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 /!\ Le meilleur ami de l'Homme

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Joann Cain
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MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Mer 20 Déc - 22:11



Le meilleur ami de l'Homme  
Ft Swann
Pourquoi s'excusait-il subitement ? Joann sourcilla en l'observant, une minute même, son cœur se tordit à l'idée que ses révélations, ce qu'elle pensait éclaircir les zones d'ombre présentes dans son crâne – à son sujet – venait de le faire reculer d'un pas. Dans sa poitrine, l'organe battait furieusement contre ce qu'elle n'était prête à entendre, ce qu'elle imaginait subitement quitter ses lèvres et serait similaire au fait de se prendre une balle en plein corps. Il s'excusait car il ne pouvait pas continuer, parce qu'il s'en sentait incapable ? Le mystère avait-il la faculté de la protéger, de lui apparaître plus importante qu'elle ne l'était en réalité ? Aurait-elle dû se taire encore, laisser planer les doutes du jeune homme et se contenter d'être celle qu'il l'imaginait être ? Un profond mutisme s'éprit d'elle alors que sa gorge se nouait. C'était donc ça la crainte, le fait d'aimer si fort que penser que l'autre n'était pas aussi épris, ou plus assez épris, puisse vous poignarder méchamment. Elle avait conscience que ça pouvait arriver, elle s'en était protégée longuement, s'était refusée aux relations plus sérieuses justement pour ne pas ressentir ce qu'elle ressentait à l'instant mais, quand elle entrouvrit les lèvres pour l'interroger, peut-être même le supplier de ne pas l'abandonner, l'étudiant reprit le fil de la conversation à l'en faire inspirer plus calmement.

Ses excuses, qu'elle tenterait néamoins d'éclaircir par la suite, passèrent au second plan tandis qu'à son tour il lui exposait sa vie d'antan. Elle enviait quasiment cette dernière, simple, douce, innocente. Sans doute lui aurait-elle ressemblé si elle n'avait pas perdu si brutalement son père, si sa mère avait été capable de se relever et de faire son deuil, si elle n'avait pas été un si mauvais exemple. Finalement, même si elle savait qu'une route les séparait, Joann relevait quelques points communs entre eux. Oui elle savait qu'il avait énormément de mal à considérer les autres, qu'il les jugeait pour la plupart mais elle était pareille, elle le comprenait tout comme elle savait ô combien il avait de mal à exposer ses ressentis. La pudeur, la réserve.... Swann en était comblé comme elle même, mais ensemble ils parvenaient à se mettre à nu sans trop devoir se forcer. Ils se poussaient l'un l'autre, s'influençaient l'un l'autre.... Elle n'avait besoin de nulle autre personne que lui pour se sentir comblée et malgré ce qu'elle pensait autrefois, à son sujet alors qu'elle le voyait comme un Être utile, capable de se plier à tous ses désirs, la jeune femme savait qu'elle avait toujours été plus proche de lui que les autres. Se sentir aduler, être un fantasme si puissant au travers des yeux d'un jeune homme tel que lui, si intelligent et fier, était comme boire un élixir de jeunesse grisant. Et qu'il ne démorde pas du fait qu'il pensait rêver, que tout cela et tout ce qu'ils avaient fait et vécu n'était pas réel encore pour lui, l'invita à loger les mains à sa nuque pour noyer l'ambre de ses iris dans l'acier des siens.

- Tu sens mes doigts ? Elle pressa plus doucement en sondant ses réactions, ses réponses même inaudibles. T'es pas ivre et moi non plus, tu n'rêves pas, tu n'dors pas... ça fait déjà plus d'un mois. Joann tentait de lui faire comprendre que la réalité avait beau dépasser l'entendement, rien de ce qu'ils vivaient n'était faux. Ta vie n'avait rien d'un brouillon c'était juste... toi, tu faisais ce qui te plaisait, ce qui te permettait d'avancer. Et si t'es un simple brouillon alors les autres sont des pages vierges sur lesquelles personne n'a envie d'écrire, c'est pire.

Ses phalanges glissèrent entre ses mèches brunes tandis que ses lèvres se heurtaient aux siennes sans malgré tout sceller de baiser. Son cœur battait plus vite, plus fort parce qu'ils étaient parvenus à ce dont Stanley lui avait parlé des jours plus tôt. Ils arrivaient à se parler, sans dissimuler quoi que ce soit et même si la pudeur était présente, même si c'était encore maladroit, personne ne pouvait les juger. Ses ongles marquèrent doucement sa peau, l'espace entre leurs souffles qui se mêlaient ne fut plus, ne subsista plus que le baiser qu'elle lui offrait pour savourer l'après. Son cœur battait puissamment en elle, peut-être pouvait-il le sentir vibrer entre ses pétales ou même sur sa langue tant il pulsait lourdement. Rien n'avait changé entre eux c'était juste plus vrai, sans plus de voile, sans plus d'ombres passées, plus transparent et important.

