The Walking Dead RPG

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- Break some off -
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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Break some off   Mer 6 Déc 2017 - 22:45
5 décembre 2017 ••

Il faisait froid. Putain. C’était bien la seule chose qui lui manquait de cette baraque de tarés : sa couette était digne de ce nom. Dans la maison qu’elle squattait depuis la veille au soir, la literie avait été tellement rongée par les mites qu’elle avait dû se contenter d’un plaid ridicule. Ça ne l’avait pas gênée en s’endormant, crevée par une bonne journée de vagabondage, mais aux aurores, ça piquait. Victoria s’était levée sans aucune grâce, les cheveux en bataille, marmonnant un chapelet de mots doux à base de « f’god's damn fucking sake » et toutes les variations du même champ lexical. Elle avait chopé ses grosses imitations de rangers, avait enfilé son blouson en cuir et se colla à la fenêtre pour voir si quelque chose se passait dans la rue déserte. Visiblement, le soleil avait autant de mal qu’elle à émerger. Au moins, si elle avait été fumeuse, elle aurait grillé une clope. Voire deux. Là, elle se faisait juste chier. Juste en face de là où elle se trouvait, une boutique de carte de vœux. L’ironie la fit vaguement sourire. Elle aurait adoré pouvoir en envoyer une à Morgan du genre « t’en fais pas, je reviendrai bitch ». Bon. Aller, quitte à être là, autant commencer.  

6 décembre 2017 ••

Personne. C’était normal remarque. Le groupe de Newcastle était toujours en place – toujours aussi paysan, toujours aussi con sans doute – mais ensuite, elle naviguait à l’aveugle. Sur le papier, son plan de carrière était super : gratifiant, mobilité, pas besoin de supporter la tronche de ses collègues. Le pied. Et puis quoi de mieux qu’une ex-pigiste pour aller fouiner et débusquer d’autres camps à piller ? Le problème, c’était qu’en réalité, les panneaux de signalisation n’indiquaient pas « groupe de branleurs à 50 miles ». Alors il fallait de l’instinct et, certainement, pas mal de cul pour tomber sur un premier indice.

Depuis la veille, elle était remontée pas loin du jardin botanique. Très exactement, au niveau du Cedar Crest Academy et sa piscine remplie d’un fond d’eau noirâtre et nauséabonde. La dépouille qui s’y décomposait lentement devait y être pour quelque chose. Dans la matinée, la brune avait eu la chance de dénicher une antiquité : un diskman ! En fouillant deux-trois tiroirs, elle avait pu avoir des piles encore emballées et un CD qui n’avait pas été piétiné lors d’un pillage en règle. Du coup, elle poursuivait sa petite virée avec du son dans les oreilles. Korn. Elle aurait eu envie de dire que c’était pas sa came, mais le featuring avec Skrillex faisait plaisir. Et puis sincèrement, à ce stade, même de la musique traditionnelle bavaroise chantée par un japonais sous coke aurait été énorme.

La voiture était restée à la sortie de Beaux Arts Village. Trop chiant de se déplacer avec dans Bellevue, à croire que les ahuris qui vivaient ici avant l’épidémie s’étaient tous mis d’accord pour saturer les rues avec leurs bagnoles. Batte en main, couteau et flingue à la ceinture – comme d’habitude – elle était prête à accueillir les rôdeurs qui viendraient l’emmerder. Casser des crânes sur un riff électro, ça devait avoir de la gueule !


