The Walking Dead RPG

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- Somehow, we all need a friend -
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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Dim 10 Déc 2017 - 19:12

Un sourire et un souffle du nez amusé venait accueillir la remarque de la donzelle. Il se détournait vite d’elle pour s’accouder sur la table, il avait merdé. Il aurait mieux fait de fermer sa gueule. A chaque fois qu’il racontait le moindre truc à quelqu’un, même quand comme ici c’était juste pour enfoncer l’autre pute, il se prenait le retour de bâton. A force on aurait pu croire qu’il avait compris le concept, mais visiblement, il était encore trop con pour systématiser la rétention d’informations.
Les yeux posés sur le bois lisse et un peu poussiéreux de la table, il n’en décollait que quand elle tirait une chaise. Qu’est-ce qu’elle foutait putain ? Certes elle se posait à côté de lui, mais il ne comprenait pas la manœuvre. La face toujours bloquée dans son inexpressivité relative malgré la décontenance, il l’observait se poser en face, alors qu’une minute plus tôt elle avait les fesses fermement encrées sur le plan de travail.

Les questions qui venaient le figeaient un moment, même sa respiration prenait une pause. Et merde. C’était pour ça qu’il esquivait les conversations, finissait toujours par venir le moment où ce genre de drame arrivait, celui où son interlocuteur se rendait compte de ce qu’il avait en face de lui. De là, deux écoles distinctes se formaient : ceux qu’il gavait et qui décidaient de lui péter les couilles sur la durée pour le conformer à ce qu’ils voulaient, ou ceux à qui il faisait pitié, et qui décidaient de faire l’exacte même chose mais « pour son bien ». Dans les deux cas, c’était la fin de sa tranquillité.
Il lui avait fallu quoi, deux minutes de blabla pour se faire rodave ? Définitivement, il était un cas désespéré en matière de paraitre. C’était pas faute d’essayer pourtant.

A sa dernière remarque, il se contentait d’hausser une épaule, le visage à présent totalement clos. Appuyant son dos contre le dossier, il en venait à croiser les bras, laissant glisser son regard sur le plan de travail de tantôt et le mur derrière, n’importe où loin d’elle en somme. Il voulait juste se barrer, fusionner avec la température ambiante ou s’évaporer dans la nature. Il savait déjà comment ça allait se passer.
Pleine de bonnes intentions, elle allait le coller pendant une semaine, peut-être deux selon sa détermination. Pendant ces quelques jours, elle allait lui conseiller des milliards de trucs qui n’étaient pas applicables à sa personne, qui auraient juste pour effet, s’il les suivait, de le faire passer pour un con. Et une fois qu’elle aurait compris l’ampleur du désastre humanitaire que sa seule personne constituait, allait finir frustrée de ne pas pouvoir le réparer. Et de là il pourrait l‘ajouter à la liste des gens qui avaient les boules contre lui. Dans l’opération, il serait tout aussi frustré qu’elle et une fois cette expérience malaisante terminée, retournerait à être exactement ce qu’il avait toujours été.
Définitivement, les gens qui voulaient l’aider étaient les pires.

Il avait recommencé à respirer, même un peu plus profondément qu’avant. Ses dents s’étaient serrées et son pied avait commencé à très légèrement s’agiter, trahissant son impatience d’en finir avec l’intervention « aidons l’autiste du village ». Il savait déjà comment ça allait finir, alors autant éviter tout ce chapitre et passer directement à la conclusion.
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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Dim 10 Déc 2017 - 21:29
Oh bah voilà qu’il se fermait. Ça se voyait à son visage qui évinça le sourire, à son regard fuyant et à ses mâchoires serrées. Quoi, il ne voulait plus causer ? Pourtant y’a pas plus de deux minutes, il chargeait le dossier « barjot » sans aucun complexe. C’était la proximité d’une femme qui le faisait buguer ou bien la perspective qu’elle soit son amie ? Victoria pencha la tête sur le côté, le détaillant de la tête au pied pour essayer de comprendre pourquoi son comparse avait soudainement l’air d’un nerd qui voyait un nichon en vrai pour la première fois. Peut-être bien qu’il était autiste ceci dit et Zack serait l’ambassadeur d’un groupe défenseur des minorités : les gays, les noirs et les handicapés. Un vrai héros.