Joann se perdait dans l'échange, se fichant des lieux et d'un extérieur bien moins sûr que celui du Fort, se laissant transpercer par ses gestes et sa langueur, s'enivrant aux réponses du corps contre le sien, des lèvres scellées aux siennes jusqu'à ce qu'un coup de feu, imprévu, sourd et bien trop proche malgré la capacité des parois à en étouffer l'écho, l'invite à cesser en rentrant quasiment le cou entre ses épaules. Joann ne relâcha pas la prise à la nuque du jeune homme mais croisa rapidement son regard. L'avait-il entendu lui aussi ou n'était-ce que les restes du cauchemar vécu des jours plus tôt ? A en juger par l'éclat plus vif de ses billes, elle n'avait pas rêvé. Une détonation une seule... Acte humain de toute évidence mais, y avait-il une raison particulière pour presser la détente ici même alors qu'aucun mort ne rôdait à l'intérieur ? Déjà son esprit s'évadait aux possibles scénarios : règlement de compte ? Un groupe ? La Canadienne cherchait une réponse bien que la solution fut toute trouvée.

- On pas autant d'temps qu'on l'pensait. Ils devraient se tirer avant que les créatures, alertées par le bruit, terminent par encercler la bâtisse.





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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Jeu 21 Déc - 19:34

Bien sûr qu’il sentait ses doigts. Ils l’électrisaient. Swann s’accrocha à son regard, but ses paroles, hochant la tête, parfaitement ensorcelé. Le sourire qui s’ébaucha sur ses lèvres fut interrompu par le baiser de sa petite-amie. Ses sens s’embrasèrent immédiatement, sa peau se couvrit de chair de poule, ses doigts cherchèrent à effleurer ses joues ou se glisser dans ses cheveux. Le désir, bête latente et lascive, s’éveilla d’un bond et dopa son rythme cardiaque. L’étudiant oublia bien vite qu’ils n’étaient pas au camp, tout le poussait dans cette direction, vers cette envie d’elle, brûlante et impatiente. Sans rompre le baiser qui le privait de son souffle, il cherchait déjà maladroitement à défaire les attaches de son manteau. Il se sent si proche d’elle, si connecté à elle, si… si « à elle », tout simplement.

Un coup de feu brisa son état d’extase. Trop proche. Sans doute dans l’immeuble. Les yeux du jeune homme s’attardèrent dans ceux de la trentenaire, il se mordilla légèrement les lèvres. Récupérant sans attendre les miettes du long baiser qu’il sentait encore vibrer sur sa chair. Il avait envie de se dire que ce n’était pas grave, qu’ils n’avaient qu’à ignorer ce qui se passait, mais ce n’était bien évidemment pas raisonnable. Un seul coup de feu. Pourquoi ? Tous les survivants étaient au fait désormais que les bruits n’étaient pas conseillés, alors on tirait en cas d’urgence. Plusieurs fois en général. Là c’était…

- Tu entends ?

Question rhétorique car Joann ne pouvait bien évidemment pas le manquer : le son déchirant d’un chien qui pleurait. Toujours lié à l’escort-girl, figé au milieu de la pièce en pleine visite avortée, Swann tendit l’oreille un instant. C’était bien un chien. Ce n’était pas des jappements d’animal blessé et de toute façon, il n’y avait pas d’autre détonation, donc le tir ne lui était pas destiné. L’étudiant commençait à entrevoir un scénario à cet histoire mais n’était pas assez curieux pour le tirer au clair. Leur mission était plus importante et le fait qu’elle puisse se dérouler sans encombre : s’ils revenaient encore une fois blessés ou après avoir essuyé des ennuis, on le les laisserait plus sortir seuls.

- Tu viens ? Il faut y aller.

Ils ne pouvaient rien pour cette bête, n’est-ce pas ? Et certainement encore moins pour son propriétaire, alors même s’il aurait adoré s’attarder dans l’ancien appartement de sa petite-amie – la bosse de son pantalon n’était pas encore complètement dégonflée – il ne préférait pas tenter le diable. Au mieux, le chien attirerait les morts pendant qu’ils s’éloigneraient, c’était parfait ! Le cadet Blackmore prit donc l’initiative de rompre le contact avec Joann pour revenir vers la porte et repousser le meuble qu’elle avait calé pour bloquer le passage. En se retournant vers elle, il comprit que quelque chose lui trottait dans la tête. Quelque chose qui l’incita à légèrement froncer les sourcils.

- Quoi ?