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Addison N. Harper
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MessageSujet: Re: Break some off   Jeu 7 Déc 2017 - 0:38


Break some off
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Son cœur battait la chamade. Les poumons brûlants, Megan reprit douloureusement son souffle en rejoignant l'un des quartiers de la ville. Il avait suffit d'un instant, d'une seconde, pour que la blondinette qui l'accompagnait disparaisse. Elle allait bien, Alainna ne pouvait qu'aller bien, il fallait qu'elle s'en convainc après tout, le point de chute avait été fixé avant qu'elles soient forcées de se séparer, avant même qu'elles stoppent la bagnole dans cette ville. Cela faisait plus de vingt minutes maintenant... Ça lui semblait même une éternité mais non, un coup d’œil à la montre qu'elle portait lui assura qu'elle ne divaguait pas encore. Turner devait être ici, quelque part, peut-être même dans une des bâtisses qu'elle observait sans méfiance malgré la dernière rencontre avec les rôdeurs... Prenant donc une lourde inspiration, Reyns fixa les quelques baraques devant elle. Le silence ne lui inspirait pas grand chose de bon mais, avait-elle le choix ? Non, il fallait qu'elle avance, elle n'abandonnerait pas sa partenaire, elle ne la laisserait pas seule ici, d'avantage encore qu'elles n'avaient encore pu rejoindre les jardins botanique qu'elles envisageaient « piller » pour redonner vie à ce que Dwight lui avait offert.

La serre... Elle l'avait abandonné suite à son décès. Désormais les plants n'étaient plus que des friches, alors trouver d'autres spécimens, peut-être plus rares et aux vertus n'étant plus à prouver, était devenu une sorte d’obsession l'empêchant de songer à pire : le fait que des morts soient entrés chez eux, malgré les barbelés, malgré le fossé... Ça n'avait pas suffit, ça ne suffirait jamais.... Les hordes ne prévenaient pas, elles vous attendaient n'importe où, comme des cafards grouillaient dans quelques lieux insalubres, et se jetaient impunément sur la première miette présente. Les miettes, nuls autres que des Êtres Humains, rien d'autres que des personnes ayant un passé, un vécu et qui désormais n'étaient plus que des proies traquées par leurs semblables métamorphosés en horreur innommable. Alors oui, la faucheuse ne prévenait pas lorsqu'elle avait l'intention d'intervenir, un peu comme dans cette saga de films dont elle peinait à se remémorer le titre. C'était sensiblement la même chose, la silhouette en aube noire désirait régner en maîtresse sur terre et, pour se faire, elle arrachait les quelques vies qui y résistaient. Ce n'était qu'une question de temps mais, fatalement, et quoi qu'il puisse advenir, qu'ils meurent de morsures, griffures, d'une simple angine ou même de fatigue, ils finiraient tous comme les créatures que la métisse évita - sans les perdre du regard - en s'engageant dans une autre rue.

Megan en avait pleinement conscience, plus encore peut-être depuis que l'incident s'était produit, un incident auquel trois d'entre eux avaient fait face sans que les autres n'en aient été inquiétés ou, si... Lorsqu'il avait fallu se débarrasser des cadavres... Ce n'était pas envisageable, jusqu'ici tout était parfaitement sous contrôle et jamais les créatures n'avaient foulé l'herbe de la ferme, c'était un signe, un rappel à l'ordre quant au laxisme dont elle faisait preuve depuis que Dwight avait quitté ce monde. Le confort, ce toit, la chaleur, l'espace, tout cela n'avait aucune valeur sans eux... Sans ceux qu'elle désirait protéger. Nathaniel semblait débordé, de jour en jour, de semaine en semaine, le poids qu'elle avait voulu lui faire porter lui faisait courber l'échine, la preuve étant qu'il n'avait guère pu anticiper, comme aucun d'eux d'ailleurs. Elle l'aidait au mieux néanmoins, depuis cette histoire sordide, Alainna s'était démarquée du reste du groupe et il n'était pas rare qu'elles discutent, qu'elles évoquent leurs craintes, qu'elles imaginent d'autres alternatives, d'autres manières de faire.... Sans doute comme elle l'aurait fait avec Momsen s'il avait été encore présent.

