The Walking Dead RPG

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MessageSujet: I’m here with you   Dim 26 Nov 2017 - 13:51


C’était difficile. Alors qu’elle se battait tous les jours pour obtenir le respect et la reconnaissance de ses compétences. C’était difficile. Parce qu’elle était en train de se décomposer sur place et qu’elle devait veiller à ce que personne d’autre ne s’en rende compte. Elle avait besoin d’aide pour rentrer chez elle, parce qu’elle avait peur de s’effondrer en plein milieu de la rue. Ça montait dans sa gorge, elle luttait. Aaron était le moindre mal. Il n’avait pas d’autorité pour lui interdire d’aller sur le terrain. Il était également trop arrogant pour en avoir quelque chose à faire, c’était ce qu’elle pensait. Il la jugerait, mais elle ne cherchait pas son approbation. Puis tu l’aimais bien, Aaron. Il avait ton respect. Alors quelque part, elle avait confiance. D’une certaine façon, disons.

Devant sa détresse, le blond ne chercha même pas à discuter, presque troublé par ce brusque changement d’attitude. Cela força l’israélienne à mordre un peu plus l’intérieur de sa joue pour ne pas craquer. Elle savait que par fierté, à cause de lui, elle tiendrait le coup, encore quelques minutes. Ils n’étaient pas loin, pas loin du tout. Il suffisait de revenir un peu sur leurs pas, Ela vivait dans un petit lotissement plain-pied, non loin du quartier sécurisé des Chambers. C’était trop grand pour elle, bien sûr. Mais c’était votre maison. Aaron eut quelques gestes hésitants, comme de tendre la main vers elle, ce qui eut le mérite de la figé quelque peu. Elle savait que le moindre contact physique la ferait flancher. Mais il se ravisa au même moment et Ela lui emboita le pas, tremblante, mais le menton relever, cherchant à préserver le peu de dignité qui lui restait encore. Elle était couverte de sang, de lambeaux de peaux pourrissants. Ses chaussures et le bas de son pantalon étaient imbibés de sang poisseux, ils étaient fichus. Mais plus que tout, ça la brûlait, littéralement. Elle avait l’impression de ressentir tous ces morts, chaque parcelle de sa peau touchée par les fluides de ces cadavres réagissait violemment. C’était dans sa tête, mais elle avait besoin de s’en débarrasser. Elle avait besoin d’effacer chaque trace, quitte à user sa peau délicate en s’acharnant sous la douche. Elle s’accrochait à cette idée, comme Merl le lui avait recommandé de faire. Elle s’accrochait à cette promesse d’une douche salvatrice. Avec les coupures d’électricités qu’ils subissaient, l’eau allait être gelée, mais peu importe, elle devait laver chaque trace de leur passage. Elle ne faisait que se répéter ça en boucle, alors que l’approche de la maison lui faisait presser le pas.