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Jeu 21 Déc - 20:41



Le meilleur ami de l'Homme  
Ft Swann
Si elle entendait ? Oui.... C'était parfaitement clair malgré les murs et plafonds plutôt épais. Les pleurs d'un chien. Comme un loup hurlait à la lune, l'animal répondait simplement au coup de feu précédent, du moins... à ce qui en résultait très certainement. Joann sourcilla une seconde, fixant l'étendue blanche au dessus d'eux, des images et hypothèses plein la tête. Pourquoi n'y avait-il pas d'autres échos de tirs si l'animal était hostile ? Pourquoi n'y avait-il pas même un éclat de voix capable de les aiguiller sur de possibles présences humaines ? Tout la poussait à fuir précédemment mais désormais, en plissant les yeux quant aux cris lugubres de la bête, la jeune femme sentait sa curiosité l'emporter sur le reste et, quand Swann la relâcha en évoquant à son tour le fait de vite se tirer, elle resta figée dans la salle face à un dilemme ne s'étant jamais imposé à elle.

Si ce chien appartenait à quelqu'un, ce même quelqu'un ayant décidé d'en terminer sans plus penser au compagnon qui le suivait comme son ombre, peut-être y avait-il quelque chose à récupérer. Ce type, ou cette femme – elle n'avait pas encore la faculté de voir au travers des parois – avait peut-être investi le bloc depuis quelques jours déjà, avec un peu de chance même depuis des semaines, par conséquent il avait bien dû être forcé de survivre un temps avant de penser à tirer sa révérence. Mieux encore, il avait une arme...

Ce fut la voix de Swann qui la poussa à revenir considérer son regard gris. Ça n'allait sans doute pas lui plaire mais, il l'avait dit lui même plus tôt : ils avaient le temps... Désormais le temps que les parasites s’invitent sur place mais, juste un coup d’œil. Ça prendrait tout au plus deux minutes.

- Il ou elle a un flingue. L'informa-t-elle bien qu'il ne fut ni sourd ni dupe, sans doute même plus intelligent qu'elle au point d'avoir songé à la thèse du suicidaire bien avant qu'elle ne se pointe dans sa propre tête. Possible qu'il y ait autre chose à tirer de ça, on n'visait clairement pas l'clebs, et étant donné la manière dont il hurle j'doute que le tireur soit un inconnu pour le sac à puces. Pas b'soin d’affrontement, on tire profit de la situation et on décampe.

Joann n'avait pas la moindre idée de ce qu'ils trouveraient là haut, ni même si la bête serait hostile, cependant l'entendre geindre de la sorte, alors que les jérémiades d'un semblable ne lui auraient fait ni chaud ni froid, atteignait presque son cœur. Elle s'approcha de Swann et du corridor quitté plus tôt, d'ici, le timbre mélancolique du canidé semblait déchirer le silence aussi bien qu'il lui fendillait le cœur. Jamais elle n'avait entendu pareille complainte, ou si... mais de la part d'un homme ça ne lui faisait clairement pas le même effet après tout, l'Être Humain était doté d'un intellect différent de celui des animaux, plus capable de se relever, même capable de se servir d'un flingue pour se défendre alors qu'il geigne, qu'il se victimise, n'était simplement qu'un moyen de se faire valoir, de se trouver une importance dans le regard de ses congénères... Importance qu'elle ne leur accordait guère à contrario de la complainte attristée d'un pauvre clébard aux aboies.

- Viens. Lâcha-t-elle en s'approchant dès lors de la cage d'escaliers menant au second, mais avant qu'il n'ouvre la bouche, simplement pour être sûre qu'il obtempère, et parce que malgré tout elle le lui aurait confié plus tard, Cain mordit sa lèvre inférieure. On négocie l'reste du p'tit moment précédent pour qu'tu m'suives ?

Taquine, la jeune femme termina par grimper les marches, arme au poing juste au cas où, et ne mit que peu de temps avant de trouver de quel appartement provenaient les échos. Non seulement le chien hurlait encore mais la porte était entrouverte. Joann ne baissa pas son arme mais avança. Elle n'avait pas peur, du moins jamais elle n'avait pris peur d'un animal comme certains des gosses de son quartier, ces derniers ayant eu la malchance de se faire mordre par des petits roquets qu'un coup de pied aurait calmé fissa. Swann aurait beau dire ou faire, la brune était déjà obnubilée par la bestiole sur laquelle, bientôt, elle eut vu en un sourire de coin malgré l'étendu des dégâts devant lui.

