Partagez | 
 

 /!\ Le meilleur ami de l'Homme

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Auteur
Message
Swann Blackmore
Administrateur
avatar
Date d'inscription : 30/05/2017
Messages : 529
Age IRL : 27
MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Sam 23 Déc 2017 - 14:44

- Non, pas exactement, confirma-t-il au sujet de ce qu’il comptait apprendre au chien.

Swann ne serait pas l’un de ses rigolos qui apprendrait à son animal à faire des tours inutiles pour épater la galerie. Quitte à ce qu’il doive composer avec la présence d’un énorme sac à puces dans sa maison – et c’était bien parce qu’il ne saurait rien refuser à Joann – il allait la rentabiliser. Il ne cherchait pas à se défaire des doigts qui serrèrent les siens, bien au contraire. Il n’était toujours pas très à l’aise avec les contacts anodins – il se retrouvait finalement bien mieux dans la foudre de l’acte sexuel – et rosit légèrement. Sa petite-amie lisait apparemment dans son esprit puisqu’elle pensait exactement à la même chose que lui : aucun des deux n’avait oublié la façon avec laquelle Takeo avait quasiment balancé leur secret lors de la femme de Casey et Stan. Si ça devenait une habitude, ils allaient devoir sévir.

Il émit un « Hum » approbateur et suivit son aînée dans les rues qu’elle connaissait mieux que lui. Dans leur dos, les voraces s’intéressaient plutôt à la porte de l’immeuble, grattant bêtement cette dernière en espérant l’écarter du chemin. Ils atteignirent une agréable voie commerciale, avec des petites boutiques qui respiraient bien mieux que dans les grosses villes telles que Seattle. Leur premier choix se porta sur une enseigne de produits d’intérieur, qui allaient des décorations manufacturées à la simple vaisselle. Ils devraient encore trouver ce dont ils avaient besoin car dans les premiers mois de l’épidémie, les gens ne s’étaient pas rués sur les assiettes et les dessous de table ; et ensuite, et bien… il était trop tard.

- Oh, je…, la question de la trentenaire le prenait au dépourvu et si son explication tendit à le détendre, la suite le crispa plus encore, euh… non, je… crois pas…, il n’avait rien dit de vexant mais n’en avait pas moins penser, en fait je…, il se tourna vers elle, sentant qu’elle en avait fait de même, j’avoue que je ne savais pas trop… je ne « sais » pas trop en quoi consistait le métier d’escort-girl. Alors je pensais que tu… qu’on te payais, que tu accompagnais des gens et qu’à la fin de la soirée tu…

Il eut une moue très sincèrement gênée. Expliquer à sa petite-amie qu’on la prenait pour une ancienne prostituée n’était pas – du tout – évident, et encore moins pour lui. Alors certes, ça pouvait vouloir dire qu’il avait lu l’admirer et l’aimer en dépit d’une activité professionnelle aussi controversée mais aussi, elle pourrait mal le prendre, en supposant une insulte déguisée de son activité intime. Après tout : Joann était convoitée et ce n’était pas un secret que plus d’un homme sur le camp avait eu la chance de passer une nuit avec elle.

- Enfin, voilà, coupa-t-il court en s’éclaircissant la gorge, du coup quand tu m’as dit que ton travail ne consistait pas en ça je me suis senti bête et… je me suis dit que je te devais des excuses pour avoir cru que tu étais une… une…

Les différents termes défilaient dans son esprit, de « pute » à « fille de joie » mais aucun ne semblait neutre, tous sonnaient comme insultant quand il était question de caractériser la trentenaire. Du coup, Swann rougit, l’air embarrassé, et baissa le regard. Ce dernier tomba sur Judas, qui levait vers lui ses grands yeux brillants. Il se lécha le museau à ce moment-là, l’air de se demander si ce jeune humain allait lui donner quelque chose à manger ou au moins le gratouiller le nez.

- Ça n’a jamais influé ce que je pensais de toi, garantit néanmoins le cadet Blackmore, tu as toujours été… sincèrement stupéfiante pour moi.


We are monsters

You got no place to hide and I'm feeling like a villain ; got that hunger inside. One look in my eyes and you're running 'cause I'm coming ; gonna eat you alive. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. Monsters, stuck in your head. Monsters, under your bed. We are monsters ♪
Revenir en haut Aller en bas
Joann Cain
Modératrice
avatar
Date d'inscription : 02/09/2017
Messages : 816
Age IRL : 31
MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Sam 23 Déc 2017 - 21:26



Le meilleur ami de l'Homme  
Ft Swann
Il pourrait bien lui mentir qu'elle serait incapable de le déceler dans son regard, du moins pas directement, pas sans évaluer la roseur de ses traits, pas sans certitude que si le sujet des excuses lui semblait délicat, les joues de Swann s’empourpraient naturellement. Néanmoins, ses billes brunes ne dévièrent guère des siennes. Afin de lui laisser sa liberté, ne pas pas une fois encore connaître quelques réponses avant qu'elles ne quittent ses lèvres sur lesquelles – l'espace d'un instant, la Canadienne détourna les cils, simplement pour ne pas le mettre en doute alors qu'il ne pensait peut-être déjà plus s'être excusé plus tôt. Joann n'était plus au stade auquel lui soutirer des réponses semblait vital, attrayant, capable de forcer la jubilation à combler ses veines et une certaine satisfaction – malsaine – emporter son cœur sur des notes joueuses, non. Ils étaient francs l'un en envers l'autre, sans doute la meilleure chose qu'ils aient décidé ensemble, le meilleur projet commun qu'il aient épousé. Simplement les fondations de leur relation particulière. Ils avaient beau être différents de la plupart des duos de cette planète, en un sens quelques bases fixées rejoignaient celles des couples ordinaires.