Quand ils arrivèrent, les murs de la maison étaient toujours là. Mais la porte était ouverte et l’un de ses fenêtres était brisées, les châssis n’avaient pas tenu sous l’impact. Mais la structure de la maison avait tenu. Cela étant, la porte d’entrée était ouverte, et elle se figea, tremblante. Et si … ? Et si l’un d’eux était à l’intérieur ? Et s’il fallait sortir son arme encore une fois, une toute dernière fois. Elle en avait marre. Elle avait survécu à tout ça pourtant, mais elle était exténuée et à bout de nerfs. Son menton tremblait alors qu’elle luttait contre les larmes qui mouillaient déjà son regard. Elle allait devoir faire quelque chose qu’elle n’avait plus fait depuis que tu n’étais plus. Ses mains tremblaient, son cœur menaçait d’exploser. Elle avait besoin de silence et paix. Et elle allait devoir demander de l’aide à Aaron, encore une fois. Elle n’avait pas envie qu’il rentre, mais elle se sentait tout bonnement incapable de s’occuper du mort qui trainait peut-être dans les pièces de votre maison, qui avait peut—être déjà ravager ce qu’il restait de tes affaires. Tes affaires. Ça lui coupa le souffle. « Je ne peux pas… Je ne peux pas. » Elle se prit la tête entre ses mains, cacha son visage dans ses paumes. Ses jambes, tremblotantes, menaçaient de la faire plier. Quelques larmes roulaient sur ses joues alors qu’elle luttait encore férocement contre ce flot d’émotions qui gagnerait, tôt ou tard. « Va voir s’il te plait… Va voir ce qu’il reste de notre maison… Si… S’il n’y a… Plus… Personne… A l’… A l’intérieur. » Elle commençait à avoir du mal à respirer tant les sanglots menaçaient. Elle lui cachait toujours son visage, refusant de le regarder, refusant de lui montrer plus que nécessaire. Elle ne voulait pas de cette vulnérabilité. Et malgré tout, elle ne voulait pas que lui aussi, la regarde comme une victime.
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MessageSujet: Re: I’m here with you   Lun 27 Nov 2017 - 22:15
Le soleil s'était déjà couché depuis bien longtemps, alors que leur combat avait trouvé une fin. Pas forcément la meilleure en soi, parce que certains d'entre eux ne seraient plus là pour écrire les pages suivantes... Et rien que d'y penser, ça lui foutait carrément les jetons de se dire que s'il avait été imprudent, lui aussi ne serait désormais plus qu'un souvenir. Alors malgré des bâillements à s'en décrocher la mâchoire et l'impatience qu'il avait de rentrer chez lui, il ne pouvait toutefois pas se permettre de s'arrêter maintenant. Troublé, il avait toutefois concédé à raccompagner Ela avant de rentrer chez lui, ne comprenant pas très bien pourquoi un tel revirement dans son comportement.

L'ambiance pendant les quelques minutes de marche jusqu'à son domicile fut un peu pesante, et pour dire : Ils s'étaient à peine regardés ou parlés. Ce n'est pas parce qu'il n'avait pas conscience de la détresse de la jeune femme à ses côtés, mais plutôt parce qu'il se sentait incapable de la réconforter. Déjà, il ne savait même pas ce qu'elle avait, ni ce qu'il lui prenait tout à coup, et puis qu'est-ce qu'il pourrait bien lui dire ? Elle était sans doute simplement épuisée.

Ils étaient désormais arrivés sur le pas de sa porte, c'était une maison de taille raisonnable et en plain pied. La façade n'avait pas trop souffert, mais il n'échappa à l'attention d'aucun des deux qu'une des fenêtres était brisée. " Bon... " le blond avait marqué un temps d'arrêt, observant la brune à ses côtés, en attente d'une réaction de sa part. Est-ce qu'elle tremblait ? Le visage dissimulé derrière ses mains, elle pouvait pas... Un peu décontenancé, Aaron déglutit difficilement, alors qu'elle lui demandait d'aller jeter un œil à l'intérieur. " Mouais... Ça marche, on discutera de mes honoraires plus tard ! " ricana-t-il avec un sourire en coin qu'elle ne put voir. Et en bon homme à tout faire qu'il était, il ne se fit plus prier pour franchir le seuil d'entrée, laissant Ela seule, pour le moment.

Un hall d'entrée simple, avec le porte-manteau, un miroir où il s'observa à la dérobée, les pointes des cheveux en bataille, et des éclaboussures de sang un peu partout sur le visage. " Putain la gueule... " souffla-t-il, plutôt pressé de prendre une bonne douche. Le jeune homme se dirigea alors jusqu'au living-room, des chaises avaient été renversées, et un meuble n'avait pas tenu le coup, mais à part ça, c'était bien rangé, et chaleureux. Les éclats de verre l'incitèrent à continuer jusqu'à la fenêtre brisée, et la silhouette d'un rôdeur hagard, qui s'était arrêté près d'un mur. Il s'éveilla à l'arrivée du coursier, qui le déborda d'un brusque tacle de l'épaule, avant de l'attraper par le col pour venir lui planter sa machette dans le crâne.