Mur blanc constellé de sang et de matière grise, un tableau déplorable, la faiblardise incarnée... Pire encore lorsqu'on savait désormais que ce type n'était pas vraiment seul, comme il se sentait désemparé au point de se coller une balle dans la bouche – en témoignait le canon encore enfoncé entre ses lèvres – mais qu'il avait un compagnon qui, sans lui, n'était plus qu'une ombre sans plus d'importance. Un laissé pour compte... une créature docile et aimante n'ayant pas autant d'importance dans les yeux de son propriétaire que ce connard en avait dans les billes fauves du Berger Allemand que la jeune femme observait sans véritablement se soucier de la scène macabre devant eux. La voix de l'étudiant retentit, elle s'en doutait un peu à dire vrai mais, si le clebs avait dû leur sauter à la gorge, il l'aurait fait directement. Là, l'une de ses pattes avant grattait le genou de son ancien ami et parce qu'ils étaient là, les hurlements s'étaient mués en chuintements plaintifs.

- Il nous fera rien... Affirma-t-elle.

L'escort-girl s'approcha lentement, puis rengaina son flingue après avoir rapidement observé le trou dans le crâne du connard suicidaire. Pas de raison qu'il mute, ce con ne s'était pas raté. Plus proche mais sans grignoter l'espace vital du chien, elle termina par s'accroupir pour être à sa hauteur.

- Il te méritait pas, c'n'était qu'un enfoiré d'lâche.

Reprit-elle en direction de l'animal, comme s'il pouvait comprendre quelque chose, tendant les doigts dans sa direction pour qu'il hume son odeur et s'habitue à elle. Cain ne lui ferait rien et elle espérait déjà que Swann en fasse autant alors, quand la bestiole vint coller sa truffe gelée contre ses doigts, qu'elle put doucement lui flatter l'encolure sans l’oppresser, elle redressa un regard emprunt de douceur dans les prunelles orageuses de son petit ami.

- T'as déjà eu un chien Swann ? Sourit-elle, reprenant même avant qu'il ne réponde. Moi non et..... Ses doigts s'éloignèrent du pelage pour filer vers le collier que portait son voisin noir et feu, précisément à la médaille gravée d'un nom qui l'invita au rictus. j'crois que c'mec avait un sérieux problème avec Dieu : Judas. En lâchant le prénom du clebs, ce dernier couina en signe d’approbation. Tu m'offres un chien pour Noël mon ange ?





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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Jeu 21 Déc - 23:07

Il ouvrit et ferma la bouche sans argumenter. Sa petite-amie savait comment le convaincre et effectivement : qui disait flingue disait potentiellement munitions et ressources à voler. Néanmoins, sa mine devait encore témoigner de son scepticisme puisqu’une fois dans le corridor, Joann renchérit avec exactement les mots juste pour l’inciter à sa suivre sans rechigner. Le mordillement sensuel de lèvres avait été la cerise sur le gâteau. Une fois de plus, il inspira de l’air, prêt à parler, et…

- Euh… o-oui, o-ok.

Pris au dépourvu et certainement en flagrant délit de fantasme. Une image fugace et érotique de leur couple se glissa dans son champ de vision avant qu’il ne se mette, à son tour, à grimper l’escalier qui les mènerait au second. Si la trentenaire avait dégainé son revolver, il avait choisi sa lame. L’un comme l’autre pouvait avoir son utilité et puisqu’ils étaient complémentaires, ce ne serait pas un mauvais choix. Les hurlements tristes du chien se répercutaient en écho dans le couloir froid. Pas de rôdeur en vue pour l’instant, pas d’autres bruits que ceux de l’animal non plus.

- Joann…, l’appela doucement l’étudiant qui assurait ses arrières mais elle ne parut pas l’entendre.

Une porte était entrouverte, elle s’engouffra dans l’appartement, talonnée par son cadet. Ses doigts se serrèrent plus fermement sur le manche de son couteau. Pas d’aboiement, pas le moindre grognement agressif, mais il n’avait pas confiance. Une bête pouvait être bien plus dangereuse qu’un Homme et vu le coffre qu’il avait en se plaignant, il ne devait pas s’agir d’un petit gabarit. Ça ne sentait pas la chair décomposée ici, plutôt le vivant qui avait créchait un certain temps sans avoir la possibilité de se laver. D’ailleurs le voici. Écroulé sur le sol, canon en bouche. Une gerbe de sang tachait le mur blanc et lézardé. Les filets coulaient encore lentement, indifférent des pleurs de l’animal ou de la présence des curieux. En voyant sa petite-amie captivée par le pauvre berger-allemand, l’étudiant pâlit en s’exclamant :

- Fais attention ! Il a peut-être des maladies : la gale, la rage, ou je sais pas-

Elle l’interrompit en disant qu’il ne lui ferait rien. Visiblement, elle n’écoutait pas, car ce n’était pas le sujet. D’un air sceptique, il toisait la bête qui renifla puis accepta le contact avec une Joann qui avait rengainé son flingue. Vu l’hygiène de son propriétaire, le cadet Blackmore ne visualisait qu’un gros sacs-à-puces et à germes en tout genre. Il était absolument hors de question que-

- Euh-mes… mes parents n’en ont jamais voulu, répondit-il, pris par surprise.