En songeant à lui, son cœur se pinça. Il désirait faire de ce groupe une famille, un monde à part du reste. Un cocon à l'abri de l'horreur, dissimulé aux yeux perfides des quelques personnes n'ayant plus aucune sorte de considération pour leurs semblables. A l'heure actuelle, leur clan n'était plus rien d'autre qu'une colonie de vacance, fièrement campé sur ses acquis, imaginant sans doute que leur « paradis » était entouré d'une barrière – invisible et infranchissable – que les créatures contournaient sans se soucier des potentiels repas à porté de griffes. Reyns s'en voulait d'avoir laissé se mourir les choses, d'avoir baissé les bras sans même le voir venir, ne songeant plus qu'à ses problèmes de cœur sans plus voir plus loin que le bout de son nez. Elle n'était pas comme ça, autrefois la survie primait sur le reste. Jadis sa vie seule avait d'importance. Aujourd'hui, dans ce groupe, il fallait simplement qu'elle agisse de la même manière à la différence près qu'elle n'était plus seule et que chaque existence, même celles nouvellement greffées à la sienne, avait autant d'importance que le cœur qui battait dans sa poitrine.  

Ce fut donc songeuse qu'elle ralentit le pas aux abords d'une école maternelle. L'esprit ailleurs, la jeune femme redressa les yeux vers les grilles qui longeaient une aire de jeu où les structures n'étaient plus que rouille. La désolation encore et toujours mais aucun signe de la demoiselle qu'elle s'attendait à trouver à quelques pas de là. L'envie de la héler la prit, pourtant elle s'en garda bien. Mieux valait se taire, n'importe quoi pouvait vous tomber dessus ici, peut-être pas uniquement des cadavres d'ailleurs.... Une femme même.

Premièrement, Reyns resta figée, cette dernière était assez éloignée pour ne pas l'avoir vu. Ce fut même ce qu'elle tenta de se coller dans le crâne avant de la voir activer le pas vers elle. Mais ce n'était qu'une fille, pas un homme. L'homme était bien plus pervers non ? Plus sadique et pour le moment, alors qu'elle ne la quittait plus des yeux et préférait même saisir son 9 mm – dans le cas ou - Meg n'imaginait guère qu'un membre de la gent féminine fusse capable de la duper de la sorte. Reyns redressa le bras, l'arme au poing. Certes elle serait incapable de tirer, pas sans savoir ce que cherchait cette fille, mais l'idée qu'elle puisse être accompagnée l'invitait à se méfier. Bellevue était une belle ville, il y avait de quoi faire ici, de quoi se ravitailler, de quoi se planquer aussi... Pensa-t-elle subitement en jetant un œil rapide autour d'elle. Pas un chat pour le moment, juste elle.

- J'ai pas l'intention de tirer mais... N'avance pas plus okay. Mieux valait prévenir que guérir. Tuer, ce n'était pas son truc - certes elle n'avait pas eu le choix face à ce type -, mais si elle pouvait éviter de le faire, garder sa conscience pour elle et ne pas devenir de ces gens qu'elle peinait à comprendre, Meg n'en serait que plus satisfaite d'elle même. T'es toute seule ?

Le cœur sur la main une fois encore, trop humaine, trop douce, la métisse envisageait déjà le fait que cette fille fusse à la recherche d'un toit, d'un groupe, mais sûrement pas à ce qui allait se produire. Elle aurait dû fuir... fuir à toutes jambes sans se retourner.





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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Break some off   Jeu 7 Déc 2017 - 13:32
Oh-oh ! Quelqu’un. Quelqu’un qui n’avait pas passé sa date de péremption même. Voilà : quand Victoria parlait d’avoir du flair, tout ça. Pile une bonne nouvelle pour regonfler son ego. Elle éteignit à contrecœur les grondements de guitares et la voix de Jonathan Davids pour s’avancer vers la survivante – parce que c’était une femme. Personnellement, elle préférait les hommes. Généralement : soit ils la sous-estimaient, sois il n’avait pas vu de paire de nichons depuis longtemps. Alors ils étaient prêts à lui donner n’importe quoi contre la promesse d’une pipe. Risiblement pathétique. En voyant le métal d’une arme luire à la lumière du jour, la pigiste leva une main en signe de non-agression et fit un « Wow ! » un peu exagéré. Ce n’était pas la première fois qu’on lui plantait un flingue sous le nez alors il faudrait être plus original pour l’effrayer. C'était plus pour faire plaisir à la midinette. Elle s’arrêta à quelques mètres, quand l’autre le lui demanda.

