The Walking Dead RPG

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- Somehow, we all need a friend -
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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Lun 11 Déc 2017 - 22:51
Elle était « moins pire », ça la fit doucement sourire. Dire que ça la flattait était un grand mot mais elle était satisfaite : elle avait tiré une appréciation presque positive de la part de Neil. Venant de quelqu’un qui semblait littéralement déconnecté du monde entier, c’était ce qu’il y avait de plus proche d’un compliment. Victoria lui fit du coup la faveur de ne pas en rajouter et se tourna vers le carton d’oreo pour réfléchir à une question très importante : les ramener aux autres ou bien les planquer pour les garder à deux ? La voix de son complice la fit se retourner pour regarder-oh mon dieu, qu’est-ce que c’était que cette horreur ? Avec un léger haussement de sourcil blasé, elle s’approcha de sa démarche nonchalante pour attraper la photographie sous-verre et l’observer un instant. C’était dégueulasse. La pigiste lâcha ostensiblement le cadre pour qu’il se fracasse sur le carrelage et rajouta une couche en le piétinant avec ferveur.

- Quoi ? Lança-t-elle à la Touffe des fois qu’il fut surpris, t’comptais pas l’accrocher dans ta piaule ?

***

11 décembre 2017

Cette putain de sale petite garde métisse ne perdait rien pour attendre. C’était la pensée qui dominait après que Victoria se soit fait changer ses pansements. D’après le doc’, elle n’était pas passée loin de l’infection à cause de sa plaie au pied, alors elle devait se gaver d’antibiotiques et rester calme. En même temps, est-ce qu’elle avait le choix ? La pigiste se sentait toujours faible et avec un teint crayonneux à faire flipper un fantôme. Elle avait l’air maligne tiens : pied gauche bandé, genou gauche bandé, cuisse gauche bandée, majeur droit immobilisé avec l’annulaire, un bel hématome sur les côtes et un bleu sur la joue. C’était certes absolument rien comparée à la dérouillé qu’avait pris Meg, mais ça la mettait en rogne.

Tout son petit voyage s’était soldé par un échec. Du moins, un semi-échec car certes, le coffre était plein et le groupe de Newcastle était toujours là, elle s’en était assurée, mais… qu’en était-il de la ferme de l’autre pétasse ? Si elle avait réussi à rentrer vivante – merci à sa petite-amie islandaise qui s’était fait pousser des ovaires depuis leur dernière rencontre – soit ses trente bonhommes étaient prêts à les recevoir, soient ils allaient se barrer. L’un comme l’autre, ça puait le plan foireux, surtout qu’ils n’avaient plus d’otage pour faire pression.

Oh et puis merde. Elle était censée restée « calme » mais ça ne voulait pas dire « toute seule dans sa chambre ». Si Neil avait des plans pour aujourd’hui, ils venaient de tous s’annuler – y compris le rencard avec sa main préférée. La trentenaire boitilla péniblement dans les escaliers, de l’étage au sous-sol, et poussa sans frapper la porte du refuge de son cadet. Ses paupières étaient alourdies par la fièvre et ses cheveux d’encre était une masse emmêlée à laquelle elle n’avait pas encore eu le courage de s’attaquer. Vu qu’elle portait également un vieux jean et un sweat qui avalait complètement sa silhouette, on ne pouvait pas dire qu’elle était au sommet de son sex appeal.

- J’te dérange ?

Question rhétorique. Il n’avait pas intérêt à dire oui.


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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Mar 12 Déc 2017 - 0:10

Depuis que Vic’ était rentrée, l’ambiance était bizarre dans le repère de la faction. S’il y avait une meuf qu’on s’attendait à voir sortir, foutre le bordel et revenir en un seul morceau, c’était bien elle. Elle aurait pu claquer dehors, comme n’importe qui. Probablement que ça rappelait à tous ceux qui l’avaient connu la chute du phare, la mort soudaine d’Ariel, de Stew, au milieu d’une nuit qui avait tout de banal dix minutes plus tôt. Elle leur avait bien assuré ne pas avoir été suivie, mais qui savait vraiment ? Qui pouvait assurer, définitivement, que ceux qu’elle avait énervé n’avait aucun moyen de suivre sa trace ? Seul le temps pouvait le confirmer ou l’infirmer, alors c’était tout ce qu’il y avait à faire, attendre de voir si la mort viendrait fracasser leur porte.
Neil avait repris ses habitudes du début. Il avait deux sacs à présent, un qu’il emportait avec lui en sortie et un autre, au cas où, qui contenait de quoi le faire survivre quelques jours en attendant de se retourner. Il était beaucoup plus méfiant envers l’extérieur, chaque fois qu’il passait voir sa jument, il surveillait par la vitre du patio les alentours. Le moindre oiseau qui décollait le foutait en alerte pour quelques heures, certain que la merde allait tomber d’une minute à l’autre. D’ailleurs il ne lâchait plus son couteau, même lorsqu’il trainait juste dans la maison, il s’assurait toujours de l’avoir à portée de main.

