The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG

Partagez | 
- Open your fucking mouth ! -
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Joann Cain
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Carabine Winchester - 9 mm - Couteau de survie
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 02/09/2017
Messages : 1241
Age IRL : 32
MessageSujet: Re: Open your fucking mouth !   Lun 11 Déc 2017 - 16:15


Open your fucking mouth ! 
Ft Swann & Joy
Les échos de la veille résonnaient encore en elle. Ce qui devait leur changer les idées n'avait pas vraiment eu le but escompté, ça n'avait fait que la refermer un peu plus dans l'idée que bien qu'ils n'aient rien dit, rien avoué, que cette scène horrible resterait prisonnière de leurs mémoires, les choses n'étaient pas si évidentes à vivre. Se confiner, se reclure et ne rester qu'auprès de Swann n'était pas déplaisant, mais la Canadienne était persuadée que son comportement – jadis plus expressif – terminerait par soulever des questions. Certes tous ces cons pouvaient bien mettre ça sur le compte de leur relation, mais ça n'aurait qu'un temps, tout comme Takeo – bien qu'elle l'estimait plus qu'elle l'avait fait jusqu'à présent – ne mettrait que peu de temps à craquer s'il continuait à se torcher la gueule du soir au matin. La veille encore, elle avait blêmi en l'entendant balancer quelques allusions à son âme sœur, ce n'était qu'une blague, une connerie lancée par un mec plus qu'imbibé et incapable de se tenir droit sur ses guibolles mais, ça avait un rapport avec ce qu'elle avait vu jaillir du jeune homme pour lequel son cœur battait. Personne ne devait jamais savoir, ils se l'étaient dit, c'était le deal mais le poids du secret pèserait donc sur leurs consciences pour le restant des jours qu'ils avaient à vivre. Joann n'avait été que spectatrice, son sourire acerbe l'avait pourtant poussé à se satisfaire de la cruauté de Blackmore, de la mort d'un type qui n'aurait plus aucune poigne sur elle mais, au delà, la suite était plus difficile à avaler...

Bien qu'il lui semblait ordinaire, plus fort qu'un autre, plus capable de réprimer les idées sanglantes lui étant passées par le crâne à l'instant T, la brune pouvait parfois saisir une lueur étrange dans ses prunelles grises. Elle n'était guère emphatique avec quiconque autrefois, sinon inquiète pour ceux qu'elle appréciaient suffisamment pour leur accorder de son temps mais, quand elle l'observait lui, dans son mutisme profond, dans sa manière de fixer un point invisible, avec la certitude que la scène défilait de nouveau devant ses yeux sans qu'elle puisse voir à travers eux, Joann sentait son cœur se serrer à l'idée qu'elle ait pu lui infliger pareille souffrance. Même lorsqu'il dormait, elle avait la sale sensation d'être impuissante, cette culpabilité malsaine ancrée au cœur que, quoi qu'elle lui dise ou fasse, rien ne serait suffisant pour lui ôter de la tête ce qu'il avait fait pour ses beaux yeux. Elle ne l'en remercierait jamais assez cependant, elle était libre grâce à lui – à eux – mais l'angoisse d'un lendemain où on le traînerait au dehors, qu'elle le suivrait sans chercher à comprendre, pour le bannir ou – pire – l'exécuter de l'aimer à ce point, finissait toujours pas lui arracher de vives pulsations cardiaques.

Ce matin là alors qu'elle avait ouvert les yeux bien avant lui, Joann s'était redressée dans le lit et avait déposé les yeux sur ses traits. S'il ne cauchemardait pas, comme elle depuis quelques temps, alors elle aurait préféré qu'il reste ainsi des heures durant pour lui éviter de souffrir, de ressasser et de s'imaginer aussi monstrueux qu'elle l'était pour n'avoir guère agi à sa place... En un faible sourire, elle passa une main sur sa joue et quitta la pièce – en silence - pour s'empresser de laver les idées mornes qui courraient son crâne. Revêtant un jeans, une tunique noire, les cheveux rapidement nattés et placés contre son épaule, la jeune femme dévala les marches avec un bouquin entre les paumes. Pas de boulot aujourd'hui, lendemain de fête, alors même si sa caboche ne lui disait pas copieusement merde, il valait mieux rester au calme et penser à se changer les idées le temps que Swann n'était pas levé.

En un rien de temps, pieds nus, Cain se laissa retomber dans le sofa et cala le dos entre le bras et le dosseret de ce dernier. Genoux fléchis, l'ouvrage ouvert sur la première page contre ceux-ci, elle entama l''introduction niaise à souhait qui la fit inévitablement rouler des yeux. Qui lisait ça franchement ? Collins sans doute ? Cette idée l'invita même à froncer les sourcils et a retourner la face du bouquin pour sourire. Effectivement, les initiales de cette connasse étaient inscrites sur la quatrième de couverture. Elle l'aurait parié, c'était trop sucré pour appartenir à quelqu'un de leur genre... Bref, il fallait bien passer le temps, et imaginer discuter le bout de gras avec la blondasse qu'elle n'avait encore vu le jour même ne lui traversait même pas l'esprit alors, quand le pachyderme à pattes hautes dégringola – dans toute la grâce lui étant due – les marches, Joann soupira et feinta se plonger corps et âme dans le récit pathétique qu'elle avait déjà envie de balancer à la benne. Manque de bol, l'asperge avait visiblement besoin d’interagir avec le premier venu et, n'ayant personne d'autre sous le coude sans doute, il s'agissait d'elle. Pas de bonjour, aucune politesse, pas que ça la faisait chier, elle même l'aurait sifflé pour lui demander de lui passer le sel à table mais, rien que parce qu'elle ne lui inspirait que du mépris, Joann voyait cette absence de salutation comme un affront.

- Bonjour.... Siffla-t-elle, un sourire piquant au coin des lèvres alors qu'elle ne prenait même pas la peine de relever les cils vers son interlocutrice.

Si ça l'emmerdait de se faire sermonner par une fille n'ayant quasiment pas fait d'études, alors c'était parfait. Ça n'avait que ce but là d'ailleurs : l'emmerder, la tititller autant que sa présence l'invitait à se tendre plus qu'elle ne l'aurait voulu.

- Ouais.... enfin pour ça « faudrait » aussi qu'j'sois d'accord. Reprit-elle en feignant tourner une page, sans avoir lu le quart des phrases y étant imprimées, d'un geste nonchalant, quasiment hautain. Et, Un soupir de complaisance souleva sa poitrine, accompagnant un rictus narquois figé à la commissure de ses lèvres, tandis qu'elle daignait enfin soutenir les billes claires de cette chieuse à la voix nasillarde. j'ai pas envie, du moins.... Pour la faire pester un peu plus, la Canadienne redressa un sourcil en jetant un œil vers la cage d'escalier. j'ai pas envie de parler, peut-être d'autre chose, mais ton frère est pas levé.

Satisfaite, Cain appuya une dernière fois son regard avant de recoller le nez dans les pages chiantes de l'ouvrage. Bordel elle ne désirait qu'une chose, que l'asperge dégage de là pour abandonner ce stupide livre. Le reposer maintenant, alors que l'idée même de poursuivre un chapitre entier la soûlait, ne ferait que faire gagner une manche à la sale gosse qui, malheureusement, n'avait visiblement pas l'intention de déguerpir.  





by anaëlle.
Young blood, run like a river. Young blood, heaven need a sinner, you can't raise hell with a saint. Young blood came to start a riot, don't care what your old man say. But we gonna raise hell anyway.
Showing no mercy
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Invité
Invité
avatar
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Open your fucking mouth !   Mar 12 Déc 2017 - 20:40
Bonjour ? BONJOUR ? Non mais elle se croyait où celle là ? Comme si Joy pouvait s'abaisser à toute forme de politesse envers elle ? La blague. Elle avait pourtant fait des efforts et aucune insulte ne fut prononcée, pas même un sifflement plein de dédain pour l'interpeller. Mais cela ne suffisait pas, la traînée trouvait quand même le moyen de chercher la merde. Alors comme ça il lui fallait son accord pour discuter ? La garce logeait sous son toit, se prélassait sur son canapé, lisait les bouquins à la con de sa bibliothèque et osait en plus de cela imposer que Joy lui réclame audience pour échanger quelques mots... Non, c'était trop, et ne parlons pas de la suite, enfin si, parlons s'en ! C'était horrifiant et alors que la blonde suivit son regard dans la direction des escaliers, elle assimila le message répugnant qu'elle voulait lui faire passer. Rien que la vision d'une telle horreur suffit à la faire grimacer de dégoût. On l'aurait condamné à boire de la bière bas de gamme et à se défoncer avec du foin en guise d'herbe pour le restant de ses jours qu'elle n'aurait pas affiché une expression aussi nécrosée.

"Putain, mais... MAIS TU ES DÉGUEULASSE !" Le ton était monté naturellement, cette vision était synonyme de pédophilie et bien des choses pire encore à ses yeux. C'était répugnant, ignoble et infecte qu'elle en agita la main devant elle pour balayer cette idée.

Il fallait qu'elle se reprenne, qu'elle se calme, qu'elle s'efforce de repousser les idées noires qui venaient tout juste de pointer le bout de leur nez. Elle y voyait cette maudite agitée de la fesse, la mâchoire ballante, le regard vide, avec une bonne grappe de viscères qui débordait de son bide et coulait entre ses jambes jusqu'au sol en guise de bonne traîne de marié. Ce que ça la démangeait d'en arriver là, dans le genre tout de suite, maintenant. Elle hésita un instant entre faire du sur place, l'étrangler tout de suite ou tourner les talons vers la cuisine pour aller chercher un couteau

"Tu en as pas marre de jouer à la conne putain ? Ça te gave pas d'jouer ce rôle là ?" La bitch avait déjà à nouveau le nez sur son stupide bouquin, cela eut le don de la faire grimper de nouveau dans sa colère. "Mais tu as quel âge putain pour te montrer aussi irrespectueuse ? Bordel de merde ! Tu veux quoi Joann à défaut de bien vouloir m'entendre ?" Ouais, là, elle était énervée et enchaîna tout de suite derrière "Ma main dans ta gueule ou mon pied dans ton derch' ? Dis moi ! Putain !" Et PAF, le bouquin vole en direction du sol, le poing de la blonde aura quitté sa planque pour s'abattre dessus, ni une, ni deux, ça va péter.
Revenir en haut Aller en bas  
Joann Cain
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Carabine Winchester - 9 mm - Couteau de survie
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 02/09/2017
Messages : 1241
Age IRL : 32
MessageSujet: Re: Open your fucking mouth !   Mar 12 Déc 2017 - 21:21


Open your fucking mouth ! 
Ft Swann & Joy
Sa petite pic bien placée eut l'effet escompté, déjà la grue blonde lui hurlait dessus, les yeux exorbités fassent aux images terribles qui devaient lui passer par le crâne. Sur le coup, Joann mordit sa lèvre inférieure pour éviter d'éclater de rire. « Dégueulasse »? Oh non ce ne n'était pas le cas, absolument pas mais entrer dans les détails, avec la frangine de son petit ami – encore endormi à l'étage – n'était pas ce qu'elle envisageait faire. Rien n'était sale dans ce qu'elle venait de lui balancer, ou plutôt insinuer d'un regard brillant. Lui et Elle s'accordaient parfaitement à ce sujet, d'ailleurs peut-être mieux que quand il s'agissait de discuter de choses plus sérieuses. Malgré tout, entendre la rombière beugler de la sorte chassa les pensées mornes qui filaient son crâne depuis quelques jours. Pour une fois que cette chieuse avait une utilité, surtout celle-ci, Cain l'en aurait presque applaudit d'ainsi l'occuper.

Se retenant de rire donc, la Canadienne reprit sa contemplation des lignes imprimées et la laissa rugir en solo. Si ça la gavait d'être une affreuse petite connasse ? Non, et le fait qu'elle ne répondit pas à cette question plutôt conne ne pouvait qu'éclairer la lanterne de la blondinette auprès d'elle. Oui elle adorait la titiller, l'emmerder copieusement, c'était un passe temps comme un autre et, intrinséquement, une manière de venger le jeune homme sur lequel la frangine passait bien souvent ses nerfs. Swann, la plupart du temps, n'osait guère hausser le ton face à Joy mais elle n'était pas lui, ça non ! Ils avaient beau se ressembler sur certains points, ne faire qu'un pour ce qui était de la cruauté du sadisme et autres parties de jambes en l'air, elle ne se soumettrait certainement pas à une gamine de quelques années de moins qu'elle. Alors, quand celle-ci lui quémanda son âge, d'un ton sarcastique et assez rauque, un soupir las fila les lèvres de la brune qui roula des yeux.

- J'sais pas tu m'donnes combien ? Ça l'agaçait, mais mise à part ça, elle l'avait lancé sur un sujet bien différent de celui qu'elle envisageait entamer avec elle quelques secondes plus tôt.

C'était quoi d'ailleurs cette conversation ? De quoi voulait elle lui parler encore ? Du temps qu'elle comptait rester vivre ici ? A dire vrai, si tel était le but de la discussion que Joy désirait avoir avec elle, Joann aurait pu lui répondre directement que, même si sa baraque était habitable dans les jours ou semaines à venir, elle aurait l'extrême bonté de la laisser à plus « nécessiteux » qu'elle. Une BA, la première de sa vie sans doute.... Une fois encore cette idée l'invita au rictus tandis qu'enfin, elle redressait des billes - faussement offusquées – vers les traits rubiconds de sa belledoche qui venait, d'un coup de sang, de faire dégager le bouquin de ses doigts. L'ouvrage alla s'étaler plus loin en un bruit de cuir et de feuilles froissés. Rien à foutre, c'était un concentré de merde qui ne lui servait qu'à tromper l'ennuie et faire comprendre à cette emmerdeuse finie qu'elle n'avait pas l'intention de lui accorder de son précieux temps. Elle faisait chier bon sang, qu'allait elle faire maintenant, se lever, se coller face à elle qui faisait deux têtes de plus ? Lui coller un marron dans l'pif histoire qu'elle aille se coller un tampax dans les narines pour éviter à son tarin de pisser le sang ? L'idée fut fort séduisante alors qu'elle venait de l'entendre la menacer mais, pourtant, Joann se contenta d'un soupir et de redresser le menton – l'air froid, placide et hautain – vers le visage de l'asperge.

- J'veux qu'tu cesses de m'emmerder par exemple. Siffla-t-elle en appuyant une main sur le bras du sofa pour s'agenouiller sur celui-ci et redresser le buste. Moue faussement boudeuse – réfléchie quasiment – aux lèvres, l'escort fixa le plafond une minute avant de quitter sa place pour coller les pieds sur le parquet et ainsi toiser – de son mètre soixante six – sa voisine à qui elle planta l'index, et ce à plusieurs reprises et de manière sèche, au centre de la poitrine. Mais mieux Joy Blackmore, chieuse professionnelle, que tu arrêtes de faire chier ton frère !!!!

Elle avait hurlé elle aussi, histoire de lui faire comprendre qu'elle n'avait guère peur d'elle d'ailleurs, aussi surprenante soit la chose son haptophobie – due à sa dernière entrevue avec Mark et fort heureusement à laquelle Swann était épargné – ne semblait guère la tenir auprès de Joy. Alors clairement, s'il fallait lui en coller une, histoire de lui remettre les idées en place, Joann ne s'en priverait pas. C'était même plaisant de savoir qu'elle n'avait guère peur que la seconde Blackmore l'empoigne, au point qu'un sourire satisfait étira la commissure de ses lèvres.

- Sérieusement qu'est-ce que ça peut bien t'foutre qu'il soit avec moi ?!!! Reprit-elle en redressant les bras pour ensuite les faire retomber contre ses cuisses tandis qu'elle s'éloignait de quelques pas. Même si tu trouves ça dégueulasse, on fait pas qu's'envoyer en l'air lui et moi, c'est autre chose, un truc que tu sembles pas comprendre parce que tu es seule comme les pierres, c'est ça ?!!!! Ou t'as peur qu'il s'éloigne de toi ? Une fois encore elle lâcha un rictus mauvais. Il le fera pas, bien qu'ça m'rendrait très heureuse de plus voir ta sale petite tronche renfrognée du soir au matin, mais tu vois, je le pousse pas dans ce sens.... Il fait c'qu'il veut bordel !!! Il est majeur, t'es pas sa mère JOY !!!!!

Elle la mettait dans un état pas possible uniquement car la voir le rabrouer, repenser à ce qu'elle lui avait déjà fait ou dit, lui collait les nerfs. On ne touchait pas à Swann, jamais sans quoi on en payait le prix fort, cependant ce qu'elles semblaient ignoraient n'était rien d'autre qu'elles étaient entièrement d'accord sur ce sujet.

- Tu fais chier p'tain, alors accouches vas y parlons, ou plutôt, Reprit-elle en dressant l'index. gueule, vu qu't'es vachement douée dans l'genre !





by anaëlle.
Young blood, run like a river. Young blood, heaven need a sinner, you can't raise hell with a saint. Young blood came to start a riot, don't care what your old man say. But we gonna raise hell anyway.
Showing no mercy
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Invité
Invité
avatar
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Open your fucking mouth !   Mer 13 Déc 2017 - 14:26
C'est que l'ex escort-girl était douée pour emmerder royalement la blonde, elle savait parfaitement où et comment piquer pour engrainer la rage de la nerveuse qui lui faisait face du haut de son mètre quatre-vingt. Sans doute la force de l'âge, les années qui les séparaient n'étaient pas moindre, et fatalement l'expérience des rapports humains s'en retrouvait alors bien différente. Joann maîtrisait donc son sujet et jonglait merveilleusement avec les nerfs de la plus jeune à fort caractère. Une vérité qu'elle n'assimilait pas aux premiers abords, se sentant maîtresse de sa conversation depuis sa position d'où elle pouvait la toiser de haut et imposer son grand gabarit. Après tout, si elle voulait lui refaire la face, elle n'avait qu'à tendre le bras ou lever le genoux. Le livre fut donc sans surprise la première victime physique de son agacement, n'en suivant pas sa chute, ses yeux plissés sous la colère préférait dévisager son adversaire qui se redressait doucement, baignée par cette même attitude de pimbêche hautaine. Rien ne pouvait donc la décontenancer ?

La position de force bascula, l'actrice pleinement en harmonie avec ses émotions s'était hissée sur ses pieds pour abattre son index au centre du torse de la nerveuse. Elle n'avait pas peur la gourdasse ? Non, vraiment pas, le message était clair et c'était de bienvenue, ça la changeait de Swann et des autres peureux du camp. Chieuse professionnelle hein ? Quelle agréable sobriquet, cette classification lui arracha un rictus plein de dédain. À côté de ça, le fait de subir la pointe de son index inquisiteur contre elle ne la dérangea aucunement, elle avait même bien plantée ses guibolles au sol et gonflé le buste pour faire office de mur. Ne souhaitant aucunement lui apporter la moindre satisfaction, la blonde préférait aller au contraire et s'imposer davantage. Elle non plus n'avait pas peur, et encore moins de cette vieille morue. Qu'elle en vienne donc aux mains, ce serait chouette et ce serait une super occasion pour lui refaire le portrait. Quant aux mots soufflés, par chance, ceux-ci ne réussirent pas à l'atteindre, bien au contraire ces derniers la boostèrent même de nouveau. C'était le genre de phrase qu'elle avait pour habitude d'entendre maintes fois de la part de ses parents et ce depuis son plus jeune âge. Cela rentrait donc par une oreille et sortait aussitôt par l'autre ! Qu'elle hurle n'y changea foutrement rien. Par contre, ce putain de sourire satisfait qu'elle esquissa à la suite, lui, eut cependant le pouvoir de l'agacer, pour qui elle se prenait bon sang ?

Là, ce fut le changement de croisière, l'iceberg n'était pas loin, on retournait sur un sujet au combien répugnant : la relation de la gourde avec son frangin. Le seul réconfort là dedans fut l’exaspération audible de la brune, c'était chouette que de voir qu'elle réussissait à bien la faire chier. Cool, c'était donc à son tour d'étirer un sourire satisfait sur ses lèvres mais ce dernier s'effaça aussitôt quand il fut question de la juger elle. Oui, Joy était baignée de solitude, malheureuse comme les pierres, envieuse de la relation que vivait son frère et à contrario au combien jalouse de ce vol, un joyeux mélange de tout ça... Espèce de garce, touchée, de nouveau, mais ce n'était pas coulé encore, et au pire la jeune avait encore quelques bouées en réserve, quoique ?

Heureusement, le sujet dévia, retour sur son frère et la petite leçon de morale de la vieille lui arracha un léger rire nerveux. Comme si celle-ci ne le poussait pas à quitter la maison et l'abandonner pour de bon ? Joy refusait de l'accepter, durement, comme la pierre qu'elle était. Autant essayer de faire croire à un porc surnommé "Rillette" qu'il ne terminera pas en pâture... fucking bullshit ! La connasse ne devait pas se gêner pour le manipuler en ce sens, elle en était persuadée. Calmant alors son rire, elle agita la caboche de gauche à droite comme pour essayer de repousser dernière réplique employée, celle qui concernait sa mère et le rôle qu'elle endossait depuis la mort de celle-ci. Là c'était le comble et elle sentait son sang remuer dans ses tempes tandis que son rythme cardiaque s'accélérait. Elle ne la connaissait même pas, comment osait-elle parler d'elle ? Comment osait-elle la juger après ce qu'elle avait fait pour garder son frère en vie comme pour les protéger des autres ? À nouveau, il fallait qu'elle se calme, qu'elle arrive à se contrôler tandis que la pétasse s'éloignait tranquillement. Un exercice difficile qu'elle put miraculeusement réaliser uniquement car son but n'était plus très loin, la brune lui ouvrait ENFIN la porte à la discussion et à la potentielle réponse cherchée.

Et tout ça pour quoi finalement ? Pour identifier le mal qui taraudait les nerfs de son frère, qui le rendait plus renfermé, plus discret et déprimé. Joy le sentait des plus malheureux et qu'on se le dise, elle l'aimait son frère, tout ce qu'elle voulait c'était qu'il passe ce cap. Alors elle prit sur elle et inspira lourdement en rabaissant sa capuche sur sa longue tignasse d'un geste las. Pourquoi s'emmerdait-elle dans ce combat ? À ses yeux la putain ne pensait qu'à sa petite gueule et au bon déroulement de sa relation avec Swann, rien d'autre. Elle ne risquait pas de l'aider à comprendre, Joy n'entrait pas dans l'équation, elle n'y avait pas sa place. Enfin bref, maintenant qu'elle en était là, autant y aller.

"Parle encore une fois de ma mère, et je t'explose le crâne, Joann. Que les choses soient claires." Ça, c'était pour la petite parenthèse, la menace était lancée et vu le timbre haineux employé il n'y avait que peu de doute à avoir quant à la véracité de ses propos. Maintenant on passait au vif du sujet, enfin, et elle n'allait pas lui faire le plaisir de beugler comme il lui fut souligné. "J'veux savoir ce que tu lui as fait. Depuis le séisme, c'est plus le même et tu peux qu'être la seule source de ce problème. Alors tu ferais bien d'accoucher avant que je découvre la vérité par moi même. Car à ce moment là, je me ferais un plaisir de jongler avec tes ovaires." Et elle planta ses billes claires dans sa direction, sourcils froncés et mine déterminée ou tout du moins elle s'efforçait de se donner cet air. La brune l'avait touché à plusieurs reprises et l'envie de se battre s'était quelque peu atténuée pour le coup. Elle en venait à se demander à nouveau pourquoi elle faisait tout cela, après tout, son frère acceptait cette sorcière et semblait aisément lui donner une place importante au sein du foyer. Puis, comme la bitch l'avait souligné, il étai majeur, qu'il se casse donc les dents sur une autre pierre... L'impuissance était t-elle qu'elle finit par prendre place sur sa colère, à voir si cela allait durer.
Revenir en haut Aller en bas  
Joann Cain
Modératrice
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Carabine Winchester - 9 mm - Couteau de survie
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 02/09/2017
Messages : 1241
Age IRL : 32
MessageSujet: Re: Open your fucking mouth !   Mer 13 Déc 2017 - 23:25


Open your fucking mouth ! 
Ft Swann & Joy
Lui exploser le crâne sans rire ? Pour le coup, la Canadienne ne put réprimer un ricanement amusé. Devait elle l'informer que si elle la touchait, ou pire la tuait, Swann s'éloignerait sans nul doute d'elle en un battement de cils ? Certes c'était narcissique de sa part de songer que son petit ami puisse évincer sa sœur, uniquement parce que cette dernière avait attenté à ses jours mais non, elle en était certaine comme elle était sûre des choses qui pulsaient en elle à l'égard du jeune homme. Joy semblait croire qu'il s'agissait simplement d'un passe temps, qu'elle s'amusait avec son frangin comme elle avait trompé l'ennui avec ses autres partenaires mais ça n'avait rien à voir. Quand bien même le lui hurlerait-elle – en Japonais tien, si Takeo voulait bien lui apprendre deux trois trucs – l'aînée Blackmore ne comprendrait jamais. Elle était sans nul doute de ces gens aux mœurs bien ancrées, ceux qui, autrefois, en posant les yeux sur un couple tel que le leur, faisaient des messes basses en évoquant la différence d'âge. Des connards, des trous du cul incapables de comprendre le sens propre de ce qu'était l'attirance, l'union des âmes, l'attachement intense, le fait d'aimer profondément au point d'être capable de tuer pour la personne à vos côtés.

Ce fut l'instant, où Joann songeait à ça -au fait que Swann avait été capable du pire pour elle -, que sa sœur choisit pour évoquer le mal-être de l'étudiant. Immédiatement un lourd battement de cœur la poussa à croiser les bras contre sa poitrine. Peut-être pour éviter à l'organe de se faire la malle, peut-être pour éviter au scanner qu'étaient les prunelles claires de l'asperge de lire à travers elle et de saisir la pointe d’effarement, de douleur, de regrets et appréhensions, qui s'étirait sur son palpitant. Sans le savoir, mais pas sans le vouloir, la blonde gagnait cette manche. Déjà Joann pâlissait, les yeux vides invités à revivre mentalement la scène à laquelle elle l'avait supplié de mettre un terme. Il l'avait fait, néanmoins il était déjà marqué, marqué de la plus horrible des manières, marqué autant que celui qui – désormais – n'était plus qu'un vague souvenir n'ayant de capacité à les hanter que parce que Swann l'avait torturé en son honneur.

Une léchée de frissons lui dévora l'échine et, instinctivement l'escort-girl logea les mains contre le col roulé qui étreignait son cou. La sensation de ses doigts, pressant à en crever, l'invita à se racler la gorge pour ensuite jeter un œil vers les marches dans le dos de son interlocutrice. Elle était fautive certes, si elle ne lui avait rien dit, s'ils n'avaient pas envisagé creuser dans leur passé respectif, jamais il n'aurait su, jamais il n'aurait fait ça pour elle. Alors bien qu'elle le portait en haute estime, qu'elle l'adulait comme un fanatique idolâtre son Dieu pour l'avoir libéré de ses démons, que jamais personne n'avait été capable du quart de ce qu'il était apte à faire pour elle, Joann ne put que donner raison à la gamine lui faisant face mais à qui elle ne pouvait rien révéler pour épargner l'unique famille qu'elle avait encore.

- Je n'ai rien fait.... Lâcha-t-elle d'un timbre en proie aux sanglots qu'elle ne lui offrirait pourtant guère. j'suis pas fautive d'aimer ton frère, parce que c'est pas un putain d'jeu à la con Joy. Son ton était rauque, pourtant sincère, mais étrangement posé. tu crois que j'suis qu'une pute, que je m'éclate avec lui ou qu'il s'éclate avec moi parce qu'il en a envie ? Crois c'que tu veux mais saches que jamais, Elle la fusilla du regard, aussi sérieuse qu'elle avait les prunelles emplies de larmes qui ne couleraient guère. j.a.m.a.i.s, Appuya-t-elle plus fort encore. je ne lui ferai de mal. Tu peux croire que j'mens mais c'que tu penses j'm'en cogne, je ne lui ferai jamais de tort, plutôt crever que de le blesser, plutôt achever l'premier qui essaiera de lui nuire. Et crois moi j'le ferai, je ferai n'importe quoi pour lui.

Pour souligner ça, elle l'observa et esquissa un sourire bien différent des sarcasmes lancés plus tôt. Plus franc, plus vrai, simplement le reflet de celle qu'elle n'était qu'au regard de l'étudiant.

- Je l'ai aidé à t'retrouver, si c'était pour l'éloigner d'toi ensuite avoue qu'j'aurai été conne de venir secourir tes miches ma grande.... Pinçant les lèvres, elle revint néanmoins sur le sujet principal évoqué par sa voisine.

La haine n'était plus non, seule demeurait la crainte de révéler un secret qu'ils s'étaient jurés garder pour eux, seul Swann déciderait si, oui ou non, Joy devait être mise à confidence et si cela pouvait apaiser sa conscience malade depuis, alors elle ne l'empêcherait guère de se confier à sa sœur.

- Je n'taime pas beaucoup, et c'est réciproque, mais j'ai au moins la décence de tenter d'te supporter pour lui, j'ferai tout pour lui. IL n'a qu'à demander. Et s'il va mal, questionne toi, tu n'lui accordes aucun crédit, tu l'prends pour un mioche, tu m'vois comme une sangsue, lui m'voit pas comme ça... Il est différent mais pas moins humain. Elle mentait à moitié en retournant la faute contre elle mais tout le reste était la pure vérité.





by anaëlle.
Young blood, run like a river. Young blood, heaven need a sinner, you can't raise hell with a saint. Young blood came to start a riot, don't care what your old man say. But we gonna raise hell anyway.
Showing no mercy
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Invité
Invité
avatar
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Open your fucking mouth !   Jeu 14 Déc 2017 - 11:00
Sa menace d'explosage de crâne était-elle si drôle ? Joann ne devait donc pas la croire capable d'un tel geste pour ricaner de la sorte en bonne sorcière qu'elle était, de quoi serrer davantage les mâchoires de la jeune Blackmore, sombre connasse.

Heureusement que la vile brune déchanta à la suite, touchée ? On dirait bien, car après avoir tripoter son col (sans doute pour cacher un affreux suçon de Swann, eurk), le timbre de sa voix changea. C'était presque jouissif pour la blonde de l'entendre à la suite déblatérer ses grandes vérités en se justifiant de la sorte. L'occasion ne lui fut pas donner pour répondre mais elle ne se gêna pas pour opiner vivement de la tête à l'évocation de son potentiel rôle de joueuse/putain mangeuse d'homme. L'insolence ne l'avait pas quitté malgré cette envie de cesser le combat pour aujourd'hui. Ah ! Bon, mince, la brune lui avoua finalement qu'elle se moquait bien de ce qu'elle pouvait penser de tout ça. Alors à quoi bon se justifier de la sorte ? Putain ce qu'elle était chiante !

Mais c'est qu'elle la fermait plus ! Osant même remettre son sauvetage sur le tapis, dans le genre évènement frustrant on atteignait un summum là, quel coup bas ! La claque n'eut cependant pas l'effet escompté sur la jeune, elle ne voyait pas cela comme une preuve de bonté d'esprit à son égard, simplement un sacrifice utile pour obtenir la pleine attention et reconnaissance de son frère.

"Ouais ouais, c'était malin de jouer les héroïnes, tu avais tout à y gagner derrière, pas la peine de me prendre pour une conne." Et elle lui glissa un petit clin d’œil en chemin, histoire de, dans le genre : je vois clair dans ton jeu, nice try.

Là dessus, elle n'était pas prête de changer d'avis, son image de l'être humain était telle qu'elle voyait en chaque geste soit disant "tourné vers autrui" - même le plus bénévole soit-il - un égoïsme profond. Tout tournait autour de la propre conscience de chaque être, rien d'autre, aucun fait n'était gratuit et si Joann avait aidé son frère pour la retrouver, c'était uniquement pour raffermir son emprise sur lui. Et rien pour que ça, la nerveuse s'en mordait les doigts.

"Et blabla jamais je lui ferais jamais de mal... et blabla je l'aime... mais je m'en carre de tes conneries, car en attendant c'est depuis que tu as ramené ton cul ici qu'il est comme ça." Elle hissa alors son majeur devant elle en composant une moue arrogante de circonstance, penchant légèrement la tête sur le côté en route : "Alors balaye donc devant ta putain d'porte avant de me rentrer dans ta merde." Swann lui avait déjà fait le même coup quelques jours auparavant, osant insinuer que Joy était coupable pour finalement changer de version, avouer son mensonge et mettre ce mal être sur le dos de séisme et de l'insécurité constante qu'il subissait. Mon cul ouais, décidément, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre, qu'ils aillent se faire foutre tous les deux.
Revenir en haut Aller en bas  
Invité
Invité
avatar
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Open your fucking mouth !   Jeu 14 Déc 2017 - 19:16

Ce fut l’absence de Joann qui l’éveilla. Le froid et le vide à la place de son corps quand sa main la chercha. Swann n’avait pas ouvert les yeux. Ses paupières étaient closes, espérant qu’il puisse se rendormir, quelle que soit l’heure qu’il était. Il fallait qu’il se ressaisisse, il le savait, sans quoi les gens qui lui étaient le plus proche allaient sérieusement se poser des questions. Mais juste… cinq minutes de plus. Cinq minutes d’oubli. Les éclats de voix au rez-de-chaussée l’extirpèrent de sa demi-conscience volontaire. Il était encore trop somnolent pour distinguer ce qui se disait mais clairement, les deux femmes étaient en train de se hurler dessus. L’étudiant poussa un long soupir avant d’enfouir son visage dans ses mains. Pourquoi tout était en train de se disloquer ? A un moment, son quotidien avait retrouvé un équilibre, puis tout s’était mis à partir en vrille, mais il ne savait plus depuis quand.

Encore quelques secondes et il repoussait la couette. Ça ne s’arrêtait pas en bas et vue comme les deux rivales s’appliquaient à donner du timbre, il revint sur terre en vitesse accélérée. Le cadet Blackmore, enfila un pantalon, un tee-shirt, un gilet, puis glissa ses pieds dans ses chaussons. Le miroir de sa chambre lui apprit qu’il avait encore les paupières bouffies de sommeil et les cheveux en bataille. Un passage en salle de bain pour se rafraîchir le visage et se laver les dents lui mit un petit coup de fouet, mais ce n’était pas encore ça. Ses mèches châtains aplaties de force sur son crâne, il se figea sur la première marche de l’escalier.

Sans la voir, Swann percevait les sanglots derrière les mots de sa petite-amie, et quels mots… il en était profondément touché. A tel point qu’il s’assit silencieusement pour ne pas tomber à la renverse. Ils s’étaient déjà avoués leurs sentiments, ils avaient eu plusieurs discussions mettant en évidence leur attirance fusionnelle, mais ce n’était pas la même chose de l’entendre crier à quelqu’un d’autre. L’escort-girl était fière et pudique sur ce qui lui était cher, c’était une magnifique preuve de son amour que le fait qu’elle le beugle à la figure de Joy. Joy… celle qui à cet instant, lui donnait envie de lui flanquer une bonne claque également. Fidèle à elle-même jusqu’au bout des ongles, un vrai pitbull qui ne lâchait pas son os.

Ce fut ce qui persuada l’étudiant d’intervenir. Il n’allait pas laisser son aînée piétiner de la sorte la trentenaire. Certes, il aurait préféré ne jamais avoir à prendre partie dans leur querelle, mais il avait entendu. Ce serait trop lâche de se cacher jusqu’à ce que l’orage passe. Surtout que sa sœur faisait fausse route. Elle faisait fausse route mais en même temps, son acharnement était la preuve de son affection cachée pour lui. Comme une justicière blâmée, la blonde était prête à passer pour la harpie de l’histoire pour savoir ce qui rongeait son frère. Il avait tellement envie de lui dire… pour mettre fin à ça. A la sensation que les tensions étaient à leur maximum et que la corde allait casser.

- Arrête Joy, il venait d’entrer dans le salon et fixait chacune des femmes une après l’autre, ce n’est pas de sa faute, je te l’ai déjà dit, alors… juste, arrête, il s’approcha de son aînée, néanmoins incapable de soutenir fixement son regard, je… écoute Joy… tu peux pas… toujours savoir ce qui se passe dans ma vie ni…, il haussa les épaules avec un maigre sourire, je peux me protéger tout seul… d’accord ? Ça va aller. Joann n’a… rien fait de mal.

Il n’aimait pas ce qu’il disait. Ça sonnait vaguement comme de l’ingratitude, après qu’elle lui ait sauvé la vie, après qu’elle ait passé des mois à veiller sur lui, après qu’elle ait toujours été à l’écoute de ses besoins depuis la mort de leur mère. En relevant ses yeux gris, le cadet Blackmore croisa ceux, humides, de sa petite-amie. Silencieusement, il attendait son avis : « devait-il – pouvait-il – lui dire pour Mark ? ». Ce serait tellement plus simple si ça sortait. Sa sœur serait horrifiée – sans doute – en colère – certainement – mais au moins, il n’y aurait plus ce secret qui l’étouffait. Qui rendait ses orbes bleus insoutenables.
Revenir en haut Aller en bas  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: Open your fucking mouth !   
Revenir en haut Aller en bas  
- Open your fucking mouth ! -
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Mek' pour l'open de peinture GW
» ND Open IV
» You took my heart and you held it in your mouth.
» OPEN AIR frontenex 7 septembre
» Haiti est-elle vraiment “open for business” ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-
Sauter vers: