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 /!\ Under the veil of fears

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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: /!\ Under the veil of fears   Jeu 23 Nov 2017 - 23:31

Y avait-il quelque chose de plus grisant ? La sentir tout contre lui, se laisser envelopper par sa chaleur, se soumettre à ses feintes. Son corps n’était plus qu’un tableau de chair de poule sur lequel ondulaient des frissons, le sang quittait son cerveau, affluait ailleurs. Son cœur s’affolait, perdait le rythme, courait après lui-même, sur le point de déclarer forfait. Joann le titillait, flirtait avec ses lèvres, avec son cou, et il se découvrit l’envie qu’elle plante ses dents dans sa chair. Pas tendrement, non, dans un mélange de force et de passion qui lui enverrait des électrochocs de délicieuse douleur. La sexualité du cadet Blackmore était un signal plat depuis Apple – à peine soulevé par les baisers chastes échangés avec Evelyn. Alors se faire chevaucher de la sorte par l’escort-girl rendait vie aux fantasmes, lui supposait des attentes auxquelles il n’avait jamais pensé. Les images défilaient trop vite pour qu’il les rattrape et plus elle attisait les braises, plus elle maintenait cette tension malsaine, plus il avait envie d’elle. Oui : il avait envie d’elle.

Quand la trentenaire avait sous-entendu qu’il avait de l’emprise sur elle, ses mains s’étaient refermées sur ses hanches. Possessives, fébriles, fiévreuses, amoureuses. Ce qu’il ressentait était tellement différent de ce qu’il avait éprouvé pour la rouquine jusqu’il ce qu’elle meurt l’année précédente. Swann réalisait alors à quel point il avait changé ; à quel point être dans l’ignorance l’avait longtemps gardé docile et faible. Apple était douce, gentille, discrète. Le genre de profil qu’il aurait dévoré aujourd’hui, à l’instar d’Evy, pas qu’il aurait su aimer correctement. Un sourire en coin fendit son visage avant qu’il ne rétorque faiblement :

- Je dirai que j’avais raison… que personne d’autre sur cette île ne te mérite.

Sa lèvre supérieure avait tressailli fugacement, tic de dégoût en songeant brièvement aux hommes qu’ils méprisaient mais qui rêvaient de se l’approprier. Malgré le rouge de ses joues, malgré l’étincelle fascinée de ses yeux, il avait cette expression indéchiffrable, maladivement contrôlée, mystérieuse. Joann saurait voir au travers, elle saurait même faire le masque voler en éclat. Appuyée sur son épaule, elle posa une question qui le satisfit autant qu’elle l’excita. Etrange mélange. Morbide.

- Je t’avais dit que je les écorcherais mais… tu m’avais conseillé d’être… discret, dans ses pulsions et les gens avec lesquels il les partageaient, alors… oui. Ils sont tous morts. Plus sobrement.

Il n’était pas l’auteur de tous les meurtres mais qu’importe. La satisfaction de savoir que tous ces tarés n’étaient plus était suffisante. C’était une victoire de plus pour leur empire en devenir. Si c’était un mal pour un bien ? Bien sûr que oui. En fin de compte, le monde avait été purgé et la femme qu’il admirait franchissait la barrière qu’ils s’imposaient. Qu’importe le séisme, qu’importe les pertes, qu’importe les dégâts collatéraux. N’y tenant plus, ses lèvres retrouvèrent celles de son aînée, ses mains ses glissèrent sous ses vêtements pour sentir la peau de sa taille sous ses doigts. Elle devant le percevoir, à sa manière timide de chercher sa langue, à sa façon de se tendre de désir, qu’il ne s’arrêterait pas là ; qu’il ne saurait pas s’arrêter là.

Swann la fit basculer sur le canapé, suivant le mouvement pour se retrouver au-dessus d’elle, entre ses jambes. D’un bras, il se retenait de l’écraser complètement ; de l’autre, il remontait son pull pour dénuder son ventre ferme et le caresser fébrilement du pouce. Avec une passion qu’il peinait à empêcher de devenir de l’empressement, il se détacha des lèvres de son amante pour glisser jusqu’à son cou. Il prit sa jugulaire entre ses dents puis aspira sa peau jusqu’à il laisser une marque violacée. L’étudiant en avant le tournis. Trop longtemps qu’il fantasmait cet instant et il était encore mille fois plus délicieux dans la réalité.


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: /!\ Under the veil of fears   Ven 24 Nov 2017 - 0:20



Under the veil of fears 
Ft Swann
Se remémorant la réponse précédente, Joann l'observa d'un air lubrique. A défaut de les avoir pendu par les viscères sous le porche de l’hôpital, il leur avait au moins arraché la vie. Il avait suivi ses conseils, rester subtile, mais ce n'était pas tant pour le brider qu'elle avait lâché ça dans sa chambre le mois dernier, c'était sans doute par simple désir de protection le concernant. Après tout, si n'importe qui venait à savoir ô combien ils pouvaient-être sadiques, même lugubres dans leur manière de penser ou de faire, Joann ne donnait pas cher de leur place sur l'île. On ne jouait pas franc jeu avec n'importe quel débile venu et, à son regard, il n'y avait qu'une poignée de gens ayant le mérite de la connaître quasiment sur le bout des ongles. Son entièreté elle, sa franchise personnelle, celle qu'elle ne laissait paraître, feintant n'être qu'une fille de poigne capable d'achever des morts sans ciller, n'appartenait qu'à celui dans le regard duquel elle s'enlisait au grès des secondes. La présence d'autrui les gênait dans leur manigance, en témoignait l'instant qu'elle avait passé en sa compagnie dans cette même clinique, certes ils avaient légèrement dépasser les bornes pour finalement se reprendre ensuite, ça arrivait, personne n'était infaillible... La preuve étant qu'à l'heure actuelle, à la place de se chercher des attentions auprès de types auxquels elle ne céderait rien, elle le surplombait et sentait ses mains s'approprier sa peau en un autre baiser qui fit battre son cœur à tout rompre.

La sensation divine s'évada vers le moindre de ses nerfs, cette fois plus aucune barrière n'était infranchissable, Swann s'empressait même de toucher ce dont elle le privait depuis des mois, quant à elle, elle s'éternisait sur ses lèvres comme si, trop de temps, elle avait manqué quelque chose. Tout ça n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait connu, c'était plus fort, plus fiévreux et si sombre à la fois qu'il lui semblait que ses artères se comblaient de mercure et que ce dernier, sous la seule volonté de ses gestes, baisers, caresses et soupirs, parviendrait à son cœur pour l'empoisonner totalement. Dans son dos la fraîcheur des fibres la dérangeait presque, seule l'accroche sulfureuse de son être contre elle parvenait à l'en extraire, de temps à autres, tandis que sa colonne s’arque-boutait aux sensations puissantes que lui prodiguait pareille rencontre.

Le temps n'existait plus, comme si l'horloge s'était figée et qu'ils avaient loisir de faire absolument tout ce qu'ils désiraient, donner libre cours à ce qui lui avait traversé le crâne des nuits entières et qu'elle voyait s'incarner sans avoir pensé qu'il serait si... Poignant. Car c'était cela, à l’évidence elle s'était fourvoyée tout ce temps au sujet de l'étudiant, elle l'avait cru trop doux, trop calme, pourtant il était à des kilomètres de l'idée première qu'en laissaient penser ses traits juvéniles. Ses mains répondaient déjà aux siennes, cherchant avec empressement à entrer en contact avec son épiderme. Au lieu de ça, alors qu'il relâchait ses lèvres enflées par cet échange plus brusque, Joann ouvrit grands les yeux lorsque les siennes s'approprièrent son cou. La souffrance était une part d'eux mêmes, Swann la laissait aller contre elle, comme elle la laissait s'étendre contre lui depuis l'instant où leur lèvres s'étaient scellées sur une promesse égoïste. La douleur devenait presque intime et exquise, une preuve de plus qu'ils ne correspondaient à personne hormis celui avec lequel ils partageaient ces minutes volées au cauchemar de l'extérieur. En réponse à l'empreinte physique qu'elle admirerait par la suite, la jeune femme s'empara de l'ourlet de son pull pour lui faire remonter son torse. Pas sans grimace gênante quant à son bras meurtri, mais au delà, le fait de capturer enfin sa chaleur, sans fioriture aucune, fut suffisamment plaisant pour calmer la brûlure des plaies. Ses mains s'évadèrent alors, cherchant à apprendre chaque détail qui l'inviterait à le reconnaître en aveugle, chaque muscle qui roulait sous l'effort, jusqu'à ce parfum qu'elle imprima dans sa mémoire à peine ses lèvres eurent-elle saisit son épaule.

Dans sa poitrine, la tempête grondait, les braises chaudes du jeu devenaient désormais d'immenses flammes, rongeant ses entrailles avec ferveur, l'invitant à perdre patience et à rosir d'envie. Instinctivement, ses hanches allèrent embrasser les siennes en un saut du cœur dans le vide rien qu'à sentir, rien qu'à savoir, qu'elle pouvait lui faire perdre le contrôle à ce point. Elle même venait de lâcher les manettes de son corps, seules la pulsion et le reste, ces sentiments néfastes autant qu'ils étaient précieux, la guidaient contre lui, sans fausse note aucune comme si, tout ce temps à sommeiller auprès d'autres, à rechercher uniquement la satisfaction qui n'était jamais totalement comblée, Swann savait comment la faire sienne. L'empressement soudain venait de là, de cette idée d'avoir trop attendue, trop perdu de temps, au point que la mesure ne semblait guère frôler leurs esprits. Pour autant la brune savait que ce ne serait jamais différent de l'instant T. Ce serait toujours vivace, à chaque union, à chaque baiser, ce serait plus intense encore. Dévorée par l'ombre, dévorée par lui sans y trouver à redire sinon en l'attirant à elle en plantant les ongles dans son dos afin qu'il ne s'arrête plus, voilà la seule chose qu'elle désirait.