Un instant, en l'entendant s'emmêler vocalement, une envie de lui dire que ce n'était rien, qu'elle se fichait qu'il éclaire sa lanterne, lui saisit le cœur. Cain n'avait pas le désir de le mettre mal à l'aise, encore moins de lui tirer les vers du nez, Swann avait droit à son jardin secret et elle n'y était invitée que lorsqu'il lui ouvrait la porte. Inutile de le forcer à quoi que ce soit, davantage encore qu'à l'instant, et tandis qu'il lui certifiait ne l'avoir jamais meurtrie ou vexé, la jeune femme se revit à genoux devant lui après quelques shots de Tequila, à lui promettre qu'il lui cracherait des réponses au sujet d'un baiser qui, à l'heure actuelle, se rappelait à son bon souvenir en maints engourdissements révélateurs des choses qu'elle éprouvait à son égard.  

Malgré tout, l'étudiant cracha le morceau et appuya presque sur son ignorance au sujet du métier qu'elle exerçait autrefois. Joe sourcilla premièrement, puis un rictus étira la commissure de ses lèvres alors qu'elle évoluait entre les rayonnages pour trouver quelques couverts. Après tout même s'ils étaient des survivants, les personnes du Fort ne mangeaient pas encore avec les doigts, ou du moins pas eux en tout cas. Bien des gens se fourvoyaient sur le métier d'Escort-Girl, ils confondaient généralement avec un autre boulot bien moins sympa que celui qu'elle avait apprécié exercer même si, de tout évidence, la clientèle ne ressemblait en rien aux riches héritiers de quelques films trop niais. Jamais elle n'avait eu l'occasion d'accompagner un acteur, ou même un chanteur non... Ces types n'étaient jamais fameux mais certains avaient au moins la conversation pour eux, de quoi tromper l'ennuie quand on se retrouvait au cœur d'une clique de rombières si liftées qu'il était même étonnant que leurs culs soient encore à leur place initiale. En y songeant, tout en écoutant son petit ami argumenter, Joann passa la langue sur ses lèvres. Certaines étaient tellement tirées qu'à  bien des reprises – quand elles riaient – elle avait imaginé que les coutures péteraient.

Swann n'était pas bête ou ignorant, il n'avait jamais eu affaire à des femmes exerçant le métier et, fort heureusement pour lui d'ailleurs, après tout, et alors que son regard le couvait d'un air lubrique, il n'avait rien des vieux portefeuilles qu'elle comptait à son bras parfois. Il était beau, ses grands yeux gris paraissaient même capables de la transpercer à chaque instant, alors qu'il ignore tout de cette vie ci, bien souvent secrète pour préserver autant les travailleuses que les clients, ne l'invitait guère à le juger moins intelligent, ni même à le coller dans le même panier que les abrutis lui ayant clairement craché à la gueule qu'elle n'était qu'une poule de luxe, vénale et trop fainéante pour envisager un métier plus digne. Alors quand il buta sur le mot à employer, celui là même l'ayant poussé à l'imaginer s'allonger pour payer ses factures, la jeune femme se contenta de sourire sans lui laisser l'opportunité de saisir l'esquisse. Préférant davantage l'entendre conclure - que le couper - sur le fait que rien n'aurait changé la manière dont il la regardait, ni même l'estimait, si elle avait véritablement vendu son corps pour des poignées de dollars.

- Stupéfiante ? Reprit-elle en empoignant quelques linges de table hors de prix. L'apocalypse avait du bon, inutile de payer ces trucs, on les emportait et personne ne vous accusait de vol. Même si tu pensais que j'étais une,

Elle laissa sa phrase en suspend, légèrement joueuse, donnant le change en enfouissant les quelques trouvailles dans le sac qu'elle referma avant qu'il ne puisse voir ce qu'elle avait été récupérer dans son appartement.

- entraîneuse ? Reprit-elle.

Putain, catin, salope, ne quitterait pas ses lèvres pour éviter de le faire rosir, mais tout autant pour continuer les efforts qu'elle tentait de faire concernant son vocabulaire. Refermant le zip, elle observa le chien une minute et glissa deux doigts contre le velours tendre d'une oreille avant de redresser les cils vers les billes délicieuses de son amant.