Durant sa dernière balade autour de Renton, il s’était rendu compte que le filet de Roxanne commençait à s’user. Survivre à l’apocalypse n’était pas facile, même pour les objets inanimés. Il n’avait déjà plus de selle, alors s’il le perdait aussi, ça risquait de devenir une sacrée blague que d’essayer de monter. Histoire d’être paré à fuir à nouveau dans la nuit, parce ce genre de merde décidait toujours de casser au pire moment, il avait fait le tour des baraques déjà explorées pour chopper ce qu’il lui fallait. Quand la porte s’ouvrait, il était à l’œuvre.
D’abord gavé, parce qu’il s’attendait à une énième apparition d’Ao alors qu’il lui avait répété un milliard de fois de garder son gros cul loin de cette pièce, il se ravisait en voyant la jeune femme. A sa question, il se contentait de reposer ses yeux sur son ouvrage. « Ferme la porte. »

Il lui faisait dos, assis sur le lit défait, le nez baissé sur le filet qu’il galérait à bricoler. Parce que là, c’était carrément du rapiéçage de fortune. A moins qu’un ranch n’apparaisse par miracle au milieu du terrain de golf voisin, il était bon pour devoir faire survivre ce filet les trois prochaines années. Alors il y allait à coup de fil de fer tenu par le frontal, enroulé très serré autour du montant fragilisé, pour tenir un peu la muserolle et le décharger d’une partie du poids. Ça ne tiendrait pas sur la durée, mais temps qu’il n’avait pas un morceau de cuir qui fasse l’affaire, et une aiguille qui lui permettrait de le souder au reste, il ne pouvait qu’essayer de rallonger sa durée de vie de quelques mois.
« Bon, tiens moi ça. » Quitte à ce que la meuf impose sa présence, elle pouvait au moins se rendre utile. La têtière posée sur sa main valide, il glissait au-dessus du lit pour attraper le scotch de peintre. Le fer à nu allait irriter la jument s’il le laissait comme ça, il fallait bien trouver une solution pour couvrir le problème du bricolage initial. Probablement que ça ne suffirait pas, et qu’il devrait trouver une troisième combine à rajouter.
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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Mer 13 Déc 2017 - 17:34
Est-ce qu’elle avait sérieusement l’air d’avoir envie de faire des travaux manuels ? C’était bien parce que c’était lui qu’elle consentit à entrer, s’asseoir sur le lit et attraper ce qu’il lui demandait. Pendant un moment, Victoria l’observa simplement rapiécer ce… « truc » sans rien dire. Pas besoin. Ça la ferait même chier de le voir la harceler de question sur ce qui s’était passé, ça lui filerait la sale sensation d’être la victime de l’histoire. En vérité, elle s’en sortait largement mieux que la métisse qui avait dû ravaler sa fierté à coup de batte dans les reins. A l’heure actuelle, elle devait déguster si elle n’était pas morte dans les bras de la blondinette. Ça ne la rendait pas plus joyeuse pourtant, alors elle ronchonnant encore cinq bonnes minutes avant de lâcher en voyant son ami s’activer :

- Tu foutais quoi dans la vie avant ? Elle haussa les sourcils avant de désigner du menton ce qu’il était en train de trafiquer, tu fous quoi maintenant d’ailleurs ?

Ça se saurait si elle y connaissait quelque chose en matériel d’équitation. Ses parents n’avaient jamais manqué de lui offrir à peu près tout ce qu’elle voulait mais la fille unique des Raven n’avait jamais pris le virage « poney ». Son truc petite, c’était la danse ; les collants et les tutus. Avec le recul, ça la faisait sacrément marrer. Elle poussa un soupir, passa sa main dans ses cheveux, ses doigts restèrent bloqués dans un nœud qui lui arracha une grimace. Outre le fait qu’elle avait besoin d’un bon coup de peigne, elle avait oublié la méchante bosse cachée sous sa tignasse.

- D’ailleurs à c’propos, j’espère qu’t’attends pas d’moi que j’fasse plus que tenir ça, elle souleva à hauteur d’yeux ce qu’il lui avait confié, j’ai pas ma carte de travailleur handicapé, si j’me blesse en bossant, t’auras des problèmes, elle pouffa du nez et lui adressa un sourire taquin, j’déconne. Si tu m’plainds j’te cogne. J’ai juste la flemme.

