesthésiée reviendrait en force lui broyer le cœur. Il était obligé, cependant, de la laisser filer, et de lui laisser le temps d’y réfléchir posément. S’il ne fallait que ça pour la faire revenir, il attendrait. Avide de ses baisers, et de ses caresses. Elle lui donnait du peut-être, et il décida de s’accrocher à la possibilité.

« D’accord, j’attendrais. » Il s’approcha d’elle, et avant qu’elle ne puisse rouspéter, il vint lui voler un baiser, égoïstement. Il força quelque peu le barrage de ses lèvres, jouant avec sa langue dans un baiser qui rappelait vaguement leurs ébats de la veille. Il voulait qu’elle sache qu’il ne regrettait rien de ce qu’il s’était passé, rien du tout. Le souffle un peu court, il mit fin au baiser, baissa son regard vers le sien. « Désolé, mais si c’est la dernière fois… » Il n’était pas désolé. Un véritable sale gosse. Bien sûr que ça ne lui ressemblait pas, ce n’était pas l’homme qu’elle avait connu depuis son arrivée. Parce qu’Andrea n’avait connu que cet homme amoureux, puis cet endeuillé, elle ne connaissait pas encore l’insolent qu’il était autrefois. Quand il avait quelque chose à fuir, de douloureux, et qu’il n’y avait que dans les bras des femmes qu’il trouvait son bonheur. Il se sentait si jeune en cet instant, loin des quarante ans qui lui pendaient au nez. Lisandro recula, la laissant l’occasion de partir. « File, je vais ranger. » Puis il reprit son sérieux. « Personne ne saura, je te le promets. »
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