- Tu confondais avec Call-Girl, c'est légitime. Et je n't'en veux pas... Lui sourit-elle. Si tu t'étais offert mes services tu n'aurais eu droit à rien, sauf si tu t'es montré très, Joann s'arrêta devant quelques autres objets et passa les doigts sur le design de quelques couteaux capable de désosser d'énormes pièces de viandes. très très persuasif, mais tu aurais été une exception et tu n'aurais rien payé. J'estime que faire l'amour pour obtenir autre que du plaisir ou de la satisfaction c'est... con, stupide, inutile. Pas que je dénigre les filles qui faisaient le trottoir, après tout bien des hommes sont à l'origine de leur déchéance mais, quand tu peux garder l'estime que tu as d'toi, ça n'a pas de prix. De nouveau, elle ancra les yeux aux siens pour y fondre l'espace d'un instant. Plus de valeur encore lorsque tu tombes sur la bonne personne, celui qui fait toute la différence. Comme toi.

Des frissons lui grignotèrent l'échine aux clichés séduisants qui lui glissaient en tête, cependant ce n'était ni l'endroit, ni le moment, pour autant entretenir les braises permettait simplement d'éviter que le feu ne s'étouffe.

- J'crois qu'il a envie que tu le caresses, ou autre chose, Reprit-elle en observant Judas qui n'avait d'yeux que pour Swann. Après tout elle ignorait qu'il avait évoqué le mot magique plus tôt, cela ne concernait qu'eux, tout comme la mise en garde au canidé qui l'aurait amusé si, toutefois, elle l'avait entendu l'en menacer.





Showing no mercy
You so fresh to death and sick as cancer, but you fit me better than my favorite sweater and I know that love is mean, and luv hurts. Love you more than those bitches before.

Revenir en haut Aller en bas
Swann Blackmore
Administrateur
avatar
Date d'inscription : 30/05/2017
Messages : 529
Age IRL : 27
MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Dim 24 Déc 2017 - 0:12

- Oh…, fit Swann alors que Joann lui apprenait qu’il avait confondu son métier avec « Call-girl ».

Pour le coup, il avait encore du mal à voir la limite entre les deux professions mais se contenta de l’explication qui consistait à dire que l’une couchait, l’autre pas. En fait, l’étudiant se sentit une fois de plus intérieurement hypocrite parce que si penser que sa petite-amie avait été une prostituée ne l’avait pas empêché de l’admirer, il la trouvait pourtant notoirement plus charismatique depuis qu’il avait appris qu’elle ne s’allongeait pas pour de l’argent. Il avait désormais d’elle l’image d’une compagnie sexy mais haut-de-gamme pour laquelle on payait cher pour avoir la chance de ne serait-ce que l’avoir au bras. Il ne se sentit alors que plus flatté et plus privilégié d’être la bonne personne et ne sut quoi répondre d’autre qu’un vague « o-oui je… comprends ».

Un sourire esquissa ses lèvres. Il se sentait grandir avec elle, devenir homme de conversation en conversation. Chaque fois qu’elle lui rappelait qu’elle avait des sentiments pour lui, il prenait un peu plus confiance. C’était tout frais pour lui : de sentir son cœur battre autant, de sentir qu’il avait envie de construire un avenir sérieux, de sentir qu’il était absolument prêt à tout. Ça n’avait qu’un mois, il était déjà impatient que ça ait une décennie. Aimer l’escort-girl lui renvoyait à la figure comme il n’avait été qu’amoureux d’Apple. Il s’en était épris comme un petit garçon, comme l’étudiant inexpérimenté et ignorant qu’il était. Joann c’était… une personne comme on n’en croisait qu’une dans une vie.

Lorsqu’elle attira son attention sur le fait que le chien avait envie qu’il le caresse – ou autre – Swann rebaissa les yeux sur le canidé qui se lécha à nouveau le museau en le fixant patiemment. Du bout du doigt, le cadet Blackmore lui gratta la truffe, comme si celle-ci était enduite d’une substance particulièrement toxique, et le retira dès que le souffle de l’animal qui le renifla se mit à réchauffer sa peau. Il avait peur de choper une maladie en touchant le berger-allemand qui pourrait avoir traîné dieu sait où.

- Oui bah… je crois qu’il veut manger, mais je n’ai rien à lui donner.

Nouvelle évocation du mot magique, l’ami à poils émit un couinement et trépigna des pattes. Ses ongles cliquetèrent sur le carrelage mais ça n’attendrit pas le moins du monde le jeune homme qui s’en éloigna pour inspecter à son tour les allers. Il constata à son grand damn que la bête le suivit, alors il poussa un soupir et s’adressa à son amante, mi-amusé/mi-embêté :

- Joann, ton cadeau de Noël a faim, il lui sourit doucement tout en portant son attention sur une série de bougies d’intérieur décoratives – il n’en pouvait plus des bibelots Blackmore, les rafraîchir ne serait pas du luxe, oh, d’ailleurs, tu…, il venait de se souvenir de quelque chose que la trentenaire avait dit, tu as dit que tu étais « comme moi » avec ton père ? Qu’est-ce qu’il faisait dans la vie ? Qu’est-ce qui… qu’est-ce qui s’est passé ? Il n’avait pas pu vous léguer son argent ou ta mère n’a pas réussi à le gérer ?

Il était plus que profondément intéressé par la réponse. Découvrir le passé de l’escort-girl, c’était comme avoir le droit de consulter en cachette un livre rare et très précieux. Personne ne savait pour son ex-mari, tout comme personne n’avait vu son appartement ni appris la moindre chose sur son passé. Swann s’étonnait à se sentir à l’aise désormais en l’écoutant parler de son ancienne vie. Les barrières avaient été levées, il pouvait l’écouter sans se sentir comme une pièce choisie « par défaut ».