- Seule, oui. Enfin, j’ai ça, avec des gestes lents, elle sortit le diskman de la poche de son blouson, ça tient mieux compagnie qu’un mec par des temps pareils s’tu veux mon avis.

Sous ses paupières lourdes, son regard perçant la détaillait des pieds à la tête. Ça n’avait pas l’air d’être une super journée pour elle mais elle n’avait pas l’air d’une sdf. Déjà, elle n’était pas assez crasseuse et puis… elle voyageait sacrément léger. Victoria avait suffisamment longtemps errer dans les rues de Washington pour savoir à quoi pouvait ressembler une clocharde du nouveau monde.

- Et j’dis ça alors qu’on a plus souvent l’occasion d’s’envoyer en l’air, hein ?! Continuer sur le même ton, feindre n’avoir rien à cacher ni à gagner. La trentenaire renifla et fit un signe de tête vers le canon, t’veux pas l’baisser ? Ça m’rend nerveuse.

Elle n’en avait absolument pas l’air ceci étant dit. Sa main restait mollement levée par simple réflexe et le bout de sa batte était appuyé sur l’un de ses pieds. Patiemment, elle attendit que l’autre daigne au moins ne plus l’avoir en joue – ce serait un début. Pas question de brusquer la suite tout de suite : il faudrait qu’elle l’emmène à parler, à lui faire dire où était son – potentiel – groupe, tout un programme ! La brune s’éclaircit alors la gorge et poursuivit sur la corde de la solidarité féminine. C’était pas comme si elle avait mieux en stock.

- On s’débrouille plutôt pas mal sans paires de couilles pour nous dire quoi faire hein ? Enfin… t’es toute seule toi aussi ?

Prêcher le faux pour avoir le vrai – ou ce qu’elle pensait être le vrai. Ceci étant dit, Victoria pensait sincèrement ce qu’elle venait de dire. Elle n’était pas féministe, en tout cas : pas au sens militant du terme. Depuis toujours, elle ne s’était jamais sentie inférieure ou différente et avait enfoncé à coup de pieds toutes les portes qui lui auraient été fermées parce qu’elle était une femme. Mais cette petite rivalité entre sexe, c’était son petit péché mignon. Puisqu’avant, on avait fait d’une critique négative le fait de « faire quelque chose comme une fille » ; bah putain, elle avait survécu comme une fille depuis le départ ! Combien de mecs pouvaient en dire autant ?


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MessageSujet: Re: Break some off   Ven 8 Déc 2017 - 11:07


Break some off
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A deux paumes si tu veux rester stable... Le conseil de Nash tournait en boucle dans sa tête, si bien qu'elle resserra l'étreinte de ses dix phalanges contre la crosse de son arme. L'inconnue était seule, visiblement pour la discussion, et ne possédait pas grand chose sinon la batte sur laquelle Reyns laissa dévier son regard. L’extrémité de cette dernière reposait sur le bout de sa bottine, pas de quoi l'inquiéter mais un mouvement brusque, un coup de sang ou autre, pouvait tout aussi bien lui donner tort. Sans paraître, tâchant de mesurer son timbre et les tremblements de son corps, la métisse reprit une inspiration pour bloquer ses épaules. Bras tendus, arme aux poings, ses yeux détaillaient les traits de son visage, sa carrure, l'allure générale de son interlocutrice qui, fort heureusement, avait cessé d'avancer dans sa direction. Bien... Elle n'était guère hostile, du moins elle n'avait rien de ces types capables de vous sauter à la gorge sans craindre se manger une balle, elle semblait posée, plus intelligente que les gens « perdus » de l'extérieur... et, même si ça ne prouvait rien, il s'agissait d'une femme. Meg restait donc persuadée qu'elle craignait bien moins face à une consœur que devant un gars capable de tout pour assouvir de viles pulsions.

Elle n'avait cure de ses boutades pour le moment, préférant se rassurer comme elle pouvait en misant sur le fait que si cette fille avait dû la malmener, elle ne s'en serait guère privée, alors quand cette dernière lui quémanda de baisser le flingue, Megan pinça les lèvres. Elle fixa une minute encore sa main libre, celle qu'elle avait relevé devant elle par réflexe, ce geste inoffensif qui – au regard vert de la métisse – prouvait qu'elle n'avait aucune mauvaise intention. Ces nerfs se tordaient, sa conscience tout autant et, pour cause, Meg serait incapable de lui river une balle dans le crâne, ne l'avait-elle pas déjà prévenu d'ailleurs à ce sujet ? C'était con, il y avait bien mieux à sortir à un étranger, mais sur le fait, trop surprise, trop préoccupée par le fait de retrouver Aly, rien d'autre ne lui était venu à l'esprit.

La brune reprit alors la parole au sujet des hommes, du fait qu'elles n'avaient guère besoin d'eux pour se tirer d'affaire... Une féministe ? Cette conclusion – peut-être hâtive – l'invita à soupirer puis, à baisser lentement le flingue qui la braquait. Où était la Reyns qui se méfiait des autres ? Où était cette fille qui n'avait confiance en personne et qui préférait douter à chaque seconde ? Sans doute avait-elle disparu dès lors qu'elle avait franchi le seuil de la ferme... Tout était à refaire mais, ici, la jeune femme misait simplement sur la bonne foi et sur le fait qu'ici bas, même si la misère et le chaos régnaient en maître, il y avait du bon en chaque Être Humain. Puis, évidement, la dernière question la poussa à songer à Turner. Cette femme l'avait peut-être vu, elle savait peut-être où la trouver... Elle l'avait potentiellement croisé alors était-il judicieux de lui mentir ? Non, il y en allait de la vie la blondinette et Meg ne jouerait pas avec cette dernière.

- Je... On est deux mais. Elle ne détailla premièrement pas sa partenaire, préférant garder ça pour elle une minute histoire de jauger le comportement de son interlocutrice. Celle-ci n'avait guère bougé, respectant à la lettre sa requête précédente. On s'est fait surprendre par des rôdeurs, on a dû se séparer et, elle ne doit plus être loin.

« Elle », Meg mordit sa langue face à la bourde qu'elle venait de faire. Sans le vouloir elle avait révélé le fait qu'elles n'étaient que deux filles sur le coup, pas d'homme, pas de gars capable de prendre en traître qui que ce soit. La situation la rendait nerveuse, peut-être plus que cette femme qui, malgré le canon braqué sous son nez deux secondes plus tôt, semblait plus habituée aux rencontres humaines.

- J'dois, enfin on avait juste à faire ici, on comptait pas rester plus de quelques heures et... L'endroit était peut-être le territoire de cette brune, qui savait, il valait mieux jouer la carte de l'honnêteté. On restera pas si... On est pas là pour faire chier l'monde, j'dois juste la retrouver et on s'en ira si, j'veux pas d'emmerdes, ni en causer.

La balle était dans le camp de la brunette, elle ignorait simplement que celle-ci avait d'autres plans dans le crâne et qu'ils n'aideraient en rien la naïve petite jeune femme lui faisant face.





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MessageSujet: Re: Break some off   Ven 8 Déc 2017 - 13:18
« Elles » étaient deux. La pigiste nota l’information dans un coin de sa tête en continuant de sourire avec son air désinvolte. Elle fit habilement sauter sa batte pour la rattraper par le milieu et se rapprocha un peu plus de sa cadette. Celle-ci avait l’air honnêtement méfiante, une dose compréhensible quand on voyait dans quel monde elles évoluaient, mais pas nécessairement agressive. Son flingue était dissuasif, elle n’avait « pas eu l’intention de tirer » de toute façon. Une erreur car quand on brandissait un 9 mm, on avait plutôt intérêt à avoir les tripes pour presser la détente. Victoria plissa le nez, feignant partager une douleur immatérielle avec l’inconnue.

- Relaxe meuf’, tu déranges personnes ici. Enfin, à part les morts, elle balaya les environs d’un regard nonchalant, s’assurant vaguement qu’aucun rôdeur ne s’invite dans la rencontre, j’espère qu’rien n’est arrivé à ta pote. C’est moche c’que ces trucs font…

Malgré son discours compatissant, son ton n’était pas vraiment sur la même couleur. C’était le timbre de la conversation, détachée, déconnectée. Son truc, c’était les histoires par écrit : elle savait fichtrement bien choisir ses mots pour susciter une émotion. Mais la brune n’était pas actrice, alors feindre être attristé par une situation à laquelle elle était habituée depuis plus d’un an ? Pas possible. Ou presque. Qu’importe : rien ne l’obligeait à chialer sur les tombes de toutes les victimes des voraces, pas vrai ? Sans quoi, elle allait crever de déshydratation.

- Z’aviez convenu d’un point de rendez-vous ? Sinon s’tu veux mon avis, tu d’vrais arrêter d’bouger. J’veux dire… si vous vous cherchez toutes les deux comme ça, vous allez p’tete vous rater et jamais vous recroiser.

Pessimiste mais vrai. Idéalement, il aurait aussi fallu convenir de qui bouge et qui reste à sa place. C’était le décorum de toute façon, le lien que tissait la trentenaire pour essayer de soutirer discrètement des informations. Avaient-elles une base dans le coin ? Une voiture ? Venaient-elles de loin ? Un long nuage de vapeur blanche monta au ciel tandis qu’elle poussait un soupir. Nouveau reniflement, une pichenette sur le nez lui appris qu’il était un peu humide. Saleté de baraque glaciale de merde. Tout en faisant semblant de chercher dans ses poches, Victoria relança :

- Vous ne deviez rester qu’quelques heures alors… vous alliez où ensuite ? Vous… vous avez un camp ? Cette fois, elle réussit à lever les sourcils d’un air intéressé, j’suis toute seule depuis longtemps, je… j’écoute ce CD pour la 174è fois, elle remontra le diskman, j’suis en train d’attraper la crève et j’ai même pas d’mouchoirs. Hum… c’est moi, la pigiste écarta les bras en signe que toute sa personne se définissait en ces quelques mots, si t’as un camp… et qu’vous prenez des nouvelles têtes…

Elle laissa planer sa phrase. Le pire, c’est qu’elle y croirait presque à son putain de discours de mimi geignarde. En fin de compte, elle devrait peut-être envisager une carrière de comédienne si les cadavres retournaient un jour bouffer les pissenlits par la racine. Bon, elle avait toujours sa voix traînante et ses traits trop peu expressifs mais… fallait de l’entraînement ! Tout le monde n’avait pas été en école d’art dramatique. Et puis si ses talents ne méritaient pas un oscar, elle avait une option de reconversion vers le baseball. Elle jouait super bien de la batte, mais… elle laissait une chance à la nana de s’épargner un sale moment.


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MessageSujet: Re: Break some off   Ven 8 Déc 2017 - 22:48


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Ce n'était pas chez elle ici, enfin il ne s'agissait pas de son territoire d'après ce qu'elle lui répondait en se hasardant vers elle. Megan tenait encore son flingue, certes le canon reposait désormais sur sa cuisse mais, elle n'allait guère s'en servir. Ce n'était qu'une femme, seule qui plus était, du moins si ce qu'elle lui avait servi plus tôt était la stricte vérité. Cependant, quand elle évoqua Alainna, sans pour autant la connaître, un frisson désagréable parcourut l'échine de la métisse. Elle aussi espérait, après tout la blondinette était fragile, peut-être la plus douce de leur groupe. Tuner était cependant douée, elle pouvait se faufiler là où elle même aurait eut un mal de chien à s’infiltrer mais, il suffisait d'un faux pas... Meg chassa pourtant cette idée du creux de son crâne et reporta son attention sur l'interlocutrice face à elle.

Encore des questions, c'était légitime en un sens mais, n'y avait-il pas quelque chose d'anormal dans son timbre ? Paupière plissée, Reyns ravala sa salive et tenta de garder la contenance qui était sienne. Paniquer ne servirait à rien, s'imaginait des tas de choses, plus mauvaises que d'autres, ne ferait qu'altérer son jugement au sujet de cette fille. Juger sur de simples apparences n'était pas ancré dans ses gênes, alors peu importait que son langage n'ait rien de correct, peu importait que la manière dont elle reniflait lui assurait qu'elle était même plutôt « vulgaire » et pas très à cheval question savoir vivre : Ce n'était qu'une survivante, de celles qui avaient vécu l'horreur depuis ses débuts. Tous avaient changé dans cet univers, y comprit elle... Megan n'était personne pour juger quelqu'un à sa façon de parler ou de vivre, d'avantage encore que l'étrangère n'avait pas forcément tort en matière de conseils.

- On avait convenu d'un point de chute oui. Lâcha-t-elle, en soutenant son regard – ce dernier peut-être plus capable de l'informer que le reste de ses traits – sans pourtant lui servir la réponse sur un plateau.

Reyns ne stagnerait pas ici, le point de rendez vous était un peu plus loin, si Alainna s'y trouvait, qu'elle l'y attendait, alors elle devrait reprendre la route au plus vite pour éviter aux rôdeurs de lui tomber dessus les premiers. Sa voisine n'avait pourtant pas terminé de l'interroger, et si elle pensait pouvoir lui fausser compagnie, c'était mal connaître les gens n'ayant guère croisé d'autres vivants depuis des semaines, voir des mois... Elle avait besoin de parler, d'en savoir davantage, sans nul doute pour estimer l'hostilité de la personne lui faisant face.

- Écoutes... J'ai pas l'temps et même si tes conseils paraissent avisés, j'vais pas m'arrêter et attendre que les morts viennent me passer le bonjour. Rétorqua-t-elle.

L'angoisse montait d'un cran alors qu'elle se faisait assassiner de questions et que, au grès des mots, la brune devant elle amoindrissait l'espace entre elle. D'ailleurs, Meg recula d'un pas en jetant un œil au matos qu'elle lui collait sous le nez une fois encore. Son discours lui pinçait le cœur, simplement car elle était bien trop humaine pour ce monde, simplement car elle estimait que tous avaient droit à une seconde chance... Un soupir quitta ses lèvres, simplement car elle entendait quasiment la voix de Nathaniel résonner dans sa tête. Lui se méfiait davantage qu'elle, il réagissait à l'instinct mais... Il n'était pas là pour l'aiguiller alors ;

- Okay, écoutes le point de rendez vous était fixé aux abords des jardins botaniques... J'suis passée par ici parce qu'elle a sans doute fait la même chose, y a moins de cadavres dans l'coin et...

Voilà qu'elle lui racontait les choses en détails, leur manière d'agir ou de procéder, si bien qu'elle pinça les lèvres et esquissa un faible sourire. Elle ne donnait pas vraiment le change, ne lui promettait rien sinon le fait d'envisager lui demander de les suivre – si tout se déroulait bien - une fois qu'elle aurait retrouvé sa partenaire.

- Tu n'as qu'à m'suivre, on avisera pour le reste, deux paires d'yeux seront peut-être plus utiles pour la retrouver. Tu as le choix, soit tu m'fais confiance, soit je m'en vais, mais hors de question que je perde plus de temps. Hors de question qu'elle vende la position de son campement, ni même qu'elle évoque ce dernier.





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MessageSujet: Re: Break some off   Sam 9 Déc 2017 - 0:02
Oooh madame était pressée. Aller, c’était bien parce qu’elle avait accepté la première étape du deal qu’elle lui emboîta le pas. Et puis, elle aussi voulait retrouver sa pote vivante ! Dans un objectif qui était de rendre visite à son camp de pouilleux – car visiblement elle en avait un – pour les forcer à suer pour la team de Zack, fallait qu’elle reste en vie. Plus de bras = plus de résultats = plus de confort. Pour les esclavagistes bien sûr, un rôle qu’elle se voyait déjà très bien endosser. Alors qu’elles longeaient encore la route face à l’école maternelle, Victoria lâcha un « Oh attends » certainement agaçant pour sa cadette – tant mieux – et s’agenouilla pour furtivement défaire les lacets de son pied droit et feindre avoir besoin de les refaire. Elle improvisait son rôle de fille un peu paumée et elle avait besoin de gagner un chouille de temps.

- Ce s’rait con d’mourir parce que j’ai trébuché d’ssus et qu’un vorace me boulotte la gueule, non ? Elle pouffa brièvement par le nez et demanda nonchalamment, il est où vot’camp alors ? La brune leva le nez vers son interlocutrice, les yeux plissés à cause de la lumière glacée et aveuglante des nuages blanchis par l’agonie de l’automne, c’est loin d’ici ?

Hum. Sa nouvelle copine avait pas l’air trop encline à parler. C’était chiant ! Sérieusement, elle commençait à bien l’aimer, se dire qu’elle était sympa, tout ça. Un peu nerveuse mais pas « trop » fermée. Encore un peu de camaraderie et elles seraient intimes. Victoria lui demanderait si y’avait des beaux mecs ou au moins des gods de bonne qualité chez elle. Tant qu’à faire, après la bouffe et l’eau, c’était presque une question de survie. Ça devait bien être l’unique raison pour laquelle son copain lui manquait de temps en temps : cette effroyable impression qu’elle ne jouirait plus jamais. Elle se sentait comme une vieille desséchée que personne ne touchait. Déprimant. Mais non… la jeune femme coupait court à cette sororité en devenir par son refus net de ne révéler l’emplacement de son chez-elle. Du coin de l’œil, elle évalua la silhouette gracile de sa voisine et ses dix centimètres de moins. Elle venait de se relever pour reprendre la marche à ses côtés.

- C’dommage…

Et dans son timbre plat, on la sentirait presque sincèrement déçue. Elle arma brusquement le bras qui tenait sa batte de baseball et balança le bout du manche dans le creux des côtes de l’inconnue. Suffisamment fort pour lui couper le souffle de longues secondes. L’arme en aluminium s’abattit alors sans aucune retenue sur la main qui tenait le revolver. Ce dernier tomba lourdement sur le bitume. La pigiste s’empressa de le ramasser pour remettre la sécurité puis le coincer dans sa ceinture.

- T’avais l’air cool. T’sais : l’genre attentionnée, main tendue, conneries de hippies, la totale. Alors… j’aurais préféré pas avoir à faire la bitch, la batte fendit l’air, cogna violemment un genou de sa victime pour la forcer à plier les jambes, du coup… on va être obligées de reprendre à 0 et y’a une règle très importante : tu cries pas. Sinon, le sifflement du métal frôla l’oreille de la jeune femme, ta pote va bien t’retrouver – si elle est pas crevée quelqu’part – mais ta tête aura la gueule d'un meuble IKEA.

Ses yeux froids toisèrent la silhouette à ses pieds et se levèrent brièvement vers la stature de l’école. Idéalement, il faudrait la traîner là-dedans si l’interrogatoire se poursuivait. En plein milieu de la rue, elles risquaient d’être surprises par des rôdeurs ou – plus emmerdant – par la fameuse amie avec qui elle avait rendez-vous. Victoria s’accroupit pour être à la même hauteur que sa cadette puis renifla avec ce même air blasé et désinvolte avant de la relancer :

- Alors, on va commencer par du facile : comment tu t’appelles ?


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I am not your savior : get off your bended knee. You've fallen out of favor ; turned your back on what you believe. Yeah, you'll fall into a curse ♫ I am not your savior, I'm your Anti-Christ. Taking from your insides to fall into a curse.
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