Elle manquait déjà de lui, pourtant rien n'était fait, mais Swann devenait comme cette drogue dure dont les Junkies ne pouvaient guère se passer. Sans lui, elle crèverait aussi vite qu'il était possible de le faire. BAM, une balle dans tête et ce serait fini, elle serait toujours avec lui, dans cette vie ou la prochaine, elle le lui jurait en soupirant d'aisance, là, au creux de sa gorge. Alors sous cette idée morbide, ses doigts revinrent englober ses joues et ses pétales embraser les siens. Sa vie semblait en dépendre, la cadence fougueuse de son coeur le réclamait, quant au sang qui bouillait en elle, il n'était plus qu'un poison divin injecté par les soins de son âme sœur. Jamais elle ne se lasserait de lui, c'était impossible. Blackmore rampait dans ses veines comme un serpent prêt à mordre pour paralysée sa proie, cette image lui plaisait plus qu'aucune autre d'ailleurs, plus que les quelques clichés qu'elle s'était inventée sur le parking de la caserne en n'ayant plus que l'envie de le voir, de le toucher, de l'embrasser à s'en gercer les lèvres comme à l'instant où ses dents se plantèrent dans son pétale inférieure tandis qu'elle reculait pour ancrer la nuque au bras du sofa. En un profond soupir d'aise, les paupières closes, Joann rouvrit les yeux pour saisir l'éclat des siens. Un voile fiévreux leur donner des couleurs plus vives encore si bien que l'instant lui parut précieux, à chérir et à graver de toute urgence.

- Moi je t'aime... Lâcha-t-elle d'un timbre enroué par le désir qui ne tarissait guère.

Certes il ne le lui avait pas dit, ni même ne lui avait répondu lorsqu'elle avait évoqué la blondinette qui s’injurierait d'avoir osé le laisser seul pour s'enquérir d'un autre. A l'idée qu'elle puisse pleurer, hurler, la détester, Joann jubila en un sourire qu'il n'avait sans doute jamais vu. Ses phalanges abandonnèrent leur prise brûlante et s'échappèrent à ses hanches, à cette ceinture inutile qui la privait d'autre chose... Elle se fichait d'avoir flanché la première, de n'avoir su attendre qu'il franchisse le cap en premier, ça n'avait pas d'importance et n'en n'aurait jamais entre eux pour qui la confiance n'avait aucune sorte de limite. Rien n'avait de limite les concernant.

- Je... Ses lèvres cédèrent à l'envie de lui susurrer à l'oreille, comme un secret, comme si cela les marquerait davantage que s'ils se fixaient intensément. te veux... Ses lèvres choyèrent sa jugulaire, Joann se laissa prendre par l'instant, le cœur au bord des lèvres, presque libéré d'avoir enfin trouvé quelqu'un à qui jurer ces mots qu'elle entrevoyait comme cons et inutiles. Scellant cela, ses dents éraflèrent sa peau, ses sens s'altérant déjà à la fragrance que dégageait cet parcelle chaude et vibrante tandis qu'en un écho, la boucle de sa ceinture ne lui résistait plus.





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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: /!\ Under the veil of fears   Ven 24 Nov 2017 - 7:40

Son corps n’était plus qu’une boule de nerfs vibrante de désir. La température grimpait, embuait ses pensées paralysées. En réponse à sa morsure possessive, Joann le débarrassa de ce pull qui l’étouffait, emporta avec lui le t-shirt qu’il portait en dessous. Sous ses doigts embrasés, sa peau de craie s’hérissa de chair de poule. Il ne se souvint même pas avoir eu mal lorsqu’elle avait survolé le bleu sur son ventre, ça se mêlait au reste. A cette effroyable et enivrante sensation qu’ils devraient se dépêcher, avant que l’instant s’envole, avant que Joann ne revienne sur ses intentions, avant qu’il ne se réveille de cette chimère.

C’était un jeu dangereux. Là, dans le salon. Joy pourrait rentrer, Evelyn pourrait rentrer, mais ça n’avait déjà plus la moindre importante quand les hanches de la trentenaire épousèrent les siennes. Son intimité gonflée de sang prenait vie, chercherait presque à s’arracher à ses vêtements pour assouvir cet instinct animal que titillaient les préliminaires. Les ongles de son aîné griffèrent son dos nu, son souffle irradia sa gorge, avant qu’elle ne prenne sa tête entre ses mains pour l’emprisonner dans un baiser. Il s’y perdit jusqu’à ne plus respirer, jusqu’à avoir envie qu’elle l’asphyxie, jusqu’à cette étrange envie de mourir en plein extase.

Swann avait fermé les yeux. Il les rouvrit pour voir sa partenaire reculer en soupirant d’aise, la lèvre mordue, les yeux brillant. Son teint avait rosi, lui donnant un air qu’il lui découvrait seulement. Magnifique. Leurs regards se trouvèrent un moment avant qu’elle ne libère les trois mots fatidiques. Ceux qu’il avait été incapable de dire à Evy, ceux qu’il n’avait pas non plus utilisé avec Apple. Il était épris d’elle pourtant, mais s’était toujours comporté comme une espèce d’asperger quand il était question de ses sentiments.

- Tu es belle…, murmura-t-il de la même voix teinté de plaisir.

Ce n’était pas une réponse mais il fallait qu’il ne dise. Maintenant. Jusqu’à ce jour, il la trouvait charismatique, forte, impressionnante, digne, attirante. C’était l’ensemble de son image qu’il admirait, l’icône d’indépendance qu’elle incarnait. Là, l’étudiant réalisait que derrière le symbole, il y avait une femme. Ou plutôt : une humaine. Avec ses fragilités, ses faiblesses, ses laisser-aller. Ainsi aussi, il la trouvait sublime. Et l’idée qu’elle lui appartienne à lui seul était plus grisante encore.

Les lèvres de Joann s’attardèrent sur sa gorge, ses dents plièrent sa peau et sa veine, provoquant un éclair qui le tendit brusquement. C’était bon. Sa ceinture s’envola, déliée par les mains expertes de l’escort-girl, alors qu’il s’attaqua maladroitement à la débarrasser de son pull. Swann souffla un « Désolé » essoufflé en supposant qu’il avait réveillé les douleurs de ses blessures fraîches et l’admira. Perché au-dessus d’elle, le souffle court, les yeux qui dégringolait de son cou gracile à la courbe de ses seins, puis à la surface lisse de son ventre. Il ne dirait jamais qu’elle était la « femme de sa vie » parce que c’était une expression qui, à ses yeux, n’avait pas le moindre sens. Néanmoins, le cadet Blackmore pouvait affirmer sans retenue qu’elle était « la femme de ses rêves ». Tout était né d’une fascination démesurée, malsaine, et maintenant… voilà où ça l’avait mené. A prononcer dans un murmure fébrile, paradoxalement vibrant et laconique :

- Je veux de toi… aussi… et…et je t’aime… Joann Cain.

Et qu’elle ait presque dix ans de plus ne changeait rien. Elle pourrait en avoir quarante, cinquante, même soixante. C’était une notion absolument abstraite. Avec une hésitation propre à sa personnalité mal assurée, l’étudiant se pencha, embrassa le creux entre ses deux clavicules et commença à descendre doucement. A chaque escale sur le chemin entre ses deux seins, il humait profondément son odeur, mordillait sa peau, aspirait, marquait. Voyant qu’elle se cambrait, qu’elle fleurissait de chair de poule que le tissu qui masquait encore sa poitrine était tendu de plus, il osa à son tour lui décrocher sa ceinture.


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Joann Cain
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MessageSujet: Re: /!\ Under the veil of fears   Ven 24 Nov 2017 - 11:12



Under the veil of fears 
Ft Swann
Personne ne lui avait jamais dit qu'elle était « belle », et ce qui ne l'aurait peut-être pas touché venant d'un autre, ici, forcé par son timbre rendu rauque par la fébrilité, lui fit l'effet d'une balle en pleine poitrine alors qu'il se perdait sans ses gestes vifs. L'empressement encore et toujours mais elle même n'était pas une figure de calme à l'instant. C'était comme si ça n'existait pas encore, malgré les ressenties, les sensations et les vagues frissonnantes qui dévalaient ses courbes offertes aux doucereuses brûlures. Semblable aux songes d'une adolescentes n'ayant jamais tendu son corps à personne du moins, sans amour, sans sentiment, simplement histoire d'être comme les autres et de ne pas être la risée des autres. Alors, quand Swann ôta maladroitement ce qui couvrait son buste, lui arrachant par mégarde une légère grimace, qu'il s'en excusa sans tarder, Joann glissa une main à sa joue avec toute la tendresse qu'il faisait jaillir d'elle.

- C'est rien...

Un moment de doute, rien de terrible, simplement une angoisse que s'imaginer lui avoir fait mal le pousse à cesser, la pressa à lui intimer qu'il n'en avait pas le droit. Pas maintenant alors que tout s'emboîtait parfaitement sous ses yeux, qu'elle savait qu'il était fait pour elle et réciproquement. Pas après avoir enduré un baiser dont elle ne voulait guère, ni même l'aveu profond et grave l'ayant précédé. Swann lui appartenait, rien n'était plus important pas même les gens au dehors qui, pour la plupart, pleuraient sur le sort de leurs proches. Les leurs allaient bien, qu'en avaient-ils donc à faire précisément ?

Joann se contenta de lui sourire, laissant les deux plaies battre quelques secondes encore avant que la réponse ne sonne dans son corps. Jamais elle ne l'avait contemplé de ce regard là, jamais elle ne l'avait véritablement contemplé d'ailleurs. Même si maintes fois elle s'était prise à penser qu'il était mignon, il ne l'avait jamais subjugué au point qu'elle ne désire plus que lui, à l'instant c'était peut-être fou, mais en tout cas l'amour ne la rendait pas aveugle bien au contraire, ce dernier dégageait prestement les œillères qu'elle avait porté durant trop de temps, Elle le trouvait fascinant comme lui la découvrait « belle » et non plus iconique.

Ils allaient se découvrir au grès du temps, plus encore qu'ils n'en savaient déjà l'un sur l'autre mais, pour le moment, sa tête s'embrumait tout comme son corps brûlait qu'il ne se l'approprie. Aussi, lorsque ses lèvres dévalèrent son buste, qu'elle se cambra en laissant libre cours aux réactions vives de son épiderme, la jeune femme ne songea plus qu'au reste. L'endroit lui importait peu, de toute évidence rejoindre l'étage n'était pas une option envisageable, ça prendrait trop de temps... Encore. Quelqu'un pouvait tout aussi bien rentrer, les surprendre et alors ? Là encore elle imaginait que seule sa sœur – qui ne la portait pas dans son cœur – pourrait être témoin de la chose, sans doute car sa « petite amie » - du moins son ex qui à l'heure actuelle sentait les cornes lui pousser – était trop bien élevée pour ne pas toquer. Ça la traversa sans même la refroidir, de part en part, sans remord aucun, sans scrupule, simplement en renforçant plus encore le désir cuisant qui lui comblait les veines.

Swann imita ses gestes précédent, et le jeans qui lui semblait de trop ne fut plus qu'un souvenir, une frontière de moins à franchir. Ce fut peut-être à ce moment là qu'elle prit véritablement conscience de ce qu'ils faisaient, pas que ça la gênait non... jamais rien ne la gênerait avec lui, mais son elle intérieur lui chuchotait à l'oreille que ça n'avait rien à voir avec ce qu'elle connaissait par cœur. Étrangement – et marquant néanmoins davantage son appartenance au jeune homme – ce timbre irréel n'était autre que le sien. Tantôt serein, tantôt carnassier, la poussant dans ses retranchements au point que ses doigts filèrent fourrager les mèches brunes de son amant. Tandis qu'elle redressait le buste à chaque geste de sa part. Des soubresauts, des sursauts, les nerfs à vifs, l'esprit ailleurs, déjà dans les méandres d'un Éden qu'elle ne toucherait que grâce à lui. Cain n'était pas folle, si elle savourait la tendre amertume d'un paradis à l'instant, elle n'y passerait guère l'éternité. A défaut et pour être si particulière, Swann et elle iraient brûler leurs ailes en enfer....

Sa gorge se serrait déjà, sa poitrine se soulevait plus que de raison, tant qu'elle reprit sa mélopée de soupirs saccadées par les frémissements de son corps. Elle frémissait oui, elle habituellement si sereine, si habituée à la rencontre des corps, se noyait dans la férocité d'un instant qu'elle n'aurait cru se produire. Ce fut là qu'elle comprit, indéniablement et même si tous deux l'avaient fiévreusement pensés,  qu'ils n'avait jamais coucher ensemble. Elle s'en souviendrait, elle se souviendrait de tout tant c'était d'une ivresse à faire pâlir la plus forte dose de liqueur. Elle n'avait jamais couché avec lui, elle ne coucherait jamais avec lui et l'évidence qu'il s'agissait d'un acte bien différent fit pulser son cœur sur des notes jamais atteintes, ce cœur qu'elle imaginait hors de sa cage, offert aux billes orageuses qu'elle trouvait sublimes comme aucune autres en ce monde... Plus empressée subitement, malgré l’appréhension que de capturer la différence notable entre lui et les autres, Joann le repoussa vers l'assise et libéra ses jambes. Ses yeux se baladèrent sur lui, une poignée de secondes de sérénité, pendant que sa main enlaçait sa gorge et traçait quelques sillons invisibles jusqu'à l'ultime frontière.

Elle se damnerait pour lui à l'instant, il n'avait qu'à lui quémander et elle livrerait son âme à Satan ou pire encore, histoire d'être certaine de ne jamais plus sentir d'autres mains que les siennes sur ses courbes., puis le surplomba, sa main valide ancrée aux fibres du sofa, l'autre malgré la douleur à laquelle le plaisir palliait, glissant impunément jusqu'à sa plus vile convoitise tandis que son front regagnait le sien. Ses mèches formaient un rideau ombrageux au baiser qu'elle lui céda, le cœur en pleine lutte quand ses doigts l’éteignirent, le rendant au centuple ce qu'il était capable de lui faire ressentir...







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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: /!\ Under the veil of fears   Ven 24 Nov 2017 - 12:45

Les tissus les quittèrent, les uns après les autres. D’abord le jean de Joann, puis le sien. Lorsqu’il l’épousa à nouveau, ses lèvres dégustant la chair de son buste, leurs bas-ventres se tendirent l’un sur l’autre. Un autre électrochoc frappa le jeune homme comme la foudre, se répercutant depuis sa colonne vertébrale jusqu’à ses extrémités tremblantes et brûlantes. Outre le fait qu’il redécouvrait la chaleur de la peau d’une autre, savoir qu’il s’agissait de celle de la femme qu’il convoitait en secret depuis plusieurs mois décuplait ses sensations. Swann était rendu rouge, par le mélange de la confusion, du désir et de la folie de son cœur. Les doigts de son aînée s’emmêlaient dans ses cheveux, il replongeait alors sur ses courbes, osant embrasser les pointes saillant sous le tissu, s’oubliant jusqu’à son nombril avant de remontrer griffer son cou avec ses incisives.

Les cambrures et les soubresauts de l’escort-girl ne la rendaient que plus désirables encore. L’étudiant, quand il ne fermait pas les yeux pour se noyer dans son odeur et dans la texture de sa peau, les ouvrait grand pour capturer l’image sublime de Joann comme il ne l’avait jamais vue. Les questions étaient mortes dans le brasier : est-ce que ça marcherait ? Est-ce que c’était une bonne chose ? Est-ce que Joy lui ficherait la paix ? Est-ce que les amateurs de ragot allaient les laisser tranquilles ? Pas d’importance. Il l’aimait. Il la vénérait. Un mélange des deux. Dangereux et irrationnel.

Les rôles s’inversèrent. Un sourire fleurit sur les lèvres humides du cadet Blackmore alors que son amante reprenait les rênes, s’installait au-dessus de lui, ses yeux brillant d’une lumière stupéfiante. Il soupira de plaisir quand elle serra ses doigts autour de sa gorge : ça aussi, il adorait. La pression de lui appartenir, sentir ses ongles planter sa peau fine, imprégner qu’elles pourraient l’écharper ; que ces mêmes mains qui le rendaient fous savaient aussi prendre la vie. Elle glissa jusqu’à leurs derniers remparts, les écarta pour que leurs chaleurs se mêlent.

- J-J-Joann-je-ah-att-, bafouilla Swann en perdant le fil de ce qu’il cherchait à dire au moment où il se sentir s’inviter en elle.

Sans doute allait-il bêtement parler de consentement, de protection ou de n’importe qu’elle autre notion insignifiante. Sa respiration s’était coupée en découvrant la communion avec la trentenaire. Tendu des pieds à la tête, il ne savait même plus comment la tenir, comment la caresser, comment l’accompagner. Elle ondulait, masquée par un rideau de cheveux brun, et lui tentait de ne pas perdre le rythme, de ne pas se laisser dépasser, de ne pas se ridiculiser, tout simplement. Ses mains tâtonnaient, tentaient de se souvenir ce qui fonctionnait avec Apple. Elles glissaient timidement sur ses cuisses, sur son ventre, sur ses seins qu’il libéra en tremblant. Quand elle se penchait pour que leurs corps s’épousent fiévreusement, il capturait langoureusement ses lèvres, écartait ses mèches d’une main pour envelopper sa joue dans sa paume. L’autre main s’aventurait sur son dos, au creux de ses reins, et puis bas encore.

- Han-Joann, souffla-t-il dans un soupir de plaisir.

Ses yeux s’ouvrirent, sublimèrent cette image d’elle, au-dessus de lui. Lui avait-il dit qu’elle était belle ? C’était un mensonge. Elle était plus que cela… tellement plus.



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Joann Cain
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MessageSujet: Re: /!\ Under the veil of fears   Ven 24 Nov 2017 - 20:27



Under the veil of fears 
Ft Swann
Il n'y avait sans doute rien de plus savoureux que cet instant,  le moment où son être, dans son intégralité se tendit aux prémices d'un plaisir jamais touché. Ô certes la jeune femme avait expérimenté plus qu'à son tour néanmoins rien n'était semblable à ce qu'elle vivait avec lui. Les sentiments changeaient tout, et même si elle n'y pensait pas sur le fait, Stanley avait entièrement raison. C'était grisant, étourdissant comme le simple fait d'aimer à ce point conférait un tout autre sens à la moindre futilité. Ici, une caresse, un baiser, devenait lourd de sens et criant de vérité. Des aveux physiques de son cœur battant pour lui, des réponses à ce que lui ressentait depuis des semaines sans jamais lui avoir dit avant qu'elle le force à le faire. Ces minutes ci étaient loin désormais, elles appartenaient à deux Êtres différents de ce qu'ils devenaient en un battement de cils. Son souffle devenait court, elle le sentait s'étendre sur ses traits entre chaque baiser, capturait les siens jalousement comme s'il pouvait la posséder plus encore, plus encore qu'en ce moment où ils ne faisaient plus qu'un. Peu importait les mots qu'il désirait lui dire, il le ferait plus tard... Il aurait tout le temps plus tard désormais, du temps à foison et un avenir qu'elle espérait s'étendre bien au delà de la mort elle même.

Son corps vibrait contre le sien, elle s'évadait complètement avec lui, c'était inné, quelque chose qu'elle n'aurait sans doute pas voulu croire si on le lui avait dit. Il n'avait rien du gamin qu'elle s'entêtait à voir comme le fils d'une famille aisée dont elle se fichait bien jadis, il n'avait rien du pantin malhabile qu'elle s'évertuait à faire sien mais il l'était... Sien. Pour l'éternité, Joann se le promettait ardemment, lui jurait en ondulant contre lui, en l'embrassant encore et encore comme si demain les faucherait et qu'il ne resterait plus rien cette fois.

Ses sens s'exacerbaient presque. Du toucher gracile qui lui rendait la chaleur et la douceur de sa peau, au goût exquis de sa langue contre la sienne, passant par l'ouïe et ses mots qui l'invitaient à rechercher la sphère du plaisir qui finirait par imploser en elle, déviant vers la vue délicieuse de ses yeux qui se voilaient de charme et de satisfaction jusqu'à son parfum qui l'enivrait plus encore. Tout chez lui pétait aux yeux comme une évidence masquée durant des années, durant ces deux ans passés auprès de lui sans imaginer que ce jour là arriverait. Qu'ils y seraient et se sentiraient plus vivants qu'ils ne l'étaient la veille encore. Son prénom sembla résonner dans la pièce mais plus encore dans sa poitrine, ses traits rosirent avec subtilité, par parce qu'elle crevait de chaud, ni même de lui, mais simplement car l'entendre l'envier à ce point la sustentait en une fragile timidité qu'elle ne s'était jamais soupçonnée. A lui seul, Swann la rendait plus femme qu'elle ne l'était, plus précieuse, plus importante que tout ce à quoi il pouvait tenir et c'était ça qu'elle voulait, être son trésor et qu'il soit le sien.

Ses mains revinrent agripper les siennes, les ramener contre son cœur à l'instant où elle se sentit vaciller vers la jouissance. Elle voulait qu'il sache, qu'il comprenne combien l'organe en elle pulsait et hurlait pour lui. Il n'y aurait que lui le temps qu'il voudrait d'elle et si, par malheur un jour il la délaissait au profit d'une autre, plus belle, plus séductrice, alors qu'elle ne serait plus là pour voir la chance qu'aurait celle-ci. Ses reins se cambrèrent sans prévenir, cherchant à lui faire atteindre l'extase qu'elle saisissait en fermant les yeux, abandonnée à lui et à ce qu'il ressentait pour elle. Comblée par l'explosion divine qui soufflait son corps comme une brindille, noyait son organisme à en perdre la tête,

- Laisse toi aller... Swann. Joann murmura son prénom comme une supplique l'invitant à céder à son tour, pour ne faire plus qu'un corps et âme, tandis que son regard brillant saisissait l'acier – liquéfié par la fièvre – de ses prunelles grises.

Son souffle n'était plus qu'un sifflement saccadé, ses hanches soubresautèrent encore, et lorsqu'elle se pencha contre lui, emplie de nouvelles saveurs dont elle ne se lasserait jamais plus, un tendre sourire illumina ses lèvres tandis que son oreille revenait capturer la mélodie apaisante de son cœur en plein concert... le calme après l'orage des sens... Un instant suspendu dans le temps tandis que les aiguilles se remettaient à tourner dans leur cadre figé...







Showing no mercy
You so fresh to death and sick as cancer, but you fit me better than my favorite sweater and I know that love is mean, and luv hurts. Love you more than those bitches before.

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Swann Blackmore
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MessageSujet: Re: /!\ Under the veil of fears   Ven 24 Nov 2017 - 23:48

Il restait accroché au rythme. A cette course effrénée pour ne pas la lâcher en route, pour ne pas craquer trop tôt. Au milieu des sens qui effusaient en une gerbe d’étincelles et de soupirs, Swann avait la trouille. La trouille de la voir cesser brutalement, de comprendre qu’il n’en faisait pas assez, de l’entendre dire que ça ne se reproduirait plus. Les doigts enfoncés au niveau de sa taille, il pressait comme s’il cherchait à creuser sa peau avec ses ongles courts, accompagnait les va-et-vient qui lui retournaient complètement le crâne. Parfois, il s’aventurait en terrain inconnu, cherchait à stimuler du pouce l’organe sensible de Joann, sans savoir s’il savait s’y prendre.

Brusquement, un frisson le fit projeter la tête en arrière, les traits rouges, moites, crispés par l’effort coupable. Il avait chaud, il avait l’impression que plus rien dans son corps ne fonctionnait normalement, mais jamais il ne lui demanderait d’arrêter. A chaque cambrure de son amante désormais, il sentait une décharge dans le bas-ventre, une tension insupportable qu’il ne pourrait plus tenir bien longtemps, qu’il devait assouvir pour ne pas perdre la raison. Elle attrapa ses mains, l’étudiant la laissa les guider jusqu’à son cœur affolé. Il enregistra un moment la musique sur le bout de ses doigts, puis eut l’audace de dévier, d’englober les deux seins tendus vers lui et de s’attarder sur cette sensation.

- O-oui, peina-t-il à souffler lorsque son aînée lui intima de se laisser aller.

C’était si facile à dire, si facile à vouloir, si dur à faire. Même si la volupté avait ce don d’inhiber le reste, il n’en restait pas moins cette crainte de ne pas être suffisamment expérimenté pour elle. Cette fois, l’alcool n’était pas là pour les faire oublier – quand bien même il avait déjà couché ensemble. Car Swann commençait à se dire, quand ses pensées parvenaient à s’aligner plus de trois demi-secondes, que c’était véritablement leur « première fois ».

Alors il y parvint. La libération. La foudre qui le paralysa dans une expression incontrôlée. Ses sens étaient brusquement tellement exacerbés qu’il sentait les vibres du canapé dans son dos, qu’il captait le bruit du sang qui sifflait dans ses oreilles, qui percevait toute l’amplitude de ses battements de cœur. Joann s’allongea contre lui, il l’accueillit sans résistance. Vaincu, inerte, à bout de souffle. Quelques instants de silence filèrent, jamais trop longs, désembrumant leurs esprits pour que le jeune homme prenne clairement conscience de ce qui venait de se passer. Il aimerait ne pas avoir à parler car il n’y avait jamais rien d’adroit à dire après un moment pareil. Si seulement ils pouvaient… s’endormir ici, ensemble, sans plus avoir besoin d’échanger le moindre mot. Ils n’en avaient plus vraiment besoin.

Quand ses bras lui parurent moins lourds, Swann en leva un qui s’enroula sur le dos de la trentenaire. Son pouce caressait doucement l’espace entre ses omoplates. Les yeux rivés sur le plafond, il assimilait doucement ce que ça signifiait. Elle. Lui. Evy. D’abord. Son choix était fait, il l’avait dit, sans hésiter. Rien que pour la sentir à nouveau ainsi : nue et fragile ; amoureuse. La face cachée d’une Joann que personne d’autre n’aurait le droit de voir. Personne.

- Est-ce que…, sa voix était enrouée par le plaisir et le mutisme qu’ils entretenaient depuis un temps interminable, est-ce que tu… tu veux boire quelque chose ?

Oui, il n’avait rien trouvé de mieux. C’était toujours plus satisfaisant à ses yeux que le cliché « c’était bien ? » qui n’appelait généralement qu’à une vilaine hypocrisie. Elle saurait bien le lui dire si c’était la pire expérience de sa vie et si c’était le cas… et bien… c’était pour ça qu’on avait un plan de secours, non ? Pas une once de culpabilité ne le traversa alors qu’il pensait si mal d’Evelyn. Il préféra trouver le regard de son amante, s’y perdre, et lui sourire. Un sourire mystérieux, qui voulait tout dire et tout cacher.



We are monsters
You got no place to hide and I'm feeling like a villain ; got that hunger inside. One look in my eyes and you're running 'cause I'm coming ; gonna eat you alive. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. Monsters, stuck in your head. Monsters, under your bed. We are monsters ♪
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