We are monsters

You got no place to hide and I'm feeling like a villain ; got that hunger inside. One look in my eyes and you're running 'cause I'm coming ; gonna eat you alive. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. Monsters, stuck in your head. Monsters, under your bed. We are monsters ♪
Revenir en haut Aller en bas
Joann Cain
Modératrice
avatar
Date d'inscription : 02/09/2017
Messages : 816
Age IRL : 31
MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Dim 24 Déc 2017 - 15:41



Le meilleur ami de l'Homme  
Ft Swann
Manger à peine ce mot eut-il quitté les lèvres adorées de son petit ami que le regard de la Canadienne bifurquait sur la réaction de l'animal. Sa queue balayait le carrelage poussiéreux et les griffes de ses pattes avant cliquetaient sur la surface plane. Swann avait raison, ce chien avait les crocs – façon de parler – mais pour autant le couple n'avait rien emporté qui puisse remplir sommairement l'estomac de leur nouveau compagnon. Joann songea même qu'ils devraient obligatoirement faire un détour dans une animalerie, ou même une enseigne alimentaire histoire de trouver de quoi satisfaire l’appétit de la bête mais, pour le moment, mieux valait emporter de quoi faire la différence au Fort. Après tout ils n'étaient pas sensés ramener un clebs, encore moins l'adopter, mais l'avenir était surprenant. Du moins ils l'était à son regard depuis l'instant où elle avait débarqué – le cœur en vrac et le souffle en bout de course – sur le seuil des Blackmore.

Joann continua donc ses investigations, cherchant de quoi remplir les placards d'autres enfoirés n'ayant pour estime d'eux que le fait qu'ils leur foutaient la trouille ou, pire, que de sales insultes désobligeantes en stock, mais reporta les cils vers l'air qu'affichait son amant que Judas suivait comme son ombre. Sans surprise d'ailleurs, elle rit. L'étudiant n'était pas coutumier de la situation, ni même de devoir envisager le fait qu'un animal partagerait désormais sa vie mais, elle jugea simplement que son innocence sur le sujet, aussi bien que l’embarras qui comblait le sourire étirant ses lèvres, le rendait mignon, adorable même.

- Ou il t'aime plus que moi, Plaisanta-t-elle en emportant d'autres objets utiles. déjà ingrat alors que si tu avais été seul, on sait tous les deux qu'il ne serait pas là.

Elle ne lui en voulait pas d'être méfiant – ou de l'avoir été – à l'égard de l'animal, mais ce chien avait quelque chose que d'autres n'avaient pas à son regard : du potentiel. Il n'y avait qu'à regarder l'affreuse boule de poils de Buchannan. Le maître faisait bien souvent le chien, la bête se calquait sur son modèle, du fait elle n'entrevoyait pas le canidé – que possédait l'ex routier et avec lequel il l'avait invité à jouer par le passé – comme un être doté d'un intellect hors norme. D'avantage comme un beauf tout juste bon à avaler ses croquettes, pioncer et regarder bêtement les gens qui l'entouraient. Le souvenir de ce sac à puces inutile fila ses pensées tandis que Swann revenait sur un sujet plus sérieux. Parler de son père était délicat, ça l'avait toujours été mais, auprès de lui, évoquer ce genre de sujet ne lui faisait aucun mal, au contraire, c'était comme si parler lui permettait de se défaire des sensations désagréables l'ayant toujours possédées. C'était salvateur de savoir qu'une seule personne en ce monde pouvait parfaitement vous comprendre, vous soutenir et que, bien que ce fut dur les premiers temps, la conversation devenait plus simple et envisageable désormais, quel que soit le sujet.

- Il était médecin. Sourit-elle un brin nostalgique parce que les traits – toujours aussi jeunes – de John inondaient sa mémoire. Renomé, même s'il n'était que généraliste mais, respecté par ses paires et par ses patients. On vivait dans un quartier sympa de Toronto. Une banlieue bourgeoise, ma mère n'a jamais travaillé et n'avait pas l'intention de changer de point de vue là dessus.

Sa mère, là en revanche une certaine rancune glissa dans son regard à l'avoir imaginé faire ce que Swann avait cru d'elle. Joann n'en avait jamais été certaine mais, elle le pensait fiévreusement à l'époque au point de détester les catins et autres nanas capables de s'effeuiller pour du fric.

- Femme au foyer lui correspondait parfaitement, elle m'éduquait et mon père ramenait suffisamment d'argent pour qu'on vive bien mieux que la plupart des gens. Elle fronça les sourcils en agrippant un lourd chandelier dont elle fixa le prix par automatisme. Mais, John.... Elle employait le prénom de son paternel pour éviter à la mélancolie de nouer sa gorge. aimait parier, jouer, il a dilapider l'argent de cette façon, il a contracté des dettes comme je t'avais dit.... Si gamine je n'ai pas véritablement compris, par la suite j'ai pu imaginer qu'il avait eu affaire à des gens peu fréquentables qui désiraient revoir la couleur de l'argent qu'ils lui avaient prêté. J'suis sûre de rien mais, mon père ne buvait pas et on l'a retrouvé au volant de sa bagnole accidentée ivre et.... Elle déglutit. mort.