- Hé relaxe, tu m’fais quoi là, une crise d’angoisse ? Elle appuya sur la jambe qui s’agitait pour la clouer au sol, j’sais pas c’qui t’passe par la tête mais j’te propose rien d’flippant, elle prolongea le contact sur son genou le temps d’être sûr qu’il n’allait plus s’y remettre, j’veux dire que t’as b’soin d’quelqu’un pour… bitcher sur l’autre grognasse et siffler tous les cookies qu’on trouve et j’en suis.

Sur ces mots, elle se releva pour récupérer un autre paquet d’oreo dans le carton. Maintenant qu’elle en parlait, son estomac criait de nouveau à la gourmandise. Mordant dans le biscuit, elle fixa de nouveau Neil avec son invariable nonchalance. Il croyait quoi ? Qu’elle était le genre de pote qui donnait des conseils et tentait de lui remonter le moral ? Non. Elle se contenterait de ne pas envisager le tuer si nécessaire – c’était un sacré bon début – et lui accorderait le peu d’estime que les autres lui refusaient. Peut-être même que s’il arrêtait de tirer sa tronche de puceau assez longtemps, elle lui proposerait de s’envoyer en l’air. Ça devait bien lui manquer de fourrer autre chose que sa main droite. Il n’était pas trop dégueu à bien y regarder alors… fallait bien avoir un passe-temps dans la vie.

- T’as pas répondu, rappela-t-elle, y’a quelqu’un qui t’apprécie là-bas ou… tu espères juste qu’un jour Morgan vienne finir c’qu’elle avait commencé ? Elle suspendit son geste avant de manger un énième cookie industriel, ou… t'fais tous ces efforts exprès pour t’faire rejeter ?

Parce que sérieusement, on y croirait. Le jeu du mec ténébreux qui ruminait dans son coin et s’appliquait à faire la tronche : parfait, plus vrai que nature. Sauf que Victoria n’avalait pas que maintenant, quelqu’un pouvait prendre le moindre plaisir à exister de la sorte, à moins d’être suicidaire. C’était aussi à ça que servaient les amis : appuyer sur la détente quand on n’avait pas le courage de le faire. C’était qu’elle était vraiment une fille sympa dans son genre.


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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Dim 10 Déc 2017 - 22:22

Parce qu’il connaissait déjà la suite des événements, Neil n’essayait même pas de faire bonne figure. Sa mâchoire se serrait un peu plus à la question, parce que ça n’allait faire qu’empirer, mais le contact sur sa jambe le faisait sursauter. Comme un con son regard était passé de très loin dans la stratosphère à sous la table. Carrément décontenancé cette fois, à ne plus savoir où il était, il avait relevé les yeux sur elle. Normalement c’était le moment où les gens abandonnaient, trouvaient une excuse du genre « on devrait se remettre au taf » ou une phrase type « fais comme tu veux » et se tiraient. Qu’est-ce qui se putain de passait chez cette fille ? Elle avait des problèmes mentaux ?
Il avait vraiment l’air d’un con là, et le sentait très clairement, tellement surpris que l’autre ne fonctionne pas comme prévu qu’il en avait perdu tous ses moyens. Le temps que Vic’ reprenne son petit manège de grignotage dans le dos de l’équipe, il essayait de réaligner ses neurones. Il devait se repasser sa dernière phrase trois fois pour en saisir le sens. Peut-être, seulement peut-être, qu’il y avait possibilité qu’il ait sur-interprété ce qu’elle disait plus tôt, et un peu ses intentions aussi.
Du coup c’était assez gênant.

Quand elle rouvrait la bouche Neil avait à peu près fini de ramasser ce qui lui servait de contenance. Il tournait les yeux dans sa direction sans vraiment chercher à les tendre sur son visage, ouvrait la bouche et…forcément. Elle se devait de rajouter une question assassine juste derrière histoire de le couper dans son élan. Il fermait la bouche, rabaissait les épaules, les sourcils et reprenait son expression habituelle. Cette fois il était revenu à lui, son ton n’avait jamais était aussi égal et monotone. « Raf’. Et Kyle. » Le premier parce qu’ils avaient l’habitude de gérer les stocks à deux, et vue l’organisation déplorable du reste du groupe ils avaient plutôt intérêt à être en symbiose totale niveau communication. L’autre parce qu’au fond ils avaient longtemps été dans la même situation, les deux mecs en trop, arrivés presque par hasard au milieu d’une bande de sociopathes. Ao, disons qu’il y avait un pacte de non-agression, mais de là à dire qu’ils s’appréciaient, c’était pas flagrant en tous cas.
Il ignorait carrément la dernière question. Il n’avait déjà pas envie d’y penser, alors y répondre, c’était pire que mort. Sa mère la lui posait déjà il y a dix ans de ça et déterminé à faire comme s’il n’entendait pas, il déployait des efforts incroyables pour passer à côté depuis.

« Sérieux, tu t’es jamais de droites à force de parler comme ça aux gens ? » Ce n’était pas une menace, il n’était clairement pas énervé, c’était juste de la curiosité. Cette meuf se comportait comme une putain d’ado rebelle, presque aussi casse-couille que Morgan elle-même, et pourtant il n’avait pas encore eu envie de lui faire du mal. Du coup il se demandait s’il y avait un secret de magicien derrière ça, un parfum aux phéromones, une astuce d’hypnotiseur, quelque chose du genre. Ça pouvait toujours être utile à connaitre.
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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Lun 11 Déc 2017 - 9:29
Il ignorait une partie de la réponse mais au moins, il avait donné les noms. Kyle et Rafael. C’était déjà mieux que rien, même si Victoria ne pouvait s’empêcher de penser qu’à eux trois, ils formaient l’escadron des soumis. Le dépressif tirait certes son épingle du jeu en enculant le boss – au sens littéral – mais au final… il restait un sacré chouinard. Elle poussa un soupir, une mimique mutine sur le visage, et eut tout juste le temps d’avaler sa bouchée pour ne pas s’étrangler de rire à la question de Neil. En vérité… c’était plutôt bien envoyé ! Elle le préférait comme ça que quand il tiquait comme un retardé mental. La trentenaire balança un énième sachet de biscuits vide dans l’évier avant de répondre :

- J’suppose que pas mal ont eu envie. La franchise emmerde le monde généralement, mais elle haussa les épaules, affichant qu’elle s’en foutait royalement, mais avant j’étais payée pour ça. Étaler la vérité, y compris celle qui fâche, même sur des sujets à la con, des chiens écrasés aux affaires d’homicides en passant par les manifestations LGBT, elle avait écrit sur vraiment tout, ça faisait même chier les redac’ chef des fois. Ceux qui voulaient faire dans le politiquement correct ou pas faire de vagues.

Et à ce moment là : vive internet ! Car les publications que certains journaux de la métropole refusaient à la plume – trop – bien pendue de la brune, les blogs et autres médias dématérialisés les lui accordaient. Ce n’était pas vraiment une volonté de « faire le bien » ; Victoria n’était pas une justicière de l’information et de la liberté d’expression. C’était simplement une question d’ego. Elle préférait s’asseoir sur un chèque plutôt que se laisser dicter quoi dire ou ne pas dire dans un article. Une ligne de conduite qui lui avait longtemps valu de manger des pâtes au fromage 28 jours sur 30, mais elle n’en regrettait rien.

- Enfin, laisse moi corriger ça : la franchise emmerde le monde quand elle pointe les questions embarrassantes, elle eut un petit sourire espiègle avant d’ajouter sur un ton bas et suave, par exemple… si j’te balançais que j'baiserais bien avec toi l’jour où t’arrêteras de tirer cette tronche de condamné à mort… y’a des chances qu’tu veuilles faire autre chose qu’me frapper.

Présomptueuse ? Arrogante ? Mais non. Au-delà de ses boutades, Victoria était parfaitement consciente de ne rien avoir du mannequin de Victoria’s secret mais elle savait aussi comment fonctionnait les hormones. Les hommes, les femmes, tous dans le même sac. Le sexe était indispensable pour ne pas mourir desséché et aigri à 35 ans ; quand on s’envoyait plus en l’air pendant longtemps, on revoyait un peu ses critères de sélection et ses exigences. Et dans la baraque où il vivait, la Touffe avait le choix entre fantasmer sur elle ou sur Morgan. Le choix était vite fait – qui banderait sur Momo-la-barjot sérieux ? Ou bien il était gay et rêvait d’un duel à l’épée avec l’un des blondinets. Un autre putain de gâchis.

- J'me trompe ?


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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Lun 11 Déc 2017 - 10:56

Son regard avait fini par se poser sur le visage de la jeune femme. Les redac’ ? C’était plutôt loin des terminologies des tapins. Il en venait à douter de ce qui avait été une évidence pour lui depuis qu’il l’avait vu. Peut-être qu’elle n’avait pas été escort finalement. Il l’écoutait sans vraiment y porter toute son intention après ça. Trop occupé à juger de ce qu’il savait pour obtenir des réponses sans avoir à le demander. Parce que sérieusement « T’aurais pas fait pute avant ? » n’était pas vraiment une question à poser, peu importe les circonstances.
Pourtant elle le ramenait vite à la réalité, à leur conversation à- quoi ? Hein ? Il reposait un regard beaucoup plus présent sur la face qu’il ne faisait que traverser jusque-là. Quoi ? Cette meuf avait une facilité déconcertante à lui faire perdre le fil de ses pensées et toute forme de composure. Il avait la bouche ouverte, laissant couler deux secondes de l’incompréhension la plus totale avant de se ressaisir. « Ouais. Surement. »

Les arguments de cette meuf étaient quand même particuliers. Il la quittait des yeux pour se réfugier dans les trois oréos qu’il lui restait. Il ne s’y attendait pas à elle là, ça lui avait fauché le cerveau et les cordes vocales d’un seul mouvement. Qui, sur cette planète, irait dire ce genre de choses, surtout en prenant Neil comme exemple ? C’était à peu près aussi pertinent que de choisir un cul de jatte comme cible de luxure.
A peu près remis depuis qu’il mâchait du sucre, il tournait à nouveau la tête vers Victoria, glissant de ses pieds à sa tête en la détaillant. « T’sais que t’es vraiment cheloue comme meuf ? » Parce qu’elle se donnait de la crédibilité en le traitant d’autiste mais au fond, les processus cognitifs de Vic’ étaient au moins aussi tordus que les siens. Sérieusement, qu’est-ce qu’elle balançait pas comme conneries.

Enfournant un dernier gâteau dans sa bouche, il finissait par se lever, enfin. C’était bien beau d’avoir une discussion qui le foutait à coté de ses pompes, mais il n’avait aucune idée de l’heure qui se faisait. Zack était toujours sur son cul alors même s’il était accompagné, il allait s’en prendre plein la tronche s’ils ne revenaient pas avant la nuit. Et l’hiver, ça avait tendance à vite tomber.
Se rapprochant de la fenêtre qui donnait sur la rue, il poussait un peu le rideau pour confirmer que le van n’avait pas bougé. Il y avait deux morts assez loin qui faisait mine de partir, globalement rien d’autre en mouvement. Même le vent ne semblait pas s’être levé, franchement emmerdant. Il détestait ce calme, à chaque fois il avait l’impression que le chaos n’attendait que ça pour surgir. Il allait lâcher le rideau, se rasseoir, et deux minutes plus tard une horde de morts enflammés envahirait la ruelle. Ou une météorite allait se cracher. C’était toujours comme ça, dès qu’il acceptait de baisser la garde, la merde arrivait.
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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Lun 11 Déc 2017 - 13:14
« Ouai. Sûrement. », ça voulait dire ? Ouai, sûrement qu’il la sauterait bien ou ouai, sûrement qu’elle se trompait ? Vu son air captivé quand elle avait soudainement évoqué la possibilité qu’ils essayent dans un futur proche la position de la cavalière – le missionnaire ? Très peu pour elle – Victoria parierait sur la première option. Elle rejeta en arrière sa chevelure corbeaux et épousseta ses mains des miettes qui y étaient encore accrochés. Dans tout ça le pire, c’était qu’il s’agissait d’une simple idée, pas d’un projet. Neil pourrait saisir la perche qui lui était tendue ou la laisser filer, ce n’était pas son problème. Il n’était pas encore le dernier mâle sur terre et dieu sait que d’autres sauteraient volontiers sur l’occasion.

- Chelou ? Répéta-t-elle en levant un sourcil.

Que voulait-il dire par là : originale ? Atypique ? Ouverte ? Dévergondée ? Désinhibée ? Sans-gêne ? Bavarde ? Culottée ? Il se cachait toujours un autre sens derrière cet adjectif. Loin de la pigiste l’envie de faire la psychologue, mais généralement, dès qu’une femme sortait du moule « précieuse, délicate et discrète », on lui disait qu’elle était bizarre, hystérique ou chiante. Voire les trois à la fois. Et pourquoi ? Elle n’avait pas le droit d’avoir un clitoris et d’utiliser des gros mots, de cracher par terre et de parler de cul quand elle avait envie ? Les préjugés, la trentenaire en avait frappé pas mal dans les couilles – parfois littéralement, alors… ça ne faisait plus que l’amuser. Sérieux, elle n’était pas militante. Ça la fit même pouffer du nez.

- Est-ce que c’est… une manière de me dire que j’te plais ? Taquina-t-elle, les yeux posés sur son complice, à ses côtés, qui avait visiblement vu quelque chose de fascinant par la fenêtre, ou qu’j’arrive pas à te blaser comme les autres gogoles de la maison ?

Un vague sourire en coin flottait sur ses lèvres. Elle ne comptait pas changer d’ailleurs ; plutôt crever que de soudainement devenir une garce hypocrite. Dans la vie de tous les jours, échanger avec Neil était la croix et la bannière et là, même si elle n’en tirait que quelques bribes de réponses, elle sentait que c’était un bon début. Il ne boudait pas ni ne s’était complètement refermé sur lui-même. La brune n’avait pas l’intention d’être… genre sa confidente intime ou quelque chose comme ça. Simplement, elle supposait qu’un mec sympa devait se cacher sous… « ça ». Alors elle avait envie d’essayer de l’en faire émerger occasionnellement et s’il n’avait pas envie, il retournerait faire l’autiste dans son sous-sol.


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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Lun 11 Déc 2017 - 20:06

Elle répétait ce mot comme s’il ne faisait aucun sens. Quoi, entre l’Oregon et Washington l’expression n’avait pas fait son chemin ? Il lui aurait bien répondu que le mot le plus approprié pour la définir était tocado, mais il était à peu près certain qu’elle le comprendrait encore moins. Du coup il laissait un silence planer, pas franchement motivé à se lancer dans quinze minutes d’explications pour un remarque qui n’avait au fond pas la moindre importance.
Elle reprenait la parole, évidemment. Neil avait abandonné l’idée d’avoir plus d’une minute consécutive de silence quand elle était dans le coin. Ça ne le dérangeait pas plus que ça au final, du moins pas sur le principe. Toujours face à la vitre il fronçait à peine les sourcils, encore avec ça ? Il tournait la tête vers elle pour tomber sur son sourire, levait les yeux au ciel et relâchait le rideau. Probablement que s’il laissait passer ça allait devenir une blague récurrente, comme avec Ariel. Probablement aussi que s’il luttait ça n’allait faire qu’empirer le rythme et le ton.

Il se décollait de là où il était pour aller récupérer son ultime cookie abandonné sur la table, et y poser ses fesses à la place.  « T’es moins pire j’te l’accorde. » Au moins elle avait la décence de ne pas enfoncer les portes ouvertes. Elle était plus du genre à passer à travers les murs. C’était pas plus mal.
Il la regardait un instant avant de remonter les manches épaisses de son pull, peinant encore à comprendre ce qui poussait Vic’ à lui taper la discute. Elle était venue le chercher, ils avaient fait leur taf, et maintenant elle voulait être son « amie ». C’est pas comme s’ils avaient échangés plus de trois phrases à la fois depuis son arrivée, alors il ne pouvait s’empêcher de paranoïder. Peut-être que c’était un plan de Zack. Il avait bien dû constater que son emprise sur le gamin se limait, peut-être qu’il avait pensé qu’une paire de seins pourrait plus aisément le manipuler.
Jusqu’à preuve du contraire, ça restait une possibilité.

Son regard glissait dans la salle pendant qu’il s’accordait quelques secondes de plus à sonder ce qu’il savait de cette meuf. Le tour était vite fait. Aucune conclusion supplémentaire ne lui venait. Soudain le trajet s’arrêtait sur un cadre, là, bien en face de lui, rose pétant dans le décor tout à fait lambda. Il reposait les pieds au sol, s’approchait, confirmait ses craintes. Sérieux. Prenant le cadre d’une main, il lançait un regard en coin à l’autre, sa supposée pote. « J’crois que c’est à cause des gens comme ça que le monde se retrouve dans cet état. » Punition divine sans doute.
Sans la faire plus attendre, il lui montrait l’horreur photographiée. Un vieux chien tout moisi, un genre de yorkshire bouclé et tout brun avec une expression hideuse. Sans déconner, qui accrochait ce genre de merde juste au-dessus de sa table à manger ?
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