Il se raidit un peu plus en déchiffrant la douceur dans les yeux de l’escort-girl et lorsqu’elle entama ses confidences sur le fait de ne jamais avoir eu un chien. Elle lui flattait déjà l’encolure et déchiffrait son nom sur le médaillon de son collier. Ça s’annonçait plutôt mal pour le coup, de son point de vue, et ne savait pas comment annoncer à son amante qu’il pensait que c’était une mauvaise idée. Surtout quand elle le prenait par les sentiments de la sorte et appuyait sur le surnom affectueux qu’elle avait choisi de lui donner. Pour gagner un peu de temps, Swann revint brièvement sur ses pas pour fermer la porte de l’appartement et revint, non sans conserver une distance raisonnable avec le chien.

- C’est-euh… tu sais qu’il peut avoir des maladies : la gale, la rage, ou je sais pas…, tenta-t-il de répéter mais il abandonna en cours de route devant les prunelles de Joann, ok… ok, répéta-t-il plus fort, mais je ne sais pas comment on s’occupe d’un chien et… faut le nourrir, et on ne sait pas s’il est dressé, clairement il ne saurait pas le faire, ni… tu es vraiment sûre ?

L’expression qu’il affichait trahissait le fait qu’il avait déjà conscience de la réponse. Bien entendu qu’elle en était certaine et qu’en plus des récentes disputes avec sa sœur, il allait devoir lui expliquer qu’un énorme berger-allemand allait aussi squatter la maison Blackmore avec eux. Il n’y avait aucune chance que la nouvelle passe bien et même s’il suivrait aveuglément les envies de sa petite-amie, l’étudiant n’était pas convaincu par « Judas ».

- Joyeux Noël, céda-t-il dans un sourire un peu embarrassé, on devrait aussi… vérifier s’il avait des choses à garder.

Il désigna le propriétaire mort étalé sur le sol. Le pragmatisme, toujours.


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Ven 22 Déc - 11:08



Le meilleur ami de l'Homme  
Ft Swann
Swann n'avait pas l'air enchanté à l'idée de ramener ce mastodonte chez eux, pourtant elle avait parfaitement conscience qu'il lui dirait « oui ». Ce n'était guère de la manipulation, elle ne jouait plus à ça depuis l'instant où elle lui avait confié avoir usé de ses charmes et désirs à maintes reprises pour s'obtenir un rien de lui mais, ici, la grosse bête à ses pieds semblait capable d'atteindre son cœur comme peu de gens en était doué. Ce n'était qu'une grosse boule de poils inoffensive, pas le genre d'animal sauvage capable de saigner le premier homme qui s'approchait de lui, et malgré les murmures de son petit ami, ce dernier exposant clairement que ce chien était sans doute porteur de maladies diverses et variées, Joann glissa les doigts de part et d'autre de la grosse gueule de son nouvel ami pour tourner cette dernière dans la direction du jeune homme.

- Est-ce qu'il a l'air malade ? Reprit-elle en une moue presque capricieuse.

Adorable plutôt, inutile de jouer les fillettes malheureuses auprès de Blackmore mais cette bête n'avait plus personne et clairement Cain n'avait pas le cœur à l'abandonner, ce n'était pas un homme ou un enfant inutile. L'étudiant ne répondrait sans doute pas à sa question mais la manière dont il l'observait elle suffisait à lui confiait qu'il n'avait aucun désir d'aller contre sa volonté. Quand il abdiqua, Joann lui offrit un large sourire avant de reporter le regard dans les billes fauves du Berger-Allemand tandis que son amant tentait une dernière fois de la raisonner.

- C'est sûrement pas plus difficile que d's'occuper d'un gosse inutile... Les chiens sont plus indépendants puis, il à l'air d'avoir quelques bases question éducation.... On y arrivera. Reprit-elle en plantant les ongles – sans douleur aucune – dans l'épaisse fourrure au col de Judas. Tout ira bien j'te l'promets, et si c'est le fait qu'il prenne ta place qui t'inquiète, Renchérit la Candienne après qu'il ait totalement cédé à son caprice d'enfant, lui servant même un « Joyeux Noël » qui la poussa à se redresser face à lui. ça ne sera pas l'cas... Murmura la jeune femme en lui subtilisant un rapide baiser.