Il avait ensuite laissé le corps s'écrouler pour inspecter rapidement les lieux, avant de revenir vers la table à manger, déposant son arme à côté, il redressa l'une des chaises afin de s'asseoir, ses lourdes chaussures s'écrasant sur le bord de la table avec désinvolture alors qu'il ballait encore. "C'est bon... Tu peux entrer ! " avait-t-il crié, il allait pas aller la chercher non plus ? Il s'étira la nuque et les bras en sifflotant, avant de pouvoir enfin observer le visage de Ela, qui venait d'entrer à son tour. " … Il faudra que tu fasses réparer cette fenêtre. " lui indiqua-t-il, d'un bref mouvement du menton, croisant les bras. " Mais sinon, rien à signaler. " malgré le rôdeur auquel il jeta un œil, haussant les épaules. Il savait pas trop quoi lui dire d'autre, aussi, il avait commencé à l'observer en silence, ses yeux étaient rougis par les larmes qui avaient coulé, et elle peinait à calmer ses tremblements. " Ela... Ça va ? "
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MessageSujet: Re: I’m here with you   Jeu 30 Nov 2017 - 22:41
C’était trop, beaucoup trop pour elle. Ces deux derniers jours, cette journée c’était plus qu’il ne fallait. Le visage caché dans ses mains, elle refusait de regarder cette maison qui avait été la vôtre pendant quelques mois, une année. Elle n’osait pas imaginer à quoi cela ressemblait à l’intérieur, les restes de toi éparpillés dans la maison saccagée, profanée par ces êtres immondes. Cette maison était son sanctuaire, elle avait tout laissé. Comme si tu n’étais jamais parti. Tes chemises pendaient dans l’armoire, les pantalons pliés droits. Ta brosse à dent était encore à sa place dans la salle de bain. Elle vivait dans les souvenirs de toi, inscrit partout dans cette maison. Jusqu’au vieux magazine qui datait pourtant d’il y a cinq ans, que tu avais ouvert peu avant que… Tout était là. Elle n’avait jamais laissé entrer quiconque à l’intérieur. Par peur que quelqu’un touche à tes affaires, lui fasse la remarque que ces vêtements pourraient être utiles à d’autres. Oh, ils avaient voulu emporter toutes tes affaires, mais elle était parvenue à détourner leur attention sur elle, les entrainant avec elle dans ses crises d’angoisses provoquées par ta perte. Ils s’étaient tous occupés d’elle à ta mort, si bien que le temps qu’elle aille mieux, ils avaient oubliés toutes ces affaires qui pourraient servir à d’autres. Tout ça pour quoi ?!

Elle entendit vaguement Aaron s’éloigner pour aller vérifier à l’intérieur. Mais à peine avait-il franchi le pas qu’elle releva la tête vers lui, une bouffée d’angoisse lui nouant la gorge. Aaron entrait chez eux. Elle tituba jusqu’à l’entrée, la porte avait été enfoncée mais mis à part quelques griffes, elle n’avait rien. Elle n’osa pas rentrer. Le jeune homme faisait le tour de la maison. Elle, retenant son souffle, l’entendait arpenter les pièces et ça lui poignardait le cœur à chaque résonnance de ses pas. Pourquoi était-ce si terrible ? Pourquoi était-ce si difficile ? Parce que c’était donné à quelqu’un l’opportunité de voir l’étendue des dégâts matériels et psychologiques. Aaron ne le remarquerait peut-être pas, mais toute cette maison était le reflet de ce qu’elle vivait. Une absence si dévorante qu’elle ne vivait plus qu’à travers ce qu’il restait de toi. Elle sut qu’il avait atteint la pièce à vivre à cause du parquet qui craquait sous ses pas, elle posa une main sur sa bouche pour retenir un hoquet de peur. C’était beaucoup trop, elle avait trop vécu aujourd’hui. Et elle avait peur, non pas du monstre que le jeune homme s’employa à abattre, mais bien du regard qu’il poserait sur elle après ça. Car tant que personne ne l’avait vu ainsi, Ela s’était soignée, elle vivait. Aaron serait le témoin de ce mensonge éhonté, et elle ne pourrait rien y faire. Il l’appela alors que la maison était à présent en sécurité et elle se força à respirer à nouveau. Quelques pas d’abord, puis elle le rejoignit dans le living où il avait redressé une chaise pour s’y assoir. L’île était encore sous la coupure d’électricité, il leur faudrait du temps pour réparer les dégâts, mais le ciel étonnamment dégagé, permettait à la lune d’habiller la pénombre d’une légèrement lumière bleutée.

