The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG

Partagez | 
- And breathe... Just breathe -
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Event ; Beretta, Fusil à pompe, couteau de chasse
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 06/04/2017
Messages : 375
Age IRL : 25
MessageSujet: Re: And breathe... Just breathe   Mer 27 Déc 2017 - 20:36
Il eut un petit sourire quant à la mention de sa carrière avortée. Ils avaient plus en commun qu’il n’y paraissait de prime abord. En la regardant, il leva sa tasse de café comme pour porter un toast : « A nos carrières avortées, et au bonheur des plans B. » Il ponctua d’un clin d’œil, avant d’amener sa tasse à ses lèvres. Il n’aurait pas été contre une bonne rasade d’alcool, mais à défaut. Le café était encore chaud, son goût lui laissait un peu d’amertume sur la langue. Tout comme ses déceptions après son arrivée à Seattle. « J’n’visais pas le job de croquemort, je voulais vraiment être médecin, j’étais très doué. Mais pas assez friqué » Ses rêves étaient trop grands pour son portemonnaie. Il sourit à son tour alors qu’elle parlait de son échec avec légèreté, il avait envie d’en rire avec elle. Après tout, tout cela semblait dérisoire aujourd’hui. Ces vies-là n’avaient plus d’importance, elles appartenaient à un autre monde. Il hocha la tête à la mention de l’hiver inexistant à Los Angeles, chez lui aussi, les hivers étaient doux. Inexistants en réalité. Bien mieux que toute cette neige dehors qui le faisait grincer des dents et rendait son humeur maussade.

Il eut un rire franc quand elle lui demanda si Alma avait su placer toutes ses affaires dans sa chambre. Il était vrai que ce n’était pas bien grand, ils étaient loin de vivre dans un hôtel grand luxe. « La vérité, c’est que j’avais pas beaucoup d’affaires à pousser dans les coins. » Là était toute la différence. Il découvrait qu’il pouvait en rire, malgré la plaie béante dans son cœur. C’était une surprise, qui stoppa son rire assez rapidement. Mais le sourire persista un peu, le temps qu’il pose sa question sur le bras d’Andrea et qu’elle se raidisse naturellement. Il se fit patient, détournant le regard le temps qu’elle décide de lui répondre. Si Alma était son sujet délicat, Andrea … était incapable de parler d’elle-même, des choses douloureuses de sa vie, de ce qu’elle ressentait vraiment, de la perte de son bras. C’était difficile et Lisandro le respectait. Il lui jeta un coup d’œil discret alors qu’elle se refermait sur elle-même. Elle pouvait décider de ne rien en dire, il ne pourrait rien y faire. Mais elle le surprit en lui parlant, en s’ouvrant un peu. Profitant de cet instant de répit où on ne parlait pas de lui et de sa peine, il se tourna un peu vers elle pour l’écouter avec pudeur.

Quand elle eut terminé, il hocha la tête. « C’est ce qu’on appelle la douleur du membre fantôme. Il faut du temps pour que ton corps accepte ce qui n’est plus. » Elle aussi mettrait le temps à l’accepter, la prothèse n’était qu’un substitut. Un substitut ingénieux cela dit, il était obligé de le souligner. Au moins avait-elle l’impression qu’il était toujours là, mais les sensations resteraient. « Tu en as parlé à quelqu’un d’autre ? A Selene ? » Il les savait proches, toutes les deux. Il savait qu’il y avait un lien très fort entre les deux femmes qui n’était pas à la portée de leur compréhension. Il suffisait de le voir quand elles se regardaient. Parfois, il se demandait ce qu’il serait arrivé si Selene n’avait jamais retrouvé Eli. S’il n’était jamais venu et qu’il ne l’avait pas mise enceinte. Mais l’amour entre le garçon et la leader du groupe était pure et sincère. On ne pouvait pas poser de doute là-dessus. « Il y a plusieurs choses qu’on pourrait faire pour t’aider, si la douleur était trop forte. » Il ne faisait que donner l’information, en sachant qu’elle n’accepterait pas une aide directe. Il devait déjà sa sauver lui-même, il ne pouvait pas imposer à Andrea une aide qu’il avait déjà du mal à accepter. Elle faisait beaucoup pour lui, il aurait aimé pouvoir en faire autant. « Tu sais… » Il la regarda, hésitant. Mais il se ravisa, ils n’étaient pas aussi proches, ils apprenaient à peine à s’apprivoiser. « Non rien, oublie ça. Si tu as besoin d’aide pour ces douleurs, tu sais où me trouver. Je ne bouge pas beaucoup ces temps-ci. » Décida-t-il de dire avec une touche d’autodérision. Pour ne pas la mettre plus mal à l’aise qu’elle n’y paraissait, il lui parla d’autre chose, qui n’avait rien à voir avec son bras. « Dire que tu aurais pu faire de l’ombre à Sarah Miller, la grande et talentueuse Sarah Miller. » Il y avait un brin de moquerie tant son statut d’actrice ne valait plus grand-chose aujourd’hui, et puis il savait que la blonde ne lui aurait pas tenu rigueur de l’ironie dans sa voix. « Tu n’aurais rien eu à lui envier. » Le compliment se voulait sincère, mais c’était le côté charmeur de Lisandro qui avait parlé, ce côté charmeur maladroit derrière lequel il se cachait la plupart du temps, qui ferait peut-être grincer les dents d’Andrea.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Poignard
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 16/12/2014
Messages : 1320
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: And breathe... Just breathe   Jeu 28 Déc 2017 - 8:17
Elle lui avait arraché un rire. Un rire. C’était une belle victoire, dans une bataille rude et longue. Andrea ne put s’empêcher d’éprouver une certaine satisfaction devant ça : elle avait réussi. Ça n’était cependant pas la guerre qu’elle avait remportée, seulement une étape. Ils progressaient. Et évoquer Alma ainsi était tellement apaisant. Ils pouvaient parler des moments où ils avaient pu s’amuser, rire, éprouver du bonheur et de l’amour. Pour ne pas se souvenir des instants tragiques et des regrets. La métisse voulait se souvenir d’elle lorsqu’elle rigolait avec elle des points communs de leurs « enfants respectifs ».

« Tu n’as donc pas eu à essayer de pousser les murs avec elle ! » Le félicita-t-elle avec un sourire. « Ça aurait pu être drôle. »

Tous deux n’étaient pas là depuis si longtemps. Et même elle qui séjournait à la prison depuis presqu’un an bientôt, n’avait pas tant d’affaires que ça. Elle s’était installé, finalement, un peu partout dans la prison pour y laisser son emprunte, pour chercher à s’y faire. Ça avait pris quelques semaines, vu la confusion, et le peu d’atomes crochus qu’elle avait avec la plupart des gens sur place. S’il n’y avait pas eu Ruben pour se lier à tout le monde, puis Selene, Andrea n’était pas persuadée qu’elle serait restée plus longtemps. Avec la venue d’Isaac, de Juliet, la mort de Breann et William… La donne avait changé sans qu’elle ne s’en rende compte.

C’était un point aussi qui l’effrayait parfois. De voir que derrière sa carapace, des gens avaient su se faire une place auprès d’elle. Ça rendait la perte plus difficile, à supporter, et la douleur plus violente encore lorsque ça arrivait. La prison lui avait redonné de l’espoir, nécessaire pour qu’elle continue à avancer après la mort de sa sœur, et avant ça de sa mère. Deux décès qui l’avaient marqué et qui l’avaient poussé à se renfermer sur elle-même. Puis il y avait eu son bras, et Ben. Lui qu’elle avait perdu au départ de tout, mais dont elle ne faisait le deuil que depuis quelques mois.

« Oui, j’en ai parlé à Selene. Et à Ruben aussi mais… » Elle haussa les épaules. Comme si ça pouvait changer quelque chose. Ils ne pouvaient pas comprendre, au fond. Personne ne le pouvait vraiment. Elle était la première du groupe à expérimenter, et elle avait l’impression que ses mots, à ce sujet, se perdaient à chaque fois. Ça ne pouvait pas toucher les autres, pas de la manière dont elle l’était. « Ils ne peuvent pas y faire grand-chose de toute façon… » Souligna-t-elle dans la foulée. « C’est dans ma tête. »

Il suggéra une idée. « Plusieurs choses qu’ils pourraient faire pour… ». Puis se stoppa. Andrea le fixa un temps avec les yeux ronds. Quoi ?

« Quoi ? » Reprit-elle d’une voix faible, alors qu’il gardait le silence. Il ne reprit que pour lui demander d’oublier mais c’était tout simplement impossible ! « Quoi ?! » Il allait la rendre folle s’il ne se décidait pas à parler ! « Non, dis-moi ! »

Lisandro préférait visiblement s’extasier sur le fait qu’elle avait failli être actrice. Et lui avait failli être médecin. L’espace d’une seconde, elle eut envie de lui dire que son fiancé… Ex-fiancé, était médecin. Pas pour s’en vanter, pas pour le dénigrer. Juste pour le lui dire. Mais parler de Ben la rendait triste, alors elle se ravisa :

« Oui c’est ça, moque-toi de moi, je ne vais pas du tout te le faire payer quand j’en aurais l’occasion ! » L’avertit-elle ironiquement. « J’étais meilleure qu’elle pour jouer la femme de glace impitoyable, tu peux me croire. »




La médiocrité commence là où les passions meurent. C'est bête mais j'ai besoin de cette merde pour sentir battre mon cœur.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Event ; Beretta, Fusil à pompe, couteau de chasse
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 06/04/2017
Messages : 375
Age IRL : 25
MessageSujet: Re: And breathe... Just breathe   Jeu 28 Déc 2017 - 15:11
C’est vrai qu’il n’avait pas eu beaucoup d’affaires à lui dans cette chambre. Il avait tout perdu au lycée, ils n’étaient arrivés avec rien. A part Alma, qui avait été sur les routes depuis plus longtemps qu’eux. Elle avait survécu à la mort d’un groupe de survivants, à la mort de son mari – qu’elle n’aimait plus depuis longtemps. Elle était plus forte qu’il ne le serait jamais. Elle avait survécu seule, elle lui avait sauvé la vie alors qu’il se pensait perdu. Elle n’avait pas beaucoup sur elle, mais c’était bien plus que ce qu’il n’avait alors. Tout ce qu’il avait de personnel avait brûlé avec le lycée. Il ne restait que les souvenirs. Comme il ne restait d’elle que ces objets épars, dans cette chambre qu’ils n’avaient partagés qu’une seule semaine avant que… Il était temps de faire quelque chose pour cette chambre. Il n’avait pas encore décidé s’il voulait garder ces souvenirs d’elle ou s’en débarrasser. Attendre d’en décider avec Eli semblait une bonne idée, ainsi la décision ne lui appartiendrait pas réellement. Il n’aurait pas à assumer ce choix. Comme une autre façon de fuir, d’oublier. « Je voulais que ce soit chez elle également » Il haussa les épaules. Mais il est vrai que quand on n’a pas beaucoup d’affaires à soi, il est plus facile de partager son espace. Lisandro aurait tout mis dehors s’il avait fallu un peu de place pour Alma. La perte était si difficile, ce monde lui avait arraché tellement de monde. Mais il n’était pas le seul. Tout le monde avait perdu quelqu’un. Andrea autant que lui. Il la regarda, un peu distrait par ses pensées, la perte des êtres chers lui avait valu de perdre l’envie de s’attacher, ainsi que la chaleur qui devait autrefois faire rayonner son visage.

« Ta douleur est peut-être dans ta tête, elle n’en est pas moins réelle. » Personne à la prison ne pouvait vraiment le comprendre, mais il savait que ce n’était pas que dans sa tête. Son corps devait s’habituer à cette perte, et il luttait contre l’évidence. Il l’avait intrigué avec son hésitation, il pouvait comprendre. Dans son regard, il pouvait y lire ce besoin d’aide, l’urgence de trouver une solution pour ce bras qui lui faisait mal alors qu’il n’était plus là. « J’ai peut-être une idée pour t’aider, je dois juste… Je vais essayer quelque chose, je te tiendrais au courant. » Il voudrait pouvoir l’aider, il y avait plusieurs choses à faire, mais il hésitait sur quoi. Il existait plusieurs techniques pour aider les personnes amputées d’un membre, le résultat différait d’une personne à l’autre. Tout ne fonctionnait pas forcément pour tout le monde. Il lui offrit un sourire, se voulant réconfortant. Il ne voulait pas promettre, mais il essayait d’aider.

Elle prit le compliment avec ironie, alors qu’il était on ne peut plus sincère. La brune n’avait rien à envier à Sarah. Il leva les mains en signe de reddition. « Je te crois. » Il la regardait avec malice, il pouvait la croire sur ce coup-ci. Andrea était une beauté froide, une beauté sauvage aussi, il ne savait pas comment l’approcher alors. Depuis qu’elle était venue vers lui pour le sortir de sa grotte, elle s’était un peu ouverte. Quelque chose les reliait tous les deux, au point où il se surprenait à penser qu’il allait enfin pouvoir approcher cette femme qui l’intimidait tant, et apprendre à la connaitre. C’était ce qu’il voulait. Surtout à présent, alors qu’elle était la seule à qui il parvenait à parler. « Peut-être bien, je ne me risquerai pas à vous comparer, j’ai un peu peur de vous deux. » En même temps, elles n’étaient pas que belles, elles étaient dangereuses, plus que lui en tous cas. « Ce qui est dommage, c’est qu’on ne connait pas vraiment ton sourire. » Il le dit prudemment. Il ne voulait pas l’asticoter, ni l’embêter. Il regrettait qu’elle joue perpétuellement ce rôle de femme de marbre. « Tu es plutôt jolie quand tu souris. Je préfère ce sourire à la dame de glace impitoyable. » Il sourit, acheva son café en détournant le regard. Il reposa la tasse sur le bureau à côté de lui. Il n’insista pas, ne revint même pas sur le sujet. Il regarda à nouveau dehors, pensif. « Je devrais peut-être sortir un peu. » Il revint vers Andrea. « Ca fait plusieurs fois que Selene oublie de venir me voir » Il était également possible qu’elle cherchait un moyen détourné pour qu’il sorte de son antre, une approche moins directe qu’Andrea. « Merci pour le café, Andy. » Il prit sa tasse en passant, pour la ramener en cuisine. En partant, il se retourna une dernière fois vers elle. « Et je vais essayer de t’aider, pour cette douleur. » Et il sortit, une boule coincée dans la gorge.

_____________________________________________

Deux jours plus tard, Lisandro quitta son infirmerie et se mit à la recherche d’Andrea. Dans ses mains, il tenait une boite un peu encombrante, un peu branlante aussi et lourde. Il trouva la brune près des cuisines, assise à une table de la salle commune. Il avait conscience que les chambres n’étaient pas loin, la sienne, celle d’Alma aussi. Il y jeta un coup d’œil avant de faire semblant de ne pas voir et de venir se planter devant Andrea, en déposant sa boite sur la table, devant elle. « Voilà. Ça va peut-être t’aider. » Il était un peu anxieux, parce que ça pouvait ne pas marcher.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Poignard
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 16/12/2014
Messages : 1320
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: And breathe... Just breathe   Ven 29 Déc 2017 - 8:04
Son sourire ? D’une certaine manière, la remarque de Lisandro la toucha plus qu’elle ne l’imaginait. Andrea n’avait jamais été du genre à prendre pour elle les compliments ou les reproches sur son physique ou son tempérament : elle était comme elle était, et ne comptait pas changer pour qui que ce soit à dire vrai. Il n’y avait eu que quelques personnes dans sa vie entière qui méritaient leurs places à ses côtés, et donc de la découvrir tel qu’elle l’était vraiment. La métisse avait donc parfaitement conscience de son tempérament, de son attitude, de la froideur qui émanait d’elle et d’à quel point elle pouvait se montrer dure et exigeante envers ses proches.

Mais ça la travaillait. Etait-elle vraiment jolie lorsqu’elle souriait ? Devant le miroir, Andrea avait du mal à se considérer vraiment comme une personne. Elle restait détachée, dissociée d’elle-même, comme si son corps n’était plus vraiment le sien, seulement un outil pour se déplacer, un véhicule. Et sourire n’était pas une obligation qu’elle s’imposait pour mieux vivre avec les autres. Ses risettes étaient rares, son humour – bien que fin – encore plus. Ressentait-elle le besoin d’être heureuse ? Pas vraiment. Elle avait une mission, et s’y tenait. C’était sans doute là tout le problème…

« Tu penses vraiment que je souris si peu ? » Demanda-t-elle à Ruben le soir même, dans leur chambre.

L’adolescent esquissa un froncement de sourcil, avant de lever les yeux vers elle. L’espace d’une seconde, il eut l’air de se demander si c’était une question piège, ou si elle n’avait pas planqué des caméras partout dans la pièce pour essayer de se jouer de lui. Elle était sérieuse cependant, comme à chaque fois ! Andrea était peut-être trop premier degré pour se permettre ce genre de blague. Fut un temps où elle l’était… Qu’avec Ben.

« Shea tu sais… » Tenta-t-il en essayant de prendre des gants. « Je crois que la dernière fois que je t’ai vu vraiment sourire c’est… » Il chercha dans son esprit. Et ça remontait : « Euh… Quand tu nous as annoncé ton mariage… » Andrea fronça les sourcils, étonnée de cette réponse. Et au fond, c’était juste terriblement logique. « Mais c’est pas grave, t’es comme ça ! » Rattrapa Ruben.

Ça n’était pas grave, effectivement. Mais ça la perturbait. Beaucoup.

____________________

« Une boite ? » Andrea releva le nez de sa lecture, posant ses yeux sombres sur Lisandro. Il venait de lui amener une grosse boite, qui ne bougeait pas d’un iota sur la table. Tout ça ressemblait étrangement à une blague, et elle ne savait pas vraiment quoi faire de cette information : « Tu vas me faire un tour de magie ? » Demanda-t-elle dans le doute.

Parce qu’elle était plutôt critique envers toutes sortes de représentations, et Lisandro risquait de la trouver très sévère à son encontre. Elle était dubitative, clairement, et ne s’en cachait pas. Sa main se porta à la boite en question, mais elle hésita à l’ouvrir, de peur de ce qu’elle pourrait y trouver. L’aider ? Vraiment ? Son cœur s’emballa légèrement, elle ne savait même pas pourquoi elle se sentait tendue comme ça.

« Je suis un peu septique, mais j’ai besoin d’explications je crois… » Fit-elle au chilien en pinçant les lèvres dans la foulée, repoussant l’objet du bout des doigts.




La médiocrité commence là où les passions meurent. C'est bête mais j'ai besoin de cette merde pour sentir battre mon cœur.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Event ; Beretta, Fusil à pompe, couteau de chasse
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 06/04/2017
Messages : 375
Age IRL : 25
MessageSujet: Re: And breathe... Just breathe   Ven 29 Déc 2017 - 15:23
Bien sûr, elle doutait. La boite n’avait l’air de rien. Elle était même plutôt misérable, il n’avait pas eu facile à trouver de quoi fabriquer cette boite. Il avait fallu trouver un carton – une boite en carton mal conservée – et aussi, un miroir. Il avait pris celui de l’infirmerie, ils n’en avaient pas l’utilité, après tout. Il était un peu abimé, mais il devrait faire l’affaire. Lisandro tira une chaise et s’assit en face d’Andrea avec un petit sourire mutin, tout ceci l’avait empêché de se perdre dans son chagrin et dans le manque d’elle. Ce n’était pas facile de faire en sorte que tout tienne ensemble. Alors qu’elle repoussait la boite, dubitative, il la prit et la retourna dans l’autre sens. Sur l’autre versant de la boite, deux trous grossiers avaient été découpés, avec assez d’espace pour y glisser ses avant-bras. « Comment va ton bras ? » Celui qui n’était plus et qui la faisait pourtant souffrir par son absence. Comme s’il était toujours là, à vif.

Il posa une main sur la boite, sans l’ouvrir. « Cette boite peut peut-être t’aider, il n’y a pas de garantie, ce qui marche pour les uns ne marche pas forcément pour d’autre. » Il plongea son regard dans le sien, honnête et confiant, il ne voulait pas non plus qu’elle pense qu’il lui promettait la lune sans avoir la certitude de la lui donner. Il ne pouvait pas promettre, mais il fallait bien essayer. « C’est un peu comme un tour de magie, il suffit que tu glisses tes deux bras à l’intérieur de la boite. Puis de soulever le couvercle. » Il voulait vraiment l’aider, pour toute l’aide qu’elle lui avait apporté depuis quelques temps. Parce que ça le distrayait aussi de la souffrance qui couvait en lui. Il l’avait écouté, ce chagrin, il l’avait laissé s’exprimer. Mais il l’évitait toujours, autant qu’il pouvait. Il savait bien que la perspective de mettre ses mains dans la boite ne l’enchantait guerre. Cela lui demandait de faire confiance, de faire quelque chose qu’elle ne comprenait pas encore. Il ne voulait pas tout lui expliquer, il voulait qu’elle découvre ça par elle-même, et pas qu’elle s’attende à un miracle. La surprise pour l’aider, mais il faudrait qu’elle ait foi en lui. Andrea n’était pas réellement la personne qui se laissait le plus facilement aller. Elle n’était pas du genre à faire confiance sans savoir de quoi il en retournait réellement.

« Il va falloir que tu me fasses confiance. » Il ne la forçait à rien, elle n’était pas obligée de le faire. Il poussa un peu la boite vers elle, il y avait assez de profondeur pour lui donner l’illusion d’avoir ses deux bras à l’intérieur. Ensuite, la magie ferait le reste. Lisandro lui sourit, engageant. « Me fais-tu confiance, Andrea ? » Il le demandait doucement. Sans la brusquer, il comprenait qu’elle puisse avoir des doutes. Si lui ne savait pas faire face à la difficulté, s’il était probablement l’un des plus sensibles de la prison, Andrea avait forgé une telle forteresse à l’intérieur d’elle-même qu’elle ne laissait personne l’atteindre. Elle comptait tellement sur elle, et sur elle-seule, que laisser quelqu’un lui faire du bien devait être compliqué pour elle. Alors il abandonna la boite en carton devant elle, et il attendit, patiemment, qu’elle prenne une décision. Il n’ouvrirait la boite qu’une fois qu’elle aurait mis ses deux mains à l’intérieur.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Poignard
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 16/12/2014
Messages : 1320
Age IRL : 26
MessageSujet: Re: And breathe... Just breathe   Sam 30 Déc 2017 - 9:39
« Comme d’habitude. » Admit-elle dans la foulée. Son bras n’allait pas mieux : la preuve, il n’avait pas repoussé durant les deux jours où ils ne s’étaient qu’à peine croisé. Lisandro était visiblement trop occupé ailleurs, et elle comprenait à peine pourquoi. Pour une boite, qu’elle scrutait d’un œil méfiant. Les explications de l’homme lui semblèrent venir d’un autre monde. « Cette boite, c’est pour mon bras ? » Demanda-t-elle, comme s’il lui disait quelque chose de complètement farfelue.

Andrea hésita à se lever, pour aller vérifier par elle-même s’il n’avait pas de la fièvre ou des troubles mentaux qu’ils n’auraient pas détecté avant. Mais après tout, qu’est-ce qu’elle y connaissait, en médecine ? C’était elle, la folle avec son bras absent qui ne parvenait pas à l’admettre. Le cerveau coincé à un instant T qui ne se réglait jamais en sa faveur. Il n’y avait que des déceptions, douloureuses pour la majorité, tristes le reste du temps. Coincée dans un cercle vicieux qui la coupait de tout et de tout le monde, dans un mal être profond dont Lisandro tentait sans grandes convictions de la tirer. Il fallait au moins essayer, non ?

Elle contempla les ouvertures, à la remarque de l’homme. Lui faire confiance ? C’était un grand mot. Elle ne savait pas à quoi s’attendre à dire vrai, et elle se préparait au pire comme à chaque fois. Incroyable, non ? De voir à quel point l’expérience l’avait changé, et qu’à grand coup de claques, elle avait fini par croire que rien de bon ne pourrait vraiment arriver. Andrea se contentait des petits bonheurs, simples, si on pouvait les appeler ainsi. Les grandes joies, elle les laissait à ses proches, parce qu’elle n’avait pas l’impression d’y avoir le droit.

« Ok… » Souffla-t-elle, tout sauf convaincu cependant. « Je dois les mettre là ? » Fit-elle en désignant les ouvertures. Lisandro hocha la tête. Elle y plaça son moignon, puis glissa sa main à l’intérieur en levant les yeux au ciel. Elle se sentait ridicule.

Mais elle se garda bien de le préciser au Chilien. Lui avait l’air… Presque confiant, alors elle ne tenait pas à gâcher son plaisir ni son labeur. Si elle était raidie par le doute, elle essaya de se détendre. A l’intérieur, elle pouvait effleurer du bout des doigts le compartiment dédier, la sensation froide sur le côté lorsqu’elle essayait de deviner ce qu’elle touchait. Jusqu’à ce qu’il ouvre le dessus de la boite, et qu’elle ne plisse les yeux en comprenant. Un miroir, glissé à l’intérieur, reflétait exactement sa main sur son moignon caché.

Andrea eut un moment d’absence avant de rire, étrangement cependant. C’était un mélange de satisfaction profonde et de malaise, comme si elle allait à contrecourant de toutes les évidences, mais que c’était à la fois une révélation. Elle avait envie de hurler « tu vois ! je te l’avais dit que ma main était toujours là ! Dans ma tête, et ici aussi ! » mais c’était tellement profondément en dissonance avec ce qui était qu’elle retira précipitamment ses mains de la boite, avec l’impression que quelque chose l’avait brûlé.

« Je… » Ne comprends pas. Elle ne parvint cependant pas à finir sa phrase. C’était trop étrange, trop… Il y avait un problème, et sans savoir pourquoi, l’émotion la gagnait. Un mélange entre l’abîme, la colère et le chagrin. « Merde… » Souffla-t-elle quand elle sentit ses yeux s’embuer brutalement. La douleur recommençait à la ronger, comme une gangrène virulente. Elle détourna les yeux : son bras lui manquait.




La médiocrité commence là où les passions meurent. C'est bête mais j'ai besoin de cette merde pour sentir battre mon cœur.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
avatar
Fiche de personnage

Vos équipements
Armes: Event ; Beretta, Fusil à pompe, couteau de chasse
Equipements:
Spécificités du personnage:
Survit depuis le : 06/04/2017
Messages : 375
Age IRL : 25
MessageSujet: Re: And breathe... Just breathe   Sam 30 Déc 2017 - 23:25
Il la voyait hésiter à se laisser aller et à lui faire confiance. Ce n’était pas grand-chose, il n’essayait pas d’attenter à sa vie. Il ne lui demandait pas de faire quelque chose de dangereux pour lui. Non, il lui proposait de s’aider elle-même. C’était parfois difficile d’accepter ce qui peut vous faire du bien. Il le savait. Il l’avait su alors qu’elle avait franchi le seuil de son infirmerie pour le forcer à affronter la vérité en face : il fuyait. Encore et toujours. Lisandro savait qu’il n’avait pas cette force de caractère pour affronter les choses qui lui arrivaient. Depuis toujours, il fuyait tout ce qui avait trait aux responsabilités. Que ce soit dans la vie de tous les jours, avec les femmes, puis plus tard au lycée où il n’avait accepté aucun rôle important, aucun poste à responsabilité. Ce n’était qu’un hasard si Ian avait su décelé en lui le potentiel médical qu’il possédait. A l’époque, Lisandro ne voulait pas la responsabilité des vies d’autrui. En arrivant à la prison, il ne l’avait pas voulu non plus. A tel point qu’il s’était montré franc avec Selene, en pensant qu’elle changerait d’avis, qu’elle ne lui confierait pas la vie de sa famille. Au lieu de ça, elle lui avait donné une chance de faire ses preuves. Aujourd’hui, il assumait mieux son rôle. Mais c’était parce qu’on l’avait placé devant le fait accompli. A la mort d’Alma, il avait fui son deuil. Il avait fui Eli qui lui rappelait tant sa mère. Il avait fui les autres, prétextant une certaine rancune – ils n’étaient pas responsables, pas vraiment. Ce n’était que des excuses pour ne pas devoir affronter cette douleur et ce vide qu’elle avait laissé. Peut-être que si Andrea n’était pas intervenue, un jour aurait-il quitté la prison sans prévenir personne. Sans espoir de survivre bien longtemps dehors. Il avait honte, mais cette pensée lui avait déjà traversé l’esprit. Mais il était là aujourd’hui, c’était grâce à Andrea. Et tout ce qu’il voulait, c’était lui rendre une partie de l’aide qu’elle lui avait fournie.

Puis elle se lança, dubitative. Après un hochement de tête de sa part, elle se pencha vers la boite et positionna ses bras à l’intérieur. Il attendit quelques instants, alors qu’elle tâtonnait à l’intérieur pour essayer de deviner ce qu’il avait placé là. « Respire profondément. On ne fait qu’un test. » Peut-être que ça ne l’aiderait pas, ou peut-être que si. Il n’en savait rien. Tout ce qu’il savait, c’était que ça marchait pour d’autres alors, pourquoi pas elle ? Il y croyait. Alors il ouvrit la boite pour qu’elle puisse voir par elle-même ce qu’il y avait à l’intérieur. Dans la boite on pouvait y voir ses mains, ses deux mains. Ou plutôt le reflet de l’une dans un miroir qui donnait l’illusion qu’elles étaient là toutes les deux. Comme avant. Lisandro chercha la réaction d’Andrea. De nombreuses émotions traversèrent son visage, jusqu’à ce rire un peu coincé dans sa gorge. Précipitamment, elle retira ses bras de la boite qui ne redevint qu’un reflet d’elle-même. Comme si elle avait été brûlée par ce qu’il y avait à l’intérieur, elle tenait ses distances. En silence, il la regarda se débattre avec le flot d’émotions qu’il la submergea. Par pudeur pour elle, quand elle se mit à pleurer, il baissa les yeux vers ses propres mains croisées sur la table. A un moment, il se sentit honteux de les avoir toutes les deux, et instinctivement, il les ôta de la table, hors de la vue d’Andrea. « Je suis désolé, Andrea. Je ne… Je ne savais pas ce que cela te provoquerait. » La voir dans cet état lui tordait le cœur, alors il sortit un bras de sous la table et l’allongea vers elle, comme pour venir l’apaiser. Mais en dernier instant, il se ravisa et laissa son bras droit se poser sur la table, vers elle mais sans plus aucune intention de la toucher. « Cette boite… » Reprit-il doucement. « Elle est censée t’aider un peu. C’est un peu compliqué mais, ton corps envoie des signaux à ton cerveau, ce bras manquant c’est tout un ressenti que tu n’as plus. Ton esprit est perdu parce que tu veux ressentir, mais que tu ne le peux pas. C’est un peu comme si tu forçais, alors que tu ne peux rien y faire, en réalité. La boite sert à duper ton cerveau, quand tu as mal, que la douleur est trop forte pour qu’on puisse t’aider, tu peux te servir de cette boite pour envoyer comme un signal fictif que tout va bien… » Il aurait voulu pouvoir l’aider plus, il aurait tellement aimé pouvoir changer les choses. Mais ce n’était pas dans ses compétences. Il attendit encore un peu, en silence. « Je peux te laisser si tu veux, ou rester là encore un peu. » En silence, à attendre juste que les larmes se tarissent d’elles-mêmes. Rester là, dans un soutien silencieux. Il comprenait qu’elle ne veuille pas qu’il la touche. Elle n’avait pas été préparée à ce flot d’émotions soudain. Et à dire vrai, Lisandro était à nouveau déstabilisé par autant de détresse chez son amie, ne sachant pas ce qui était bon de faire ou non.
Revenir en haut Aller en basVoir le profil de l'utilisateur  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
MessageSujet: Re: And breathe... Just breathe   
Revenir en haut Aller en bas  
- And breathe... Just breathe -
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Breathe Me [Arizona] -Abandon
» Breathe, just breathe ; ft Matt murdock. || ARCHIVE LE 24/01
» madison + just be happy to breathe
» Thea & Jude ✖ Just breathe...
» Elo - Close your eyes, take a breathe, count to three...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: Archives RP :: RP Terminés-
Sauter vers: