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 Ce qu'on a sur le coeur

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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: Ce qu'on a sur le coeur   Ven 8 Déc 2017 - 22:48

Cessant à son tour de travailler, Swann écouta l’avis de son mentor. Il développait toute une facette de leur fonctionnement – de leurs réussites et de leurs échecs – sur laquelle il ne parvenait pas à mettre de mots. Est-ce qu’ils s’y prenaient mal ? Est-ce qu’il y avait des améliorations à faire ? Très certainement mais pour la première fois depuis qu’il suivait ses enseignements, l’étudiant n’était pas totalement d’accord avec Stan. Pour lui, le camp n’était pas un havre de paix, il n’était pas un paradis pour les opprimés – ou ne devrait pas l’être. Ceux qui étaient là depuis le début l’avait entretenu, l’avait fait grandir, l’avait défendu. Au prix du sang, au prix des vies de tous ceux qui ne sont plus là. Alors sélection ou pas, ce serait trop facile que d’autres arrivent et s’installent, sans rien donner, sans rien payer. Bien sûr, il aimait l’idéologie actuelle de rallier les groupes, de les absorber pour grossir leurs rangs ; mais c’était l’esprit de conquête qui plaisait. Et les conquêtes se faisaient de deux façons : pacifiquement ou par la force.

- Les gens sont des moutons, répondit-il soudainement, tout le monde. Moi aussi : j’ai été un mouton inoffensif pendant un an, quand Chambers nous faisait croire que tout allait bien sans prendre la peine de prévenir les civils pour les rôdeurs, son timbre était laconique, linéaire, impersonnel, et parfois, il suffit d’un mouton noir pour montrer le mauvais chemin et tout le troupeau se perd au lieu de rentrer à l’enclos, il marqua une pause, fixa Stan et haussa les épaules, c’est ce qui se passe avec les groupes trop nombreux. Il y en a un qui refuse le bon chemin, bêle plus fort que les autres et détourne ceux qui étaient réceptifs… mais au final, si tout ce qu’ils veulent est survivre, pourquoi se battre ? Pourquoi prendre le risque de se confronter à des gens mieux armés pour défendre une survie de pouilleux à se laver dans les rivières et manger avec ses doigts ? C’était là l’image qu’il avait des gens de l’extérieur, ils ne veulent pas mourir mais ne font pas le choix facile. Là où tu as raison, c’est qu’il faudrait les trier… et frapper fort : être capable de cibler les moutons noirs et les tuer avant qu’ils ne troublent les autres. En exemple.

Ainsi, il ne resterait que les plus soumis, ceux qui ont le plus à perdre ou ceux qui sont assez intelligents pour comprendre le message. Les parents prêts à vendre leurs enfants pour être épargner, les trouillards qui ne voulaient pas tomber sous les balles, les lâches qui tremblaient à l’idée d’un combat, les visionnaires qui aspiraient à mieux qu’un avenir de clochard. Ce ne serait pas toujours les gens les plus fiables, mais auraient-ils besoin de l’être ? Les habitants de l’île étaient désormais suffisamment nombreux pour assurer l’extérieur sans qu’aucun parasite recruté n’ait à s’impliquer.

- Autrement, comment se passerait la sélection? Comment serait géré le laps de temps entre le moment où on trouve quelqu’un et celui où on sait qu’il est viable ou pas ?

Et quel type de test passer ? Quelle question poser ? Au final, le système actuel fonctionnait sur un acte de foi mutuel. Les inconnus devaient, certes, tout quitter sans certitude d’avoir mieux avant d’arriver sur place mais les gens de l’île, eux, devaient croire que ça marcherait en quelques coups d’œil. Le deal était équitable, voir déséquilibré en leur défaveur. Alors pour lui, ils devraient se durcir, pas s’adoucir, et trier les survivants sur le volet. Ils ne montaient pas une entreprise sociale : ils reconstruisaient un empire.


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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Ce qu'on a sur le coeur   Sam 9 Déc 2017 - 11:30

Stan afficha un sourire à la métaphore animalière qu'employa Swann. Elle avait un fond de vérité, même si la conclusion du garçon était différente de celle que soutenait son compagnon. Il voulait de toute évidence d'un régime par la peur. Certains grands empires s'étaient effectivement construit comme ça. Le militaire de son côté restait un patriote. Pour lui, la force des États-Unis – jadis - était dans le sentiment d'appartenance qu'ils inspiraient. C'était ce qui liaient leurs concitoyens les uns aux autres. Cette fierté d'être américains et de croire dans les valeurs de la Grande Amérique. « Faire le bien » tel était leur idéologie. Et même si cela obligeait parfois à se salir les mains, faire le sale boulot sans qu'on le leur demande et à choisir pour les autres.

- Sauf que si on poursuit dans ton image, tu sais que dans la nature, un loup ne mènera jamais un mouton à le suivre ! Tu tues les moutons noirs et les autres te détesteront. Tu me suivrais toi, si j'abattais ta frangine ? Ou Joe devant toi ? Les deux filles avaient le profil du mouton noir de son histoire. Il haussa un sourcil. Il n'était pas anthropologue, mais il n'en avait pas besoin. C'était pour lui du bon sens. Puis ses vingt-six années de vie et d'expérience parlaient pour lui. Comment tu veux cohabiter après ça ? On peut la jouer comme ça, mais ça s'cassera forcément la gueule ! Moi j'dis seulement qu'il faut être plus malin ! Tu peux te faire passer pour un mouton aussi au début, par exemple, puis te transformer en chien d'berger ! En guide ! Il afficha un sourire un peu machiavélique. Manipulatioooon !

Le jeune homme élaborait sa pensée à mesure qu'il parlait. Il n'avait pas tant d'ambitions, seulement des doutes et des reproches. Il jouait généralement le rôle de l'opposition : il était très fort pour critiquer le pouvoir en place, pointer les failles, mais quand il était question de faire des propositions réalistes et constructives, ça pêchait sérieusement ! En tout cas, ce débat était intéressant. Il leur permettait à tous deux d’approfondir leurs idées. Fussent-elles divergentes.

- Tu connais l'histoire de la grenouille, je suppose... celle que tu mets dans l'eau bouillante et qui s'en sauve immédiatement, mais qui reste crever dans la casserole si tu fais monter la température progressivement ? Il haussa un sourcil. C'était comme ça pour lui que devrait se faire le recrutement. Le point n'était pas de s'endurcir ou s'adoucir, mais de s'assurer le contrôle. De mouler les gens à suivre leur mode de pensée ou de les éliminer sans résistance. C'est sûr, ça demande de la patience, tu peux pas juger un type, et encore moins un groupe en dix minutes de temps, ajouta-t-il en évoquant ce « test ». Ce serait plus laborieux, faudrait pouvoir passer au moins quelques jours avec eux. Se faire accueillir... mais imagine après, le jour où leur sort est abordé, s'ils refusent... Il hocha la tête, en affichant un air mystérieux. Tu connais les lieux, et tu sais toutes leurs faiblesses. Ils sont cuits, tu les écrases comme des fourmis !



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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: Ce qu'on a sur le coeur   Sam 9 Déc 2017 - 16:54

L’étudiant ne pouvait nier que les contre-arguments de son mentor étaient solides. Si quelqu’un se pointait demain et touchait à un cheveu de Joy ou Joann – même s’il s’agissait d’un sbire de Chambers – il l’écorcherait si lentement que la douleur lui ferait oublier jusqu’à son prénom. Alors bien sûr, les loups d’attiraient pas les moutons, il était censé préférer être un chien de berger ; de la même façon, l’histoire de la grenouille était pertinente. Néanmoins, si Stan avait des idées intéressantes, Swann ne pouvait s’empêcher d’y voir une lacune incontournable : le temps. Placer des espions, les laisser gagner la confiance d’un groupe, jusqu’à révéler le pot-aux-roses… c’était beaucoup trop long. Ça serait une affaire de plus de « quelques jours ».

Avant, les flics infiltrés dans des gangs pouvaient mettre des mois, voire des années. Il fallait avoir une histoire solide, savoir comment approcher, savoir laisser le poisson mordre, puis conforter son rôle, se faire apprécier voire se rendre indispensable. Excellent plan sur le papier, mais ils n’avaient pas des mois devant eux. Pour l’instant en tout cas, ils avaient besoin de conquérir tout de suite, de prospérer tout de suite. Car c’est en prenant toutes les autres initiatives de vitesse qu’ils deviendront « la » référence en matière de camp de rescapés. Toutes ces pensées, le jeune homme les transmit à haute voix à son aîné, avant de rajouter :

- Et dans deux-trois-quatre ans, quand ce sera de toute façon devenu trop difficile de survivre par soi-même ou avec des moyens limités, les survivants qui restent se tourneront naturellement vers nous parce qu’on serait leur meilleure option. Tu vois ce que je veux dire ?

Il marqua une pause, cherchant lui-même les failles de son idéologie, mais il n’en voyait pas. Pas selon son opinion. Admettons par exemple qu’ils n’aient pas attaqué ce lycée l’été passé : ils étaient une soixantaine mais ils avaient la place – et les moyens vu ce qu’ils avaient récupéré – d’être plus nombreux. Que ce serait-il passé s’ils avaient atteint les cent ? Voire les cent cinquante ? Si le groupe de Bainbridge perdait en vitesse de croisière, d’autres communautés pourrait les devancer et les mettre en difficulté là où ils devaient être supérieur. Et ça, c’était sans compter l’implication psychologique que demandait le boulot de taupe : si on envoyait n’importe qui s’en charger, on se retrouverait avec des membres qui s'impliqueraient émotionnellement, s’enticherait d’une personne, voire de sa fausse famille, et retournerait sa veste.

- On doit frapper fort maintenant pour être la figure de proue du monde quand les gens auront besoin de se tourner vers un symbole qu’ils trouvent… puissant. A ce moment-là, personne ne se demandera « comment » on est arrivé où on en sera, un sourire aux ombres carnassières étira ses lèvres, là où on pourrait faire des améliorations c’est… ceux qui résistent, ne pas « tous » les tuer tout de suite. On pourrait faire un ou deux exemples, prendre des otages pour avoir une garantie, et les autres seraient forcés de travailler pour nous, il évoquait ce plan cruel sans l’ébauche d’une émotion, les plus grands empires du monde ont eu leurs esclaves, il haussa les épaules, pourquoi on aurait pas les nôtres ?


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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Ce qu'on a sur le coeur   Sam 9 Déc 2017 - 19:40

Swann ne réfuta pas les arguments du militaire. A vrai dire, sa première remarque allait même dans son sens. En tout cas, Stan le comprit comme ça. Ils avaient le même objectif finalement, seule la manière différait. Être puissants, invincibles, c'était ce vers quoi ils tendaient tous les deux. Qu'ils deviennent l’Évidence ! Mais la méthode actuelle prouvait d'elle même qu'elle ne fonctionnait pas. Ils recrutaient un mec quand trois d'entre eux se faisait tuer, comme des imbéciles. A ce rythme, dans trois ou quatre ans, ce serait à eux de chercher à se réfugier chez les plus offrants !

L'idée de Stan avait aussi ses failles évidemment, mais l'étudiant ne les souleva pas. Il n'y aurait donc pas de remise en question. Ni de débat à ce propos pour convaincre l'un ou l'autre. Le militaire écouta ainsi le dernier pamphlet du jeune homme sans s'y attendre, et ses sourcils se dressèrent. C'était comme si l'autre n'avait rien écouté de ce qu'il venait de dire ! Il le dévisagea ne pouvant s'empêcher de le trouver naïf. Puis absurde. Six mois plus tôt, il était à peine capable de courir trois cents mètres, et le voilà qui était prêt à asservir le pays ! Il lâcha un léger rire malgré lui.

- Tu débloques, mon vieux, lui déclara-t-il, le sourire aux lèvres, en toute sincérité. Mieux valait en rire certainement. Même s'il n'était peut-être pas superflu de le lui dire. Le garçon affichait un air tellement sérieux. Stanley en perdit d'ailleurs son sourire, le dévisageant sans pudeur. En frappant fort, comme en ce moment, on perd des gars plus vite qu'on en recrute. C'est un fait. Je te cite tous les noms, si tu veux. Et tu trouves réellement ça pertinent ? Certainement que ces décès n'affectaient pas Swann autant que son compagnon. Parce qu'il n'était ni ami, ni collègue, avec tous ces types. Mais Stan si. Et ça l'emmerdait pour de vrai. Demain, ce s'ra peut-être toi, ou moi, n'oublie surtout pas ça ! Tu veux créer une grande civilisation ? Je te suis complètement, mais tes esclaves ne nous serviront à rien quand on s'ra morts, crois moi !

Dans ces délires mégalos, l'étudiant mettait la charrue avant les bœufs. Ils avaient une vie prospère – du moins en avaient-ils l'illusion – mais ils n'étaient pour le moment rien d'autres que des rescapés, comme tous ces misérables au dehors. Ils se battaient pour survivre, durablement. Rien de plus. Et Stanley avait bien l'intention de ne pas se faire butter s'il pouvait l'éviter. Lui, mais aussi tous les gens qui ici comptaient ! Ça ne valait probablement même pas la peine d'en parler davantage.

- Enfin si on procède par étape : on commence par sécuriser l'intérieur même de notre camp, en virant les incapables qui nous gèrent aujourd'hui. Pour la suite... on verra. Ça ne restait que des idées. Néanmoins le fait de les avoir abordées rendaient étonnement le sujet Donnie/Chambers nettement plus concret !

Ils n'étaient certes pas d'accord sur tout, mais ils seraient peut-être amenés à changer d'avis un jour ou l'autre. En attendant, ils avaient un projet commun. Et Stan avait bien l'intention de le mener à bien !



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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: Ce qu'on a sur le coeur   Sam 9 Déc 2017 - 20:29

- Ou peut-être qu’on a pas frappé fort et qu’on a juste frappé « n’importe comment », rétorqua Swann en ignorant sciemment la question sur la pertinence de sa méthode.

Ou peut-être qu’ils devraient mettre plus de soin à sélectionner leurs équipes ? Ou qu’ils devraient mieux briefer les gars qu’ils emportaient ? La force marchait mieux, car elle n’avait pas de demi-mesure. Les étrangers les rejoignaient ou mourraient. L’étudiant ne rétorqua rien, mâchoire serrée mais attentif. Ils étaient devenus amis mais Stan restait son mentor, alors il ne prenait jamais ses opinions à la légère – c’était même l’une des très rares personne dont il estimait les avis. Il mettait le doigt sur quelque chose d’important : dans ce régime du sang, les mauvaises victimes risquaient d’être prises dans un feu croisé. Joann, Casey, Czarek, … le jeune homme baissa momentanément le regard, remis à sa place par le militaire. Lui-même aurait du mal à admettre que quelque chose débloquerait vraiment dans la pente qu’il empruntait depuis sa première rencontre avec les fanatiques, surtout pas quand sa petite-amie l’encourageait. Néanmoins, il tenait à arrondir les angles avec son aîné, ne pas jeter un froid entre lui et l’une des personnes auxquelles il tenait sincèrement.

- Je suis d’accord là-dessus. On a besoin de quelqu’un qui sait ce qu’il fait et… qui y verrait plus clair, ses orbes grises comme un ciel d’automne se posèrent à nouveau sur son interlocuteur, je… je suis d’accord avec toi : quelque chose ne marche pas correctement. Je sais aussi qu’on a trop perdu ces derniers jours… j’ai juste… l’impression que relâcher le rythme nous ferait reculer.

Jusqu’à l’époque où ils se la coulaient douce sans savoir que les cadavres régnaient en maître. Swann se sentait mal à l’aise de s’être autant laisser aller à la confidence, même avec quelqu’un qu’il pensait de confiance. L’escort-girl l’avait prévenu pourtant : ne pas se dévoiler aux autres, garder ses pulsions les plus extrêmes pour lui. Il aurait dû l’écouter, comme à chaque fois. Du coup, il s’éclaircit la gorge pour tempérer ses propos mais son timbre, trop peu habitué à cet exercice, peinait à retranscrire l’authenticité de ce qu’il affirmait.

- Je ne voudrais pas que tu meurs. Ni toi, ni Casey, concernant les autres concernées, c’était assez évident pour qu’il ne le répète pas, vous êtes… vous êtes mes amis et… j’en ai pas beaucoup.

Il eut une mine embarrassée et trouva soudainement un intérêt fabuleux à la brouette que son mentor avait emmené jusque-là. C’était bien l’une des premières fois qu’il se laissait aller à ce genre d’aveu ; il en frissonnait. Pas qu’il en avait honte, c’était juste… pas dans ses gênes. Surtout parce qu’il avait bien du mal à reconnaître qu’en dépit de son tempérament passablement impossible à suivre, il s’était même attaché à Casey et à sa façon d’essayer de le dérider.


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Stanley Maverick
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MessageSujet: Re: Ce qu'on a sur le coeur   Dim 10 Déc 2017 - 12:00

Stanley fit un haussement d'épaules.

- Il n'est pas question de relâcher quoi que ce soit, assura-t-il à son poulain. Seulement d'appréhender les choses autrement. Et c'était visiblement ce que le plus jeune ne parvenait pas à comprendre. Qu'il voulait renverser la tendance négative de ces derniers mois, où chaque rencontre s'était transformée en débâcle.

Mais Swann marquait un point toutefois. Toutes ces mésaventures partaient d'une mauvaise gestion, depuis de la mort de Jensen en juillet. Il n'était pas impossible qu'une nouvelle prise en main du groupe et une meilleure organisation leur permettraient d'obtenir par la suite des succès sans nécessairement revoir toute leur approche ! C'était pour ça qu'ils devaient procéder en plusieurs temps. Le militaire restait néanmoins convaincu qu'ils étaient aujourd'hui trop généreux à inviter n'importe qui ici... trop souples. Mais seule une mauvaise expérience pourrait confirmer son propos, et jusqu'ici, ils n'avaient jamais eu de problème...

Le jeune homme esquissa un sourire, quand l'étudiant lui affirma qu'il tenait à lui, ainsi qu'à Casey. Cette déclaration semblait le gêner, alors qu'elle confirmait seulement ce que Stan savait déjà depuis quelques temps. Il le gratifia d'une tape sur l'épaule.

- Je sais, mon pote ! Et nous, c'est pareil. Même si sa liste d'amis était nettement plus grande ! C'est pour ça que ça m'fait chier qu'on risque nos vies comme ça, alors qu'on pourrait s'en passer. Mais on va faire en sorte que tout rentre dans l'ordre, pas vrai ? Il le regarda du coin de l'oeil, affichant une certaine confiance. Et en attendant, tu te tapes Joe, bordel ! S'exclama-t-il, enthousiaste, comme si cette donnée lui revenait en mémoire. Bon sang, quand il raconterait ça à Casey ! Hehe C'était quand même hallucinant quand on y pensait. Cette histoire avait été loin d'être gagnée d'avance !

Il tendit la main pour échanger un high five, qui ne fut pas chez Swann cent pour cent spontané. Les garçons se remirent donc au travail, tout en reprenant une conversation plus légère, sur les femmes. Et oui, ils restaient des mecs et causer de leurs conquêtes resterait pour l'éternité leur sujet préféré !

- FIN -



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