Aaron était là, nonchalamment posé sur une chaise. Comme si tout allait bien. Le menton d’Ela trembla, mais il ne le remarqua pas de suite, à cause de la semi-pénombre de la pièce. Il faudra faire réparer la fenêtre. Elle tourna alors la tête vers cette vitre brisée, balayant la pièce du regard. Le magazine sur la table basse était à terre, souillé par le mort étendu à terre. Elle eut un léger hoquet de peur, alors qu’il ne représentait plus aucun danger pour elle. Elle plaqua sa main devant sa bouche, s’interdisant le moindre son. Elle pensait pouvoir tenir, encore un peu, le temps de mettre le jeune homme dehors et de pouvoir déverser ce torrent de larmes en toute intimité. Mais déjà ces traitresses roulaient sur ses joues, faisant briller son regard si tristement. Puis des mots. Trois mots. Ela... Ça va ?. Elle tourna la tête vers Aaron qui la regardait, troublé. Bien sûr, il ne la connaissait pas comme ça. Elle n’était pas comme ça d’habitude, aussi sensible, aussi tourmentée. Jamais il n’aurait pu se douter de cette fragilité cachée derrière ce masque insensible, froid et désintéressé. « Non. » Ce fut tout ce qu’elle parvint à dire, un mot assumé, franc. Non, ça n’allait pas bien. « Il faut que tu t’en ailles, tu… Tu ne peux pas… être là. Il faut… » Qu’il s’en aille, qu’il disparaisse, qu’il oublie ce qu’il avait vu d’elle et qu’il la laisse, par pitié, seule dans sa détresse. Ce n’est pas ce que tu aurais voulu, Abel, au contraire. La laisser seule dans cet état, tu n’aurais pu t’y résoudre. Mais Aaron n’était pas toi. Ce n’était pas toi. Parce que tu n’es plus là. Et cette maison était souillée, à cause de ce cadavre allongé sur ce tapis qui était bon à jeter à présent. Elle avait si peur, si peur de regarder autour d’elle et de voir tout ce qui avait été dérangé. Et la présence d’Aaron aussi l’angoissait. Il ne savait pas - Bon Dieu ! – il ignorait dans quoi il avait mis les pieds. Sa voix se brisa alors qu’elle le supplia, dans un demi sanglot : « Va-t’en… S’il te plait, laisse-moi. » Et elle fondit en larmes, lui échappant en s'enfuyant vers la salle de bain, laissant la porte presque close.
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MessageSujet: Re: I’m here with you   Lun 4 Déc 2017 - 23:39
Il était un peu mal à l'aise, troublé aussi. Au départ, c'était un peu trop étonnant et nouveau pour qu'il s'en soit vraiment soucié, mais au bout d'un moment, ça devenait un peu pénible. Posé sur la chaise, les pieds sur la table, il avait quand même fini par lui demander si elle allait bien. Le contraire de sa réponse l'aurait étonné, mais encore... ? C'était pas facile de savoir, en fait, c'était jamais facile avec Ela. Il fallait qu'il s'en aille, il pouvait pas être là... " Bon, bha ça va... Ok ok. " souffla-t-il, un peu surpris, les sourcils froncés en la regardant.

Il s'attendait pas à passer la nuit là, mais il s'attendait pas à se faire foutre dehors non plus, comme un malpropre. Mais en fait, il n'avait pas bougé.  " Qu'est-ce que tu as enfin... " ça le faisait vraiment chier, parce qu'en plus de pas comprendre, c'est pas comme si c'était n'importe qui, ou n'importe quoi. Bon, c'était pas exactement la demoiselle en détresse non plus, mais quand même. Il lui avait semblé que c'était avec difficulté, et au bord des larmes, qu'elle lui avait demandé une dernière fois de partir, avant de s'enfuir elle-même pour trouver refuge dans une pièce annexe. " Mais Ela... Attends ! … 'Chier !... " il frappa du poing sur la table, plus contrarié que jamais. Les gonzesses... Je te jure... " marmonna-t-il dans sa barbe alors que ses pieds s'écrasaient désormais lourdement au sol.

Aaron avait alors un peu tendu l'oreille, pour voir si la brune n'allait pas finir par revenir... Et quelques secondes passèrent, en vue de... Rien. Il finit par se lever, hésitant pendant quelques secondes avant d'avancer vers la porte close, se ravisant alors en haussant les épaules, son attention se porta sur le corps du rôdeur qu'il avait éliminé un peu plus tôt, et il commença à siffloter nonchalamment, alors qu'il s'abaissait pour l'attraper par dessous les bras, et le traîner jusqu'à l'extérieur. Il n'eut pas à amener le corps bien loin, parce qu'en vérité, plusieurs véhicules étaient garés près des routes, avec des remorques pouvant accueillir des dizaines de corps. Le blond balança le corps parmi les autres, laissant échapper quelques bâillements alors qu'il observait le camp tout autour. Son regard finit par se porter à nouveau sur la maison de Ela, à part la fenêtre brisée... C'était dommage que ça en soit arrivé là, et cette soirée qui n'en finissait pas... Toujours autant contrarié, c'est en traînant un peu des pieds qu'il se ramena jusqu'à l'intérieur à nouveau, désormais planté devant la porte de ce qu'il pensait être la salle de bain.

C'était pas verrouillé, ni même tout à fait fermé, son coude s'était appuyé contre le mur, sa main reposant sur son front. " Ela ? … Je vais pas entrer...Promis. " la rassura-t-il tout d'abord, fermant les yeux un moment en secouant négativement la tête. " … Je...J'ai remis un peu d'ordre... " il cherchait un peu ses mots. " ...J'vais partir du... Euh, ça va aller hein ? … Ela ? " il allait attendre un peu avant de partir, quelques secondes, juste une réponse, il en demandait pas beaucoup. Pour au moins être sûr qu'elle pense à verrouiller la porte, et bloquer un peu la fenêtre, qu'elle prenne soin d'elle... Elle allait pas bien, et il pouvait même pas l'aider en fait, est-ce que ça valait vraiment la peine d'encore attendre ?.
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MessageSujet: Re: I’m here with you   Mer 20 Déc 2017 - 16:55
Dans la salle de bain, elle s’effondra. Ses mains s’accrochèrent aux bords du lavabo, l’aidant à se maintenir debout. Ses épaules étaient voûtées, ses jambes tremblaient sous l’effort et le poids des larmes. Son cœur s’emballait, fort, résonnant dans sa poitrine et dans ses tempes, parcourant son corps de spasmes alors que l’angoisse lui nouait la gorge et lui coupait le souffle. En pleine crise d’angoisse, elle ne tenait encore debout qu’à cause de la présence d’Aaron, encore à l’intérieur de cette maison. Elle n’avait pas entendu la porte claquer, peut-être était-il déjà parti ? Par sécurité, elle se retenait encore. Laissant ses sanglots silencieux se déverser sur ses joues, forçant ses poumons à s’ouvrir pour respirer. Elle avait trop vécu en l’espace d’une seule journée. Et le saccage de sa maison, de votre maison, était la goutte d’eau. Aaron aussi détendu dans la cuisine, cette vision l’avait troublée plus que de raison. Elle espérait vraiment qu’il était sorti, ce n’était pas sa place. Il avait pénétré là où elle n’avait laissé personne entrer depuis ta mort. C’est long, un an. Mais elle y était parvenue. Personne n’était allé plus loin que le seuil de l’entrée. Personne n’avait pris possession de ces murs, personne n’était venu lui enlever ce qu’il restait de tes affaires. Elle avait tout protégé. Aujourd’hui, plus que les autres jours, elle réalisait à quel point cette sécurité n’était qu’une illusion. Leur île n’était pas imperméable aux attaques, la sécurité du Fort était précaire. La maison n’était pas inviolable, souillée d’un cadavre-vivant, elle allait devoir comprendre, que tous ces biens qui te retiennent à elle, sont précaires… éphémères.

Elle entendit du bruit, Aaron bougeait dans la maison. Elle ne savait pas ce qu’il faisait, mais il semblait… sortir. Un sanglot lui arracha un léger cri qu’elle étouffa au mieux en se mordant la lèvre inférieure. Elle se redressa légèrement, les jointures de ses mains blanchissaient tellement elle s’accrochait fort. Elle releva la tête et croisa son reflet dans le miroir. L’air hagard, le regard flou, elle vit ses cheveux à peine retenu par l’élastique qu’elle avait mis ce matin. Ses cheveux ressemblaient à un nid de corneilles, entremêlés et poisseux du sang pourri des morts qu’elle avait achevé. Son visage était maculé d’un sang noir qui n’était pas le sien. Son regard noir était hanté par la peur, les fantômes qu’elle avait croisés, le tien qu’elle n’avait pas vu. Les dégâts ne s’arrêtaient pas là. Les traces de sang descendaient plus bas, dans son cou. Maculait ses vêtements. Elle se pencha un peu plus, pour observer ce visage qui ne lui rappelait rien. Scruter ces traits, brouillés par le sang et les larmes, sembla apaiser quelque peu la crise qui l’avait fait fuir la présence d’Aaron, quelques minutes plus tôt.

Quand la voix du jeune homme souffla à travers la porte légèrement ouverte, elle sursauta. Elle fixa la porte sans rien dire, comme s’il allait l’ouvrir. Comme s’il allait à nouveau pénétrer dans cette intimité qu’elle tentait vainement de protéger. Il ne savait pas, non, il ne savait pas ce qu’elle défendait comme ça. Il ne savait pas à quel point elle était torturée par ta mort, et elle venait de lui révéler à quel point elle était fragile. Alors qu’elle se battait tous les jours pour gagner le peu de respect qu’elle pouvait mériter. Elle pouvait faire tellement, elle devait faire tellement. Sinon, pourquoi devait-elle vivre ? Pourquoi devrait-elle se battre si elle n’avait rien à leur apporter ? Elle devait se battre. Plus dur que les autres parce qu’elle n’était pas taillée pour ça. Sinon, à quoi servirait-elle ? Elle l’écouta sans entendre vraiment, en finissant par se détourner pour allumer la douche. Sans prendre la peine de lui répondre, elle regarda l’eau couler avant d’enlever ses chaussures et d’entrer dans la cabine de douche, encore toute habillée. Aaron venait de se taire, et pour toute réponse, il n’eut que le cri de surprise d’Ela quand elle sentit l’eau glacée se déverser sur son crâne, dans sa nuque et dans son dos. « OH ! Mon Dieu ! » Pourtant, elle ne sortit pas de la douche. Et quand Aaron ouvrit la porte, alerté par ses cris, elle le regarda avec surprise. L’électricité toujours coupée, l’eau était glacée, à tel point quel ne mis pas longtemps avant de trembler de tout son corps, mais elle restait figée. « Je crois qu’il n’y a toujours pas d’eau chaude. » C’était une évidence. Mais les larmes s’étaient taries, la crise d’angoisse étouffée. Elle était encore sous le choc, c’était certain. Mais ses idées étaient soudain très claires, la vision qu’elle avait d’Aaron aussi, perplexe, semblait limpide. « Nous ne sommes pas vraiment en sécurité ici, pas vrai ? Plus aucune maison n’est sûre, n’est-ce pas ? » A ses pieds, le sang noir s’écoulait dans le siphon de la douche alors qu’elle réalisait qu’il ne restait plus rien du monde qu’ils avaient connu autrefois. Il n’y aurait aucun retour en arrière.
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MessageSujet: Re: I’m here with you   Mer 20 Déc 2017 - 22:34
Aaron avait attendu là, adossé contre le mur, pendant de longues secondes, de cette journée qui semblait ne pas avoir de fin. Pourquoi il se contentait pas juste de faire comme d'habitude ? Ne pas se soucier autant de ceux qui l'entourent, et filer ? Il ne se l'expliquait pas, loin d'avoir conscience des conséquences de sa simple présence sur les lieux. Bien sûr, il en avait plus ou moins une vague idée, et il n'avait pas eu besoin de ces quelques secondes de plus pour que le franc tombe. Il croyait pas trop à ces conneries d'esprits et de fantômes, mais apparemment, Abel était toujours là, d'une certaine manière.

Certes, il pouvait admettre que ce n'était pas facile, lui avait eu tout le temps de faire son deuil de ses proches, à sa manière : En se coupant peu à peu du monde extérieur, jusqu'à trouver en lui-même la force d'avancer, dans ce nouveau monde, où tous les codes avaient changé. Il s'était forcément brûlé les ailes en essayant de rester fort, malgré les merdes. Comme à peu près tout le monde. Mais pourtant, il ne s'était jamais mis dans un tel état quand d'autres personnes étaient entrées dans la maison des Madigan depuis leur disparition ! Il ne l'aurait pas permis, que quelqu'un le voit en position de faiblesse, au prix de sa fierté. Mais même au delà de ça, il comprenait pas, et il pouvait pas s'empêcher de cogiter à propos de tout ça, mais ce n'était pas dans ses habitudes. C'était en ça que l'être humain était fascinant après tout, sa faculté à s'adapter, s'intégrer tout en ayant la capacité de se désintégrer par la suite. Chacun avait son histoire, ses casseroles, et c'était souvent compliqué, difficile même. Ce qui pouvait peut-être lui sembler un peu déraisonné n'appartenait après tout qu'à Ela. Et alors serait-t-il plus avisé de ne pas s'en mêler davantage ?

Aussi, envisagea-t-il de prendre congé, le bruit de l'eau qui commença à couler dans la pièce le confortant dans son idée. Mais il ne passa qu'une ou deux secondes avant que des cris ne retentissent, et le blond revint alors instamment sur sa décision, déboulant tout à coup dans la salle de bain en ouvrant la porte à la volée... Pour tomber sur une Ela plus tremblante que jamais, toute habillée sous la douche, affirmant que l'eau était froide. Évidemment, à quoi il s'attendait ? Il la regarda tout d'abord sans réagir, bien qu'un peu décontenancé avant d'éclater de rire à sa remarque " Ouais... C'est moins agréable, du coup. " souffla-t-il en passant le revers de sa main sur son front, décidément pas au bout de ses peines avec l'israélienne ! Il l'observa pendant quelques secondes, tantôt attendri de cette vision si singulière d'une femme dans toute sa vulnérabilité, tantôt décontenancé par la situation, et de la voir ainsi, bien qu'elle semblait pour le coup, avoir les idées plus claires ?

Ela semblait profondément triste, et il n'aimait sincèrement pas ce qu'il voyait, ça le faisait vraiment chier, il avait bien cherché quelque chose à dire, mais ça ne venait pas. " On peut toujours protéger son foyer, quoi qu'il arrive. " déclara-t-il en haussant les épaules avant de s'approcher du cabinet de douche, qu'il ouvrit pour fermer les robinets et couper l'arrivée d'eau " Et quand bien même, c'est pas une raison pour prendre froid. " il leva les yeux au ciel avant de les poser à nouveau sur ceux de la brune. " Allez, sérieux, sors de là... " il avait attendu qu'elle sorte, sans la brusquer, lui tendant ensuite un grand essuie qui était posé sur le meuble " C'est difficile, je sais, mais après ces derniers jours, je me dis qu'on a encore nos chances... " pour se préserver, pour le bien de tous, pour leur survie. Il n'avait pas forcément cherché à la regarder, s'approchant de la porte contre laquelle il prit appui, ne pouvant réprimer un bâillement, plantant ensuite ses yeux bleus dans les siens, avant de déclarer, avec tout le sérieux du monde. " Il faut juste que prennes soin de toi, d'une manière ou d'une autre... Ok ? "
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MessageSujet: Re: I’m here with you   Lun 25 Déc 2017 - 11:20
L’eau glacée s’était imprégnée sur tous ses vêtements, glaçant sa peau, ses os, la faisant trembler violemment et pourtant, elle semblait incapable de sortir de là ou même, de couper l’arrivée d’eau. L’eau dans le siphon était encore rosée du sang qui avait imprégné sa peau et ses habits. Elle avait besoin d’une douche, besoin de se débarrasser de la crasse incrustée, mais pas comme ça. Perdue, tremblotante, elle ne savait trop que faire en cet instant. Elle regardait Aaron comme on regarde une bouée de sauvetage, avec détresse et espoir. Le jeune homme se mit à rire à sa remarque et cela la décontenança quelques secondes ; qu’avait-elle dit de drôle ? Surprise, elle le regarda un peu perplexe. Il avait un beau rire, typiquement masculin, celui qui fait vibrer votre corps de l’intérieur. Il y avait un éclat dans ce rire, elle ne savait pas quoi. Quelque chose qui faisait écho en elle, et qui l’apaisa. Elle continua à s’apaiser, prenant de plus en plus conscience de l’eau glacée sur son corps. Il se rapprocha d’elle, voulant la rassurer quant à la sécurité de sa maison. Il ouvrit la cabine de douche et se pencha pour couper l’arrivée d’eau, Ela soupira, libérée de cet étau glacé. Il leva les yeux au ciel en la réprimandant, elle tenta un sourire, un peu grimaçant. Sous sa demande, elle sortit de la cabine. Elle se sentait comme ankylosée, comme si ses mouvements lui coûtaient. Elle était épuisée, elle avait froid et ses vêtements étaient trempés. Mais quand bien même ses grands yeux tristes dardaient sur lui un regard reconnaissant, elle ne pleurait plus. Elle prit l’essuie qu’il lui tendit et elle s’en enveloppa. Mais ce n’était pas comme ça qu’elle se réchaufferait, il faudrait qu’elle enlève ces vêtements, sinon elle risquait vraiment de tomber malade. Mais pas tant qu’Aaron était là. Elle serra l’essuie contre ses épaules alors que le tissu s’imbibait déjà de l’eau accumulée sur ses vêtements.

Ses mots étaient réconfortants, apaisants. Elle se sentait soudainement moins paniquée de le voir ici. La salle de bain était petite, mais cela l’angoissait bien moins que de le voir évoluer dans la maison, là où tu étais partout, Abel. Où ton souvenir persistait. « Je crois que nous ne sommes plus en sécurité, Aaron. » Dit-elle doucement, avec son regard perdu posé sur lui. « Mais oui, je crois que nous devons faire de notre mieux pour … pour prendre soin de nous. » C’était tout ce qu’il restait à faire. L’israélienne s’était bercée d’illusion, cette expédition à l’extérieur lui avait fait prendre conscience des risques, de ce qui se tramait réellement dehors. Le monde était devenu dangereux, et sur leur île, ils n’étaient pas vraiment plus en sécurité qu’ailleurs. Mais ils étaient ensemble, ils étaient encore nombreux ici. Ils pouvaient compter les uns sur les autres pour se protéger, pour s’épauler et survivre. Quelque part, elle pouvait compter sur Aaron pour l’aider. « Merci. » Ce ne fut qu’un souffle, mais cela venait du cœur. Alors qu’elle était glacée et que ses lèvres s’étaient teintées de bleu à cause du froid, Ela rougit. « Il… Il faudrait que je me change. » Qu’elle se débarrasse de ces vêtements, qu’elle enfile au moins quelque chose de sec, et qu’elle se glisse dans son lit. Elle ne manqua pas le bâillement du jeune homme qui devait être aussi épuisé qu’elle en fait, elle rougit d’autant plus, de honte. « Je suis désolée… Tu peux rentrer chez toi, tu dois être épuisé. Je ne voulais pas… Je ne voulais pas te retenir. Tu as probablement quelqu’un qui t’attend. » Elle n’avait plus personne, mais ce n’était pas grave, car tu étais là partout avec elle, parce que dans cette maison, elle ne se sentait pas vraiment seule. Sentait. Parce que d’avoir brisé ce cercle de solitude à l’intérieur de ces murs lui faisait redouter le moment où Aaron quitterait la maison. C’était ses émotions libérées qui lui faisaient ressentir cette angoisse, elle savait que cela ne durerait qu’un temps, le temps qu’elle reprenne le contrôle et qu’elle enfouisse à nouveau ces émotions derrière les hauts murs qu’elle se construisait, à l’intérieur d’elle-même. Ces hauts murs fragiles, qu’elle devait reconstruire à chaque fois que les émotions débordaient, refusant cette prison dans laquelle elle les enfermait sans cesse. Elle, personne ne l’attendait. Mais Aaron n’avait pas connu les mêmes pertes qu’elle, il avait de la ressource. Probablement quelqu’un qu’il serait soulagé de retrouver. Elle le lui souhaitait du moins.
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