L’étudiant avait néanmoins raison sur un point, ils devaient rapidement faire le tour des biens du suicidé pour emporter ce qu'il y avait d'utile, ensuite ils ficheraient le camp et termineraient ce pourquoi ils étaient venus. S'éloignant donc, le chien, lui, termina par flairer les jambes du jeune homme avant de suivre leurs investigations dans l'appartement. Quelques vivres, un sac qu'elle s'empressa de vider des choses inutiles pour le remplir de ce qui les intéressait. Chargeurs... Deux, vraiment pas de quoi sauter au plafond mais c'était ça de pris, et malgré la facilité qu'elle avait eu à caresser le clebs, la jeune femme s'empara d'un linge – sans doute un ancien torchon servant au véritable propriétaire - puis s'approcha de la dépouille en un soupir las. Accroupie, Joe dévisagea les traits sanglants du cadavre, l'hémoglobine étalée contre la parois dans son dos et cette rigole rougeâtre qui dévalait la lézarde creusée par le séisme puis, ses doigts couverts des fibres s'approchèrent de la crosse pour la dégager des doigts presque froids. Sans cérémonie aucune, elle priva ce gars du flingue qui ne lui servirait plus, enclencha la sécurité, et colla le 9mm dans le sac. Pour le moment aucun râle ne brisaient le silence, mais mieux valait déguerpir avant que ce soit le cas. Ils leur suffit alors d'un regard pour qu'ils passent de nouveau le seuil en direction du corridor. Joann appela l'animal qui, comme s'il comprenait, fixa une dernière fois la dépouille de son maître et leur emboîta le pas. Escaliers dévalés, premier couloir de nouveau investit de leur présence, Cain se figea une dernière fois devant le battant de son appartement.

- Deux minutes, juste deux minutes. Lâcha-t-elle à son petit ami. J'dois récupérer quelque chose, j'reviens !

Elle les abandonna un instant dans le corridor et s'engouffra dans le hall quitté plus tôt. Rejoignant directement sa chambre, la jeune femme s'agenouilla et tendit la main sous le lit pour agripper ce qu'elle désirait emporter. Direction le sac, comme tout le reste, et bientôt elle revint vers les deux autres en un sourire.

- On peut y aller, dans un moment cet endroit sera envahit par les morts, on aura au moins la paix pour trouver d'autres choses ailleurs, y a une boutique avec de tout un peu plus loin. Et comme pour lui certifier que son choix concernant le chien était le bon, Cain observa ce dernier avant de reprendre le chemin de l'extérieur. Il suit, moins con que les abrutis du camp !





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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Ven 22 Déc - 21:46

Pas plus difficile que de s’occuper d’un enfant ? Certes, oui. En même temps, l’étudiant était encore très loin de s’imaginer père, même amoureux de l’escort-girl, alors ça lui paraissait effectivement être quelque chose d’insurmontable. Il surveillait néanmoins d’un air suspicieux le chien qui lui reniflait les pieds, les jambes, puis les parties intimes. Ce fut d’ailleurs à ce moment qu’il se détourna pour précéder Joann dans leur investigation. La recherche ne fut pas infructueuse ; on pourrait même se demander ce qui avait poussé cet homme à se suicider. Une perte de trop ? La folie qui l’avait gagné ? Une morsure ?

Swann n’aimait pas croiser le regard larmoyant du berger-allemand. Chaque fois qu’il ramassait quelque chose qui avait appartenu à son propriétaire, il avait la sensation que l’animal l’observait en demandant « que fais-tu ? Tu connais mon maître ? Tu vas lui rendre ses affaires ? ». Ce n’était pas vraiment qu’il était touché, c’était simplement que ces billes mauves étaient trop intelligentes. Trop pures. Sans rien dire, il attendit que sa petite-amie récupère l’arme du cadavre et la suivit à l’extérieur. Il choisit ce moment pour essayer de rebondir sur quelque chose qu’elle lui avait dit une poignée de minutes auparavant :

- Tu sais, ce n’est pas que j’ai peur qu’il me remplace, c’est juste-

Elle l’interrompit pour lui demander d’attendre deux minutes. Pas de sa faute en réalité : il ne devait pas parler assez fort. Le cadet Blackmore la regarda prendre la direction de son ancien appartement et il réalisa que ses yeux s’étaient arrêtés sur les formes de son postérieur que lorsqu’elle eut disparu de son champ de vision. Il tomba alors que la mine interrogative du chien, assis, qui le fixait sans avoir l’air trop certain de savoir ce qui se passait. L’étudiant avait la sensation d’être pris la main dans le sac et ne put s’empêcher de s’éclaircir doucement la gorge. Malaise. Il choisit d’abord de reporter son attention sur les murs, l’air de rien, mais sentait toujours peser sur lui l’insistance de la bête.

- Ton maître est mort, dit-il soudainement d’un ton détaché, on te sauve mais si tu lui fais du mal, on te mangera.

Voilà, comme ça c’était dit. Le berger-allemand pencha légèrement la tête sur le côté, comme s’il avait réellement compris ce que lui disait Swann. Ou peut-être était-ce juste le mot « manger » qui avait allumé quelque chose dans son esprit canin, aller savoir. Lorsque la trentenaire revint, le cadet Blackmore répondit à son sourire avant de la suivre – aussi – à l’extérieur. Sa lame avait retrouvé sa place entre ses doigts ; une précaution plus qu’évidente après le coup de feu.

- C’est pas bien difficile en même temps, renchérit-il à la comparaison entre l’intelligence de Judas et celle de leurs comparses du camp, et c’est pas que j’ai peur qu’il me remplace, retenta-t-il avec un sourire embarrassé, c’est juste… c’est un chien, conclut le jeune homme comme si ça répondait à tout, qu’est-ce que tu as récupéré ?

Car il ne voyait rien de nouveau dans ses mains et ils n’étaient plus au stade où il se faisaient des secrets, n’est-ce pas ? Pour l’instant, la voie était dégagée. Seuls quelques mordeurs remontaient péniblement la rue qui venait longer l’immeuble haut-de-gamme, ils auraient le temps de les distancer sans trop de risque. Leur nouvel ami sembla les remarquer, sa truffe s’agita à plusieurs reprises dans leur direction, mais il ne dit rien. C’était un bon point. Après deux ans, encore heureux qu’il avait été dressé à ne pas aboyer sur les charognes comme un forcené. Pas dans une situation comme celle-ci.

- Et tu crois… qu’on pourrait lui apprendre des trucs encore ?

Des trucs comme… grogner sur commande ? Attaquer ? Des projets flottaient à la volée dans son esprit. Takeo. Le dissuader de répéter leur secret, l’encourager à tenir sa langue. Par exemple.


We are monsters
You got no place to hide and I'm feeling like a villain ; got that hunger inside. One look in my eyes and you're running 'cause I'm coming ; gonna eat you alive. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. Monsters, stuck in your head. Monsters, under your bed. We are monsters ♪
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Joann Cain
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MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Ven 22 Déc - 22:40



Le meilleur ami de l'Homme  
Ft Swann
A peine l'air extérieur lui fouetta les joues qu'elle sourcilla aux mots de Swann. Elle n'avait dit ça que pour le rassurer, elle n'avait aucune intention qu'un vulgaire sac à puces remplace son homme, après tout ce dernier avait bien plus d'atouts, peu importait qu'il soit moins friand des relations humaines que Judas, rien ni personne n'aurait la valeur qu'il avait à son regard. Elle lui offrit néanmoins un sourire et reporta les yeux sur l'animal qui avait visiblement compris qu'ils ne lui feraient aucun mal. Cette bête était loin d'être conne, en témoignait la lueur intelligente dans son regard, c'était une superbe trouvaille, sans doute au moins aussi bonne que les choses que son ancien maître possédait et qu'ils avaient pillé sans chercher à savoir pourquoi cet abruti avait décidé de se coller une balle dans la tronche. Ils n'avaient pas le temps, puis, pour être honnête, le couple ne se préoccupait déjà pas du sort de leurs semblables bien vivants, alors pourquoi s'épancher sur celui d'un type raide que personne ne regretterait, pas même son propre chien ? A cette dernière constatation, la jeune femme replaça la bandoulière du sac contre son épaule et mordilla sa lèvre inférieure quant à la dernière question de l'étudiant. Elle ne lui dirait rien, pas pour le moment, il devrait être patient, il savait l'être non ?

- Patience est mère de vertu. Lâcha-t-elle en un clin d’œil.

Oui, elle connaissait ce proverbe, elle n'en était pas une fervente adepte mais, lui évoquer ce fameux dicton prouverait sans nul doute à Swann qu'elle était capable de s'exprimer parfois mieux qu'en quelques jurons bien moins gracieux. Ce n'était pourtant pas le moment de rire ou de se faire valoir aux yeux de son amant non, les morts approchaient – certes lentement – mais un instant elle se tendit en voyant l'animal, son adorable cadeau de Noël, toiser les créatures putréfiées en remuant la truffe. Il ne devait pas aboyer, encore moins tenter de leur faire la peau. Tout ce qu'il obtiendrait serait de crever de ce putain de virus ou, pire, de finir déchiqueté par ces fichus blattes. D'ailleurs, en imaginant pareil scénario, son cœur se tordit et elle glissa les doigts entre les oreilles de leur compagnon pour le pousser à n'avoir d'yeux que pour eux.

Fort heureusement, ce clebs était assez futé pour savoir qu'il ne devait pas s'en prendre aux macchabées, en témoignait déjà son désir de suivre leurs traces sans plus se soucier de leur invités macabres, chose que Swann sembla soulever puisque déjà il évoquait le fait de lui apprendre quelques tours à l'avenir. Pour un jeune homme l'ayant mise en garde, l'ayant presque motivée à abandonner l'idée d'embarquer cette pauvre bestiole, Joann voyait subitement une lueur intéressée combler les billes grises de son compagnon.

- Il est décidément très intelligent. Répondit-elle en marchant plus vite que lorsqu'ils avaient l'intention de rejoindre son ancien logement. J'suppose que tu n'penses pas à des trucs comme « donnes la patte » ou « fais le mort ». Uhm ?

Un sourire complice figea ses lèvres tandis que ses doigts cherchaient subtilement les siens, par pour s'y loger totalement non, simplement pour en agripper deux afin qu'il soit certain que ses mots n'étaient guère tombés dans l'oreille d'une sourde.

- Tu veux qu'on lui apprenne à grogner sur commande, à faire peur à quelqu'un en particulier... du style Bridé alcoolique à la langue trop pendue ? Un rictus amusé fila sa gorge.

Ça se tenait. N'importe qui aurait la trouille en voyant pareil mastodonte retrousser les babines pour dévoiler des crocs saillants, le tout accompagné de vociférations rauques signifiant à quiconque lui faisait face qu'il avait plutôt intérêt à se tenir s'il ne voulait pas se retrouver avec une partie de la gueule en lambeaux. Des tas de chiens de cette taille avaient fini piqués pour moins que ça, uniquement car leurs maîtres n'étaient que des connards incapables de les tenir. Mais concernant le leur, Joann ne doutait pas qu'ils seraient capables d'en obtenir leur meilleur.

Cain continua sa route, jetant parfois quelques coups d’œil par dessus son épaule pour s'assurer que les marcheurs ne les suivaient pas, une fois encore, l'un comme l'autre ne s'étaient guère trompés, ces abrutis s'approchaient de l'immeuble pour en gratter les murs jusqu'à en perdre quelques phalanges. Ils avaient la paix.

- Il finira par la fermer, sans quoi, on avisera.

Swann savait parfaitement ce que ça impliquait même si leur estime pour le nippon avait été revue à la hausse suite à ses gestes. Mais s'ils en arrivaient à cette extrémité, la jeune femme ne quémanderait rien à son amant, elle serait capable de faire face seule. Seule mais guidée par les idées divines et subtiles de son petit ami. Rien n'excuserait le Bridé s'il ouvrait la bouche pour délirer encore sur ce qui ne s'était jamais produit, car c'était ce qu'ils s'étaient dit non ? Personne n'avait torturé Mark, ce connard avait simplement joué les cons finis, empoigné une arme n'étant la sienne et tiré dans le tas pour mieux se faire bouffer ensuite.

Songeant aux excuses que personne ne leur trouverait s'ils finissaient par être vendus, Joann revint sur celles que son amant lui avait servi plus tôt au point de tirer sur les phalanges liées aux siennes à peine eurent-ils quitté la rue pour l'avenue principale et ses commerces en tous genre. Elle s'était questionnée concernant son pardon soudain, cependant une chose en entraînant une autre, ils étaient prêts à s'abandonner l'un à l'autre, puis un con avait décidé de se coller une prune dans le crâne. Du fait, elle n'avait pas relevé encore mais désormais, le souvenir de son regard et de la lueur qui le possédait piquait sa curiosité.

- Pourquoi tu t'es excusé tout à l'heure ? Ce n'était peut-être pas le moment, ni même l'endroit, si bien que lorsqu'elle en prit conscience, Joann poussa la porte d'une des enseignes dont le tintement du carillon l'invita à se figer. Fort heureusement rien ne vint, d'ailleurs, s'il y en avait eu, l'animal ne se serait très certainement pas assis près d'elle à peine le battant s'était il refermé sur eux trois. J'étais pas malheureuse, quand j'étais gosse j'étais même comme toi, je vivais dans un endroit chic, si mon père n'était pas mort sans doute que j'serai devenue avocate... ou un truc du genre. Sourit-elle. Je comprends pas pourquoi tu m'as fais des excuses, tu m'as jamais rien dit de mal ou vexant, si ? Reprit-elle, en tournant les traits vers les siens après avoir passé en revu quelques étagères.





Showing no mercy
You so fresh to death and sick as cancer, but you fit me better than my favorite sweater and I know that love is mean, and luv hurts. Love you more than those bitches before.

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