Autant être honnête, ils étaient potes non ? La preuve : il était la seule personne qu’elle supportait d’affronter enroulée dans ses bandages. Du coup, il avait pour mission de la distraire. C’était ça ou aller emmerder Kyle mais pfffff cette deuxième option demandait trop d’efforts physiques et c’était moins marrant. Clasher le journaliste, c’était comme pousser un suicidaire d’une falaise ; y’avait pas de challenge, il faisait la moitié du travail tout seul.


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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Mer 13 Déc 2017 - 20:19

« Je dressais des chiens. » C’est sur ça vendait pas du rêve comme job, mais c’était toujours moins pire que dire qu’il en avait dressé trois, en tout. Ceux de ses voisines de pallier, parce que sa mère l’avait mis devant le fait accompli qu’elle avait accepté pour lui. Mais bon, comme il y avait une part de vrai, c’était pas vraiment un mensonge. C’est avec cette excuse qu’il s’était auto-convaincu depuis les cinquante dernières fois où il avait dit ça. A présent ça sortait naturellement, presque automatiquement. Il n’avait même pas décollé les yeux de son œuvre, faut dire qu’il était dans une phase critique. S’il foirait le collage de son scotch il devrait recommencer, indéfiniment, jusqu’à finalement y parvenir.
« Ce que je peux pour que ça tienne. » C’était la triste vérité. Il n’avait pas les outils ou matériaux pour bricoler plus esthétique ou plus durable, alors il faisait avec ce qu’il avait. Franchement ça le dépitait.

Le soupire lui parvenait malgré la concentration. Il lui aurait bien répondu que dans une minute c’était fini, mais il galérait avec son morceau et la seconde d’après, et bien, il avait oublié. Des fois, en plus de son mutisme, il arrivait à penser des réponses et d’oublier de les dires. Et après on se demandait pourquoi il passait pour un con. De toute façon il voyait la fin et…  elle soulevait le filet. Son regard suivait vers le sien, un sourire passait. Oh il savait qu’il ne valait mieux pas la plaindre, il avait déjà prévu de s’en prendre une s’il le faisait.
Encore quelques tours, de quoi coincer le bout et ça y est il y était. Il reprenait l’amas de sangles fines et le posait mollement au pied du lit. Au moins, ça c’était fait. « Voilà. T’as toute mon attention maintenant. » Pour lui prouver il se redressait, s’installant en tailleur, à moitié sur le drap, à moitié sur le matelas.

En relevant les yeux, et sans plus être parasité par sa concentration, il captait l’état de sa chambre. Faut dire qu’il était aveugle à son propre merdier d’habitude, mais là, il y avait quelqu’un du coup forcément ça remettait son organisation en question. Jetant un œil circulaire au sol, il repérait une veste qu’il avait eu la flemme de ranger, un pull, un t-shirt, un autre pull, un bouquin, un cahier vierge, un briquet, les stylos qui allaient avec le cahier et un autre vêtement suffisamment en boule pour qu’il reste non identifié. En somme, ça allait. Pour Neil en tous cas, c’était un bon jour.
Faut dire que le sol était considéré comme une surface à part entière. Au pire si elle commentait, il lui pincerait la cuisse, elle piaillerait et ça remettrait à égalité la pendule de la crédibilité.
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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Mer 13 Déc 2017 - 22:24
Dresseur de chiens hein ? Ça devait être des chihuahuas et des caniches parce que la trentenaire n’imaginait pas d’autres races susceptibles de respecter l’autorité de Neil. Il n’était d’ailleurs pas plus éloquent pour expliquer ce qu’il était en train de foutre. Franchement, c’était un art de s’appliquer autant à ne pas répondre clairement aux questions. Elle lui demanderait qu’elle était sa « couleur préférée » qu’il serait capable de lui rétorquer « le printemps » ou une connerie du genre. Faute de mieux, Victoria soutint son truc encore une minute, le temps qu’il lui affirme – enfin – qu’il en avait terminé.

- C’pas trop tôt, lâcha-t-elle, sans gêne, en imitant la position qu’il prenait.

Elle réprima une grimace à cause du tiraillement de sa cuisse gauche, recousue la veille par Ansel. Cette entaille était peut-être celle qui la frustrait le plus, car elle lui avait été infligée avec son propre couteau. S’il y avait désormais une raison pour laquelle elle voulait revoir Meg, c’était pour récupérer la lame militaire qui l’avait accompagnée pendant un an. C’était plus qu’une arme, c’était un symbole ; elle n’était pas du genre affective, encore moins avec les objets, mais putain ça la faisait chier.

- C’est l’bordel dans ta chambre, commenta-t-elle, taquine, aïe ! Neil venait de lui pincer la cuisse, ce petit con, asshole, rétorqua-t-elle en le bousculant d’un poing dans l’épaule.

Néanmoins, son rire contrastait avec sa gentillesse. Un éclat étrangement naturel d’ailleurs ; ni moqueur, ni sarcastique, ni ironique. L’espace d’une seconde, Victoria était réellement amusée et elle eu presque l’air de s’apercevoir qu’elle était sortie de son rôle de chieuse car elle mit fin à son hilarité un peu brusquement. Ses yeux marron-vert toisèrent Neil, plein d’une malice insolente, mais elle n’ajouta rien. Elle se fichait de l’état de sa chambre en fait, même mieux : la sienne ne serait certainement pas mieux d’ici quelques semaines. Il n’y avait plus personne à impressionner et quand on avait vécu comme une vagabonde dans des baraques qui empestaient la mort et la poussière, le seuil de tolérance au désordre avait tendance à augmenter.

- Donc, tu dressais des chiens ? Vas-y, raconte, c’était genre dans un centre de dressage ? Ou t’étais spécialisé en chien d’attaque, chien policier, chien d’aveugle…, bizarrement, elle ne l’imaginait dans aucune de ces catégories, et t’as jamais essayé d’utiliser ton expérience sur Morgan ? Son sourire narquois précéda le tacle, c’est un peu le pitbull de Zack, non ?

Et voilà qu’elle ricanait comme une grande garce. D’ailleurs faudrait qu’elle pense à ménager ses zygomatiques, chaque fois ça tordait le bleu qui ornait l’une de ses joues et lui renvoyait un petit éclair de douleur. Même quand elle se moquait de ses boucs-émissaires préférés, elle allait se souvenir de Meg maintenant. Pfffff… ça lui gâchait le plaisir.


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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Jeu 14 Déc 2017 - 3:21

Cette meuf avait un problème avec le sens commun. Une jambe emballée à plusieurs niveaux ? Rien à foutre, elle descendait les escaliers et la pliait même si ça devait lui faire un mal de chien. Neil en était encore à se demander s’il allait devoir la porter pour la ramener dans la chambre qu’elle n’aurait pas dû quitter. Mais il n’allait pas lui faire l’affront de lui rappeler, même à moitié cassée elle pouvait lui en foutre quelques-unes dans la tronche, et probablement que lui ne s’amuserait pas à grimper des marches après ça.
Alors il la faisait chier sur sa jambe et vu son rire, c’était probablement le mieux à faire. Il se marrait doucement lui aussi, croisait son regard, et attendait une sentence qui ne venait pas. Vic’ respectant plus de cinq secondes de silence ? Il était probablement plus encore impressionné que pour son histoire de jambe. Quand même, ça finissait par tomber.

Du coup il était emmerdé. Des précisions sur le type d’établissement, putain. Il avait prévu les races de chien, mais pas la fonction des centres. Ça lui apprendrait à bâcler le travail.
Heureusement elle enchainait sur plus facile à rebondir. Il commençait à avoir l’impression qu’elle faisait ça souvent, balancer une question chiante immédiatement suivi d’une drôle. Il n’allait pas se plaindre, avoir une porte de sortie offerte si noblement, ce serait honteux de refuser.
Il souriait une nouvelle fois un peu plus largement, il se disait bien qu’il n’était pas le seul à voir la similitude. La rousse était un de ces clebs hargneux qui aboient toute la nuit contre les oiseaux et menacent de bouffer la main de quiconque, même de leur maitre. Et en la matière, Zack n’avait aucune idée de comment tenir sa laisse. C’était assez ridicule à regarder de l’extérieur, ses tentatives de garder le molosse malgré tous les signes contradictoires possibles. De l’intérieur par contre, c’était ignoble à survivre, pour ça qu’il ne prenait plus rien personnellement dans ce groupe de dégénérés. Il préférait se marrer dans sa cave. « Non mais ceux-là on les abat. T’es dingue. »

Il s’était levé en disant ça, s’approchant en trois pas, dont un sur un pull, de son meuble. Scotché au plafond intérieur du plus haut tiroir, à quelques centimètres du bord pour qu’il soit invisible sans recherche intense, il avait une demi-tablette de chocolat. Ça venait du lot ramené par Ao il y a déjà deux mois, et comme il s’était occupé du désemballage, inventaire et stockage, personne n’avait jamais remarqué cette absence. Il tirait le tiroir à lui, choppait le morceau encore dans son papier et le décrochait pour enfin se retourner.
Si Vic’ ne voulait pas de pitié, il était à peu près sûr que du sucre servirait de diversion parfaite à sa question sans importance qui concernait une fausse vie dans un monde qui n’existerait probablement plus jamais. Franchement, tout le monde s’en foutait, lui le premier.
Assis de nouveau, il lui évitait la galère de casser ça à une main et lui en tendait directement une rangée avant de se poser plus confortablement. Un oreiller dans le dos et le crâne contre le mur, il commençait à manger en la regardant. « Hm. » Ouais, fallait commencer par arrêter de mâcher. « Tu devrais quand même étendre ta jambe. » Au pire elle râlerait et ignorerait, mais au moins Neil pourrait déclarer qu’il avait essayé.
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MessageSujet: Re: Somehow, we all need a friend   Jeu 14 Déc 2017 - 13:14
- T’as putain d’raison, concéda-t-elle en se marrant suite à sa répartie

Pas besoin d’en rajouter sur le sujet, ils étaient tous les deux au moins aussi dépités par la réalité, alors mieux valait en faire un running gag. Elle suivit des yeux Neil qui se levait et allait choper dans un tiroir, astucieusement dissimulé, ce qui restait d’une tablette de chocolat. Oh-oh, quel rebel ! C’était mignon. Le genre de relou qui n’allait pas ouvertement clamer son mécontentement mais qui crachait dans la soupe à chaque occasion. Pour le plaisir personnel d’être encore partiellement insoumis. La trentenaire attrapa sa rangée de sucre avec un sifflement admiratif et croqua immédiatement dedans. C’était carrément bon.

- Ok doc’, répondit-elle au conseil sur sa jambe gauche, qu’elle déplia et étendit devant elle.

Son mollet reposait alors sur les cuisses de son hôte, avec sa nonchalance coutumière. Elle n’était ni intimidée, ni embarrassée, ni même gênée à l’idée de l’inconforter. Son jean remontait légèrement, dévoilant le bandage qui enveloppait son pied. Seuls ses orteils blancs dépassaient et il aurait tout le loisir de les admirer alors qu’elle les agita avec un sourire de gamine. Ils étaient tout propre, les ongles coupés court ! Il n’avait pas le droit de les critiquer.

- J’étais pigiste avant, lâcha-t-elle de but en blanc, l’genre relou qui met son nez partout, tsais ? Elle croqua dans un nouveau carré et mâchant avant de continuer, alors les mecs qui essayent d’esquiver mes questions, j’les sens venir à 100 miles, ses yeux se fixèrent sur Neil, l’air de dire « je t’ai grillé mon gars », je sais aussi voir quand on essaye d’acheter mon silence.

Et toc. Elle enfourna son dernier bout de chocolat. Son cadet avait de la chance : elle acceptait le paiement. La bouche pleine d’une saveur gourmande, Victoria lui adressa un léger – mais sincère – petit sourire avant de se frotter les mains l’une contre l’autre. Ok, il ne voulait pas aborder le sujet de sa profession, elle avait compris le message. Néanmoins, il avait tout de même affaire à une curieuse maladive alors bien que ces informations ne servaient plus à grand-chose, la brune les gratteraient une par une jusqu’à ce que… bah jusqu’à ce que rien en fait.

- Donc ton ancienne vie pro est taboue, et ta vie privée ? J’me souviens qu’tu t’tapais pas la sœur du gourou mais… t’avais une meuf ? Ou des meufs ? Ajouta-t-elle avec un clin d’œil appuyé.

Après tout… peut-être que le style du mec ténébreux, bricoleur et dresseur de chien, ça faisait encore mouiller certaines filles avant que l’épidémie ne les enterre. Victoria ne pourrait pas se prononcer, elle avait toujours visé la facilité : les mecs qui se font voir, sportifs, beau-parleurs et dépensiers. Le genre qui misait tout sur l’apparence, desquels elle pouvait se jouer sans se faire chier et sans risquer les déclarations guimauves larmoyantes. Brusquement, ça lui faisait penser que… elle ne se souvenait plus ce qu’elle ressentait pour son mec. Elle n’était pas amoureuse, certes, mais ils avaient en couple un certain temps, alors… ça ne pouvait pas être « que » pour le sexe et la thune. Trente-trois ans et incapable de se rappeler si elle avait déjà ressenti quelque chose pour quelqu’un – ou plutôt : ce que ça faisait de le ressentir.


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