Pour lui éviter de compatir, la jeune femme haussa une épaule et lui offrit un adorable sourire, pointant par la même occasion les similitudes de leur vie d'antan.

- Jusqu'à neuf ans j'ai donc vécu comme toi, c'est ma mère qui a fait de la merde ensuite.

Quant à la suite, il la connaissait, elle s'était servie de la facilité, de sa beauté de ses charmes sans malgré tout les céder aux hommes capables de lui redonner – partiellement – la vie qu'elle n'avait plus. Puis Mark, un mariage merdique auquel c'était ajouté ce qu'elle n'avait plus envie d'évoquer.

- Si mon pére n'était pas mort, ou que ma mère avait su se remuer mieux qu'elle l'a fait, je serai peut-être devenue une femme respectable. Là, un rire incontrôlé quitta ses lèvres tandis qu'une idée germait dans son esprit. Pas comme Ela, enfin j'espère !

Finir comme un robot insensible ne lui disait rien, encore moins quand elle savait être capable de laisser des sensations délicieuses lui courir les veines dès l'instant que Swann posait les mains ou les lèvres sur elle. En y pensant, victime des derniers souvenirs d'une nuit entre eux, Joann pinça la pulpe de son pétale inférieur entre l'émail de ses dents.

- Vivement qu'on rentre. Lui souffla-t-elle sans qu'il puisse s'interroger quant à la nature de ce désir soudain.

Blackmore n'avait qu'à capturer la lueur dans ses billes brunes pour connaître les tenants et aboutissants de ses pensées à ce sujet.

- Tu crois qu'il y a une animalerie ou un truc dans l'genre par ici pour..... Fixant le chien, toujours « amoureux » de son petit ami, Cain sourit. Judas ? Le museau se tourna dans sa direction. Oui j'parle de toi, toi l'ingrat qui n'a d'yeux que pour Swann, mais j'peux te comprendre, Swann est parfait. Glissa-t-elle sincèrement. Et tes études, elles consistaient en quoi exactement ?

Changement de sujet encore mais cela lui permettait de ne pas lui arracher ses fringues pour en finir par ce qu'elle envisageait depuis le petit moment volé dans son ancien logement. Mieux valait ça que de s'exposer à de potentiels ennuis, et même au regard trop intelligent du chien qui ne les lâchait plus.





Showing no mercy
You so fresh to death and sick as cancer, but you fit me better than my favorite sweater and I know that love is mean, and luv hurts. Love you more than those bitches before.

Revenir en haut Aller en bas
Swann Blackmore
Administrateur
avatar
Date d'inscription : 30/05/2017
Messages : 529
Age IRL : 27
MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Mar 26 Déc 2017 - 23:13

Le père de Joann était donc médecin. Une nouvelle image de l’enfance de l’escort-girl se dessinait, étonnement semblable à la sienne. Qu’importe que son imaginaire ne soit pas exact, l’important c’était de confirmer qu’elle était de « son » monde. Même s’il l’estimait de toute façon, ça ne faisait que confirmer qu’ils étaient faits pour être ensemble et que les autres ne méritaient pas de la fréquenter. Une esquisse de sourire satisfait colora le visage de Swann qui s’intéressait à des lots de porte-serviettes qui pourraient toujours servir. Tout en les fourrant dans son sac, il lisait entre les lignes de ce récit : le père assassiné par ses créanciers, la mère incapable de se prendre en main, la descente aux enfers de la petite famille.

L’étudiant se sentait grisé. Il avait la sensation de partager un autre secret, comme le dénouement d’une affaire de police non résolue. Déjà plus jeune, la vie de sa petite-amie était inhabituelle. Horrible, certes, mais ça devait expliquer qui elle était devenu. Les épreuves l’avaient forgée, l’avait amenée à se surpasser. Elle n’était plus une pauvre prostituée s’étant affirmée à la chute du monde, elle était une femme du top tiers qui avait su reprendre sa place. Son charisme n’était ni volé, ni construit, il était naturel. Car les gens comme eux irradiaient forcément différemment que le reste du… « peuple ».

- Tu n’aurais pas été comme Ela, affirma-t-il en pouffant à son tour.

Bien sûr que non, elle était bien trop organique. Quand le cadet Blackmire songeait à Joann, il visualisait une boule de chaleur, enivrante et sensuelle, et ça n’avait rien à voir avec son métier. C’était son magnétisme naturel, animal, irrésistible. Il croisa la lueur lascive dans ses yeux et ne sut par quel miracle il résista à l’envie de lui fondre immédiatement dessus pour finir ce qu’ils avaient commencé plus tôt. Elle était si belle. Encore plus depuis qu’il la découvrait « vraiment ».

- Je… je sais pas, avoua-t-il à propos de l’animalerie, coupé dans ses fantasmes, c’est toi qui habitait le quartier, rappela Swann avec un sourire.

Ses yeux se posèrent sur le chien avant qu’il ne continue à vider les étagères de ce qui pouvait les intéresser. Lui aussi avait envie de rentrer. Dire qu’il n’en était qu’au début de la sortie… son esprit était déjà dans le futur : au moment où ils passeraient la porte, ignoreraient Joann, grimperaient quatre à quatre à l’étage, s’enfermeraient de sa chambre. Leur chambre. Le jeune homme en était à réfléchir à de bonnes raisons d’écourter leur mission quand il lui fallut faire l’effort de se souvenir en quoi consistaient ses études.

- C’était… beaucoup d’économie, surtout. Comprendre le système de la bourse, des actions, des taux, du marché… il y avait aussi un peu de commerce, nota-t-il en découvrant la boîte d’une machine à croque-monsieur – celle des Blackmore avait rendu l’âme le printemps passé, je voulais travailler dans une société boursière… je trouvais ça fascinant en fait, le pouvoir absolu que les chiffres avaient là-bas, et l’importance que la moindre décision avait, expliqua Swann en retrouvant une étincelle de sa flamme d’antan, la moindre vente ou le moindre achat trop tôt ou trop tard pouvait déclencher une catastrophe, une petite erreur pouvait faire tomber le monde dans la crise…, il sembla alors se rappela que ce monde-là était mort alors ses ardeurs se tempérèrent, certaines personnes n’y comprenaient rien mais pour moi c’était… évident.

Et avant que les charognes ne reviennent déchiqueter ceux qui vivaient, il ne s’imaginait pas ailleurs que dans un open space saturé de traders. D’ailleurs, il se dit que si tout s’était bien passé, si Joann était devenue avocate et qu’il avait trouvé sa place en société boursière, peut-être se seraient-ils rencontrés malgré tout ? Reproduisant en quelque sorte le schéma de ses parents.

- Je ne sais pas si je te l’avais dit : c’était ce que faisait mon père. Il dirigeait toute une équipe. Ma mère était responsable juridique dans la même entreprise. Il n’y avait que Joy qui était…

Il fit une moue sans trouver le mot exact pour qualifier sa grande sœur. Elle était indiscutablement le vilain petit canard de la famille Blackmore. Quelque part, la fin du monde l’avait souvent d’une éventuelle radiation de la famille, quand les parents en auraient eu marre de devoir assumer une aînée vulgaire et complètement égarée. L’étudiant referma son sac déjà lourd d’ustensiles, le carton de la machine à croque-monsieur sous le bras.

- On continue ? Demanda-t-elle en espérant qu’une chose : qu’elle propose de rentrer… ou de faire une pause crapuleuse dans l’un des pavillons bourgeois qu’ils étaient censés visiter.


We are monsters

You got no place to hide and I'm feeling like a villain ; got that hunger inside. One look in my eyes and you're running 'cause I'm coming ; gonna eat you alive. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. Monsters, stuck in your head. Monsters, under your bed. We are monsters ♪
Revenir en haut Aller en bas
Joann Cain
Modératrice
avatar
Date d'inscription : 02/09/2017
Messages : 816
Age IRL : 31
MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Mer 27 Déc 2017 - 21:26



Le meilleur ami de l'Homme  
Ft Swann
Ils avaient déjà évoquer ça ensemble, cependant la conversation avait tourné court. A l'instant les mots s'assemblaient bien plus aisément, comme il était plus facile – pour elle – de lever le voile sur ce qu'elle avait encore du mal à lui dire aux prémices de leur relation. Un mois à peine avait passé et jusqu'à présent Joann s'imaginait ne s'être qu'attachée qu'à l'homme qu'il était devenu, pas l'étudiant qu'il était. C'était peut-être fou de se dire qu'ils ne se seraient jamais retourné l'un sur l'autre si la vie était restée la même qu'autrefois néanmoins, en apprendre plus lui permettait de coller quelques images – même illusoires – sur les zones d'ombres qui faisaient de l'ancienne existence de Swann un véritable mystère. Car le jeune homme n'était pas seul à désirer en apprendre davantage à son sujet, ni même à penser qu'elle était plus fascinante que la plupart des gens les entourant, Cain aussi avait cette impression, plus encore depuis qu'elle avait vu son autre visage éclore face à un type qui – cette fois – était bel et bien mort.

Avant qu'il n'entame les explications concernant ses études, elle lui rendit son sourire quant à ce qu'il soulignait et qu'elle avait mis de côté simplement car autre chose lui trottait en tête depuis qu'ils avaient quitté son ancien domaine. Elle devrait réfléchir, fouiner dans sa mémoire, histoire de subvenir aux besoins de l'animal sur lequel ses yeux s'attardèrent une poignée de secondes tandis que son petit ami se livrait enfin. Comptabilité, chiffres, commerce.... La manière dont il exposait ça l'invita à l'observer en une attention toute particulière. Joann n'avait jamais accrochée sur pareil sujet, mais le voir s'évader en lui en parlant l'invita à suivre son récit avec intérêt. Sans doute l'imaginait elle en costume cravate, euphorique à l'idée que quelques actions puissent monter en flèche, c'était aussi plaisant que de penser à ce qu'aurait été sa vie si rien n'avait changé. D'autres questions lui filaient déjà l'esprit alors qu'il lui certifiait que les choses, ces études parfois étrangères et complexes pour d'autres, étaient simples et évidentes le concernant. Ses parents lui avaient simplement tracé le chemin, il s'était passionné pour les mêmes choses et espérait vivre de la manière qu'il avait connu dès son plus jeune âge.

Quant à sa sœur, quand son prénom fila ses lèvres, Joann ravala sa salive et baissa les cils pour s'attarder sur quelques bibelots sans importance. L'entente était légèrement plus cordiale – enfin si on pouvait le dire ainsi – mais repenser à la manière dont cette gosse – habituellement chieuse comme aucune autre – avait blêmi, presque pleuré même, en apprenant ce que son frère avait fait, l'invitait sans doute à être bien plus « sympa » avec elle qu'elle ne l'aurait été si rien ne s'était produit. Pas que cette gamine l'emmerdait plus que ça, non ce n'était pas le cas, il y aurait toujours maintes tensions entre elles car la blonde restait campée sur ses positions, s'était forgée une image d'elle très sombre qu'il lui était difficile d'en démordre. Cependant, comme on disait, on ne sortait pas avec sa belle famille, et même si la Canadienne aurait appréciée que Swann ait encore ses parents, en imaginant que Joy avait très certainement hérité son sale caractère de l'un d'eux, elle était légèrement rassurée de ne pas avoir eu à être présentée aux géniteurs.

Perdue dans ses pensées, l'interrogation du jeune homme l'invita à redresser le nez vers lui. Continuer... Ils n'avaient pas vraiment le choix même si la jeune femme avait envie de faire autre chose que de chercher des conneries pour subvenir aux besoins d'abrutis congénitaux. Ce n'était rien, juste reculer pour mieux sauter et en pensant à ça, elle pinça le sourire à ses lèvres avant d'opiner à la demande de Swann. Son sac était bien rempli, peut-être que de continuer les recherches dans les riches baraques alentours serait plus payant que d'avoir à piller quelques commerces de bourgeois où le plus utile – pour la plupart – avait déjà été emporté. Si ses souvenirs étaient bons, qu'elle se remémorait ses balades d'autrefois, il y avait bien un quartier résidentiel dans le coin. Pas mal de ces personnes – bourrées aux as – étaient propriétaires de chiens, Joann doutait même qu'ils aient embarqué le nécessaire pour leurs bêtes malgré l'amour inconditionnel qu'ils leur portaient, s'ils n'avaient d'ailleurs pas abandonné les clebs pour sauver leurs peaux avant tout. Il y aurait peut-être de quoi combler le vide dans le bide de leur nouvel ami tout autant que des ustensiles utiles pour son intégration chez les Blackmore, davantage encore qu'au sein de pareils logements, le couple aurait sans nul doute plus de chance de dégoter couvertures ou autres trésor, sans avoir à trop se fouler ou à foutre les pieds dans une zone commerciale plus dangereuse.

[…]

Une poignée de minutes plus tard, le couple investissait une immense baraque. Par acquis de conscience, tout comme pour s'éviter maints allers retours, la bagnole leur avait servi et attendrait sagement sur l'allée, le chien à l'intérieur pour éviter au potentiel premier connard qui traînait, de ne pas leur subtiliser leur unique moyen de rentrer à bon port. Le hall était immense, braquer la serrure n'avait pas été bien difficile, et désormais ils avaient l'occasion d'évoluer dans un endroit bien plus vaste que la maison confortable et chic dans laquelle Swann l'avait convié à rester un mois plus tôt. Joann avançait prudemment mais pas sans redresser le nez sur les lustres à pampilles couverts de poussière. Sols et murs de marbre, rien à voir avec ce qu'elle avait déjà pu visiter, même le plus fortunés de ses clients ne vivait pas dans un domaine pareil, généralement ces vieux beaux – du moins pour ce qu'ils étaient beaux – préféraient les lofts aux petits manoirs de quartier plein de caché... En silence, la jeune femme laissait simplement ses pas faire échos, jusqu'ici rien à déclarer, pas un mort, pas un être vivant... Comme si tout avait été laissé là, dans un ordre absolu et cadenassé avant la fuite. Encore des crétins qui imaginaient pouvoir revenir chez eux un jour, en témoignaient les volets clos et les quelques draps étendus sur le mobilier luxueux.

- J'aurai adoré vivre ici. Lâcha-t-elle plus sereine, au bout de quelques minutes, en poussant la porte battante qui leur révélait une cuisine hallucinante. Joann prit ses aises, profitant de la verrière au dessus d'eux pour contempler les lieux, s'y projeter, rêvasser une minute avant de déposer les yeux sur son partenaire du jour. Vu l'endroit j'suis sûre que c'était le genre de couple, avec une ribambelle de gosses, à s'ennuyer sec.

Un sourire particulier illumina ses traits alors que ses doigts filaient à la rugosité du granit, jusqu'à dévier – à peine fut-elle à sa hauteur – au bras de Swann. Vilaine fille, profiter de son assiduité aux recherches pour le prendre en traître et se tapir dans son dos, lui en voudrait-il pour autant ? Joann jugea que non, d'ailleurs ses phalanges évoluaient déjà contre les fibres couvrant son bras, abandonnant rapidement ces dernières pour s'inviter entre lui et le plan de travail contre lequel elle appuya les reins avant de faire courir l'index contre sa gorge, la fermeture de sa veste, et crocheter sa ceinture à peine l'eut elle atteinte.

- T'en aurais pas profité toi ? De l'espace, du... confort ? C'était suggéré, il pourrait bien reprendre ses esprits et lui confier que c'était une mauvaise idée mais l'endroit était plutôt calme, personne ne pouvait les brimer ou les juger. Avec moi ?





Showing no mercy
You so fresh to death and sick as cancer, but you fit me better than my favorite sweater and I know that love is mean, and luv hurts. Love you more than those bitches before.

Revenir en haut Aller en bas
Swann Blackmore
Administrateur
avatar
Date d'inscription : 30/05/2017
Messages : 529
Age IRL : 27
MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   Mer 27 Déc 2017 - 22:14

[…]

Clac. La porte de la maison s’était ouverte sans trop de soucis. Une gigantesque baraque figée dans le temps, comme si les anciens propriétaires avaient souhaité la préserver de l’apocalypse. Hormis la végétation à l’extérieur qui avait poussé de façon chaotique et s’était mise à ramper sur les murs, l’intérieur n’avait pas encore été violé par les survivants. Leurs pas résonnaient dans le hall, l’air était saturé de poussière mais épuré de l’ordinaire fragrance latente de putréfaction. Personne n’était mort ici, personne n’y était entré depuis deux ans. Le jeune homme imaginait bien de riches habitants prendre le temps de fermer leurs volets, couvrir leurs meubles, pour se rendre dans le camp de réfugiés le plus proche. Peut-être avaient-ils fait route vers Fort Ward ? Peut-être même étaient-ils encore en vie…

- Hum ? Fit Swann après que sa petite-amie ait avoué qu’elle aurait adoré une telle demeure.

Ils l’écoutaient alors que ses yeux gris bondissaient de porte en escalier, énumérant toutes les pièces qu’ils allaient devoir visiter avant de partir. S’il ne saurait rejoindre le fantasme de Joann – la demeure Blackmore lui avait toujours paru suffisante pour ne pas en envier une autre – il était prêt à noter ses envies pour, plus tard, lui en offrir une similaire. Tous les deux passèrent une double porte qui dévoila une grande cuisine au plan de travail en granit, auquel le cadet Blackmore n’accorda pas le moindre émerveillement. La verrière, qui laissait encore passer la lumière du jour malgré la mousse que l’humidité y avait fait proliférer, commençait à être prise en otage par un lierre sauvage et grimpant. Focalisé sur sa mission, l’étudiant se mit immédiatement à ouvrir les placards, approuvant les paroles de son aînée sans se retourner :

- Il y a des chances oui…

Le désir somnolait toujours en lui, comme une bête qui n’attendait qu’un prétexte de se réveiller ; alors les doigts de l’escort-girl qui l’effleurèrent l’électrisèrent. Ils tracèrent leur chemin, de sa gorge à sa ceinture. Avant que la boucle ne soit crochetée, Swann se sentait de nouveau à l’étroit dans son pantalon. La chair de poule brûla son épiderme en une violente vague d’envie, la raison céda sous la pression qui gonflait son entre-jambe. Presque trop maladroitement, il se retourna pour dévisager Joann. Yeux dans les yeux, il se laissa hypnotiser par ses orbes noisette et leur étincelle lascive. La sirène n’avait pas besoin de chanter pour qu’il soit ensorcelé et il n’y avait qu’une réponse possible aux questions que lui posait son aînée.

Il fondit fiévreusement sur elle, l’embrassant passionnément, une main glissée dans son cou, l’autre passée autour de sa taille. Le cadet Blackmore voulait la serrer contre lui, sentir le contraste entre la fragilité de son corps gracile et la force qu’elle dégageait. Il avait beau être plus grand, il se sentait toujours dominée, à sa merci, et il adorait ça. Elle avait parlé de confort ? Pas certain qu’ils aient le loisir de se choisir une chambre. La largeur du plan de travail donnait à l’étudiant toute une suite d’idée brouillée dans les flammes du désir. Quand ses lèvres cessèrent d’épouser celles de la trentenaire, ce fut pour chercher avec empressement la boucle de son jean. Il mourrait d’attendre, qu’ils aillent à l’essentiel ! Les préliminaires se disputeraient quand ils seront rentrés… avant lancer une nouvelle partie.


We are monsters

You got no place to hide and I'm feeling like a villain ; got that hunger inside. One look in my eyes and you're running 'cause I'm coming ; gonna eat you alive. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. Monsters, stuck in your head. Monsters, under your bed. We are monsters ♪
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: /!\ Le meilleur ami de l'Homme   

Revenir en haut Aller en bas
 
/!\ Le meilleur ami de l'Homme
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» La bière est le meilleur ami de l'homme. [PV Damps]
» Jour 1 - Le secret de l'Espadon
» Le chien est le meilleur ami de l'homme
» Le Loup est le meilleur ami de l'Homme?
» Sénateur Carlos Fritz Lebon: un homme malhonnete et dangereux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-
Sauter vers: